
Sign up to save your podcasts
Or


L’émission a débuté par l’accueil d’un invité de marque en la personne de Karim – « l’animateur de plus gentil de la bande FM » – de retour entre autres du Vietnam où il a découvert que celui-ci était toujours un pays communiste !!!
A ces évocations estivales du Vietnam (et du Maroc) a succédé un sujet plus grave sur le Soudan où nous avons appris que nous sommes tous (et toutes je suppose) responsables de la situation pour maintenir notre niveau de vie… La Bosnie, le Rwanda et même la conquête de l’Italie par François Ier au XVIème siècle ont été cités …
La question de savoir si la démarche du chef de la junte militaire du Niger pouvait être comparée à celle de Thomas Sankara a été posée.
Le sujet est passé ensuite sur les émeutes récentes de fin juin / début juillet illustré par une réflexion de Karim : « C’est toute la complexité de cette période », par un extrait d’une interview d’Albert Dupontel et par une critique des enseignants de l’Éducation nationale avec une vigoureuse défense des professeurs de l’enseignement professionnel par Karim alors que 500 000 jeunes par an sortent de l’école sans diplôme.
C’est un extrait d’une interview de Jonathan Randall, Juif new-yorkais, qui suivra. Il critique la fascisation de l’état d’Israël, qui a lancé le sujet suivant.
Il aura notamment été question du traitement des oliviers Palestiniens par les colons israéliens et de la fausse égalité des problématiques
Le Maroc
Grâce à Karim, le Maroc reviendra dans le débat sur le sujet de la royauté marocaine… Et de ses supposées ou réelles exactions.
Il en ressort qu’il n’est peut-être pas possible de porter un jugement global sur un pays car ce serait du néocolonialisme.
Parenthèse concernant Le pastoralisme au Sahel
Outsiders – Howard S. Backer
La publication de Outsiders en 1963 a marqué une étape fondamentale dans le développement de la sociologie, en particulier la sociologie de la déviance. Howard S. Becker y étudie des comportements non conventionnels comme ceux des fumeurs de marijuana et des musiciens de jazz. De façon originale, cette approche consiste aussi à prendre en compte à la fois le point de vue des déviants et celui des entrepreneurs de morale et des agents de la répression.
Le sociologue américain Howard Becker, spécialiste de la déviance, est mort – Le Monde, 18/08/2023
Mario Tronti – Ouvriers et Capital
Le grand livre de Mario Tronti est le texte philosophique le plus ambitieux produit par la « séquence rouge » italienne.
Ouvriers et capital formule les positions de l’opéraïsme, en particulier la centralité ouvrière incarnée durant le cycle de lutte qui secouèrent l’Italie des années soixante par la figure de l’ouvrier-masse.
L’auteur procède à une appropriation critique de Marx pour concevoir une théorie du capitalisme avancé. Il y affirme le primat des luttes ouvrières sur l’histoire du développement capitaliste, l’irréductibilité de la Classe ouvrière aux structures sociales propres au capitalisme moderne, la partialité assumée du « point de vue » ouvrier qui, seule, rend possible d’appréhender le système social du point de vue de son renversement.
Alors qu’aujourd’hui advient le passage de la centralité à la marginalité, il reste de cet ouvrage emblématique une véritable pensée de l’action dans le conflit, une « politique du conflit ».
Les éditions Entremonde s’attachent à la publication de textes de critique sociale, à une manière de questionner les rapports sociaux, au travers d’un projet éditorial d’ouvrages d’histoire et de sciences sociales, d’essais critiques et politiques et de littérature.
Mario Tronti – nous opéraïstes
Nous opéraïstes est le récit, à la première personne, de ce que fut la mouvance opéraïste entre les années 60 et 70 du vingtième siècle, et qui a imprégné la plupart des mouvements de la gauche en Italie et en Europe.
Histoire d’une aventure politique et intellectuelle, de ses ouvertures comme de ses errements, de ses avancées comme de ses défaites, elle est d’un enseignement exemplaire pour la refondation d’une pensée critique en ce début du vingt-et-unième siècle, et se double, avec l’écriture de Mario Tronti, d’un petit chef-d’œuvre de ‘style’, où prime le « critère de l’honnêteté ».
La fiche Wikipedia de Mario Tronti
Pierre Bourdieu – La reproduction
Cet ouvrage présente la synthèse théorique de recherches dont le livre Les Héritiers, en 1964, marquait la première étape. À partir de travaux empiriques sur le rapport pédagogique, sur l’usage lettré ou mondain de la langue et de la culture universitaires et sur les effets économiques et symboliques de l’examen et du diplôme, se construit une théorie générale des actions de violence symbolique et des conditions sociales de la dissimulation de cette violence. En explicitant les conditions sociales du rapport d’imposition symbolique, cette théorie définit les limites méthodologiques des analyses qui, sous l’influence cumulée de la linguistique, de la cybernétique et de la psychanalyse, tendent à réduire les rapports sociaux à de purs rapports symboliques.
L’École produit des illusions dont les effets sont loin d’être illusoires : ainsi, l’illusion de l’indépendance et de la neutralité scolaires est au principe de la contribution la plus spécifique que l’École apporte à la reproduction de l’ordre établi. Par suite, essayer de mettre au jour les lois selon lesquelles elle reproduit la structure de la distribution du capital culturel, c’est non seulement se donner le moyen de comprendre complètement les contradictions qui affectent aujourd’hui les systèmes d’enseignement, mais encore contribuer à une théorie de la pratique qui, constituant les agents comme produits des structures, reproducteurs des structures, échappe aussi bien au subjectivisme de la liberté créatrice qu’à l’objectivisme pan-structuraliste.
Jean-Pierre Dozon – Frères et sujets. la France et l’Afrique en perspective
Édifiées durant plusieurs décennies au travers d’histoires coloniales, les relations franco-africaines se sont étrangement prolongées, voire renforcées, au tournant des années 60 : comme si un lien plus puissant que l’avènement des indépendances en avait resserré la trame. Comment les relations de la France avec l’Afrique ont-elles acquis cette singularité qui, selon le juste mot de Hannah Arendt, conduisit la France à traiter ses colonisés « à la fois en frères et en sujets » ? Comment un besoin grandissant d’Afrique, avec son cortège de violences et de dominations, a-t-il, dès l’Ancien Régime, tissé les fils d’une fraternité sans pareil ? Où l’on voit l’Afrique devenir de plus en plus indispensable à la France sur fond d’intrigues historiques ambiguës, ponctuées d’épisodes grandioses et douloureux. Où l’on assiste aussi à l’émergence d’un « désir de France » en Afrique qui achève le tableau d’un insolite chassé-croisé entre une puissance coloniale et son empire.
Johan Norberg – Playdoyer pour la mondialisation capitaliste
Depuis des années, et surtout depuis le Sommet de Seattle en 1999, ce sont les militants antimondialistes qui ont dominé le débat sur la mondialisation dans les médias francophones. Elle serait selon eux responsable de la pauvreté dans le tiers monde, des crises économiques, du chômage, de l’oppression des femmes, de la pollution, des problèmes de financement de l’éducation et d’à peu près tout ce qui va mal dans nos sociétés. Même si la plupart des décideurs du monde de l’économie et de la politique sont favorables au phénomène de la mondialisation, les intellectuels qui se sont portés à sa défense se comptent sur les doigts de la main. Ce livre de Johan Norberg est en fait le premier essai en faveur de la mondialisation capitaliste à avoir atteint une audience internationale. Utilisant de nombreuses statistiques et des arguments économiques accessibles au lecteur non spécialiste, l’auteur démontre que l’ouverture au commerce et aux flux financiers internationaux est un facteur de progrès, surtout pour les plus pauvres de la planète. Il réfute de façon systématique les arguments des adversaires du libre-échange et du capitalisme. Ce texte, déjà traduit en sept langues, a connu un grand succès international.
Johan Norberg : “Le capitalisme sauvera le monde !” – L’express – 16/08/2023 07:00
Progrès humains, inégalités, environnement… Auteur d’un “Manifeste capitaliste”, l’essayiste suédois défend le bilan du libéralisme sur ces vingt dernières années.
Younes Amrani, Stéphane Beaud – Pays de Malheur !
” Cher monsieur, je me permets de vous écrire pour vous remercier. J’ai terminé votre enquête 80 % au bac. C’est un livre qui m’a à la fois ému (j’ai souvent eu les larmes aux yeux) et mis en colère (contre moi-même). C’est incroyable à quel point les vies que vous avez décrites ressemblent à la mienne… ”
C’est ainsi que débute la correspondance électronique entre le sociologue Stéphane Beaud, auteur de 80 % au bac et après ?, et Younes Amrani, l’un des lecteurs de son livre, un jeune homme de 28 ans, qui travaille comme emploi-jeune à la bibliothèque municipale d’une ville de la banlieue lyonnaise. Cette correspondance, qui va durer plus d’une année, constitue un document exceptionnel sur les espoirs et les souffrances intimes des jeunes d’origine maghrébine. Les confidences de Younes en disent long sur le sentiment de non-reconnaissance et parfois d’abandon moral dont il souffre au quotidien.
À travers ce dialogue amical surgissent peu à peu les différents aspects de l’histoire personnelle et familiale de Younes et les contradictions sociales qui le traversent. Ce témoignage peut ainsi aider à combattre la vision stéréotypée et réductrice du ” jeune de banlieue “. Il fait émerger, à travers la figure de son principal protagoniste, des traits essentiels de la personnalité sociale de nombreux jeunes de cité : un esprit de révolte, l’envie de comprendre le monde social, le goût pour la politique, le sens de l’analyse.
Bref, tout un ” potentiel ” pour réinstaller la gauche dans les cités.
Laurent Mucchielli, Véronique Le Goaziou – Quand les banlieues brulent
En novembre 2005, une émeute d’une ampleur sans précédent dans l’histoire contemporaine de la France a été gérée politiquement de façon désastreuse : le ” retour au calme ” est aussi un retour à toutes les difficultés de la vie ordinaire pour les habitants des quartiers populaires. C’est pourquoi des sociologues de terrain ont voulu montrer qu’il est possible et indispensable d’analyser ces événements et ce qu’ils révèlent de l’état de la société française.
Le livre montre notamment le rôle joué par Nicolas Sarkozy, pompier-pyromane, dans le développement de l’émeute. Il révèle aussi que la première personnalité politique à demander la mise en place de l’état d’urgence fut… Marine Le Pen. Contre les idées reçues, et notamment celle que ces émeutes furent le fait de jeunes instrumentalisés par des ” caïds “, des ” barbus ” ou des rappeurs, les auteurs montrent enfin que nombre d’habitants des quartiers ont témoigné d’une forme de solidarité avec les jeunes émeutiers.
Au-delà de l’événement, le livre soulève un certain nombre de questions essentielles : pourquoi l’école n’est plus perçue par une partie de la population comme un lieu de promotion sociale mais comme un lieu d’échecs et d’humiliations ? Quelle est la situation sociale et économique réelle des habitants des quartiers, en particulier les jeunes ? Pourquoi la façon dont la police remplit ses missions dans les quartiers ” sensibles ” est-elle devenue un problème plus qu’une solution ?
Les lapsus de l’actualité présentent aujourd’hui son quatrième numéro, “le naufrage de la baleine”, un opus en 4 actes qui fleure bon la tragédie.
En ce mois d’août où les Français veulent oublier les hausses de prix et ce qui les attend en hiver sans l’uranium du Niger, c’est parti pour un spectacle de deux heures avec Olivier et Patrick, deux interprètes qui se lancent dans le journalisme sociologique. Après le bon, la brute et le truand, voici les sociologues truands, les brutes de l’Iran et les bons africains.
Ah, c’est vrai, il manque le quatrième, cherchez le, il est partout, c’est la macronie, sa corruption, sa police, sa Françafrique, ses serviteurs, bref un léger parfum lordonien de fascisation rampante. Bon, ça finit mal, avec le groupe Gargantua.
Ne vous inquiétez pas, on reviendra sur Lordon la semaine prochaine. La fascisation, malgré tous les dénis, ça ne s’oublie pas, parce que ça se rappellera toujours à vous.
Il semble que la référence aux baleines soit à chercher dans le côté paisible de l’animal qui consomme du plancton et surtout dans sa propension à l’extinction suite au caractère prédateur des activités humaines mais pas dans une éventuelle surcharge pondérale (en vue de l’hiver) de l’initiateur de l’émission et de son acolyte …
L’émission s’est (enfin), a tenté de s’organiser autour de …
Ancien professeur associé à Sciences Po, Julien Damon enseigne à HEC et à l’École nationale supérieure de sécurité sociale (En3s). Il est l’auteur de plus de vingt-cinq ouvrages sur les questions sociales et urbaines.
Il semble que les sociologues aient ce point commun avec les anarchistes, c’est-à-dire qu’il soit difficile voire impossible d’imaginer qu’elles et ils ne soient pas de gauche et qu’il puisse donc exister des sociologues et des anarchistes de droite …
Un peu comme les poissons volants dans le milieu halieutique ou les médecins légistes dans le domaine médical
Créée en 1979 pour assurer l’application de la loi islamique, la police des mœurs est de plus en plus critiquée pour des arrestations arbitraires et des violences. Les contrôles de la police iranienne pour sanctionner le non-port du voile sont renforcés en Iran, ont déclaré dimanche les autorités. Cette annonce intervient dix mois après le décès de Mahsa Amini.
En date du 2 août 2023, un nouveau chapitre de solidarité et de détermination a été écrit dans l’histoire africaine. La Coalition des Peuples pour la Souveraineté Africaine (COPESA) a vu le jour, réunissant 23 pays dans un élan commun pour défendre la souveraineté et l’indépendance des États africains. À l’heure où les peuples africains aspirent à la liberté et à la justice, la COPESA se positionne en faveur des nouvelles autorités nigériennes, témoins du soulèvement populaire du 26 juillet 2023.
« Nous rejetons trop facilement nos difficultés sur des épouvantails abstraits comme le progrès, la technique, la bureaucratie. Ce ne sont pas les techniques ou les formes d’organisation qui sont coupables. Ce sont les hommes qui, consciemment ou inconsciemment, participent à leur élaboration. »
Dans ce classique de la sociologie des organisations, Michel Crozier démonte les mécanismes de centralisation et de multiplication des règles qui débouchent sur la formation de cercles vicieux bureaucratiques. Élargissant sa grille d’analyse au système éducatif, aux organisations syndicales et aux rouages politico-administratifs de la société française dans son ensemble, il dévoile les rigidités et la résistance au changement qui continuent d’apparaître comme l’un de ses traits culturels les plus saillants.
Michel Crozier (1922-2013) était directeur de recherche au CNRS, fondateur du Centre de sociologie des organisations, il a notamment publié en « Points Essais » La Société bloquée (1995) et La Crise de l’intelligence (1998).
Dans cette nouvelle édition de son livre initialement paru en 1973, Pierre Jalée fait le point sur la situation économique du Tiers monde : s’il renouvelle le constat que ce troisième monde est, à lui seul, aussi important que les deux autres réunis, qu’en est-il de sa pauvreté due au pillage de nombre de ses ressources par les pays dits développés. L’ouvrage fut amendé d’une post-face en 1982.
Jean-François Bayart – Éd. Fayard
L’opinion occidentale reste gorgée de stéréotypes sur le pouvoir et l’État en Afrique, en particulier quant au rôle privilégié que la corruption et le tribalisme sont censés jouer au sud du Sahara. Certes, les Africains parlent eux-mêmes à ce propos de “politique du ventre”. Mais l’expression renvoie, aussi bien qu’aux nécessités de la survie et de l’accumulation, à des représentations culturelles complexes, notamment celles du monde de l'”invisible”, de la sorcellerie. En d’autres termes, la “politique du ventre” témoigne d’une trajectoire africaine du pouvoir qu’il faut comprendre à la lumière de la longue durée.
L’analyse des groupes sociaux qui se disputent l’État post-colonial et des différents scénarios qui ont prévalu depuis la proclamation des indépendances permet d’avancer des hypothèses neuves sur la formation d’une classe dominante, sur la dépendance des sociétés africaines vis-à-vis de leur environnement international, sur la place déterminante en leur sein des stratégies individuelles et des modes populaires d’action politique, sur l’importance des réseaux d’influence et des terroirs historiques dans le déroulement des conflits, sur la récurrence des conduites – souvent religieuses – de dissidence sociale, sur l’émergence de cultures politiques originales.
En définitive, cet essai, devenu un classique en sociologie de l’État, propose une lecture à la fois provocante et nuancée de ce qu’il est convenu de nommer le “développement”. Il ouvre aussi la voie à une réflexion plus générale sur l’invention du politique dans les sociétés d’Afrique et d’Asie.
L’homme que les sciences humaines et sociales prennent pour objet est le plus souvent étudié dans un seul contexte ou à partir d’une seule dimension. On l’analyse en tant qu’élève, travailleur, consommateur, conjoint, lecteur, pratiquant d’un sport, électeur, etc. Or, dans des sociétés où les individus vivent simultanément et successivement des expériences sociales hétérogènes et parfois contradictoires, chacun est inévitablement porteur d’une multiplicité de dispositions, de façons de voir, de sentir et d’agir.
Interrogeant la manière dont l’individu s’inscrit dans une pluralité de mondes où il agit différemment selon les contextes qu’il rencontre, l’auteur esquisse une théorie de l’acteur pluriel qui met en évidence les plis les plus singuliers du social.
Michel Seurat, assassiné pendant sa captivité en 1986 à Beyrouth lorsqu’il était otage de l’« Organisation du jihad islamique », une émanation du Hezballah, fut l’un des meilleurs spécialistes du monde arabe contemporain. Arabisant hors pair, homme de terrain scrupuleux, féru de sciences sociales autant qu’islamologue érudit, ce chercheur au CNRS a fécondé les générations successives, et plus d’un quart de siècle après sa disparition, ses textes font toujours référence dans les universités du monde entier, où ils sont devenus un classique de l’école française des études du Proche-Orient.
Ses analyses du système de pouvoir syrien à l’époque de Hafez el-Assad, qu’il nomma « l’État de barbarie », nourries de la lecture du grand historien médiéval Ibn Khaldoun comme de la sociologie française, écrites à chaud dans les années 1980, sont plus que jamais d’actualité tandis que la Syrie dont Bachar el-Assad a hérité s’est enfoncée dans une violence inouïe, où s’enchevêtrent révolution et guerre civile. Ses études des clans, des villes, des milices urbaines alaouites ou islamistes, des Frères musulmans, fournissent des clefs de lecture indispensables pour comprendre les enjeux et les lignes de clivages d’aujourd’hui, à l’heure où le monde arabe est entré dans l’une des phases de bouleversements majeurs de son histoire.
Michel Seurat (1947-1985) était sociologue, maître de conférences détaché au Centre de recherches sur le Moyen-Orient contemporain (CERMOC) à Beyrouth. Pris en otage en 1985, il a été assassiné par le Hezbollah. Plus de trente après, ses écrits n’ont rien perdu de leur acuité et éclairent plus que jamais les soubresauts actuels du monde arabe.
The Killer Trail – Bertrand Taithe
The Killer Trail tells the tale of one of the most notorious atrocities to take place during the European ‘scramble for Africa’, a real life story of insane violence in the heart of an exotic continent that eerily prefigures fictional accounts such as The Heart of Darkness and Apocalypse Now. The Voulet-Chanoine mission left Dakar in 1898 for the centre of Africa and the region of Lake Chad with the aim of establishing effective borders between the French and British empires while ‘pacifying’ a notoriously belligerent region. Wreaking havoc as it went along, the mission degenerated into an extraordinary display of colonial violence and cruelty, leaving a trail of pillage, murder, and enslavement of the local inhabitants in its wake. When the story of its outrages reached Paris in 1899 there was a public uproar and a second mission was dispatched to investigate. Eventually, on July 14 1899, the two missions met and confronted each other in a dramatic shootout, which led Voulet and Chanoine to declare their independence from France and their desire to establish an African kingdom under their own rule. But their mad dreams of kingship were soon cut short when they fell prey to a mutiny among the African soldiers under their command in which they were both killed. The whole bizarre tale of Voulet and Chanoine’s mission sharply divided opinion back home in France but was eventually explained away as the action of two deranged minds. Yet, as Bertrand Taithe shows, it was not simply a tale of individual insanity. In many ways, the actions of Voulet and Chanoine and their men simply took the violence of European colonialism to a logical extreme, while the way in which the whole affair was soon forgotten is highly revealing of western attitudes to imperial excess in Africa and elsewhere.
For those who aren’t members of the “World Elite” and who don’t speak Globish fluently on a daily basis in “webconf” between two planes, it’s also possible to refer to the following…
A destination de celles et ceux qui ne sont pas membres de la ” World Elite ” et qui ne s’expriment pas couramment au quotidien en ” Globish ” en ” Webconf ” entre deux avions, il est aussi possible de se référer à ce qui suit …
A la recherche de Voulet : Sur les traces sanglantes de la mission Afrique centrale 1898-1899
Villages pillés et rasés, populations massacrées ou réduites en esclavage…
Pour (presque) finir, on n’oubliera pas de se référer aux sept (!) émissions des Mondes rêvés de Georges consacrées par Patrick à Thomas Sankara et la France à retrouver au sein du menu Podcasts du site Internet de Cause Commune
Dernière émission de la saison. Ma première était avec un comédien, Nicolas Lormeau qui présentait lui aussi son seul en scène, les forçats de la route. Je suis ravi et fier de conclure ma 3ème saison à la production et animation de Rayons Libres, la 6ème saison de Rayons Libres. Ravi et fier de proposer à nouveau du vélo au théâtre. Notre invité du jour, Cyril Fragnière est un ancien coureur cycliste de haut niveau. Il a écrit, il interprète un spectacle, un seul en scène qui s’intitule l’échappé. Il parle de la relation particulière qu’il a avec le vélo. Avec ces vélos. Ces objets l’ont construit. Nous avons tous une relation personnelle avec notre vélo, nos vélos. Du véhicule à une relation intime. Le vélo pour Cyril est-il un compagnon de route ? Est-ce un relation humanisée ? humanisante ? Pourquoi raconter tout cela, et comment ? C’est ce que nous allons essayer de voir aujourd’hui avec notre invité.
Retrouvez les dates et les lieux où se produira Cyril ici.
Abel est inquiet. Trop de vélos pas assez d’espaces. Trop de pratiques, pas pratique.
Dans cet épisode vous retrouverez JULIEN BARRET, auteur, poète et linguiste qui vient nous présenter son dernier ouvrage « Le livre des Punchlines ».
Un recueil de Punchlines extraites de musiques mais élargi cette fois-ci aux œuvres cinématographiques ou encore de la poésie. JULIEN BARRET nous partagera également quelques tips sur la construction d’une Punchlines après avoir pris le temps de nous rappeler la définition même de ce qu’est une Punchline!
Je ne m’attendais pas à découvrir autant d’histoires comme celle de Juan, et celle de Juan, elle est soft ! C’est hyper important de soutenir ces personnes – qui recherchent leurs origines, leur identité – car elles se retrouvent seules et en plus, je vais être vulgaire mais c’est ce qui se passe, on leur dit de fermer leurs gueules »
Louise Heem – extrait de la présentation lors de la projection de Juan à la Maison de l’Amérique latine – juillet 2022
I AM / Je suis / Illégalement adopté-e à travers le monde. Je suis parce que j’existe, bien avant mon adoption. Je suis, malgré que l’on m’invisibilise depuis tant d’années. Je suis parce que nous sommes nombreux dans la même situation. Je suis, nous sommes, car nous ne nous révoltons pas ! Nous nous indignons ! »
Javier – Association I AM
Louise Heem est actrice, réalisatrice et scénariste, également interprète en milieu social, polyglotte et très engagée dans les sujets qu’elle interroge, met en question, en scène, au théâtre d’abord puis au cinéma… Nous évoquons son premier moyen métrage El dia de la virgen (2016), puis Juan (2022), long métrage et très beau témoignage réalisé avec son cousin Jean, adopté en Amérique Latine par son oncle et sa tante. Juan filme et raconte le retour de Jean au Paraguay, sur les traces de sa famille biologique et de son histoire, celle d’une adoption qui a eu lieu 30 ans plus tôt, en 1987.
Dans Juan, nous accompagnons Jean et Adriana, sa mère biologique, et toutes les personnes que concerne cette quête de l’origine, ce retour aux racines, dans l’ultime montée et l’explosion d’une tension que Jean porte en lui depuis longtemps, depuis toujours… Tension qui monte follement jusqu’au moment, si magnifique et joyeux de sa libération, avec cette hantise qui l’habite – à son insu, car c’est maintenant à l’heure du rendez-vous qu’il en prend réellement conscience : Qu’elle accepte de me revoir ? Ce Accepter de me revoir qui signifie non seulement que la mère biologique, la famille d’origine, mais aussi la famille adoptive, fassent ensemble le même pas de sortir du silence, de l’ignorance, de la perte, du chagrin, du doute et de la douleur affligés depuis tant d’années, et acceptent de voir et montrer tout ce que cela cache. Ce Me revoir qui signifie aussi que les origines, le vécu de chacun, soient revus et non plus niés, qu’ils soient acceptés dans les faits, et dans la reconsidération de toute leur injustice. C’est le plus souvent avoir ce courage de constater le caractère ordinaire ou la banalisation de pratiques parfois illicites ou irrégulières ou clairement illégales qui se poursuivent encore et encore…
Il s’agit trop souvent de consentements forcés ou non éclairés des familles biologiques, de fraudes à l’état civil, d’actes isolés lucratifs, de filières délinquantes ou criminelles spécialisées dans l’enlèvement et la marchandisation d’enfants…
Invité surprise, Javier de l’association I AM échange avec nous et présente l’association qu’il a fondé en juillet 2022 : « I AM – Illégale Adoption Monde est une association loi 1901 opérant sur le plan national et international. Nous nous engageons à lutter contre les adoptions illégales, les enlèvements, la traite d’êtres humains et les disparitions forcées et nous nous battons pour obtenir leur reconnaissance par les institutions nationales et internationales. Nous militons pour la légalisation des tests ADN, le droit à la restauration de l’identité d’origine des victimes et de leurs accompagnements dans le cadre d’une justice transitionnelle qui comprend entre autres un accompagnement psychologique. »
En février 2011, Javier comptait parmi les instigateurs d’une demande d’enquête sur les adoptions à l’international illégales en France depuis 1960 à nos jours, ne donnant lieu à ce jour qu’à la mise en place en novembre 2022, d’une mission interministérielle d’inspection sur les pratiques illicites dans l’adoption sur six mois, dont le rapport tarde à venir.
Nous évoquons les travaux des chercheurs historiens Yves Denéchère et Fabio Macedo, notamment leur Étude historique sur les pratiques illicites dans l’adoption internationale en France qui vient d’être publié en 2023 et qui est consultable en ligne.
Projections débats du film documentaire Juan de Louise Heem
Sous les Lapsus de l’actualité poursuit sa réflexion sur le matraquage physique et idéologique rendant impossible la compréhension du soulèvement de ces jeunes.
Matraquages ? Ah oui, on parlera dans le détail de tout l’appareillage juridico-policier qui a permis de rendre possible l’escalade répressive et, plus grave encore, la hausse de la mortalité chez ces enfants de la République ; la violence “gratuite” changeant de camp.
Avec de larges extraits de propos de ceux qui trahissent leur haine des dominés et plus encore des dominés issus des colonies françaises, ces vomis personnels ou institutionnels incoercibles nous servirons à approcher la violence d’État d’aujourd’hui.
Loin de la “barbarie” des “émeutiers”, nous avançons pas à pas dans la compréhension de notre système politico-économique actuel dont le racisme est ancré dans les institutions policières (syndicats fascisants, droits de tuer, codes répressifs, catégories aberrantes).
Tania Pividori s’est formée à la polyphonie italienne de tradition orale auprès de Giovanna Marini – chanteuse, chercheuse, ethnomusicologue, et interprète de nombreuses traditions musicales populaires italiennes.
Baignée de tous côtés par la méditerranée, l’Italie est en effet un joyau musical qui chante depuis toujours le cycle de la vie, à travers ses chants populaires – mémoire des événements d’une histoire parallèle. Du nord au sud ce patrimoine issu de la tradition orale est extrêmement riche et diversifié. Il a été transmis de génération en génération avec la rigueur qui a permis sa conservation. La péninsule a su intégrer à cette musique les apports des peuples qui ont traversé son territoire. De la Lombardie aux Pouilles, nous découvrirons les nativités, les berceuses, les passions, les chants de travail, les lamentations, les chants de revendications sociales et politiques…
Dans les chœurs que Tania dirige : REPETIKA à Paris, TANTE VOCI à Metz et LA TELA à Udine, sont abordés les divers modes et genres musicaux propres à chaque région, les différentes façons d’utiliser la voix. Y sont développés les aspects qui donnent à ce répertoire toute sa structure, toute sa singularité dans une Europe qui tend à effacer cette mémoire.
Les 3 chœurs se sont réunis à Paris cette année, invités par REPETIKA, et ont donné un concert le samedi 26 août aux Arènes de Montmartre
Ce soir nous recevons un groupe originaire de Saint Denis, et plus précisément de Bondy!
Un groupe de 3 potes qui ont pris goût pour le Rap en tant qu’auditeur tout d’abord mais qui se sont pris au jeu de tester cet art tout d’abord par amusement! Une passion qui les conquit et les convaincs de pousser le projet plus loin avec une envie de le développer plus sérieusement !
Des freestyles et courts clips disponibles sur YT et c’est en 2023 que les 3 artistes se rassemblent pour produire « INTEMPOREL » un premier projet de 5 titres qui surfe sur des vagues groovy, jazz relevés à la sauce des lyricistes old school qui les ont beaucoup inspiré !
Flow, punch, 3 rappeurs, ils font pas ça pour les projecteurs !
La poète québécoise Martine Audet a présenté en juin, au Marché de la poésie à Paris Des formes utiles, son plus récent livre de poèmes, publié aux éditions du Noroît début 2023.
Auteure d’une douzaine de recueils publiés aux éditions du Noroît et de l’Hexagone, son recueil La Société des cendres, est lauréat en 2020 du Prix du Gouverneur général de la plus haute distinction littéraire du Canada et du Grand prix Québecor du Festival de la poésie de Trois Rivières.
Martine Audet a publié des textes, des poèmes, depuis 1996 — une quinzaine d’ouvrages, ainsi que des livres avec d’autres artistes (graveurs, photographes, dessinateurs, et autres poètes).
C’est avec elle que Fabiola Badoi se lance dans la série d’émissions qu’elle a conçue : Des formes utiles — et qui emprunte à Martine le titre de son dernier ouvrage.
Dans cet entretien, il sera question de ce que c’est que d’écrire, de la poésie, de l’obscure d’être au monde, au fil d’une conversation rythmée par des lectures, par de la musique.
“Consentir à cette joie” pour “transformer une impossibilité d’être en possibilité de dire, cette stupeur en étonnement, puis en questionnement”
à la technique : Isabelle Carrère
La torpeur de l’été. Juillet, le rendez-vous annuel de millions de spectateurs et téléspectateurs. Le Tour de France. La France schizophrène. Les français schizophrènes. Ils se passionnent pour cette course pendant 3 semaines, 4 si on ajoute le Tour de France Féminin. Le vélo devient leur centre d’intérêt pendant le mois de juillet. 4 semaines de trop plein de vélo pour râler ensuite sur le vélo pendant les 11 mois de l’année restant. Au mois de juillet, la France vit au rythme du vélo. Le rythme de ce vélo, c’est 50 voir 60 km/h de moyenne dans les plaines. C’est 10 secondes d’écart entre Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard. Des duels, de la souffrance, des coups de chaud, des chutes… Des chutes souvent causées par des spectateurs, qui s’intéressent plus à leur ¼ d’heure de gloire avec un Selfie que le passage du peloton. Un rythme dantesque… Et puis, pour celles et ceux qui regardent le tour à la télé, c’est plus une certaine torpeur. De toutes façons il fait trop chaud pour sortir, pour faire quoique ce soit, alors autant regarder ses athlètes pédaler, dans la fournaise. Une canicule, à regarder un peloton s’échiner, se liquéfier.
Il nous parle aussi des vélos. Celui de Monique était bleu, celui d’Édith Marron.
Qu’est-ce que ce rendez-vous quotidien du mois de juillet pour les pensionnaires de cette EPHAD. Qu’apprend-on à observer ses êtres qui n’attendent plus grand chose de la vie ? Et Le personnel de l’Ephad comme Alexandra et Fabienne, qu’est-ce qu’elles en font de ce Tour de France ?
Est-ce que le Tour de France rassemble ? Quels souvenirs ? Des rencontres, lesquelles ? Le Tour de France est-il un prétexte ou au contraire un objectif ?
Retrouvez les chroniques de Valentin ici.
La ville de Paris a récemment fait voter par son Conseil un Code de la Rue. Voici une deuxième chronique sur ce sujet. Le code de la rue, est-ce un code de la route pour les piétons ?
From the publisher's feed
Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.