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Or


Ça y est le Tour de France est fini. Va-t-on enfin pouvoir passer à autre chose ? Non, c’est le tour des femmes d’enquiller 8 jours. Hier, dimanche était l’arrivée de l’un et le départ de l’autre. Sur France info, à propos du départ du tour de France féminin, la première question du journaliste à son correspondant local était “est-ce qu’il y a du monde au bord de la route ?”… “Oui, enfin, cette première étape est très campagnarde”… Tu m’étonnes que c’est très campagnard. Cette première étape se déroule dans le fin fond de l’Auvergne. Clermont-Ferrand. L’Auvergne qui a déjà eu le passage du Tour de France. Le Tour de France des hommes s’appelle “Tour de France”… Pas besoin d’adjoindre la précision, “Masculin”. La deuxième question de l’animateur, “quelles sont les longueurs des étapes des femmes ?”… On apprend également que les femmes roulent 956km quand les hommes parcourent 3400 km. A propos du tour de France féminin, faut-il se réjouir qu’il existe ? Faut-il se contenter de ces 8 jours et 1000km ? Faut-il s’alarmer d’une telle différence de traitement ? Peut-être les trois !
Notre invité du jour, Alexis Frémeaux, Président de MDB a peut-être un avis sur le Tour de France, qu’il soit masculin ou féminin ? Peut-être que son avis n’est pas sur la longueur des étapes et la différence de traitement mais sur l’image du vélo proposée par cette épreuve. Ou encore, les efforts timides et pas si enthousiasmants qui sont faits par l’ensemble des acteurs pour donner une place à une autre façon de pédaler pendant ce mois de juillet. Quand les Tours de France proposent un spectacle, Alexis Frémeaux avec MDB propose une autre façon de se déplacer… à vélo. Nous accueillons d’autres événements sportifs en France, à Paris dans les mois qui viennent. Septembre la coupe du monde de rugby, juillet les JOP. Quelle place pour le vélo, la bicyclette pendant ces événements ? Et plus généralement, quelles sont les actions de MDB ? Comment l’association s’implique sur le VIF ? avec le Collectif Vélo Ile de France ? Nous sommes loin des 12% de part modale, à vélo. 12% c’était l’objectif pour 2025, on ne va pas y être. Si l’industrie du vélo est aujourd’hui dans le dur, qu’en est-il pour la pratique ? Voyons tout cela avec Alexis.
Les modes de transports urbains. La ville était complexe, elle s’est simplifiée, elle redevient complexe. Nouveaux véhicules, nouvelles tentatives de partage de la route.
Dans cette première émission “sous les Lapsus de l’actualité” de Cause commune, lancée à chaque fois avec un remarquable lapsus de Macron en faveur des rentiers, on reprendra tout l’explicite des “événements” -les discours, les lois, les rapports- pour sonder le fonds du fonds de la conscience des dominants, les abysses de leurs manipulations, les tréfonds de leurs mensonges, les coulisses de leurs manœuvres.
Heureusement, ils parlent et se trahissent, au moins pour nous, sur Cause commune.
Comment ne pas commencer autrement qu’en mettant les projecteurs sur le lapsus “émeutes ou violences urbaines”, catégorie de base du fatras idéologique médiatico-politique condamnant d’entrée de jeu ces révoltes politiques ?
Cette première émission prend le temps de poser quelques jalons autour des savoir-faire idéologiques avant de débroussailler un peu la question qui fâche, celle du jeune vécu de ces jeunes, un vécu essentiellement scolaire, un scolaire essentiellement violent.
Cette émission s’intitule « Esport : démêler le vrai du faux ». Qu’est le esport exactement ? quels en sont les enjeux ? Est-ce que l’on continue à se demander si c’est du sport ou pas ? Quelle est la gouvernance du esport ? Où en est l’esport en France ? Doit-on craindre son essor ou l’encourager ?
Dans cette première émission consacrée à la sociologie de l’aliénation des classes dominées, il s’agit de penser une dimension de “l’attachement” des dominés aux dominants qui est quasiment toujours passée sous silence.
Loin des poncifs sur la chosification ou la réification, on se penchera sur “les chiens de garde” de Paul Nizan, “Peau noire masque blanc” de Frantz Fanon, les “collaborateurs” (pas besoin de faire un dessin), les “zones grises” de Primo Lévi, les “jaunes” briseurs de grèves, etc. Le terrain est miné, le tabou la règle, le déni la façade de la bonne conscience.
Alors allons y, et commençons par entrer dans le monde colonial, le plus pervers qui soit, celui qui mouille l’esclave. Le planteur, le béké, l’esclavagiste, bref le monstre social, a créé l’affranchi, le domestique, le Libre de couleur, le sang-mêlé, le mulâtre.
A savoir, le dominé moins noir retourné en dominant intermédiaire au service du dominant blanc. Bienvenue dans la sociologie du tiers, de la tripartition. Aliénation rime avec tripartition. En ce cas, le dominé voit une partie de lui-même devenir un autre, et cet autre, le Kapo, devient l’enfer du dominé, son double renversé, désormais tiers et totalement autre. L’aliéné prend son envol et n’est plus le dominé aliéné.
Il devient le collaborateur actif, le mulâtre propriétaire d’esclaves. De 1848 à nos jours, la société néocoloniale est encore prise dans cette structuration socio-raciale, mais de manière plus subtile. On le verra au travers des propres tabou de Frantz Fanon et des impensés de Peau noire masque blanc. Même le grand penseur, le grand révolutionnaire nous invite, avec sa propre grille, à fouiller les interstices du discours.
Cette première émission pose le décor.
Tant qu’on n’aura pas diffusé très largement à travers les hommes de cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon dont ils l’utilisent et tant que l’on n’aura pas dit que jusqu’ici cela a toujours été pour dominer l’autre, il y a peu de chances qu’il y ait quoi que ce soit qui change.
Henri Laborit, in Mon oncle d’Amérique d’Alain Resnais
Chaque niveau d’organisation constitue les éléments de l’ensemble qui l’englobe, et l’on peut aller ainsi de l’atome, à l’espèce humaine, sur la planète. Or chaque niveau d’organisation présente un fonctionnement qui dépend du niveau qui l’englobe, et le fonctionnement de chacun d’eux concourt au fonctionnement de l’ensemble. En retour, le fonctionnement de l’ensemble, s’il maintient la structure de cet ensemble, protègera du même coup la structure de tous les autres niveaux d’organisation englobés.
L’esprit du grenier, Henri Laborit.
Ostéopathe certifié du CREDO énergéticien – Centre de Recherche et d’enseignement de l’ostéopathie – en 2006, thérapeute Manuel, énergéticien, Yves Grognu est également formé en magnétisme et en accompagnement en articulation égo et conscience. Par sa pratique des arts martiaux, et notamment de l’aikido depuis 27 ans, il a acquis une approche sensitive du corps physique et énergétique. Yves Grognu nous raconte pourquoi il est ostéopathe, et pourquoi il ne l’est pas.
L’ostéopathie ne se substitue pas à la médecine « classique » allopathique mais en tant que technique thérapeutique se propose d’être complémentaire et gagnerait davantage à dialoguer avec elle et être reconnue dans sa vision et ses possibles. Apprendre en lien à refaire des liens… avec son corps, avec les autres ?
Cette seconde partie aborde le sujet complexe et sensible du cancer. Mon expérience de vie me permet d’accompagner également dans les traitements lourds, notamment en aidant à supporter chimiothérapie et radiothérapie, ainsi des maladies auto-immunes, nous confie Yves Grognu.
Le corps, à l’image d’une grande ville, est un ballet continuel d’échanges : Certaines cellules assurent les échanges gazeux, nutritionnels et énergétiques, d’autres se chargent de la défense. Les structures sont mobiles et actives, les fonctions sont remplies, c’est l’état de « bonne santé ». Les dysfonctions causées par les traumatismes, le stress, les déséquilibres nutritionnels ou émotionnels peuvent affaiblir les structures et les fonctions. Le corps s‘en arrange grâce à ces systèmes d’auto-régulation, cependant les pertes fonctionnelles et structurelles vont s’accumuler, s’amplifier jusqu’à devenir difficilement supportables.
Elles peuvent provenir d’une lésion plus ancienne dite « primaire ». L’ostéopathe traitera les lésions « secondaires », puis par des questions et des tests précis recherchera et traitera la ou les causes primaires qui ont entraîné ces lésions secondaires. En supprimant les causes par un travail conjoint avec les patients, on permettra aux systèmes d’auto régulation de recouvrir l’état de « bonne santé ».
Étouffement est une actualisation des chiens de garde de Paul Nizan, ou des appareils idéologiques d’État d’Althusser ou des violences symboliques de Bourdieu.
L’émission se divise en deux parties. La première pose le cadre de tous les principaux intellectuels organiques du monde actuel. La seconde détaille 10 grandes manières avec lesquelles ces idéologues du sens commun dominant étouffent les dominés, les cultures populaires.
L’originalité de cette émission est de proposer des respirations musicales fréquentes dans la dernière partie de l’émission, quand vous serez en suffocation.
Tant qu’on n’aura pas diffusé très largement à travers les hommes de cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon dont ils l’utilisent et tant que l’on n’aura pas dit que jusqu’ici cela a toujours été pour dominer l’autre, il y a peu de chances qu’il y ait quoi que ce soit qui change.
Henri Laborit, in Mon oncle d’Amérique d’Alain Resnais
Chaque niveau d’organisation constitue les éléments de l’ensemble qui l’englobe, et l’on peut aller ainsi de l’atome, à l’espèce humaine, sur la planète. Or chaque niveau d’organisation présente un fonctionnement qui dépend du niveau qui l’englobe, et le fonctionnement de chacun d’eux concourt au fonctionnement de l’ensemble. En retour, le fonctionnement de l’ensemble, s’il maintient la structure de cet ensemble, protègera du même coup la structure de tous les autres niveaux d’organisation englobés.
L’esprit du grenier, Henri Laborit.
Ostéopathe certifié du CREDO énergéticien – Centre de Recherche et d’enseignement de l’ostéopathie – en 2006, thérapeute Manuel, énergéticien, Yves Grognu est également formé en magnétisme et en accompagnement en articulation égo et conscience. Par sa pratique des arts martiaux, et notamment de l’aikido depuis 27 ans, il a acquis une approche sensitive du corps physique et énergétique. Yves Grognu nous raconte pourquoi il est ostéopathe, et pourquoi il ne l’est pas.
L’ostéopathie ne se substitue pas à la médecine « classique » allopathique mais en tant que technique thérapeutique se propose d’être complémentaire et gagnerait davantage à dialoguer avec elle et être reconnue dans sa vision et ses possibles. Apprendre en lien à refaire des liens… avec son corps, avec les autres ?
En première partie, l’échange se nourrit des travaux et de la philosophie du neuro-biologiste Henri Laborit. Nous parlons de l’ostéopathie, ainsi nommé par Andrew Taylor Still, fondateur du concept, qui théorise cet art de guérir autour de trois grands principes.
Unité du corps : L’homme est considéré comme une entité biologique, ainsi une perturbation au niveau d’un tissu ou d’une fonction a des retentissements sur l’ensemble de l’organisme. L’ostéopathie se doit de s’occuper de la partie en restriction et aussi de l’ensemble des répercutions sur l’organisme.
Mécanismes d’auto régulation : Le corps a son propre modèle de détection et d‘alarme et nous devenons malades par défaillance d’un de ces systèmes.
Structure et fonction : La structure, tout les systèmes, musculo-squelettiques, appareil viscéral, système nerveux, système immunitaire remplissent une ou plusieurs fonctions.
Belkacem Meziane nous invite à remonter le temps dans l’anthologie musicale qu’il publie et présente à nos auditeurs et auditrices. Rhythm’n’blues retrace en effet vingt ans de musique, allant de 1942 à 1945, qui donneront naissance à deux nouveaux courants : la soul et le funk.
Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, le public noir américain se passionne pour le jump blues, un genre musical nouveau, à la croisée du swing, du blues, du boogie woogie et du gospel.
En 1949, le magazine Billboard crée le top rhythm’n’blues, un terme qui sera désormais adopté par toute l’industrie musicale pour qualifier une diversité de courants allant du boogie woogie de Louis Jordan au doo-wop de The Clovers en passant par la fusion blues/gospel de Ray Charles et le blues survolté de Chuck Berry.
Le rhythm’n’blues propulse alors le marché de la musique populaire noire à l’échelle nationale jusqu’au milieu des années soixante.
Bonne écoute et bel été !
ET :
« Si l’objectif de mixité peut être globalement perçu comme une contrainte sur un îlot, il constitue l’opportunité première des projets de l’Économie Sociale et solidaire. En effet, les multiplicités d’usages contribuent à renforcer la convivialité et l’attractivité d’un site. Les expériences conduites dans le cadre des urbanismes tactiques et temporaires permettent ainsi de prototyper des dispositifs plus pérennes et économiquement stabilisés (…). De plus, il s’avère que les acteurs locaux sont les plus à même de se mobiliser pour solutionner les problématiques foncières des collectivités. Leur capacité à structurer les expertises avec les habitants et les usagers participent à la (re)construction d’actions citoyennes, pour passer d’une démocratie participative idéelle à une démocratie active et effective. Les citoyens, les associations, les corps intermédiaires ont ainsi la possibilité d’agir localement pour la cité. (…)
Les initiatives se multiplient grâce à une réglementation plus ouverte à l’innovation, des collectivités et des opérateurs curieux de ces expérimentations. L’ESS a également développé ces dernières années de solides expertises et outils opérationnels, à l’instar des foncières solidaires. Les Organismes fonciers solidaires, comme à Lille, permettent de dissocier la propriété du foncier de l’emprise bâti pour lutter contre la spéculation foncière. À travers ces expérimentations, visant à replacer l’habitant et l’usager au centre des projets, les acteurs de l’ESS ont acquis une légitimité à se positionner sur le foncier des collectivités ou les fonciers atypiques hors marchés.
L’ESS doit investir durablement le champ de l’urbanisme et de l’immobilier, pour constituer désormais un vecteur de développement local à part entière et venir prendre la place qui est la sienne : le sur-mesure, la proximité, l’efficience sociétale.
Les opérateurs publics et privés pourraient mieux appréhender ces changements structurels et ne pas considérer l’ESS comme la cinquième roue du projet urbain. En contrepartie, les acteurs de l’innovation sociale ont le devoir de renforcer leurs compétences en matière de projets urbains. Ils doivent prendre conscience des rôles qu’ils auront à jouer à court terme dans un urbanisme toujours plus complexe dans un contexte de raréfaction foncière et de tension économique, voire de défiance citoyenne.”
Docteure en sociologie de l’Université de Lorraine, Malou Casca a mené des recherches sur un thème a priori insipide : l’implant cochléaire chez les sourds. En fait, elle nous décrit une révolution scientifique permettant à 90 % des enfants suivis de retrouver une audition et une vie sociale chez les « entendants ».
Sa thèse s’intitule : L’intégration sociale des porteurs d’implant(s) cochléaire(s) : pratiques, entourage et représentation sociale de la surdité. Bien plus encore, elle nous révèle une expérimentation sociale, en suivant les familles concernées, autour des pratiques liminaires entre handicap et intégration sociale des « déficients sévères ».
Sa thèse nous révèle un continent à découvrir, celui de la transformation d’êtres sociaux se dirigeant non sans mal et sans ripostes de la part des gens dits « normaux » vers le monde ordinaire. Ce qu’elle appelle le syncrétisme de la culture sous implant découvre un monde différencié d’apprentissages, de conflits entre professionnels, de familles en lutte et souvent perdues entre les soignants et les experts de la « socialisation ».
On découvrira aussi que le monde des sourds est un univers culturel qui revendique aussi son altérité.
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.