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Ce n’est pas parce qu’on peut passer partout avec son vélo que l’on peut faire n’importe quoi… et aller partout.
Oui, à vélo, on peut véritablement rouler partout. Sauf là où c’est interdit. Oui, à vélo, ou avec un vélo, on peut véritablement rouler partout. Il y a même des hydrofoils, des vélos pour pédaler sur l’eau… un pédalo, c’est presque un vélo.
Tous les milieux naturels sont traversables, pédalables. Et l’envie de vélo correspond souvent à une envie de nature. Pédaler, même au cœur de la ville, c’est une façon de trouver un peu de nature. C’est sentir la température, le vent, observer les nuages, les moineaux…
A propos de nature, à vélo, ce n’est pas parce qu’on peut pédaler partout qu’on peut tout faire. Et puis, avec l’intérêt grandissant du slow tourisme, du gravel, l’arrivée aussi des VTTAE ou autres machines, nous autres à vélo avons une responsabilité encore plus grande quand on part rouler en forêt, dans les marais, dans les sentiers. Etre discrets, ne pas laisser de trace, ne pas déranger la faune, ne pas abîmer la flore.
Mon invité du jour, organise des sorties à vélos. Entre le Fast packing et le slowtourisme comme on le dit sur weelz.fr. Ses événements vous emmènent découvrir et rouler à travers les Parcs Naturels Régionaux. Ils sont 58 en France. Pourquoi aller rouler dans ses Parcs ? Comment ? Et on peut bivouaquer dans un Parc Naturel Régional ? Voyons tout cela avec Emilien.
Abel sur la saison 2023/2024 va continuer à nous parler d’Agen ? Vous le saurez en l’écoutant !
Sociologue, ancienne directrice de recherche au CNRS, Monique Pinçon Charlot est spécialiste des grandes fortunes françaises. Avec son mari (aujourd’hui décédé) Michel Pinçon ils ont été des pionniers dans l’exploration de ce champ d’étude peu étudié par les sociologues.
Leurs ouvrages sur l’oligarchie (Les ghettos du gotha, le Président des ultras riches, etc.) sont des best-sellers.
Dans ce dernier ouvrage en date, la sociologue analyse le mépris des gens ordinaires ostensiblement affiché par Emmanuel Macron au prisme de la violence d’une oligarchie qui accapare aujourd’hui tous les pouvoirs et toutes les richesses.
Le dédain élyséen rend visible la violence des ultra-riches tout en occultant les logiques sociales qui sont au cœur du capitalisme, démontre avec brio et humour Monique Pinçon Charlot.
Jacques Combe le 15 septembre 2023 à la BAM de Malakoff
Scène Ouverte le 25 septembre 2023 au Soleil de la Butte, organisé par Histoire et Cie
Julien Staudt le 2 octobre 2023 au Soleil de la Butte, organisé par Histoire et Cie
Ariel Thiébaut est allée en Belgique et au festival du conte de Chiny où elle a rencontré Catherine Gaillard (un spectacle à propos de la voyageuse Isabelle Eberhardt) et Etienne Piete. Elle raconte l’histoire du Roi et de ses Trois Filles.
Corinne Romain-Sonove est allée en Bretagne et au festival du conte de Vassiviére et a rapporté une carte postale sonore et un conte breton : le petit Roi et le grand Roi
Patrick Crespel est allé dans le Limousin au festival du conte de Vassiviére où il a travaillé en atelier le conte de ce soir : Le Serment du P’tit Mousse
Patrick Garcia est allé en Corrèze au festival du conte de Merlines, a rencontré le conteur-musicien Michel Galaret.
Parlez-moi d’IA était le titre d’une série de visuels pédagogiques créée dans le cadre d’une formation professionnelle et partagée sur les réseaux. Cela parlait déjà de données numériques, de datas et d’Intelligence Artificielle.
Et c’est toujours le sujet de cette émission. Avec deux partis pris, décrypter et ne pas être technique.
Quentin Barenne, co-fondateur de Wintics essuie les plâtres de ce numéro pilote. Ensemble, nous nous demandons comment et à quelle(s) fin(s) analyser les villes grâce à la vidéo.
Nous évoquons donc détection par vidéo algorithmique et toutes les petites questions techniques et des grandes questions de société :
Daft Punk – Robot Rock (2005)
Loi sur l’IA de l’UE : première réglementation de l’intelligence artificielle
L’émission a débuté par la diffusion d’un extrait d’une interview (ou d’un interrogatoire de police ?) sur BFMTV d’une porteuse d’abaya.
Un extrait d’une déclaration du nouveau ministre de l’Éducation nationale relative au suicide d’un adolescent de 15 ans a permis de mettre en lumière la volonté de toute puissance de l’État régalien et de la loi et du policier plein de muscles qui vient nous sauver : papa État est là !
La réflexion et la pensée sur la violence de l’école ont été développées avec les exemples du parcours scolaire de Jacques Derrida avec le racisme Français / Arabes et le rapport névrotique à l’institution qui vont avec.
Idem avec l’exemple de Michel Serres pour lequel la récréation est le retour à la loi de la jungle (violence et racket).
Il n’y a pas eu un mot à ce sujet de Gabriel Attal : on peut en déduire qu’il s’agit d’un sujet tabou.
Il est nécessaire d’ajouter à ce sombre tableau la violence de la sélection scolaire et de la surveillance qui révèle l’école comme une “institution totale” évoquant le Panoptique de Jeremy Bentham.
Il s’agit de réunir la violence dans un grand troupeau.
On remarquera d’ailleurs que les écoles alternatives sont de petites écoles.
La responsabilité du collège unique qui implique le rassemblement des classes sociales a été évoquée avec ses conséquences comme l’exemple du ” fayot ” harcelé.
Une fois de plus, l’Arlésienne – à défaut d’Avignonnaise – de la promesse de l’examen prochain de la publication suivante de Frédéric Lordon a été renouvelée.
La première partie « Vices et versas » de la rubrique « Foutage de gueule » a débuté par l’évocation d’un reportage de Franceinfo sur une association de propriétaires de Corgis.
Ces derniers ont d’ailleurs été qualifiés à l’occasion de « sacs à merde ».
C’est en effet la télévision qui crée ce dualisme en criminalisant et infériorisant ses cibles pour achever la réitération des structures de la pensée dominante.
Les difficultés des Restos du cœur ont été l’occasion de rappeler que le patronat a toujours aimé la philanthropie dans le but de faire passer la pilule de l’exploitation.
Le phénomène de honte où le pauvre qui obtient de l’aide ne peut pas rendre ce qui lui est donné a été évoqué.
Tout cela pour pallier les déficiences de l’État par la charité organisée.
Les ” Enfoirés ” auront été traités « d’ordures » avec l’exemple de Patrick Bruel.
Pour en venir à l’inflation qui n’est qu’une supercherie du capitalisme mafieux pour faire du fric pour le fric.
L’exemple de Justine (ni celle de Sade et ni celle de BHL) dans Le Figaro Étudiant dont le dossier a été refusé car sa mère est rentière avec quatre appartements à Paris et 700 000 euros sur son compte a ensuite été discuté.
Il est apparu que Le Figaro s’y intéresse pour attacher les cadres – qui ne sont pas des actionnaires – au système capitaliste avec l’argument la plupart du temps fallacieux du ” ça peut arriver à tout le monde ” en contradiction avec la réalité et les avantages du gotha des riches où les étudiants sont payés et logés.
Il aura été aussi fait référence à la notion de technostructure de Galbraith.
Il y a été précisé que les structures armées des trafiquants n’ont pas rejoint le mouvement des émeutiers de juin / juillet 2023 et évoqué l’influence des jeunes émeutiers sur le reste de la jeunesse.
Les phénomènes des ” prélèvements directs ” des classes populaires, de la réduction à la norme impliquant de ne pas sortir de son groupe (gang, cité, quartier) et de membres des quartiers populaires devenus bras armés du capitalisme ont été cités.
Le programme se sera achevé avec la diffusion d’un extrait d’une interview de Audrey Goutard, journaliste de Franceinfo, qui montrait que, même quand on ne connaît rien (ou pas grand-chose) du sujet, on peut quand même asséner des affirmations péremptoires.
[Les références suivantes sont citées dans l’ordre dans lequel elles ont été évoquées au sein de l’émission NDLR]
Bernard Defrance, La violence à l’école
La violence à l’école défraie tous les jours la chronique. Elle est devenue une préoccupation majeure du ministère de l’Éducation nationale et de l’ensemble du corps social : des colloques sont organisés pour réfléchir à des solutions, et des mesures sont prises à tous les niveaux pour encadrer les ” barbares ” que seraient les nouveaux collégiens et lycéens, mais elles se révèlent trop souvent insuffisantes et inefficaces. Plu-sieurs fois réédité depuis sa première publication en 1988, ce livre a été le premier à mettre en cause le fonctionnement de l’institution elle-même : il montre que la violence à l’école trouve largement son origine dans la violence de l’école.
La thèse que Bernard Defrance défend depuis plus de vingt ans commence à être entendue : tant qu’on ne s’attaquera pas aux violences ordinaires, consubstantielles à notre système scolaire, qui s’exercent quotidiennement contre les élèves (brimades diverses, interrogatoires humiliants, notations empiriques, procédures de sélection, punitions illégales…), on ne résoudra rien. Et les établissements, en tout premier lieu ceux des quartiers défavorisés, continueront à être des marmites sous pression.
Bernard Defrance a été professeur de philosophie, notamment en zones urbaines ” sensibles “, pendant trente-cinq ans et formateur d’enseignants (pour le primaire et le secondaire) pendant seize ans. Désormais à la retraite, il travaille au sein de la section française de Défense des enfants international à l’application de la convention internationale sur les droits de l’enfant. Ses ouvrages sont publiés aux Éditions La Découverte et ses textes sont disponibles sur son blog.
Paul Willis, L’école des ouvriers
Le rejet du travail scolaire par les « gars » et le sentiment qu’ils « en savent plus » trouvent un écho dans le sentiment très répandu dans la classe ouvrière que la pratique vaut mieux que la théorie : « Un brin de zèle vaut une bibliothèque de diplômes », annonce un grand placard placé dans l’atelier. L’aptitude pratique vient toujours en premier et a statut de condition préalable à toute autre forme de savoir. Alors que la culture petite-bourgeoise considère les diplômes comme un moyen de moduler vers le haut la gamme des choix offerts à un individu, du point de vue de la classe ouvrière, si le savoir ne se justifie pas, il faut le rejeter.
Au travers d’une enquête (classique de la sociologie du monde ouvrier) menée dans un collège anglais fréquenté essentiellement par des enfants d’ouvriers, le sociologue Paul Willis analyse comment ils en viennent à accepter, après leurs parents, des positions relativement dominées dans le monde du travail. De l’école à l’usine, ce livre rend compte de la façon dont, en désorganisant l’encadrement scolaire, en s’opposant aux « fayots », ils privilégient la sortie du système scolaire, confirmant le fait que l’école ne leur promet aucun avenir professionnel en dehors du travail manuel.
Les Éditions Agone, fondées en 1998, sont une maison d’édition indépendante, association à but non lucratif, issue d’une revue du même nom Agone, fondée à Marseille en 1990.
Par Frédéric Lordon (La pompe à phynance, Les blogs du Diplo, 26 juillet 2023)
Vendredi 8 septembre, les Britanniques commémoreront le premier anniversaire du décès d’Elizabeth II. Afin de lui rendre hommage, les amateurs de corgis se sont réunis devant Buckingham, à Londres.
Boltanski / Chiapello, Le nouvel esprit du capitalisme
Le capitalisme prospère ; la société se dégrade. La croissance du profit s’accompagne de celle de l’exclusion. La véritable crise n’est pas celle du capitalisme, mais celle de sa critique. Trop souvent attachés à d’anciens schémas d’analyse, nombre de protestataires tendent à se replier sur des modalités de défense autrefois efficaces, mais désormais largement inadaptées aux nouvelles formes du capitalisme.
Cette crise, Ève Chiapello et Luc Boltanski, sociologues, l’analysent à la racine. Ils tracent les contours du nouvel esprit du capitalisme à partir d’une analyse inédite des textes de management qui ont irrigué les nouveaux modes d’organisation des entreprises à partir des années 1980. Une nouvelle organisation en réseau, fondée sur l’initiative des acteurs et une relative autonomie au travail, s’est mise en place au prix de leur sécurité matérielle et psychologique.
Ce nouvel esprit du capitalisme a triomphé grâce à la formidable récupération de la « critique artiste » qui, après Mai 68, dénonçait l’aliénation de la vie quotidienne. Comme, dans le même temps, la « critique sociale » manquait le tournant du néocapitalisme, on la trouva fort démunie lorsque l’hiver de la crise fut venu.
C’est à une relance conjointe de ces deux critiques qu’invite cet ouvrage sans équivalent.
« En comparaison, toutes proportions gardées, c’est comme si un Français avec un patrimoine moyen, soit 239 900 euros en 2018 selon l’Insee, avait donné entre 9 et 12 euros aux Restos du Cœur. »
Le député La France insoumise Alexis Corbière estime que le don de Bernard Arnault aux Restos du Cœur ne représente pas grand-chose par rapport à sa fortune personnelle. Et ses calculs sont exacts, selon les seules estimations disponibles.
La mère de Justine pourrait payer un an de loyer d’avance, pourtant, tous les agents immobiliers refusent le dossier de sa fille, étudiante en école de commerce.
Thomas Sauvadet, ancien des cités, actuellement prof à l’Université, toujours chercheur, est, comme le sociologue américain Nels Anderson, qui fut à la fois SDF/hobo (nom donné aux travailleurs migrants de l’épopée vers l’ouest entre travail et vie de bohème) et universitaire, un intellectuel et un acteur social du milieu étudié. Il a donc […]
Première émission de la saison, avec toujours l’envie d’explorer les facettes infinies de nos vélos, de vos pratiques, de ses possibilités.
A propos de possibilités infinies avec le vélo, François Lemière, mon invité du jour est un bon exemple. Nous roues se sont croisées quand il travaillait dans ce magasin, l’Echappée Belle à Asnières… Un magasin pionnier en région parisienne, un magasin qui a amené le Gravel en ville. Puis il est parti, il a migré chez un vélociste plus orienté sport, route et triathlon. Aujourd’hui il roule sur un vélo cargo, il travaille chez Jhog, François est devenu un Jhoger. Il ouvre le bureau francilien.
Intéressons-nous à son parcours professionnel, du gravel à la logistique. Puis intéressons-nous à son métier d’aujourd’hui, parce que le vélo cargo is the new city truck. Pour assurer la logistique à vélo, faut-il être passionné de vélo ? Qui sont les clients de Jhog ? A quoi ressemble une journée type de François ? Et chez Jhog, est-ce que ça recrute ?
Abel sur la saison 2023/2024 va continuer à lancer des pavés dans le marais du vélo !
Référence : « La fin des terroirs – La modernisation de la France rurale – 1870-1914 » de Eugen Weber
[Les références suivantes sont citées dans l’ordre dans lequel elles ont été évoquées au sein de l’émission NDLR]
Primo Levi – Les naufragés et les rescapés. Quarante ans après Auschwitz
« C’est arrivé et tout cela peut arriver de nouveau : c’est le noyau de ce que nous avons à dire. »
Primo Levi (1919-1987) n’examine pas son expérience des camps nazis comme un accident de l’histoire, mais comme un événement exemplaire qui permet de comprendre jusqu’où peut aller l’homme dans le rôle du bourreau ou dans celui de la victime.
Quelles sont les structures d’un système autoritaire et quelles sont les techniques pour anéantir la personnalité d’un inpidu ? Quel rapport sera créé entre les oppresseurs et les opprimés ? Comment se crée et se construit un monstre ? Est-il possible de comprendre de l’intérieur la logique de la machine de l’extermination ? Est-il possible de se révolter contre elle ?
Primo Levi ne se borne pas à décrire les aspects des camps qui restaient obscurs jusqu’à aujourd’hui, mais dresse un bilan pour lutter contre l’accoutumance à la dégradation de l’humain.
« Les rois thaumaturges » de Marc Bloch
De 1944, date de sa mort héroïque, au début des années 1970, Marc Bloch est surtout apparu comme le cofondateur (avec Lucien Febvre) de la revue Annales, qui renouvela la méthode historique, et l’auteur d’une grande synthèse, La Société féodale (1939-1940).
Depuis une dizaine d’années, les historiens et les chercheurs en sciences humaines et sociales pensent de plus en plus que le grand livre de Marc Bloch, c’est son premier vrai livre : Les rois thaumaturges (1924). Il est consacré à l’étude d’un rite curieux : la guérison miraculeuse, par simple toucher des mains, des écrouelles ou scrofules (adénite tuberculeuse).
L’attribution de ce pouvoir aux rois de France et d’Angleterre remonte probablement au XIIè siècle ; elle va durer en Angleterre jusqu’au début du XVIIIè siècle, en France jusqu’en 1825, date du sacre de Charles X. Comment se déroulait le rituel du toucher royal ? Quelle était la vraie nature du pouvoir monarchique : les rois étaient-ils des personnages sacrés, des sorciers faiseurs de miracles ? Pourquoi, enfin, a-t-on cru puis cessé de croire au miracle royal ?
Trois questions qui ont amené Marc Bloch à explorer les chemins de la psychologie collective, des rites et des mythes, des croyances populaires. Pour éclairer le phénomène, il a eu recours à l’anthropologie et à son plus grand théoricien d’alors, James George Frazer, au comparatisme avec les sociétés les plus perses, aux arcanes de la médecine populaire traditionnelle. C’est un jalon essentiel dans l’exploration des mentalités et l’invention d’une anthropologie historique.
Dans son importante préface, Jacques Le Goff s’efforce de préciser les raisons personnelles et les milieux intellectuels qui ont conduit Marc Bloch à écrire ce livre exceptionnel, gros d’avenir, puis à abandonner cette voie, et fait le point sur la situation des Rois thaumaturges dans la recherche historique et anthropologique aujourd’hui, dont ce livre est l’un des phares.
« Génocides tropicaux – Catastrophes naturelles et famines coloniales – Aux origines du sous-développement » de Mike Davis« Génocides tropicaux – Catastrophes naturelles et famines coloniales – Aux origines du sous-développement » de Mike Davis – La Découverte – 2006
À la fin du XIXe siècle, plus de cinquante millions de personnes moururent dans d’épouvantables famines qui survinrent quasi simultanément en Inde, au Brésil, en Chine et en Afrique. Déclenchées par le phénomène climatique aujourd’hui connu sous le nom d’El Niño, la sécheresse et les inondations provoquèrent des épidémies terribles, l’exode des populations rurales et des révoltes brutalement réprimées.
C’est cette tragédie humaine absolument méconnue que Mike Davis relate dans cet ouvrage. Il montre en particulier comment la ” négligence active ” des administrations coloniales et leur foi aveugle dans le libre-échange aggrava de façon meurtrière ces situations catastrophiques.
Ce livre offre une description saisissante des méfaits du colonialisme et de son régime politique et économique. Il présente ainsi un autre regard sur la naissance du tiers monde, en construisant une double histoire économique et climatique du développement qui conduit à penser l’interconnexion des deux grandeurs, naturelles et humaines, dans le cadre de ce qui était déjà, au XIXe siècle, un ” système-monde “.
À bien des égards, Génocides tropicaux ajoute un chapitre important au grand ” livre noir du capitalisme libéral “.
Chercheur indépendant doté d’une grande curiosité interdisciplinaire, figure inclassable de la gauche américaine, Mike Davis est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels, à La Découverte, Génocides tropicaux (2003), Le Pire des mondes possibles (2007), Petite Histoire de la voiture piégée (2012). City of Quartz a reçu le prix du meilleur livre de science sociale américain et, en France, le prix 1998 ” Lire la ville “.
« La Françafrique – Le plus long scandale de la République » de François-Xavier Verschave
Attention : c’est un livre en colère.
Plus d’une vingtaine de réseaux politiques, d’officines mafieuses, de filières occultes, se partagent aujourd’hui le gâteau africain. À peine 2 ou 3 % de l’aide publique française au développement sert à lutter contre la pauvreté.
Depuis quarante ans, la politique française en Afrique vise uniquement à exploiter les ressources naturelles et géopolitiques des pays francophones. Les profits sont immenses. C’est pourquoi les armes importent peu : la corruption, le meurtre, la manipulation et la guerre. C’est le plus long scandale de la République.
Aujourd’hui, plus aucune digue ne contient la folie de la Françafrique. Notre pays, soi-disant “partie des droits de l’homme”, a soutenu, au-delà de toute raison, les inspirateurs et les auteurs du génocide rwandais. L’année dernière, la France appelait à l’aide les miliciens serbes de l’épuration ethnique pour défendre le maréchal Mobutu.
Dans les allées du pouvoir, chacun s’est auto-persuadé que “l’Afrique, c’est autre chose”, le pré carré de toutes les compromissions et de tous les coups tordus, un espace protégé où l’impunité est assurée aux puissants. Quels que soient leurs actes.
Pour que chacun sache enfin se repérer dans ce labyrinthe de mensonges, il manquait un livre détaché des jeux d’influence et des informateurs appointés. François-Xavier Verschave l’a écrit, au nom d’une certaine idée de la démocratie et de l’Afrique. Les Français ont le droit de savoir ce que la République commet en leur nom.
François-Xavier Verschave dirige l’association “Survie” qui édite notamment les “Billets d’Afrique” et les “Dossiers noirs de la politique africaine de la France”. “Survie” est considérée, en Afrique et à l’étranger, comme une oasis d’indépendance et d’intégrité.
« La République impériale – Politique et racisme d’état » de Olivier Le Cour Grandmaison
Au tournant du XIXe siècle, les républicains favorables aux conquêtes coloniales ont réussi là où leurs prédécesseurs avaient échoué. Entre 1871 et 1913, les possessions françaises en outre-mer sont passées de moins d’un million de kilomètres carrés à treize millions. Quant aux « indigènes », leur nombre a progressé de sept à soixante-dix millions en 1938.
Extraordinaire expansion. Elle est sans précédent dans l’histoire du pays qui, devenu la seconde puissance impériale du monde après la Grande-Bretagne, est confronté à des tâches multiples et complexes. Comment diriger un empire aussi vaste ? De quels instruments politiques, administratifs, juridiques – le droit colonial par exemple – et scientifiques la métropole a-t-elle besoin pour remplir les missions nouvelles qui sont les siennes désormais ? Quelles orientations – assimilation ou association – mettre en œuvre dans les territoires de la « Plus Grande France » ?
Telles sont quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage entend répondre. En effet, les conséquences de cette construction impériale sur les institutions, la vie politique, l’enseignement supérieur et secondaire, les sciences humaines, qui voient se développer en leur sein des sciences dites coloniales consacrées par la création d’une Académie ad hoc, et la littérature, mobilisée à des fins de propagande notamment, sont nombreuses.
De là le surgissement inédit d’une véritable République impériale dotée de structures perses, qui vivent par et pour les colonies, et d’un espace vital impérial jugé indispensable au développement de la métropole et à la vie de ses habitants.
Pour rendre compte de ce processus complexe et multiforme qui a longtemps affecté l’État et la société civile, nous avons forgé le concept d’impérialisation et eu recours à une approche dédisciplinarisée qui fait appel à de nombreux textes philosophiques, politiques, juridiques et littéraires.
Olivier Le Cour Grandmaison enseigne les sciences politiques et la philosophie politique à l’université d’Évry-Val-d’Essonne. Il a notamment publié Les Citoyennetés en Révolution 1789-1794 (PUF, 1992), 17 octobre 1961 : un crime d’État à Paris (collectif, La Dispute, 2001), Haine(s). Philosophie et politique (PUF, 2002), Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l’État colonial (Fayard, 2005), et, avec G. Lhuilier et J. Valluy, Le Retour des camps ? Sangatte, Lampedusa, Guantanamo… (Autrement, 2007).
« Avec ceux du FN – Un sociologue au Front national » de Daniel Bizeul
Le Front national est régulièrement dénoncé comme un parti dangereux pour la démocratie, et ses militants sont souvent assimilés à des ” racistes ” ou à des ” fascistes “. Ce jugement laisse pourtant sans réponses des questions qui sont brutalement redevenues actuelles en 2002 : pourquoi une fraction non négligeable de l’électorat accorde-t-elle ses voix aux candidats du FN et à son leader ? Par quels mécanismes une organisation politique aussi combattue peut-elle disposer d’adeptes convaincus ? Comment ceux-ci préservent-ils une image positive d’eux-mêmes ?
De 1996 à 1999, Daniel Bizeul a participé aux activités d’un groupe de militants du FN de la région parisienne. Tirant dans cet ouvrage les leçons de cette expérience singulière, il donne les clés de la force d’attraction de ce parti. En retraçant la persité des trajectoires sociales de ses militants, il restitue les motivations complexes de leur engagement et explique comment ils le vivent et le justifient au quotidien.
Il met aussi en évidence le rôle actif de la propagande diffusée par les cadres dirigeants ainsi que leur capacité à exploiter politiquement le désarroi d’une partie de la population (désespérance sociale, volonté de revanche, sentiment d’injustice, etc.). Refusant, par principe, de céder à la diabolisation, Daniel Bizeul fait ici la preuve que la sociologie peut activement contribuer à comprendre le ” phénomène FN “.
Daniel Bizeul est maître de conférences de sociologie à l’université d’Angers et membre du Groupe de recherche ” École, Travail, Institutions ” de l’université Paris-VIII. Ses travaux antérieurs ont porté, notamment, sur les populations nomades vivant en France, sur l’activité des prêtres en paroisse rurale et sur le rôle de la réflexivité dans l’enquête sociologique.
« La fin des terroirs – La modernisation de la France rurale – 1870-1914 » de Eugen Weber« La fin des terroirs – La modernisation de la France rurale – 1870-1914 » de Eugen Weber – Fayard – 1983
Voici un portrait saisissant, nouveau, étrange du paysan français du XIXe siècle. Étrange en effet, et étranger, ce ” sauvage ” couchant dans des huttes sur des bottes de fougère, largement illettré, ignorant le système métrique, la monnaie et la langue française, parfois même le plus grand pays au-delà du sien. Les proverbes ce livre en fourmille , les chansons et les contes populaires, les témoignages des contemporains fonctionnaires, magistrats, prêtres, militaires, instituteurs, touristes constituent la palette de l’historien Eugen Weber.
L’un des bénéfices de son approche est de faire apparaître le fossé qui sépare la France des villes de la France des campagnes, et la persité de ces dernières. Fiction d’une nation une et inpisible, qui ne fut réalisée qu’au XXe siècle.
La communauté paysanne n’est pas une non plus. De notables différences existent entre les paysans bretons et ceux du Limousin, de l’Ardèche, des Alpes, du Morvan, des Pyrénées, entre les parlers, les coutumes, l’alimentation, l’habitat, les modes de cultures… Autant de chapitres encore sur les fêtes et les veillées, la religion, l’émigration, la criminalité et la nuptialité, les communications et la politique, les foires et les marchés, la circulation des nouvelles… Une foison de détails tantôt saugrenus, tantôt monstrueux, insoupçonnés.
Weber fait renaître, ce monde disparu. Car le ” sauvage ” s’est urbanisé, civilisé, policé. Il a gagné les villes, parce que c’est là qu’on peut gagner sa vie; et les modes des villes l’ont gagné à leur tour. Les grandes peurs, les anciennes croyances, la misère, les maladies ont reculé. Comment ce monde est-il passé de son isolement à l’ouverture sur l’extérieur, d’une économie de subsistance à une économie de marché, de l’usage de la langue locale à celui de la langue officielle ? Weber analyse les facteurs de changement : la francisation de la France.
Eugen Weber, membre de l’Académie américaine des arts et sciences, est professeur d’histoire à l’Université de Californie (Los Angeles) et connu en France pour de nombreux ouvrages, dont l’Action française (nouv. éd., 1985), Ma France (1991), etc.
Dans ce troisième opus des Lapsus de l’actualité, l’analyse obstinée du même objet, les soulèvements des cités populaires, nous a conduit à prendre au sérieux les discours de la droite, donc les tours de passe passe du président.
Si l’arrière-plan social est toujours gardé sous la main et resservi comme une sortie d’apnée, il ne faut pas oublier de montrer toute l’envergure de la régression vers…(non pas l’ethnique de Retailleau) la barbarie anti-démocratique des forces réactionnaires actuelles.
Ça fait vieux jeu ? Écoutez-nous donc…
Génocides tropicaux – Mike Davis – Éditions La Découverte
À la fin du XIXe siècle, plus de cinquante millions de personnes moururent dans d’épouvantables famines qui survinrent quasi simultanément en Inde, au Brésil, en Chine et en Afrique. Déclenchées par le phénomène climatique aujourd’hui connu sous le nom d’El Niño, la sécheresse et les inondations provoquèrent des épidémies terribles, l’exode des populations rurales et des révoltes brutalement réprimées. C’est cette tragédie humaine absolument méconnue que Mike Davis relate dans cet ouvrage. Il montre en particulier comment la ” négligence active ” des administrations coloniales et leur foi aveugle dans le libre-échange aggrava de façon meurtrière ces situations catastrophiques. Ce livre offre une description saisissante des méfaits du colonialisme et de son régime politique et économique. Il présente ainsi un autre regard sur la naissance du tiers monde, en construisant une double histoire économique et climatique du développement qui conduit à penser l’interconnexion des deux grandeurs, naturelles et humaines, dans le cadre de ce qui était déjà, au XIXe siècle, un ” système-monde “. À bien des égards, Génocides tropicaux ajoute un chapitre important au grand ” livre noir du capitalisme libéral “.
« La République impériale – Politique et racisme d’état de Olivier Le Cour Grandmaison – Fayard – 11/02/2009
Au tournant du XIXe siècle, les républicains favorables aux conquêtes coloniales ont réussi là où leurs prédécesseurs avaient échoué. Entre 1871 et 1913, les possessions françaises en outre-mer sont passées de moins d’un million de kilomètres carrés à treize millions. Quant aux « indigènes », leur nombre a progressé de sept à soixante-dix millions en 1938. Extraordinaire expansion. Elle est sans précédent dans l’histoire du pays qui, devenu la seconde puissance impériale du monde après la Grande-Bretagne, est confronté à des tâches multiples et complexes. Comment diriger un empire aussi vaste ? De quels instruments politiques, administratifs, juridiques – le droit colonial par exemple – et scientifiques la métropole a-t-elle besoin pour remplir les missions nouvelles qui sont les siennes désormais ? Quelles orientations – assimilation ou association – mettre en œuvre dans les territoires de la « Plus Grande France » ?
Telles sont quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage entend répondre. En effet, les conséquences de cette construction impériale sur les institutions, la vie politique, l’enseignement supérieur et secondaire, les sciences humaines, qui voient se développer en leur sein des sciences dites coloniales consacrées par la création d’une Académie ad hoc, et la littérature, mobilisée à des fins de propagande notamment, sont nombreuses. De là le surgissement inédit d’une véritable République impériale dotée de structures diverses, qui vivent par et pour les colonies, et d’un espace vital impérial jugé indispensable au développement de la métropole et à la vie de ses habitants.
Pour rendre compte de ce processus complexe et multiforme qui a longtemps affecté l’État et la société civile, nous avons forgé le concept d’impérialisation et eu recours à une approche dédisciplinarisée qui fait appel à de nombreux textes philosophiques, politiques, juridiques et littéraires.
Olivier Le Cour Grandmaison enseigne les sciences politiques et la philosophie politique à l’université d’Évry-Val-d’Essonne. Il a notamment publié Les Citoyennetés en Révolution 1789-1794 (PUF, 1992), 17 octobre 1961 : un crime d’État à Paris (collectif, La Dispute, 2001), Haine(s). Philosophie et politique (PUF, 2002), Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l’État colonial (Fayard, 2005), et, avec G. Lhuilier et J. Valluy, Le Retour des camps ? Sangatte, Lampedusa, Guantanamo… (Autrement, 2007).
Bernard Lahire a été cité pour son œuvre où il se propose de délimiter le concept d’habitus de Pierre Bourdieu à travers une analyse de l’individu …
« L’homme pluriel – Les ressorts de l’action » de Bernard Lahire – Pluriel – Fayard – 09/08/2011
L’homme des sciences humaines et sociales est le plus souvent étudié dans un seul contexte ou à partir d’une seule dimension. Or, dans des sociétés où les hommes vivent souvent des expériences socialisatrices hétérogènes, chacun est porteur d’une pluralité de dispositions : Bernard Lahire envisage toutes les facettes pour donner à comprendre les singularités du social.
L’homme que les sciences humaines et sociales prennent pour objet est le plus souvent étudié dans un seul contexte ou à partir d’une seule dimension. On l’analyse en tant qu’élève, travailleur, consommateur, conjoint, lecteur, pratiquant d’un sport, électeur, etc. Or, dans des sociétés où les individus vivent simultanément et successivement des expériences sociales hétérogènes et parfois contradictoires, chacun est inévitablement porteur d’une multiplicité de dispositions, de façons de voir, de sentir et d’agir.
Interrogeant la manière dont l’individu s’inscrit dans une pluralité de mondes où il agit différemment selon les contextes qu’il rencontre, l’auteur esquisse une théorie de l’acteur pluriel qui met en évidence les plis les plus singuliers du social.
On peut retrouver Didier Fassin sur Médiapart avec un article au titre évocateur : En France, « la police a gagné la bataille idéologique » …
« La Force de l’ordre – Une anthropologie de la police des quartiers » de Didier Fassin – Seuil – 20/10/2011
Depuis trois décennies, tous les désordres urbains qu’a connus la société française sont survenus à la suite d’interactions meurtrières entre la police et les jeunes dans des quartiers dits sensibles. Mais au-delà de ces moments dramatiques, quels sont les rapports entre les forces de l’ordre et les habitants des banlieues ? Pour le comprendre, Didier Fassin a partagé pendant près de deux ans le quotidien d’une brigade anti-criminalité de la région parisienne. Cet ouvrage est le fruit de son enquête, la première du genre en France.
Loin des imaginaires que nourrissent le cinéma et les séries télévisées, il raconte le désœuvrement et l’ennui des patrouilles, la pression du chiffre et les doutes sur le métier, les formes invisibles de violence et les manifestations méconnues des discriminations. Inscrivant ces pratiques policières dans les politiques qui les rendent possibles, il montre qu’elles visent moins à protéger l’ordre public qu’un certain ordre social. Les scènes à la fois saisissantes et ordinaires rapportées dans ce livre dévoilent ainsi l’exception sécuritaire à laquelle sont soumises les cités.
Didier Fassin est professeur de sciences sociales à l’Institute for Advanced Study de Princeton et directeur d’études à l’EHESS. Il a notamment publié La Raison humanitaire (Hautes Études-Gallimard-Seuil, 2010), L’Empire du traumatisme (Flammarion, 2008) et Quand les corps se souviennent (La Découverte, 2006).
Politique du désordre
« Politiques du désordre – La police des manifestations en France » de Olivier Fillieule et Fabien Jobard – Seuil – 05/11/2020
Les affrontements entre la police et les manifestants se sont multipliés en l’espace de quelques années. Avec pour bilan un nombre effarant de blessés, mais aussi des décès. Comment en sommes-nous arrivés là ? Après Mai 68, la pacification du maintien de l’ordre avait fait la fierté des gouvernements français successifs. Mais, dans un contexte de tensions sociales accrues, de violences urbaines et de terrorisme, le maintien de l’ordre s’est militarisé et finalement brutalisé. La manifestation de rue se voit de moins en moins reconnue comme une expression légitime de la contestation. La violence de la répression, la simple vue de l’armement des forces de l’ordre exercent désormais, à elles seules, de puissants effets de dissuasion.
Grâce à des enquêtes menées depuis plus de vingt ans, Olivier Fillieule et Fabien Jobard établissent le constat implacable de ces régressions successives et les analysent. Les nouvelles « politiques du désordre » qu’ils décrivent mettent au défi notre démocratie.
Olivier Fillieule est professeur de sociologie politique à l’Institut d’études politiques (IEP) de l’université de Lausanne.
Fabien Jobard est directeur de recherches au CNRS (Cesdip) et directeur du Groupement européen de recherches sur les normativités (GERN).
La seconde moitié de l’émission a été consacrée à un décryptage pour le moins critique de l’article suivant de Éric Delbecque
Accuser les forces de l’ordre : le paroxysme de la paresse intellectuelle et le paravent de l’idéologie, Le Temps – 06/07/2023
OPINION. L’ancien directeur de la sûreté de «Charlie Hebdo» après l’attentat de 2015, Eric Delbecque, s’insurge contre les discours qui s’en prennent aux forces de l’ordre en omettant les territoires où elles interviennent, manquant l’essentiel.
Le summum ayant été atteint lorsque l’article en question cite Norbert Elias pour justifier une pensée … exactement contraire à celle de l’auteur !!!
On passera sur les écrits de cet individu de « Les ingouvernables – De l’extrême gauche utopiste à l’ultragauche violente, plongée dans une France méconnue » en 2019 à « L’insécurité permanente – Les causes de l’impuissance française » en 2022 ..
C’est en pleine montagne de Savoie que Patrick a démarré l’émission accompagné de Karim et d’Olivier tous deux confortablement installés dans le canapé luxueux du studio parisien pour le premier et le fauteuil de direction de la régie de Cause Commune pour le second.
Karim et Olivier ont matérialisé leur convergence en révélant avoir tous deux abandonné le savoureux poulet du dimanche pour se trouver au lieu et à l’heure de l’émission (exceptionnellement) dominicale, ce qui a été l’objet d’un rapprochement avec la dénomination de la première pause musicale elle aussi en rapport avec la goûteuse volaille plus haut citée.
On aura noté la citation de Patrick relative au futur de l’émission : « Tant qu’on tuera des gens, on sera toujours là »
Comme pour Médine, la sélection de l’information par les dominants se manifeste aussi par le peu d’évocation du parcours judiciaire du déjà condamné sans évoquer ses affaires judiciaires en cours !
Référence : « Les nouveaux chiens de garde de Serge Halimi »
Elle a été l’occasion d’insister sur la difficulté d’avoir prise pour agir sur le genre comme élément de la domination alors que cela semble plus évident de faire de même sur la classe sociale ou le racisme.
Ainsi, il s’avère que le règne de la mafia ou de la barbarie est protégé par les dominants et les puissants.
Référence : « Les mondes rêvés de Georges – Guerres et pauvreté – Avec Séverin Duc »
Le rôle réel de Gérald Darmanin a été mis en lumière : celui de l’artisan de la création d’une crédibilité chez les dominants. Ce qui a permis de conclure que le néolibéralisme ne s’adosse que sur la police pour maintenir sa domination.
Référence : « Le Père Duchesne »
Le sujet s’est achevé sur le caractère psychotique totalement inhumain d’Emmanuel Macron qui a démembré les corps intermédiaires d’une démocratie digne de ce nom. L’hypothèse a été émise sur l’éventualité que ce caractère est peut-être dû au fait qu’il n’a jamais eu d’enfant.
Référence : « Les mondes rêvés de Georges – Les SDF « propriétaires » de chiens – Avec Christophe Blanchard »
Enfin, en prélude à la prochaine émission, il a été une énième fois promis que la publication suivante de Frédéric Lordon serait examinée la semaine prochaine. De la république policière à la république fasciste ? – 26/07/2023. (La pompe à phynance, Les blogs du Diplo, 26 juillet 2023)
[Les références suivantes sont citées dans l’ordre dans lequel elles ont été évoquées au sein de l’émission NDLR]
Serges Halimi, Les nouveaux chiens de garde
Les médias français se proclament « contre-pouvoir ». Mais la presse écrite et audiovisuelle est dominée par un journalisme de révérence, par des groupes industriels et financiers, par une pensée de marché, par des réseaux de connivence.
Alors, dans un périmètre idéologique minuscule, se multiplient les informations oubliées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices, les services réciproques.
Un petit groupe de journalistes omniprésents impose sa définition de l’information-marchandise à une profession de plus en plus fragilisée par la crainte du chômage. Ces appariteurs de l’ordre sont les nouveaux chiens de garde de notre système économique.
Paru en 1997, actualisé en 2005, le livre de Serge Halimi – comme il l’explique ici en préambule – décrit un monde médiatique qui a beaucoup changé depuis, mais dont les principaux protagonistes tiennent encore le haut du pavé.
Cette réédition inclut un nouvel avant-propos et, dans une annexe inédite, un florilège des réactions souvent indignées suscitées par cet ouvrage.
Longo Maï, sur les sentiers de l’utopie – Un reportage de Anne Jourdain
Un monde nouveau, solidaire, dégagé des impératifs de la rentabilité, comment ça marche ?
Peu d’expériences de ce type peuvent prétendre avoir un passé.
C’est le cas de Longo Maï en Provence. Depuis un demi-siècle, on y travaille beaucoup, on y discute énormément.
Les générations se succèdent, les gens vont et viennent, l’aventure continue.
Par Anne Jourdain (août 2023)
Directeur d’une ONG s’occupant des enfants en situation de rue au Népal, Jean-Christophe Ryckmans mène parallèlement une thèse de science politique dans laquelle il revient sur ses quinze années d’expérience auprès des jeunes en survie urbaine ainsi qu’au milieu des institutions sociales internationales ou népalaises. […]
Asiles – Études sur la condition sociale des malades mentaux de Erving Goffman
« Asiles – Études sur la condition sociale des malades mentaux de Erving Goffman »
Avant de devenir professeur de sociologie à l’université de Berkeley, Erving Goffman s’est fait, trois années durant, l’ethnologue scrupuleux des malades mentaux internés dans les hôpitaux psychiatriques.
Il présente dans Asiles une interprétation en profondeur de la vie hospitalière qui situe les pratiques thérapeutiques quotidiennes dans leur cadre le plus objectif, celui d’une “ institution totalitaire ”, c’est-à-dire d’un établissement investi, comme la prison ou le camp de concentration par exemple, de la fonction ambiguë de neutraliser ou de réadapter à l’ordre social un type particulièrement inquiétant de déviants.
La tension, et souvent la contradiction, qui existe entre l’exigence thérapeutique et ces impératifs de sécurité et de contrôle social rend compte du mode conflictuel de l’existence asilaire et des malentendus de la vie quotidienne au sein de l’hôpital.
Par-delà les troubles de sa subjectivité, le malade mental est ainsi aliéné au second degré, parce que la maladie est institutionnalisée dans un espace social qui lui impose les déterminations majeures de la servitude.
La police : mythes et réalités » de Jean-Paul Brodeur – Criminologie – 1984
Le Père Duchesne est le titre de différents journaux qui ont paru sous plusieurs plumes durant la Révolution française. Le plus populaire était celui de Jacques-René Hébert, qui en a fait paraître 385 numéros de septembre 1790 jusqu’à onze jours avant sa mort à la guillotine, survenue le 4 germinal An II (24 mars 1794).
Une bibliothèque numérique unique et originale dans le monde francophone en sciences sociales et humaines, développée en collaboration avec l’Université du Québec à Chicoutimi, fondée et dirigée par Jean-Marie Tremblay, bénévole, professeur de sociologie au département des sciences humaines du Cégep de Chicoutimi.
Christophe Blanchard, anthropologue, enseignant chercheur à Villetaneuse Paris 13 présente sa recherche menée auprès des SDF qui vivent /survivent à la rue en compagnie de chiens. Sa perspective, novatrice, nous révèle un univers méconnu où l’espèce canine est intégrée dans le tissu des relations sociales entre SDF, notamment au travers […]
Les « Punk à chien », sur Wikipedia
Cause Commune reçoit Stéphane Sirot, historien spécialiste du mouvement ouvrier, du syndicalisme et des formes de lutte depuis la IIIe République. Dans cette émission, le chercheur analyse le virage du néolibéralisme du point de vue de la “réforme” syndicale. De la démocratie sociale au dialogue social, c’est le processus qui conduit d’un syndicalisme de […]
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.