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Cette semaine sur Dissonance cognitive, Bud reçois J-R de la chaine Youtube Projotirock. Soutien indéfectible de la scène émergente, venez découvrir un personnage passionné par son rôle, et passionnant par son investissement “
Comment construire un récit engageant, encourageant, constructif, qui embarque l’ensemble de la population, un récit d’un monde soutenable, qui respecte les limites planétaires, et les accords de Paris et qui donne envie d’y vivre, d’y participer, c’est la question métaphysique du jour que nous allons poser à nos invités.
Régis Genté, journaliste, correspondant dans l’ancien espace soviétique pour RFI, France 24 et Le Figaro, est installé depuis plus de vingt ans à Tbilissi, capitale de la Géorgie. Un an après (ou presque) l’invasion de l’Ukraine par la Russie de Poutine, le 24 février 2022, il questionne le rôle de la milice Wagner dans les combats se déroulant dans le Donbass ainsi que les ambitions prêtées à son fondateur Evgueni Prigojine.
La prise de Soledar, le 11 janvier 2023, est la première victoire russe depuis la contre-offensive ukrainienne de l’été dans la région du Donbass. Si l’importance stratégique de la ville conquise est toute relative, la question de savoir à qui revient le mérite de cette victoire l’est moins. A en croire du moins la mini guerre de l’information qu’elle a entraînée, le groupe Wagner et le ministère de la Défense russe s’en attribuant chacun la paternité exclusive ou partielle. Outre la photo d’Evgueni Prigogine posant au fond de la mine de sel ayant donné son nom à la ville, et le drapeau à tête de mort de la milice Wagner dont il est le fondateur, flottant sur Soledar, en lieu et place du drapeau tricolore russe, on retiendra de la séquence historique la nomination le lendemain, le 12 janvier 2023, par Vladimir Poutine du général Valeri Guerassimov, déjà chef d’état-major des armées, au poste de commandant militaire en Ukraine.
De toute évidence, constate Régis Genté, Evgueni Prigogine n’engrange apparemment pas les bénéfices escomptés de sa victoire à Soledar, avec la promotion de son rival Valeri Guerassimov dont le pouvoir sort renforcé par le cumul de ses deux fonctions. Vladimir Poutine a-t-il voulu réaffirmer la primauté de l’armée, instrument de la puissance de l’Etat russe, face à l’inconstitutionnalité du groupe paramilitaire Wagner dont l’existence n’a jamais été légalisée ? Le dirigeant russe joue-t-il son atout maître en renforçant les pouvoirs et l’autorité de Valeri Guerassimov, face à Evgueni Prigogine d’une part et Ramzan Kadyrov (le président tchétchène dont les milices « kadyrovtsy » combattent aussi en Ukraine et qui multiplie les appels à la guerre totale) d’autre part ? Les ambitions de ces deux chefs de guerre pratiquant la surenchère sont-elles perçues comme une menace échappant à tout contrôle ? Que dit cette séquence historique de ce qui se passe dans les arcanes du pouvoir à Moscou ? Que dit-elle du fonctionnement du système de Poutine ?
Retour sur le parcours d’Evgueni Prigogine. Né en 1961, à Saint-Pétersbourg (alors Leningrad), il est un ancien « zek », prisonnier russe : il fut condamné en 1979 à douze ans de prison pour « brigandage, escroquerie et incitation de mineurs à la prostitution ». Il est libéré en 1990, à la chute de l’Union soviétique, et fait fortune dans la restauration. Il est réputé proche de Poutine, une des rares personnalités à approcher le chef du Kremlin. Leur amitié ou proximité remonterait à l’époque où le fondateur du groupe paramilitaire Wagner, avait ouvert un restaurant de luxe à Saint-Pétersbourg où Poutine avait ses habitudes et continuait d’emmener ses hôtes officiels quand il devint président de la Fédération de Russie. D’où son surnom de « cuisinier de Poutine ». Aujourd’hui, il ferait peur à une partie des élites et des cercles dirigeants russes dont il fait partie. Pourquoi ?
Est-ce en raison de sa férocité ? Evgueni Progogine a en effet recruté pour ses milices, dans les prisons russes, 40 000 hommes envoyés contractuellement combattre pour six mois en Ukraine en échange de leur libération, au terme du contrat. Plusieurs centaines de ces nouvelles recrues ont été sacrifiées sur les lignes ukrainiennes, lors de la prise de Soledar. Celui qui tentait d’échapper à la mort, s’enfuyait, refusait de monter à l’assaut, était abattu par les cadres de Wagner placés en seconde ligne.
Est-ce le chef de guerre qui fait peur ou bien les ambitions politiques qu’on lui prête à tort ou à raison ? Faut-il prendre à la lettre les déclarations d’Evgueni Prigogine ? L’homme n’a pas que des amis à Moscou. Quelle est la part de bluff et vantardise dans son comportement ? Afin de continuer à bénéficier de l’oreille de Poutine, mais aussi de l’accès aux ressources financières qu’il permet, faut-il coûte que coûte faire parler de soi ? Evgueni Prigogine est-il ou non en perte de vitesse ? Poutine peut-il se séparer maintenant de celui qui, depuis 2010, est volontiers l’homme des basses œuvres de son régime ? A la tête d’une armée privée portant le nom du musicien préféré de Hitler, patron d’un groupe médiatique Patriot et de ses fermes à trolls, Progogine a envoyé ses milices combattre en Ukraine dès 2014, puis en Syrie ; il aurait fait irruption dans la présidentielle américaine de 2016 pour empêcher la victoire d’Hilary Clinton ; il soutient les forces hostiles à la France en Afrique, il assure la sécurité de dirigeants africains en échange d’accords économiques et d’accès aux ressources minières. Une contribution notable qui interroge. Poutine peut-il vraiment lâcher Progogine ? Veut-il seulement apaiser les tensions avec l’armée russe en recadrant Prigogine et procéder à un nouvel rééquilibrage des forces militaires en Ukraine ?
ET
Vulgarisation scientifique, médiation scientifique, interface entre science et société, journalisme scientifique, éducation à la science et ses enjeux, science citoyenne, science participative, science pour les décideurs, vacances scientifiques, tiers lieux scientifiques… réseaux sociaux scientifiques… et n’oublions pas les sites qui décryptent les fakenews… Y a-t-il des différences entre tous ces concepts ?
En réalité, dans un monde où la connaissance scientifique imprègne notre quotidien, du moindre objet à la compréhension de ce qui nous entoure, la science est forcément un objet de culture des citoyens, un patrimoine plus ou moins développé, et surement un objet de citoyenneté efficace dans une démocratie.
Mais le mot vulgarisation est surement parfois perçu comme un peu péjoratif, et pour certains scientifiques considéré comme une forme de « dévalorisation » de leur pensée et mode de travail. D’ailleurs en anglais on traduit ça plutôt comme popularisation scientifique ou information scientifique populaire…
Pourtant quand Hubert Reeves parle de l’astrophysique, il fait rêver ceux que l’univers passionne…
Ou quand le journal Epsiloon nous dit qu’il s’adresse aux passionnés de science comme à tous les curieux, sur tous les sujets scientifiques, il s’agit bien de vulgariser, rendre accessible, ce qui fait le quotidien et l’actualité des scientifiques…
Il y a du plaisir et de la fascination à comprendre, à se voir expliquer les connaissances sur les mécanismes en cours dans la nature, dans l’espace, dans la matière, dans nos corps et cerveaux…
Mais faut-il alors réserver la notion de vulgarisation à une forme de loisir, de parcours culturel volontaire pour ceux qui veulent bien s’intéresser aux sujets scientifiques, par opposition à un objectif opérationnel, nécessaire au bon fonctionnement de nos société qui se résume à une autre question, très actuelle : Quel minimum vital de littératie scientifique pour tous ?
Penser qu’on aurait ainsi d’un côté le plaisir et les loisirs pour ceux qui veulent en savoir plus de façon « désintéressée », non opérative, et de l’autre tout ce qui est de l’ordre d’un « Service public » de littératie scientifique nécessaire à la bonne marche d’une société, c’est très « techno ». Mais on sent bien que c’est dans l’air
D’un côté, ce qui serait indispensable à comprendre, pour contribuer, influencer et accompagner, voir applaudir les décisions des élus et autres décideurs : c’est-à-dire du savoir et de la connaissance à acquérir et éventuellement apprendre sans plaisir, pour être un bon citoyen ou professionnel…ou même élu local… : Sensibilisation, éléments de langage, formation continue plus ou moins obligatoire, etc.
et de l’autre ce que chacun a le droit et l’envie de comprendre, d’apprendre et de savoir, déconnecté de l’opératoire, choisi par chacun quand il veut… le fun.
« À l’heure où tout prédispose au pessimisme, nous devons plus que jamais garder le cap de notre ambition collective, seule voie permettant d’améliorer le quotidien de nos concitoyens.
Ce texte est extrait de l’édito du rapport d’activités 2021 de la fédération des EPL, fédération de 11 000 élus locaux impliquées dans les Entreprises Publiques locales. Elle est présidée par le maire de Nanterre Patrick Jarry, et nous recevons aujourd’hui Olivier Toubiana, responsable du département aménagement à la Fédération des EPL.
Le site de la Fed EPL
Aujourd’hui, nous recevons Mathilde Levesque, professeure de français depuis une dizaine d’années dans un lycée d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), s’attache à transmettre à ses élèves de banlieue des clés pour s’en sortir.
L’enseignante passionnée rend hommage aux fulgurances de ces jeunes, dans son Dictionnaire amoureux de l’éloquence (ed.Plon).
Man, Batman, Batwoman, Superman, Spiderman, Aquaman, Hawkman, Wonder Woman, Plastic Man, AnimalMan, Hourman, Freddy Freeman, Ragman… voici la liste des super héros des comics qui contiennent man ou woman dans leur nom. Bien entendu, ils ont tous des supers pouvoirs et ils sont tous et toutes supers forts. Vous avez forcément votre préféré. Perso, c’est Mizou Mizou – le pétomane, pour celles et ceux qui ont la référence. De cet imaginaire du super héros, se crée ensuite des épreuves sportives, comme s’il fallait des supers pouvoirs pour les terminer. La plus connue d’entre elles, Iron Man. L’Homme de fer. Tout un programme. Nous en parlions dans Rayons Libres #97 avec Raphaël Verchère.
Il y a aussi des festivals, comme le burning man, qui se tient une fois par an dans le désert de Black Rock, au Névada. D’ailleurs ce festival “Burning Man”, qui n’est plus tout à fait aujourd’hui ce qu’il était en en 1986, n’est pas un festival mais le rassemblement d’une communauté. C’est cette idée de rassembler une communauté, qui a inspiré Axel Carion, quand il crée en 2016 Le Biking Man, devenu depuis le Biking Man Origine. C’est un championnat de courses d’ultra-distance à vélo qui rassemblerait les conditions climatiques et topographiques les plus extrêmes de la planète. Ces courses seraient destinées à des femmes et des hommes de tout horizon (amateurs comme professionnels).
C’est quoi ce biking man Origine ? C’est qui ? C’est où ? C’est comment ? Et comme on l’entend plusieurs fois dans ce film “Marathon Man” (sorti en 1976). “Is it safe ?”… Dustin Hoffman répond tremblant “no it is not safe”. Et surtout, c’est pour qui, que les super-héros ?
Il nous relate aujourd’hui, un exemple de violence motorisée. Quand abîmer un rétroviseur par accident rend fou le propriétaire du dit rétroviseur. Pensées vers Anne.
Kalabrese – Get Up And Try
Chercheuse en science sociale, ethnographe, Mikaëla Le Meur a passé plusieurs années au Vietnam, dans le cadre de sa thèse. Cette synthèse de ses travaux éclaire magistralement la fabrique du faux recyclage mondialisé des déchets. Elle montre que des industries et des multinationales se sont saisies de ce marché, où l’Occident invisibilise ses déchets en les exportant tout en continuant à polluer la planète.
C’est ce que nous démontre la chercheuse, au travers d’une investigation de terrain qui décrit l’enfer environnemental au Vietnam. Voyage dans l’univers de l’externalisation des ordures de l’Occident dans le reste du monde où les prolétaires du tri sont atteints par les miasmes délétères.
Mikaëla Le Meur, Le mythe du recyclage, éd. Premier Parallèle, 2021.
Irracible – Le triomphe de l’anarchie
Seconde partie des conférences / tables rondes avec les invité·e·s des directions de la Mairie de Paris concernant les pratiques et les changements induits dans les relations sociales par le numérique (cette séance s’est tenue le 23 novembre 2022 à la BnF – Bibliothèque Nationale de France), notamment les acteurices autour de Mike RACKELBOOM.
D’abord il est ici discuté du 5ème engagement de la Ville : développer les sites de proximité pour soutenir les apprentissages. Avec les interventions de LA POSTE, la Direction des Solidarités, et la FAS d’Ile de France. Avant la signature par Léa FILOCHE de cette stratégie pour les prochains mois.
Il y est question des injonctions faites aux parents, des pratiques des enfants et jeunes, et des actions menées notamment parce que “l’évitement des risques n’est pas suffisant pour éduquer !”
Enfin la dernière table ronde avec des regards croisés sur les incidences des nécessités ou obligations numériques sur les personnes illettrées ou allophones n’ayant pas bénéficié d’études dans leurs pays d’origine, avec :
Plusieurs projets ou dispositifs sont décrits, lesquels ont tous pour visée de soutenir des apprentissages d’utilisation des outils numériques — en sus des ceux concernant la langue française, écrite et lue, qu’il s’agisse des besoins singuliers de personnes étrangères arrivées récemment sur le territoire, ou de personnes n’ayant pas bénéficié ici ou là d’éducation et se retrouvent de fait discriminées au quotidien.
Début janvier, à l’initiative du DAL une réunion de plusieurs collectifs et citoyen·ne·s s’est tenue pour analyser avec l’avocat Matteo BONAGLIA le texte de la proposition de loi KASBARIAN (qui sera discutée au Sénat le 31/01/2023) et qui a pour ambition de traquer et expulser plus vite et sans recours les squatteur·euses, les personnes sans bail, hébergées contre services, ET les locataires en retard de paiement de loyer. Une émission précédente s’en est fait l’écho.
Quelques intervenants lors de cette réunion s’expriment ici sur leurs visions des luttes à mener, puis on va à la rencontre de manifestant·e·s le samedi 28 janvier, place de la Bastille à Paris (plusieurs autres manifestations se sont déroulées ailleurs le même jour). Il est question de la mobilisation contre ce texte, qui préfigure sans doute de nouvelles attaques à venir, véritables harcèlements contre celles et ceux qui tentent par plusieurs moyens d’avoir un toit, un logement digne, un coin pour vivre.
Rassemblé·e·s derrière la bannière “Se loger n’est pas un crime“, chacun·e expose des points de vue sur la logique et les soubassements idéologiques de cette loi et s’apprêtent à devoir poursuivre les luttes dans les semaines à venir — sur ce sujet, et sur d’autres beaucoup plus médiatisés (les retraites, les allocations chômage, …) mais augurant également des mêmes recherches libérales. Comme indiqué sur une banderole cet après-midi : “tout ce qui ne sera pas défendu sera détruit”
Deux fanfares accompagnent le défilé, de la place de la Bastille à celle devant le Sénat ! (dont avec la reprise du chant “La semaine sanglante”, écrite par Jean-Baptiste Clément en 1871 pour dénoncer la répression de la Commune de Paris).
A lire aussi : les informations données par la plateforme pour le logement pour toustes ; et un collectif d’associations unies.
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.