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Or


« Walter Benjamin a pu écrire dans son portrait de la ville de San Gimignano : « les fermes qui n’eurent que la nécessité pour architecte sont, non seulement par le dessin, mais par les différents tons de brique et des vitres, plus distinguées qu’aucune demeure patricienne au fond de son parc. » En effet, comme Bernard Rudofsky a tenté de le montrer toute sa vie, « nous avons beaucoup à apprendre de ce que fut l’architecture avant de devenir un art de spécialistes. En particulier, les bâtisseurs autodidactes savent (dans le temps et dans l’espace) adapter avec un talent remarquable leurs constructions à l’environnement. » A contrario les architectes, à qui l’on a longtemps prêté des connaissances particulières en matière d’habitat ou de composition spatiale, ne mettent désormais leurs capacités qu’au service de leur prestige et de leur rémunération. »
Ces lignes, documentés et virulentes, constituent l’incipit d’un essai paru en fin d’année 2022 aux éditions Agones, intitulé Plaidoyer contre l’urbanisme hors-sol et pour une architecture raisonnée. Son auteur est Olivier Barancy, architecte, spécialiste des immeubles anciens et auteur de plusieurs livres sur l’art nouveau ou le mouvement moderne.
Longtemps, et encore aujourd’hui, parmi les excuses que l’on entend à propos des personnes qui ne veulent pas se mettre au vélotaf, vient le propos autour des vêtements. “Je ne peux pas arriver au bureau transpirant”, “les cyclistes sentent la transpiration” ou encore “je vais avoir froid, chaud”. Il y a tout un imaginaire autour des bons vêtements pour pédaler. Non, on n’est pas obligé d’enfiler un cuissard pour rouler au quotidien. Non on n’est pas obligé de trouver sur Vinted un pantacourt et une paire de sandales allemandes. Oui, il y a des vêtements qui restent plus adaptés que d’autres. C’est une histoire de matières utilisées. Une histoire de coupe aussi. La jupe crayon n’est pas idéale. Tout comme le jean brut slim sans élasthanne. Oui certaines matières, comme le nylon, l’acrylique génèrent de la transpiration et retiennent les odeurs corporelles. La cyclosphère adore cette expression, “il n’y a pas de mauvais temps, il n’y a que des mauvais vêtements”. D’où vient cette expression ? sally Rooney, romancière Irlandaise nous dit que l’expression vient de Suède. Peu importe d’où elle vient, elle est universelle géographiquement et universelle, quelle que soit la situation. A moto, à pied, en voiture, à vélo. Une expression qui me plait plus est attribuée à Mickael Colleville Andersen, le gourou danois du biclou. Dans son livre Copenhagenize… Il affirme en anglais à propos du vélo au quotidien “don’t dress for the journey, dress for the destination”. Traduit en français cela donnerait “Ne vous habillez pas en fonction de votre trajet, mais bien en fonction de votre destination” sous-entendu ensuite “quand vous vous déplacez à vélo au quotidien”. Aujourd’hui je reçois Yann et Marie-Laure Behr, ils ont lancé en 2020, juste avant la pandémie leur marque de vêtements, WOLBE. Un vestiaire, masculin pour l’instant, de vêtements adaptés à la pratique du vélo, pour se rendre au boulot. Entre choix des matières et attention sur les coupes. Les fringues à vélo, doivent-elles quand même être adaptées ?
Sont-ils venus au studio aujourd’hui, à vélo et comment sont-ils habillés ? Qu’elle est leur vision du vêtement à vélo au quotidien ? Voyons tout de suite avec eux.
Rouler à 3Okm/h.
La retraite, interprété par les Vulves Assassines
Aujourd’hui, nous nous intéressons à l’accès au sport des personnes en situation de handicap et l’inclusion des parasportifs, grâce au décloisonnement.
Nous avons souhaité à plusieurs reprises mettre en avant le parasport, vu son importance pour le sport et pour les enjeux sociétaux. Nous avons déjà reçu des parasportifs, des champions, comme des pratiquants en loisir. Nous avons échangé avec des parasportifs qui se sont reconstruits par le sport, suite à un accident ; avec d’autres nés avec un handicap ; avec certains, enfin, que la maladie affaiblit. Nous nous sommes entretenus avec des personnes ayant un handicap moteur, sensoriel, mental, psychique ; avec des personnalités telles que la présidente du Comité Paralympique et Sportif Français.
Dans cette émission, c’est donc surtout de décloisonnement dont nous parlons. Des acteurs du mouvement sportif et des pouvoirs publics se sont lancés dans un projet d’inclusion. Quels sont les premiers résultats de cette politique volontariste ? quelle est la suite envisagée ? Quels sont les bienfaits de ce décloisonnement ? Est-ce que le parasport évolue en France ? Quels sont les outils mis à disposition des clubs et collectivités territoriales ? Que peut-on attendre des Jeux Paralympiques à Paris ?
« On a tous la tête de l’emploi », court-métrage de Daniel Le bras
Pour aller plus loin :
Dans cet épisode vous découvrirez JULAÏ, artiste riche d’une diversité culturelle suite à ses instants de vie entre Montréal, Avignon et Paris.
JULAÏ est un artiste attentif aux détails de son écriture et pourtant il écrit ses textes directement en cabine d’enregistrement, lorsque se rencontre sa créativité et la prod pour construire un titre complet!
JULAÏ vient nous présenter le fruit de cette créativité qui a donné naissance à son dernier EP « TEMPS TÔT », projet qui affirme une fois de plus son identité musicale et l’exposant comme le plus québécois des rappeurs français !
Un freestyle en fin d’émission qui vous plongera dans son univers qu’il sait moduler pour embarquer le public!
Cette émission est consacrée aux atteintes aux droits humains dans Le Monde. Nous allons parler de la guerre en Ukraine, qui nous rappelle que la guerre n’est pas une affaire oubliée en Europe, mais que les obus sont tirés sur des civils à 2 400 kilomètres de Paris.
Nous allons aussi parler du sort des Ouïghours, cette minorité musulmane d’Asie centrale, et notamment dans le Xinjiang et qui subit un génocide de la part des autorités chinoises, au départ dans un silence général mais les choses ont un peu changé depuis.
Et puis nous parlerons également d’un conflit qui passe sous les radars médiatiques, lui aussi dans une zone d’influence russe, le Haut-Karabagh.
Michel Guérin, inspecteur général honoraire de la Police nationale et ancien de la DST, effectue ses débuts dans le contre-espionnage en 1978. Il a notamment occupé le poste directeur de cabinet, sous-directeur de la technique et des moyens opérationnels, puis du contre-terrorisme. Après 2008, il devient directeur central adjoint de la DCRI qui succède à la DST, puis chef de l’inspection générale de la DGSI, à sa création en 2014. Il publie avec Jean-François Clair et Raymond Nart, La DST sur le front de la guerre froide, aux éditions Mareuil.
La DST (Direction de la Surveillance du Territoire) est née en 1944, sur les ruines d’une Europe ravagée par le Second conflit mondial du XXème siècle, et alors que va débuter la Guerre froide qui divisera les Alliés vainqueurs et se caractérisera par la confrontation idéologique et stratégique entre deux blocs : le bloc occidental constitué autour de l’OTAN, et le bloc soviétique constitué autour du Pacte de Varsovie. La Guerre froide se prolongera jusqu’à la Chute du Mur de Berlin et se traduira par une bipolarisation des relations internationales, malgré quelques velléités d’indépendance ou d’autonomie au sein de chacun des deux camps (la France et ses relations compliquées avec l’OTAN et les États-Unis ; l’émergence des Non-Alignés, la posture de la Yougoslavie ou celle de la Roumanie, la Révolution chinoise, etc.).
Pour le service du contre-espionnage, la Guerre froide signifie une guerre de l’ombre, où tous les coups sont permis, Une guerre où s’affrontent deux blocs, le bloc de l’Est et celui de l’Ouest : l’URSS et ses satellites, les Démocraties populaires, d’un côté, les États-Unis et ses alliés de l’autre. La guerre froide, c’est celle du renseignement, de la désinformation, celle des espions, des officiers de renseignement, des soldats de l’ombre qui meurent parfois dans l’exercice de leurs fonctions et dans l’anonymat. Souvent critiquée, la DST a des relations d’autant plus compliquées avec le pouvoir politique, les médias, les institutions que la plupart de ses actions, quelles qu’elles soient, sont secrètes ou inconnues du grand public et qu’elle ne peut que très rarement s’affranchir de sa réserve et s’exprimer dans le débat public.
Michel Guérin, qui a exercé de hautes responsabilités au sein de la DST, précise quel est le rôle de de la DST dans cette guerre de l’ombre où elle est en première ligne face au KGB, au GRU ou aux services des pays de l’Est, jusqu’en 1989. Il revient sur les circonstances dans lesquelles est né le service de contre-espionnage. La DST part de zéro, non pas qu’il n’y ait jamais eu d’équivalent de ce service auparavant en France, mais parce que les archives de l’ancien Contrôle général de la Surveillance du Territoire (CGST) et de la Sureté générale, mais également en partie celles des Renseignements généraux et du service rattaché à la préfecture de Police de Paris, ont été détruites à l’arrivée des Allemands en 1940, ou bien disparues dans le naufrage des péniches qui les transportaient en direction de la zone libre, ou bien transférées à Berlin par l’occupant nazi et confisquées par les Soviétiques lorsqu’ils arrivent à Berlin, à la fin de la guerre, pour finalement être rendues (en totalité, en partie ?) rendues à l’État français, sous le premier mandat présidentiel de François Mitterrand.
Michel Guérin constate qu’il faudra 20 ans à la DST pour se relever de cette perte des archives. Ce qui ne l’empêchera de remporter quelques beaux succès qui permettront notamment l’expulsion d’une centaine d’officiers soviétiques, sans compter leurs collègues des pays « frères ». Pourtant, les premiers dossiers ou affaires de la DST ne relèvent pas du contre-espionnage classique. En effet, le premier grand chantier de la DST concerne les affaires dites « LIKI » (abréviation de liquidation) ou urgences politiques et judiciaires : séquelles de la guerre, collaboration, démantèlement et mise à nu des réseaux allemands, déferrement des traîtres devant les tribunaux. Puis vint la Guerre d’Algérie qui occupa un bon moment la DST, avec des missions d’ordre sécuritaire dans le cadre de la lutte contre les réseaux du FLN en France et les attentats contre la puissance coloniale.
La période d’apprentissage qu’entame la DST à sa création est d’autant plus délicate qu’elle ne bénéficie d’aucune coopération avec les Américains, au début du moins. Allié ne signifie pas ami. La présence de ministres communistes au gouvernement contribue à l’écart des services français par les Américains, les Canadiens et les Anglais. Pour mémoire, le Parti communiste français (PCF) est non seulement le Parti des 75 000 fusillés, mais alors un parti durablement installé alors dans le paysage politique français et notamment le premier parti de France aux élections législatives de 1948.
Quels sont les moyens d’action et les missions de la DST ? Quelle est la nature de ses relations avec d’autres structures : le Quai d’Orsay ? la presse ? Les hommes politiques ? Pourquoi les hommes et les femmes de la DST sont-ils perçus comme des empêcheurs de tourner en rond ? Jusqu’à quel point ? Le sont-ils ? Quels sont les grands succès du contre-espionnage français ? Quelles affaires en particulier en sont emblématiques ? A quoi correspond l’âge d’or du renseignement ? L’importance du renseignement humain a-t-elle été négligée en France, comme dans d’autres pays ? Pourquoi ce livre maintenant ?
Michel Guérin, Jean-François Clair, Raymond Nart, La DST sur le front de la guerre froide, éditions Mareuil, 2022
Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).
Vous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de l’émission (salon #libreavous, mais nous n’y sommes pas forcément tout le temps) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire.
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« Nous cherchons à prouver que la ville doit disposer d’un poumon d’espaces disponibles en dehors des logiques froides du marché immobilier, de la valorisation foncière. Ces « servitudes temporaires d’espaces non-marchands » doivent permettre de favoriser des idées nouvelles, des actions inédites, des ambitions subversives face aux réalités contemporaines parfois violentes, notamment sur le plan social et écologique. De ces espaces-temps inexploités, l’urbain doit se nourrir pour façonner les usages de demain, car la ville a besoin de laboratoire, de parenthèses physiques et spatiales pour que la société s’exprime et que les experts se rappellent que nous sommes tous des urbanistes. »
Ce texte est tiré du catalogue de l’exposition Lieux Infinis, qui a eu lieu au Pavillon Français de la Biennale d’architecture de Venise en 2018, grâce à l’agence Encore Heureux.
Il présente des aspirations urbaines et des valeurs politiques alors revendiquées par la coopérative Plateau Urbain, dont j’ai le plaisir d’accueillir la directrice du développement, Angèle de Lamberterie et Mathias Rouet, le directeur des études, et co-initiateur du projet avec Simon Laisney et bien d’autres.
Laurène Daycard, auteure de “Nos absentes” (Seuil). Ces quinze dernières années, plus de 2 000 femmes ont été tuées par leur (ex-)conjoint en France. En 2020, 35 % des victimes de féminicide conjugal avaient subi des violences antérieures. Une défunte sur cinq avait porté plainte. Entre 2015 et 2016, 82 % des plaintes et mains courantes déposées par des victimes de féminicide ont été classées sans suite.
Dans ce livre, la journaliste a retracé l’histoire de femmes tuées par leurs compagnons ou conjoints et recueilli le témoignage de survivantes pour que se dégagent les terribles constantes inhérentes aux féminicides : des alertes non prises en compte par la police et/ou la justice, des situations d’emprise, un traitement médiatique les reléguant au domaine du fait divers et une catégorisation sociale des violences conjugales, alors qu’en fait, elles existes toutes les couches de la société, y compris la grande bourgeoisie.
L’autrice nous emmène à la rencontre de survivantes et de familles endeuillées, mais aussi auprès des auteurs de ces actes pour tenter de comprendre l’origine des féminicides.
Taline, revient du Haut-Karabagh en Arménie. Tandis que la guerre en Ukraine focalise toute notre attention… à quelques heures de Paris d’autres drames se jouent.
Pourquoi ce conflit. Pourquoi si peu d’intérêt médiatique aujourd’hui. À l’occasion de cet entretien, nous expliquons la genèse de cette guerre.
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.