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Or


Dans ce premier numéro de l’année 2023, il est d’abord question de bilan. Mais plutôt que de s’apitoyer, nous explorons avec nos invités les raisons de penser que 2023 peut initier des futurs désirables. De la lutte contre la précarité jusqu’aux alternatives politiques aux modèles orthodoxes de l’économie ultra libérale, c’est résolument Le Moment de changer de perspectives !
Simon Parcot, écrivain et philosophe, il publie son premier roman Le bord du monde est vertical aux éditions Le mot et le reste.
La montagne est son univers et sa source d’inspiration. Il y puise l’énergie qui le met en mouvement, le mue, l’incite à repousser les limites de soi et des autres, l’énergie qui l’aide à faire en soi l’expérience de l’autre, éprouver l’insaisissable altérité, fugitive, perdue et retrouvée dans l’incessant mouvement qui est celui de la vie. Mais aussi de la mort. Simon Parcot publie un premier roman, fruit de quatre années d’écriture, de réécriture, de marche sur les routes de Compostelle ou d’autres chemins qu’offre le vaste monde, de l’Himalaya au Caucase en passant par les Balkans. Des fragments d’écriture pour restituer ou constituer une pensée archipélagique, qui dit l’être et le néant, qui exprime la force des émotions, les tensions, les obstacles et les difficultés, les transformations de soi, l’énergie cinétique contredisant toutes les représentations identitaires figées, essentialisées. L’éternité est ailleurs, si elle est.
Au commencement donc était la montagne. Sa beauté. Sa cruauté. Fascinante. Terrifiante. Sublime. Dans la vallée sauvage du Vénéon (Oisans) où s’est installé l’auteur. Au cœur de la Vallée des Glaces, une cordée. Sorte de brigade d’intervention, dont le rôle et la fonction au cœur des tempêtes et des vents de l’hiver est de relier entre eux des vivants dispersés, isolés les uns des autres, coupés du monde. La cordée affronte une tempête de neige alors qu’elle est en route pour rejoindre le Reculoir, ultime hameau avant le Bord du monde, cette gigantesque et mystérieuse montagne dont nul n’a pu atteindre le sommet, dont nul ne connait le sommet. A la tête de la cordée, deux chiens pisteurs, suivie d’Ysé la Bergère, la tête chercheuse du groupe ; puis vient Vik le Buffle, le porte-traîneau, ensuite Solal, le plus jeune, sorte de commis et enfin Gaspard, le chef mythique de la cordée, l’étrange personnage qui incarne à la fois la longue tradition des colporteurs, l’alpiniste du groupe et le héros brûlant du désir de tenter la grande Ascension. L’équipée initialement dépêchée pour une mission de routine découvre que son chef a un autre dessein. La cordée est menacée dans son unité, traversée de tensions, confrontée aux contradictions des uns et des autres, au désaccord entre ses membres, à la pluralité des projets parfois divergents, parfois convergents d’individus formant une société.
Le bord du monde est vertical est un conte philosophique, un roman d’altitude, d’initiation, au souffle poétique. Une réflexion sur le désir, la mort, l’inspiration. Un livre puissant capable de ré enchanter le monde en réaffirmant l’infinie richesse des ressources humaines.
Simon Parcot, Le bord du monde est vertical aux éditions, Le mot et le reste, 2022.
Le vélo de Karim
Voici la première émission de 2023, bien sûr je vous souhaite à tous et toutes une belle année. Une année tranquille, pendant laquelle vous allez pouvoir et vouloir prendre le temps. La vie n’est pas une course. Une année pendant laquelle vous trouverez des solutions, pour faire de vos contraintes des moments que vous attendez et chérissez. S’il y a bien une contrainte que nous avons tous ou presque, ce sont ses moments de transport. Pour aller de la maison au boulot, à l’école. De l’université à la bibliothèque. De chez vous à chez belle-maman. Pour tous ou presque ses moments sont une contrainte. Beaucoup de ceux (ou celles) qui se rangent dans la catégorie “non pour moi ces moments ne sont pas une contraintes”, sont des personnes qui ont fait le choix de se déplacer à vélo. Un peu, parfois, souvent, tout le temps. Parce que le vélo, c’est plus qu’un mode de transport. Le vélo offre une expérience de son trajet différente, une expérience active. Une expérience vivante. Une découverte de sa ville, de son environnement. Alors bien sûr, l’idée avec Rayons Libres n’est pas de tenter de faire croire que le vélo est la solution pour tous, tout le temps, pour tous les trajets, tous les jours. Cycliste un jour, cycliste toujours ? Non ce n’est pas obligatoire. Cycliste un jour, cycliste tous les jours ? Non plus.
Dites-vous que tous ses cyclistes que vous croisez, doublez. Tous ses cyclistes qui vous doublent aussi, ils sont comme vous. A vélo, il ne sont finalement rien de plus que des citoyens normaux. Pour beaucoup d’entre eux, se déplacer à vélo n’est pas inné. Ils se sont interrogés. Ils ont essayé. Ils ont insisté. Ils ont goûté. Pour beaucoup d’entre eux, ils ont adopté le vélo comme solution de transport. La différence avec les autres ? Certains ont eu le courage et l’envie d’essayer. Tous ont eu la patience d’apprendre. Tous ont accepté de perdre du temps pour en gagner ensuite. Au-delà de cette notion de gain et de perte de temps, tous ont décidé d’en faire autre chose de ce temps.
Notre invité du jour Karim Lahlu anime et produit des émissions radio sur Cause-Commune, VTC by night, Et pour cause une antenne libre. Depuis le mois de novembre je le vois arriver aux studios sur son vélo. Il traverse Paris du Sud au Nord. Il a troqué le vélib au quotidien, abandonné son pass navigo pour rouler sur son vélo perso. Est-ce une expérience différente ? Complémentaire ? Gagne-t-il du temps ? Est-il passé d’un cycliste d’un jour à un cycliste toujours ?
Totems et autres façons de compter les cyclistes. Peut-être qu’une piste cyclable qui bat des records de fréquentation tous les mois n’est que l’illustration d’une ville mal maillée en pistes cyclables ? Peut-être ! Abel a son point de vue sur ce point.
Manu Dibango – Ceddo End Title (Official Audio) Extrait de l’album World Psychedelic Classics 3: Love’s a Real Thing
Bienvenue dans ce numéro 22 de Accords aux corps. La 22 à Noël, son cortège abandonnique, phobique, alambic, barbiturique, ses rennes, son traîneau ! Alors voici quelques essais, bouquins qui ont à voir avec l’accord, les désaccords, le corps, les corps, les décors… toute une guirlande de décorporation !
Prenez-le comme cadeau de fin d’année, ou pas… Matière à penser et si l’envie vous prenait d’aller plus loin, n’allez pas sur Amazon ! Offrir un bon livre à ses amis pour pouvoir en explorer le contenu ensemble, c’est pas déjà là le paradis ? Voici une revue d’essais « somatiques », entendez qui parlent du corps, des corps, qui racontent l’immense somathèque !
C’est parti ! Et le son – prononcer « sonne » – c’est une cuvée de fête Salsera ! Sa sa sa salsa ! Belle écoute ! Belles fêtes ! Dansez bien, dansez beaucoup !
Cette semaine Léonie, Alexis, Léo et Charles vous partagent leurs Tops et Flops 10 de l’année 2022.
Fontaines D.C – The Boys In A Better Land
Max il est déter’ (crédit photo : Riverside)
Voilà plus de 100 émissions que je vous propose en tant qu’animateur et producteur de ce moment radiophonique. Je n’ai pour l’instant jamais invité une personne deux fois, sauf Abel Guggenheim, qui bien sûr vient toutes les semaines vous proposer une chronique. Qui était l’invité de la 100ème et Abel est revenu courant octobre. C’était l’épisode 175. Il y a tellement de projets intéressants, tellement de personnes dans le monde du bicloune qui ont des choses à raconter, à partager, que finalement ce n’est pas si difficile d’avoir un invité différent à chaque fois. Ne pas inviter deux fois la même personne, c’est une contrainte que je m’étais presque imposée. Et puis je me dis que, vous auditeurs, auditrices, vous n’écoutez pas forcément toutes les semaines Rayons Libres. Je constate aussi toujours qu’une demi-heure de conversation avec un invité nous permet d’aborder un sujet sous un angle précis. Il y a toujours une frustration en fin d’émission. “Dommage, on avait prévu d’évoquer tel point, ou tel aspect et on n’a pas eu le temps”. Et puis les invités aussi évoluent au fil du temps. Leurs projets changent, ils ont d’autres histoires à raconter. Ca va être le cas aujourd’hui.
Je recevais Maximilian Schnell, en janvier 2021, il revenait presque tout juste d’une traversée Nord / Sud du continent Américain à vélo. Anchorage (en Alaska) pour s’arrêter quelques kilomètres au nord d’Ushuaïa, pour cause de COVID et de frontières qui se fermaient. Depuis il a fait à vélo les 3 grands tours européen (Giro, Tour de France, Vuelta), en autonomie complète, à vélo même pour les liaisons que les pros font en avion. Il a abandonné ce projet au milieu de la Vuelta, parce qu’il s’ennuyait. Il se lance là en 2023 dans la conquête de tous les cols à plus de 2000m dans les Alpes et les Pyrénées. Pourquoi ? Comment ? Avec qui ? Avec vous, si le cœur vous en dit, écoutez comment !
La dernière de l’année pour Abel. la fin d’année, c’est l’heure des bilans. La mairie compte les kilomètres de piste cyclable. Et le comptage est arrangeant avec la réalité. Abel explique. Pour filer sur les références mentionnée par Abel dans sa chronique, allez là, ici, par-là, par ici, ou encore là et pour finir le tweet d’Anne Hidalgo.
DjeuhDjoah & Lieutenant Nicholson – PLANÈTE
Henri de Monvallier, agrégé et docteur en philosophie, fondateur de l’université populaire d’ Issy-les-Moulineaux (UPIM) en 2018, il y anime un séminaire intitulé « Philosopher en dehors des clous ». Membre de la Revue internationale de philosophie, il publie L’avenir d’une désillusion. Faut-il encore enseigner la philosophie au lycée ? aux éditions Le Passeur.
Après dix ans d’enseignement en lycée et beaucoup de questions sur sa pratique et les conditions dans lesquelles il enseigne, Henri de Monvallier s’interroge sur la nécessité du cours de philosophie. Faut-il encore l’enseigner ? Quels sont ses effets réels sur les élèves ? Sert-elle vraiment à quelque chose ?
Le désenchantement prend chez Henri de Monvallier la forme d’une désillusion. La philosophie ou son enseignement (au lycée du moins) ne sont pas à la hauteur des attentes suscitées ou ne tiendrait pas ses promesses. D’ailleurs, il semble trouver davantage de satisfaction intellectuelle en s’engageant sur la voie de la sociologie. Sans pour autant s’arrêter de philosopher, et de s’étonner en particulier de l’aura qui entoure encore la discipline. Alors, il dénonce le processus de mystification qu’il voit à l’œuvre et par lequel la philosophie tromperait collectivement sur le plan intellectuel, moral et social. Au lieu d’éclairer comme elle le prétend, elle aveuglerait en charriant un certain nombre de mythes : mythe du professeur de philosophie, mythe du cours de philosophie, mythe de la dissertation de philosophie.
Du désenchantement à la déconstruction, de la désillusion au ressentiment, de la déception au désamour, que reste-t-il de la philosophie ? Se réduit-elle à ses professeurs, à quelques-uns d’entre eux du moins ? à son enseignement et sa pratique en France ? à sa caricature ?
A l’oreille
Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).
Vous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de l’émission (salon #libreavous, mais nous n’y sommes pas forcément tout le temps) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire.
Les podcasts et les photos, sauf indication contraires, sont diffusés selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure et licence GNU FDL version 1.3 ou ultérieure. Les musiques sont diffusées sous leur propre licence, voir la page consacrée à chaque émission pour les licences précises.
« Nous sommes de plus en plus nombreux à se partager la planète, mais notre quotidien est de plus en plus impersonnel, nous invitant à l’excès, à la défiance, à la peur de l’autre, et à l’inégalité sociale. Ingénieurs, architectes, et entrepreneurs, nous voulons proposer des alternatives concrètes pour participer à une transformation urbaine vers une ville plus sobre et partagée. Nous voulons créer des lieux de vie ouverts à tous, impliquer les citoyens, faire la passerelle entre initiative publique et initiative privée, agir pour l’intérêt général, créer du lien social. Ce projet, nous le portons depuis de longues années. Nous l’avons fait mûrir et sommes convaincus que toutes les conditions sont réunies pour qu’il soit profitable au plus grand nombre. En tant que professionnels de l’immobilier, de la construction et de l’architecture, nous souhaitons agir là où nous pourrons avoir le plus d’impact, là où nous serons les plus utiles. C’est pour cette raison que nous avons créé la foncière Bellevilles, entreprise solidaire d’utilité sociale (ESUS) qui a pour objectif de faire émerger des alternatives urbaines, sociales et écologiques hors du commun, au service du territoire et de l’utilité sociale »
Ce texte promotionnel présente la foncière Bellevilles. Il est inhabituel, car loin des éléments de langage traditionnels de l’immobilier, il part d’un constat d’échec global, et propose un plan d’action qui modifie les pratiques classiques de l’immobilier.
Pour en savoir un peu plus, nous avons aujourd’hui invité le directeur Général de cette foncière responsable, Alexandre Born.
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.