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Or


« Je crois au provisoire, à la mobilité des choses, à l’échange. Et je travaille à créer, en architecture, une situation dans laquelle la construction pourra se réaliser d’une autre façon et produire de l’inattendu, donc de l’enchantement. Construire autrement reprend les idées que j’ai expérimentées avec bonheur puis retenues, d’un chantier à l’autre, pour atteindre ce but : s’inscrire dans le contexte, connaître la règle, ne pas agir mais transformer, faire le moins possible pour donner le plus possible, entraîner tout le monde, interpréter, donner du temps, transmettre, ne jamais faire pareil… (…) De même que l’architecture est l’affaire de tous, puisque nous en sommes tous les usagers, je crois qu’elle est partout, dans une bordure de trottoir, la qualité d’une acoustique, le rapport entre une construction et le paysage… dans ces lieux “impensés” aussi que sont les friches industrielles ou les territoires délaissés par l’aménagement mais occupés par les hommes, et dont l’existence nous permet de reconsidérer notre façon d’habiter, de partager ou de vivre ensemble »
Extrait de Construire autrement, comment faire ? aux éditions Actes sud, collection l’Impensé, 2006, et écrit par Patrick Bouchain, entouré de ses nombreux complices.
Solène Cahen, doctorante en droit et bénévole à la Cimade et Alice Mauricette, professeure au Lycée Auguste Blanqui de Saint Ouen, et membre du réseau éducation sans frontière (RESF) expliquent comment la situation administrative des jeunes étrangers impacte ou empêche leur scolarité et conditionne la poursuite de leurs études.
En 2015, 18 jeunes du quartier Rosanoff à Paris ont porté plainte collectivement pour violences volontaires contre une brigade de police du commissariat du 12e qui les harcelaient, multipliant les contrôles au faciès, les fouilles au corps, tabassage et autres insultes racistes à leur égard. Un procès a eu lieu à l’issue duquel, en 2018 l’État a été condamné ainsi que trois policiers. En appel, les policiers ont été relaxés. Ils ont porté plainte pour diffamation contre les jeunes qui ont été condamnés à leur payer des dommages et intérêts. L’affaire n’est pas terminée puisqu’un pourvoi en cassation a été déposé. Cette affaire historique, puisque c’était la première fois que collectivement des victimes de violences policières « ordinaires » allaient en justice a été portée à l’écran par Marc Ball dans un documentaire intitulé Police, violence illégitime.
Quatre ans après, le réalisateur est retourné voir les jeunes du quartier pour voir si leur situation avait évolué.
voir la vidéo :
Émission proposée en partenariat avec Weelz!
Vladimir Vasak est grand reporter chez Arte. Fan de Doisneau, on peut le penser puisqu’il présente son deuxième ouvrage sur ce photographe. Il vient de signer un ouvrage, publié chez Glénat, qui mérite une place de choix dans toutes les bibliothèques de France. Que vous soyez fans de vélo ou pas. Ce livre s’intitule “Les vélos de Doisneau”. Ce livre d’ailleurs est accompagné par une exposition au couvent Sainte Cécile à Grenoble qui ouvre ses portes ce jeudi 13 octobre 2022.
Robert Doisneau, il est, pour moi en tout cas, comparable à un artiste comme Jean-Jacques Sempé. Un artiste au regard intemporel, qui laisse aussi un témoignage sur les temps qu’ils ont traversé. Des artistes dont le succès les a dépassé. Un œil aiguisé et tendre sur notre société. Autant Jean-Jacques Sempé avait un goût pour la bicyclette affirmé et déclaré. Autant pour Robert Doisneau, l’évidence du bicloune dans son œuvre n’en est pas une. Et pourtant Vladimir Vasak, avec l’aide de l’atelier Robert Doisneau, Angélina Meslem et les textes de Patrice Leconte, s’est plongé dans les dizaines de milliers de photos d’archives que Robert Doisneau a laissé en héritage. Il en ont choisi une centaine pour raconter la place et l’importance du vélo des années 30 à 80 en France. Nous pourrions penser que ses photos de vélos sont accidentelles, ils passaient dans le cadre… On se rend compte, avec ce livre, que cette machine, le vélo, est intimement liée à la vie des Français. Avec un tel livre l’excuse “oui mais les hollandais, c’est pareil, leur goût pour le vélo est culturel, nous en France…”. On ne peut plus, le témoignage de Robert Doisneau en est une preuve évidente.
Pour en savoir plus sur ce livre, filez là.
Cette semaine l’équipe composée de Grégoire, Brian et Juliette discutent avec Charles de :
Kanye West & Jay Z (Ft. Frank Ocean) – No Church in the Wild
Dans cet épisode vous découvrirez la compilation « L’Art Sort du Block » qui rassemble les talents musicaux Montreuillois sur 19 titres dont les styles et mood varient en fonction des artistes (Rap, R’n’b,house, etc).
Chacun des artistes passera au Mic en fin d’émission pour balancer un extrait de leur talent !
La science n’est pas une forme d’art […]. Mais les résultats du chercheur ont une puissance poétique : ils révèlent les fils qui tissent notre réalité, et le mystère qu’il y a en son cœur. L’art et la science ont en commun de questionner le monde en rendant visible l’invisible
Jean-Philippe Uzan
Cette puissance poétique nous renvoie aux expériences de pensée d’Albert Einstein et de Galilée, notamment, qui renforcent la conviction de Gaston Bachelard que la raison est raison que lorsqu’elle progresse, c’est-à-dire quand elle invente une nouvelle résonance avec le réel, révise ses propres normes, chahute les certitudes.
D’un autre côté, la science a également ouvert le champ des possible à l’art, pensons aux chef d’œuvres de Delacroix au XVe qui ont existé grâce à la peinture à l’huile, tout comme la photographie, le cinéma à notre époque contemporaine.
Marc-Williams Debono, Chercheur en neurosciences
Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).
Vous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de l’émission (salon #libreavous, mais nous n’y sommes pas forcément tout le temps) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire.
Les podcasts et les photos, sauf indication contraires, sont diffusés selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure et licence GNU FDL version 1.3 ou ultérieure. Les musiques sont diffusées sous leur propre licence, voir la page consacrée à chaque émission pour les licences précises.
Sébasto quand elle sera élargie.
Abel Guggenheim est le père de Rayons Libres et une encyclopédie sur l’histoire du vélo à Paris. Il est chroniqueur au sein de Rayons Libres depuis 2 ans désormais.
Ces deux dernières chroniques ont suscité quelques commentaires en message privé. Avec certains qui sont en accord avec l’analyse proposée par Abel, d’autre nombreux également qui ne partagent pas l’analyse d’Abel Guggenheim. Nous nous sommes dits qu’inviter Abel à venir s’exprimer plus longuement était une bonne idée. Qu’il puisse développer son raisonnement, ses arguements. Que nous puissions également tenter de lui proposer des positions contradictoires.
En résumé, quand les associations de militants vélos prônent un élargissement des pistes cyclables parisiennes saturées, Abel lui pense qu’il convient de les dédoubler par des parallèles (ou presque) sur d’autres axes. Quelles sont les orientations à prendre aujourd’hui pour bâtir un Grand Paris Cyclable dès aujourd’hui, un Grand Paris indiscutablement cyclable dans 20 ou 30 ans ?
Projection les Echappées film de Louise Roussel et Océane Le Pape le 8 octobre SALLE POLYVALENTE DE SAINT ÉLOI La Rochelle
Paris 17ème Dimanche à vélo départ à 15h00 du Tribunal de Grande Instance ! Habitants de toute l’Ile de France venez démontrer la force du vélo
Deux personnes ayant participé aux débats concernant le PLU (Plan Local d’Urbanisme) de Paris — lesquels furent initiés et animés par Christine Michalet dans ce quartier du 18° arrondissement où est situé le studio de la radio — viennent raconter ce qu’elles y ont appris, comment cela leur a permis quelques formalisations, notamment sur leur rapport à la ville, aux logements qu’elles occupent, et aux situations de voisins ou habitant·e·s des rues autour d’elles.
Y gagne-t-on de la puissance ? on dirait que oui, d’après Safia et Faouzia. Et qu’à défaut de voir ensuite se réaliser des projections, des projets, des modifications, au moins ont-elles pu exprimer des inquiétudes, des demandes ou des coups de gueule, sans lesquels elles n’auraient pas d’image de démocratie. Une accession à des termes, des techniques et des façons de faire société et du coup des moyens de comprendre le monde : on est loin de capacités d’autogestion ni même de prises directes sur les choses, mais on est sûrement dans un champ pas loin de ceux de l’éducation populaire.
Cause commune invite Laurine Thizy, sociologue, professeur de sciences sociales et… écrivaine.
Son premier roman, Les maisons vides, croise toutes ses qualités, analyse aiguisée des milieux sociaux populaires du Sud, écriture dont la force littéraire lui a ouvert les portes d’un prix littéraire. Mais au-delà de toutes ces compétences croisées, c’est bien une politique de la condition féminine qui prime.
Extrait de la quatrième de couverture : « Porté par une écriture aussi puissant que sensible, Les maisons vides laisse entendre le vibrant cœur de femmes autour de Gabrielle : Suzanne, Joséphine, Maria…Générations sacrifiées ou mal aimées, elles ont appris à se dévouer, à faire face et, souvent, à se taire ». On s’extasie, on pleure, on découvre un ensemble incroyable de portraits, de tableaux, de situations. Il y a même des clowns, enroulés dans un mystère qui, bien sûr, se dévoile à la fin, ce qui n’est pas le dernier rebondissement. Un thriller sociologique !!
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.