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Or


Pour choisir comment vivre en vieillissant, à plusieurs vieux et vieilles ensemble, dans des appartements éco-construits ‘sur-mesure’ sur 3000 mètres carrés, à Bègles près de Bordeaux, le projet des Boboyaka est en cours depuis plusieurs années, et sera sans doute prêt en 2024. Nicole MARTY raconte par quoi elles et ils sont passé·e·s mais aussi la philosophie du lieu à venir ; au-delà du modèle d’habitat collectif, coopératif, avec ses parties individuelles et ses espaces communs — avec les maîtres mots que sont l’autogestion, la solidarité et la mutualisation, il y a là des pensées sur le vieillissement. De quels coins a-t-on besoin ? comment réfléchir ensemble aux fins de vie, en se réappropriant ses environnements ?
La création d’un centre de ressources sur le vieillissement, en lien avec le CNAV (Comité National Autoproclamé de la Vieillesse) est l’affirmation que “Il est temps que les choix de société pour les vieux/vieilles en termes d’habitat, de mobilité, de culture, de finance, d’accès aux droits et aux soins soient pris par et avec les premiers intéressé·e·s.” Débats, documentations, rencontres, sont autant d’outils prévus pour rendre possibles les prises de décisions par les personnes, et de sensibilisation tant des autres générations que des institutions. Il s’agit de revendications claires, mais qui prennent du temps … Des cafés mortels sont même organisés, parce que “la vie, la mort, le deuil, on ne mourra pas d’en parler” !
D’autres lieux existent ainsi tels Chamarel, à Vaux-en Velin, ou les Babayagas à Montreuil, qui ont été source d’inspiration.
Le nouveau Pick-up urbain de Toyota
Le vélo est un cycle. En voilà une belle lapalissade. le mot “cycle” est bien un synonyme du mot “vélo”. Pour essayer d’être un peu plus intéressant qu’enfoncer des portes ouvertes, le vélo, ses usages, son industrie sont bien une successions de cycles.
Abel annonce une mauvaise nouvelle, l’offre crée la demande. La piste cyclable saturée de Sébastopol sur laquelle les associations et usagers demandent un élargissement de la piste cyclable de Sébastopol. Mauvaise idée, il vous explique pourquoi.
pic.twitter.com/BTFhF8lCvf
— Patrick Rérat (@PatrickRerat) January 7, 2019
Avec Viktor Dedaj, journaliste et écrivain, responsable du journal militant d’information alternative “Le Grand Soir”, on fait le point sur l’affaire Assange.
Julian Assange a fondé WikiLeaks en 2006 pour permettre à des lanceurs d’alerte de faire fuiter des documents d’intérêt public. C’est ainsi qu’en 2010, grâce à la lanceuse d’alerte Chelsea Manning, WikiLeaks a fait œuvre de journalisme, notamment en fournissant des preuves de crimes de guerre commis par l’armée américaine en Irak et en Afghanistan.
Les médias du monde entier ont utilisé ces informations. Certains se sont même associés à WikiLeaks.
Assange est persécuté par les États-Unis depuis douze ans, avec l’aide de leur allié britannique. Poursuivi, harcelé, poursuivi pour des accusation de viol qui se révèlerons fausses, il a déjà été privé de liberté pendant plus de onze ans au Royaume-Uni (une année en résidence surveillée avec un bracelet électronique, sept ans réfugié politique dans les locaux exigus de l’ambassade d’Équateur à Londres et depuis trois ans dans la prison de haute sécurité de Belmarsh).
Julian Assange risque d’être extradé vers les États-Unis qui le poursuivent pour « espionnage ». Là-bas, ce père de trois jeunes enfants encourt jusqu’à 175 ans de prison.
Ersin Karabulut est l’un de auteurs de bande dessinée les plus connus, reconnus et respectés de Turquie. Après avoir travaillé pour divers magazines tout en étudiant le graphisme à l’Université des beaux-arts Mimar-Sinan, à Istanbul, il cofonde en 2007 Uykusuz, l’un des hebdomadaires humoristiques les plus prestigieux de Turquie.
Journal inquiet d’Istanbul est une fresque autobiographique dans laquelle le jeune dessinateur raconte son parcours. Fils de parents instituteurs résidant dans une banlieue d’Istanbul, l’enfant est passionné de dessin et collectionneur d’albums de bandes dessinées. La pression familiale ne parviendra pas à faire de lui un ingénieur et il commence sa carrière d’artiste à l’âge de 16 ans. Ce moment fondateur est symbolisé par sa découverte de la rive européenne de la capitale stambouliote et du mythique quartier de Beyoglu, où se concentrent une bonne part de la vie intellectuelle, artistique et étudiante, librairies, cafés, salons de thé, journaux et magazines, tavernes, etc.
Roman graphique d’initiation et de formation, dans lequel le jeune héros est identifiable et reconnaissable par son tee-shirt rayé, comme est d’emblée identifiable à son « look » chacun de ses héros de bandes dessinées préférés, lesquels sont ses fidèles compagnons de route, l’auteur plonge aussi son lecteur dans le contexte social et politique dans lequel vécurent ses parents, puis grandit le jeune homme dont le projet artistique murit. Contexte tout d’abord d’une Turquie turbulente, un climat de quasi guerre civile dans les années 70, une série de coups d’Etat renforçant l’emprise de l’armée et de son État-major sur l’équilibre institutionnel, multiplication des clivages sociaux entre droite et gauche, extrême droite et extrême gauche, mais aussi entre laïcs et religieux, riches et pauvres, querelle entre anciens et modernes, contradictions sociales où prolifèrent les zones d’ombres fragilisant davantage la jeune démocratie. Mutations sociales et politiques ensuite, avec la montée en puissance du conservatisme religieux, imprégnant et transformant la ville, ainsi que l’assise de plus en plus forte de l’AKP parvenu au pouvoir, espoirs et déceptions, dérive autoritaire d’un régime où se multiplient notamment les atteintes à la liberté de la presse, les procès contre les journaux. La donne change brutalement pour le jeune héros de BD qui voulait vivre avant tout sa passion pour le dessin et pour l’art, déconnecté de tout engagement politique ou militant. Second moment fondateur. Il « découvre » soudain le fait du prince et son arbitraire: un dessin peut être considéré comme un délit ! En conséquence, continuer de dessiner, de pratiquer l’humour ou la satire politique, c’est prendre un risque, sans pouvoir en calculer ou anticiper son coût. Car, selon l’humeur capricieuse du pouvoir, un dessin peut déranger ou non, déplaire ou non. Le jeune Ersin fait donc l’expérience du réel. Un réel qui loin d’être un long fleuve tranquille, est parsemé d’embûches, interdisant non seulement de dormir sur ses lauriers, mais toute quiétude de l’âme ou sommeil de la raison, tant est fragile la démocratie. Difficile de dessiner sans liberté, ou soumis au règne de la censure ou de l’autocensure ! Voilà qui fait de la liberté artistique une composante inséparable du combat pour la défense des libertés civiles et politiques. Un combat de chaque instant. Un défi que décide de relever le jeune artiste à l’issue du premier volume de Journal inquiet d’Istanbul. La suite des aventures dans le prochain volume !
Gabriel Matip est né en Afrique au Cameroun, il nous confie :
(…) dans un monde peuplé de contes et agité d’histoires de sorcellerie et de magie noire. Mon père était destiné à hériter du pouvoir occulte de mes ancêtres et devenir le “chaman” de sa génération. Mais il était trop jeune lorsque la chose se présenta. Enfant, je fus sidéré par la figure du Christ, réveillé de mon sommeil dogmatique à l’adolescence par le marteau de Nietzsche, détaché ensuite de moi-même par le sourire de Bouddha… Et réconcilié à mes Corps par le yoga. Si je devais n’emporter qu’un seul livre sur une île déserte, ce serait Les Yoga sutras de Patanjali.
Gabriel Matip se tourne alors vers autrui à travers l’accompagnement de patients dans les unités de soins palliatifs. De fil en aiguille, la fréquentation de personnes en fin de vie le sensibilise beaucoup, notamment aux questions de la mort, de la présence, aux expériences de mort imminente, au monde des esprits, au Chamanisme péruvien.
Grâce à la prise de conscience des pratiques chamaniques, Gabriel Matip mesure combien il est important de se préparer méthodiquement aux expériences avec les plantes, et combien l’intégration des expériences spirituelles tant sur le plan mental que physique, si toutefois on les dissocie, représente une donnée capitale dans une perspective thérapeutique. C’est ainsi qu’il travaille à mettre en place une prise en charge curative individualisée qui allie la précision de l’hypnose aux profondeurs de la médecine traditionnelle et qu’il construit un centre de soins au nord du Pérou à San Roque de Cumbaza, proche de Tarapoto.
Dans un libre entretien, qui pénètre comme en transe des souvenirs de cérémonies ayahuasqueras, nous évoquons la puissance d’auto-guérison de chacun.e. Nous relativisons le rôle des plantes utilisées pour permettre justement au corps de s’auto-réguler et de produire de lui-même ce dont il a besoin.
Dans cette seconde partie, le libre entretien poursuit son chemin. Gabriel évoque, après les plantes sacrées, et en seconde lecture, certains textes sacrés. Comment par exemple le yoga sutra « Pour le sage tout est douleur » invite à affronter les souffrances de la condition humaine, et poursuivre le chemin de la sincérité : le sage est peut-être celui qui ne nie plus la douleur, et invite au contraire à apprendre à ne plus en avoir peur, peur de manquer, peur de mourir, peur d’aimer… comme possible liberté. Versus les sociétés qui vendent l’anesthésie, le déni, l’oubli, le clivage, la guérison, le miracle, le paradisiaque…
Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).
Vous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de l’émission (salon #libreavous, mais nous n’y sommes pas forcément tout le temps) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire.
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« L’article 1 du code de l’urbanisme déclare que « le territoire français est le patrimoine commun de la nation. » Partir du territoire comme d’un commun, et non comme d’un espace qui se découpe et se vend comme un bien économique lambda change tout. Cela nécessite d’abord que nous partagions tous une même vision de la ville que nous voulons. Un des enjeux va être de fabriquer du lien et du commun dans les espaces que l’on va reconstruire. La fabrique de la ville ne peut pas se cantonner à n’être que dans l’addition et le toujours plus. Elle doit aussi favoriser l’émergence d’espaces partagés et renforcer les liens entre les habitants. N’est-ce pas le rôle premier de la ville ? »
Extrait du livre de Christine Leconte et Sylvain Grisot, Réparons la ville, propositions pour nos villes et nos territoires.
Christine Leconte, architecte et urbaniste, Présidente de l’ordre des architectes, depuis juin 2021, architecte-conseil de l’État auprès de la DRAC Normandie et maître de conférences associée à l’ENSA de Versailles.
Quelles réponses de la Cimade à la future loi sur l’immigration. Avec Geneviève Jacque et Marie-Claude Georges.
Quand la machine spéculative des industriels du médicament prend la santé en otage. Avec Jérôme Martin, co-auteur de “Combien coutent nos vies”.
Dans le courant de l’été, courant juillet, nous avons reçu Steve Chainel au micro, lors d’une pause entre deux étapes du Tour de France. Steve à la maison dans le Jura, nous en studio. Steve est un ancien coureur cycliste professionnel. Il a été co-équipier d’un certain Nacer Bouhanni au sein de l’équipe Cofidis (c’était en 2015), il a aussi porté les couleurs de la FDJ (2011/2012) ou encore AG2R LA Mondiale (2013/2014). La route n’est pas là ou il fut le plus fort, son terrain de prédilection, le cyclocross. Il a notamment été champion de France de cette discipline sur la saison 2017/2018. Aujourd’hui il est le patron de l’équipe la cross-team Legendre. Par ailleurs il est consultant cyclisme sur Eurosport. (Nous apprenons aussi entre le moment où l’émission a été enregistrée et sa diffusion qu’il est le parrain du festival Tous en Selle!). Pendant le Tour de France, il apporte son éclairage dans la quotidienne “les rois de la pédales”. À l’aune de ses 40 ans nous avions envie d’échanger avec lui sur le cyclisme. Sur ses motivations, sur son quotidien, sur les raisons qui l’ont amené à pédaler, alors qu’il n’avait que 6 ans. Un parcours qui pourrait inspirer des vocations ?
Abel s’intéresse aujourd’hui aux Tuk-Tuk qui s’approprient les pistes cyclables parisiennes dans les lieux touristiques (les quais rive gauche notamment). Sont-ils vraiment à leur place ? Sont-ce des véhicules avec lesquels on doit cohabiter ?
C’est la rentrée cette semaine pour l’équipe de la lumière dans le fond ! Cette semaine Charles, Léonie, Alexis et Baptiste discutent de :
Flavien Berger – Maddy la Nuit
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.