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Or


Dans cette émission vous découvrirez F-TWO, une artiste originaire de Nancy qui a su jongler entre ses études de médecine en Roumanie et son lancement en tant que Rappeuse!
Une artiste polyvalente qui maîtrise également les codes de la danse, bien illustrés dans ses différents clips.
Le parcours originale d’une femme qui nous présente son parcours et ses deux prochains titres en inédit!
Un freestyle en fin d’échange à écouter et qui mettra tout le monde d’accord!
Gabriel Matip est né en Afrique au Cameroun, il nous confie :
(…) dans un monde peuplé de contes et agité d’histoires de sorcellerie et de magie noire. Mon père était destiné à hériter du pouvoir occulte de mes ancêtres et devenir le “chaman” de sa génération. Mais il était trop jeune lorsque la chose se présenta. Enfant, je fus sidéré par la figure du Christ, réveillé de mon sommeil dogmatique à l’adolescence par le marteau de Nietzsche, détaché ensuite de moi-même par le sourire de Bouddha… Et réconcilié à mes Corps par le yoga. Si je devais n’emporter qu’un seul livre sur une île déserte, ce serait Les Yoga sutras de Patanjali.
Gabriel Matip se tourne alors vers autrui à travers l’accompagnement de patients dans les unités de soins palliatifs. De fil en aiguille, la fréquentation de personnes en fin de vie le sensibilise beaucoup, notamment aux questions de la mort, de la présence, aux expériences de mort imminente, au monde des esprits, au Chamanisme péruvien.
Grâce à la prise de conscience des pratiques chamaniques, Gabriel Matip mesure combien il est important de se préparer méthodiquement aux expériences avec les plantes, et combien l’intégration des expériences spirituelles tant sur le plan mental que physique, si toutefois on les dissocie, représente une donnée capitale dans une perspective thérapeutique. C’est ainsi qu’il travaille à mettre en place une prise en charge curative individualisée qui allie la précision de l’hypnose aux profondeurs de la médecine traditionnelle et qu’il construit un centre de soins au nord du Pérou à San Roque de Cumbaza, proche de Tarapoto.
Dans un libre entretien, qui pénètre comme en transe des souvenirs de cérémonies ayahuasqueras, nous évoquons la puissance d’auto-guérison de chacun.e. Nous relativisons le rôle des plantes utilisées pour permettre justement au corps de s’auto-réguler et de produire de lui-même ce dont il a besoin.
Dans une seconde partie à venir, l’entretien poursuit son chemin. Après les plantes sacrées, Gabriel Matip cite les écrits et récits sacrés et interprète. Comment par exemple le yoga sutra « Pour le sage tout est douleur » invite à affronter les souffrances de la condition humaine, et poursuivre le chemin de la sincérité : le sage est peut-être celui qui ne nie plus la douleur, et invite au contraire à apprendre à ne plus avoir peur, peur de manquer, peur de souffrir, peur de mourir, peur d’aimer… comme possible liberté. Versus les sociétés qui vendent l’anesthésie, le déni, l’oubli, le clivage, la guérison, le miracle, le paradisiaque…
Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).
Vous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de l’émission (salon #libreavous, mais nous n’y sommes pas forcément tout le temps) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire.
Les podcasts et les photos, sauf indication contraires, sont diffusés selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure et licence GNU FDL version 1.3 ou ultérieure. Les musiques sont diffusées sous leur propre licence, voir la page consacrée à chaque émission pour les licences précises.
Notre invité du jour est quelqu’un qui remonte ses manches, qui n’a pas peur de se salir les mains. Même, il est celui qui participe à donner des lettres de noblesses à ce métier, qui aurait pu être perçu comme ingrat mais qui est magnifique et surtout absolument essentiel à un système vélo. Vincent Monatte a co-créé l’entreprise VELOGIK. Vélogik c’est un spécialiste de la mécanique vélo, de l’entretien. Il a en quelque sorte industrialisé cette activité. Son entreprise est notamment celle qui entretient un grand nombre de vélos en libre service que nous voyons dans les rues de nos villes. Il a comme nous probablement été effaré de voir le livreur Houra dans Paris, croire que sa camionnette était un tank et rouler sur une dizaine de vélib, en station, qui n’avaient rien demandé. Nous avions envie de l’avoir au micro pour évoquer avec lui deux sujets. Vélogik évidemment, cette notion de service indispensable et comment réussir à maintenir des vélos aussi mal traités. Aussi, il est membre du bureau de cette toute jeune association lancée au cœur de l’été qui se reconnaît derrière l’acronyme AAVP. Association des Acteurs du Vélo Public.
Abel nous évoque ce danger que représente les cyclistes pour les motards ! Frissons garantis.
WildFires proposé par SAULT.
En cette période de rentrée, Cause Commune s’intéresse à la situation des enseignants. Ce soir, vous entendrez le témoignage de Leïla, professeure dans un établissement classé rep+ un collège en région parisienne et de Maxime, enseignant en SEGPA.
44 c’est le nombre de personnes qui vivent, habitent ‘ensemble’ au sein d’une coopérative ECORAVIE, à l’est de Montélimar, dans un bourg du nom de Dieulefit. Les trois immeubles ont été construits ces trois dernières années, avec des matériaux et une architecture très étudiée et mise en œuvre avec des normes écologiques très précises visant une sobriété affichée (murs bois/paille, VMC double flux, toilettes sèches, récupération d’eaux – des toits et grises, etc.). C’est Joël SOLER qui nous explique et la démarche, et la réalité actuelle de cette aventure, et compris dans les prises de décisions, les finances, …. tourné qu’il est (et qu’ils et elles sont) vers le respect des communs.
De plus en plus de projets poussent un peu partout — Christiane CHATEAUVIEUX, de HABICOOP nous en avait parlé dans une émission précédente — et celui-ci , avec ces 19 appartements, a été également l’occasion de se poser les questions sur la taille de la ville choisie, le ‘post-urbain’ à inventer, le temps ou plutôt les temps nécessaires …
Avec Adelaide Bon, écrivaine, metteuse en scène de théâtre, Sandrine Roudaut, perspectiviste et éditrice, Sandrine Rousseau, économiste et députée écologiste de Paris , toutes trois militantes féministes, nous interrogeons la notion d’androcène à l’occasion de la sortie de leur ouvrage : Par-delà l’androcène (ed du seuil)
Plus pertinent que l’anthropocène pour expliquer la situation catastrophique qui conduit inéluctablement l’humanité vers sa perte, le concept de d’androcène permet de saisir la continuité entre la domination des femmes par les hommes_qui débute avec la sédentarisation et la propriété privée impliquant des rôles genrés, puis la fin des « communs », au moyen âges, quand des dizaines de milliers de femmes sont tuées sous prétexte de sorcellerie pour avoir simplement voulu s’assurer une forme d’indépendance en cultivant la terre_ avec les guerres coloniales, l’infériorisation des personnes que les capitalistes veulent exploiter, assurant leur rente sur leur travail gratuit ou sous payé, l’exploitation sans fin de la nature considérée uniquement comme une ressource, un intrant dans un système de production destiné à se développer infiniment.
Les trois autrices montent avec force exemples comment une poignée d’hommes ont asservi et détruit la biosphère pour accumuler des richesses monétaires. Elles appellent à une prise de conscience qui passe par une réhabilitation du sensible, du lien qui nous uni à la nature. Cela passe aussi par la déconstruction de nos désir de consommation en inventant d’autres manières d’exister socialement que la possession d’objets inutiles. Enfin, elle prônent l’expression radicale des exigences de transformations politique et sociale nécessaires à notre survie collective. Dans la joie, le dialogue et le partage !
Dans cette émission vous découvrirez CHANNEL CANDICE, un passionné de musique avant tout qui est passé par différents parcours d’étude tout en se bousillant de musique avant de se lancer!
Il démarre en sous-marin avec la sortie d’un clip et d’un EP « Rainless City » qui pose la thématique et l’artiste dans le paysage musicale. Un style proche du RNB qu’on ne peut vraiment définir mais dont CHANNEL CANDICE nous présentera les références durant l’échange où il fera également la promotion de son dernier titre « Dalida ».
Pour finir la saison, une session musicale qui reprend ce titre et d’autres exclus de l’artiste.
Dans cet épisode vous retrouverez le rappeur LE CROC, qui représente avec ferveur le 13ème arrondissement de Paris. Pour son second passage chez nous, il partagera son expérience depuis « Croco Summer » où il a pu développer le concept « BAW » et son dernier projet « La Mort Sûr » qu’il décrit comme un pré-album.
Une histoire et une personne riches qui vous permettront de comprendre qui est cet artiste ultra productif dont la force de production lui a permis de créer un titre par jour durant une année.
Hamit Bozarslan, historien et sociologue du fait politique, l’un des meilleurs spécialistes du Moyen-Orient, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), publie Le temps des monstres. Le monde arabe, 2011-2021 aux éditions La Découverte.
En 2011, d’impressionnants soulèvements populaires contre les dictatures ont bouleversé le monde arabe. Observant ces configurations révolutionnaires, Hamit Bozarslan constate que les sociétés concernées en Tunisie, en Egypte, en Syrie) étaient en demande de démocratie et ouvrant un horizon d’espoir proposaient un regard critique sur le passé. Ni partisane, ni eschatologique, la contestation révolutionnaire était démocratique : un refus de l’autoritarisme, de la kleptomanie, du capitalisme de connivence, mais aussi de la violence (paramilitaire, milices, escadrons, mafieuse, etc.) existant à la marge des sociétés, mais minant cette dernière. Il n’était pas question d’inventer un nouveau modèle social, mais de faire entrer les sociétés arabes dans une démocratie consensuelle et dissensuelle, reposant sur la certitude de l’État de droit et l’incertitude démocratique (concept mis à jour par le philosophe Claude Lefort).
À ce temps révolutionnaire de 2011, à la joie et l’espoir qu’il a fait naître, a répondu la terreur et la violence des régimes autocratiques. Dix ans après ces printemps arabes et les répressions qui s’ensuivirent, sans oublier les guerres civiles en Lybie, en Syrie et au Yemen, quel regard porter sur ces événements récents ? Pourquoi écrire à l’épreuve du temps ? En quoi est-ce à la fois un risque et une nécessité ? Comment l’analyse à chaud, année par année de cette décennie, permet de rendre compte de la multiplicité des dynamiques à l’œuvre, sans en occulter aucune ? Dynamiques émancipatrices en 2011 ; radicalisation des processus destructeurs en œuvre au Moyen-Orient depuis des décennies : transhumance djihadiste, luttes hégémoniques des grands acteurs régionaux (Arabie saoudite, Iran, Turquie) contribuant à l’échec des contestations révolutionnaires; restauration autoritaire ; transformation de certains Etats arabes en forces miliciennes.
Quel sens donner à la coexistence de plusieurs temporalités ? Peut-on parler de l’émergence d’un « temps des monstres » dans cet espace-temps du Moyen Orient qui n’a cessé de se dilater depuis 1979, au point de déplacer toujours plus loin son centre de gravité, jusqu’à faire de villes comme Peshawar ou Téhéran la « capitale » du monde arabe ? « Le temps des monstres », Hamit Bozarslan emprunte l’expression au penseur communiste italien, Antonio Gramsci (1891-1937), qui qualifiait ainsi les décennies 1920 et 1930, ce laps de temps situé entre un passé révolu et un avenir non encore advenu qui se caractérisa par la brutalisation des sociétés, des violences, une haine destructrice et le culte de la mort. Jusqu’où l’analogie avec les années 1920 et 1930 est-elle pertinente quand il est question de la décennie 2011-2022 ?
Quelles perspectives pour le monde arabe et le Moyen-Orient ? Quelles pourraient être les futures configurations ? S’il est impossible de prédire l’avenir, Hamit Bozarslan considère néanmoins que « la « pacification » du Moyen-Orient nécessitera sans doute, dans un premier temps – mais seulement dans un premier temps – la « renationalisation » des espaces étatiques westphaliens existants de sorte que chaque conflit soit pensé et se résolve à l’intérieur des cadres territoriaux existants, bien que largement hérités d’un passé colonial, avec l’interdiction imposée aux acteurs « nationaux » de recourir à des ressources économiques, symboliques et surtout militaires extérieures. Cela exigerait à son tour autant la présence de tiers séparateurs qui pourraient être des grandes démocraties, que l’invention d’un temps de confiance par une pédagogie de la responsabilité auprès des acteurs locaux. »
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.