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Or


Thomas Boutreux, écologue, doctorant à l’École Urbaine de Lyon dans le cadre du projet de recherche Collectifs, encadré par l’écologue Bernard Kauffman et par le géographe Marc Bourgeois.
Cette semaine, on parle du morceau Funky Stuff de Lizzy Mercier Descloux sorti en 1981, quatrième et dernier volet d’un cycle en quatre temps consacré à Lizzy Mercier Descloux.
Du rock, du culte, du no-wave et de l’insaisissable pour ce cycle consacré à la chanteuse française, de ses influences à ses retentissements dans la musique actuelle.
Dans cette émission vous découvrirez l’artiste musical WARREN SAADA, qui, entre un flow rnb, afro et pop, rassemble de plus en plus de public qui en est friand.
En fin d’émission WARREN SAADA nous interprétera ses dernières œuvres qui plairont à ceux qui apprécient les performances vocales!
Cette semaine, on parle du documentaire de Gero von Bohem, Queen Lear : les vies d’Amanda Lear sorti en 2021, premier volet d’un cycle en quatre temps consacré à Amanda Lear.
Dans ce cycle plusieurs arts, courants musicaux et décennies, tous portés par des femmes à la fois artistes et muses, chacune entourée d’une aura mystérieuse et charismatique.
Des figures féminines iconiques et fascinantes, de la fin des années 60 à aujourd’hui.
Du rock, du culte, du no-wave et de l’insaisissable pour ce cycle consacré à la chanteuse française, de ses influences à ses retentissements dans la musique actuelle.
Pour la dernière émission de la saison, Léonie, Brian, Léo, Alexis et Grégoire vous font part d’une petite sélection de film à voir et à venir prochainement :
Jungle – Good times
« Le Corps comme un fruit mûr et la Peau qui chante », Grisélidis Réal
Ce dimanche 19 juin 2022, Nancy Huston et Mylène Juste nous faisaient le grand honneur de venir jusqu’au studio de Cause Commune pour se rencontrer et échanger autour et alentour de celle qui est la première invitée ici, REINE du réel et de cette émission : Grisélidis Réal.
Dans une lettre du 27 juin 2002, une des nombreuses que ton ami auteur et journaliste Jean-Luc Hennig te presse de lui écrire, tu lui confies : « (…) on m’a usée, achevée, assassinée, mais je suis toujours là et je sens en moi tout à coup un renouveau de force et de résistance diabolique, végétale, animale, électronique, imputrescible ! Nous sommes là pour donner du tonnerre aux horizons fades de cette civilisation dégénérée et déliquescente qui végète dans ses déchets inutiles. Cher Jean-Luc, Soyez, éclatez, écrivez, vivez, je vous aime infiniment… »
Merci Grisélidis, merci pour TOUT, car le corps chez toi est TOUT, la chair est vive, le réel / la seule vraie fiction, la vie / essentiellement ambivalente, l’art /une danse avec la mort ?
Merci pour la passe, pour toutes les passes, car ton art de vivre, tes pratiques de peintre, écrivaine, prostituée et poète, de mère et d’activiste aussi, crient ensemble un seul verbe : AIMER.
Il y a de cela quelques années, lors d’une production cinématographique qui te rendait hommage, Mylène Juste a rencontré Igor Schimek, le premier de tes enfants chéris ! Comme toi, Mylène Juste se prostitue, Mylène Juste écrit, Mylène Juste est activiste. Elle a créé le Collectif des Femmes de Strasbourg Saint Denis qui représente les prostituées de ce quartier de prostitution de rue historique de Paris et milite au sein du Strass, syndicat des Travailleur·euses du sexe en France, dont elle fut la secrétaire générale durant de nombreuses années. Le Strass, là où elle a tout appris du traitement politique de la condition des putes et tout donné pour les combattre, est l’équivalent de l’ASPASIE, l’association avec laquelle tu proposas de réunir « talons hauts et talons bas » et que tu as fondée en Suisse dans les années 70. Un demi-siècle sépare vos combats. Mais lorsque Mylène t’évoque, admirative et bouleversée, elle dit que rien n’a changé. Elle te voit, sur les photos d’archives, au bureau devant l’imprimante prête à envoyer une missive aux pouvoirs, comme elle aujourd’hui. Elle comprend tout de ce que tu as traversé.
L’écriture est une arme extraordinaire à double tranchant… elle tend à la paix mais quelquefois il faut combattre, c’est nécessaire. (Grisélidis Réal – ITW de la Radio romande suisse, 2002)
Cette année, Nancy Huston vient d’écrire et publier aux éditions du Nil, dans la collection « les Affranchis », la lettre qu’elle n’a jamais écrite et qu’elle t’a destinée, Gri ! Nancy avait déjà préfacé Chair vive, tes poésies complètes aux éditions Seghers. Page 128 de Reine du réel, lettre à Grisélidis Réal, elle te cite, extrait d’une de tes lettres écrites à Hennig : « Cher Jean-Luc, il faut casser tous les asiles, abattre les prisons, et libérer toutes les sexualités, le monde ira mieux. » Et de te questionner là… Elle t’interpelle Grisé : « Ton goût de l’excès me dérange parce que l’intense plaisir que tu prends à pester t’empêche parfois de t’interroger sur les causes réelles de ce contre quoi tu pestes. Toute à ta haine de l’Église, par exemple, tu recommandes le lever instantané de tous les tabous, l’abolition de tous les freins au désir. Comme si, dans un claquement de doigts, l’on pouvait résoudre le problème du désir intempestif des hommes. Ce n’est pas pour rien que toutes les religions du monde ont trouvé indispensable de gérer cette chose-là ! Empêcher les hommes de baiser à leur guise est pour ainsi dire le b-a-ba de la culture humaine. »
Nous échangeons, t’écoutons, te lisons Grisélidis, en questionnant comment se libèrent les mémoires du corps qui écrit ? En deux temps, trois mouvements ou en comptant sur les 5 doigts de la main, comme le fait Nancy Huston dans le parallèle de vos autobiographies respectives, en se demandant avec toi ce que c’est que le grand amour qui toujours se dérobe… plutôt la grande vie ? (p 143 – Reine du réel, lettre à Grisélidis Réal, de Nancy Huston, aux éditions NIL, dans la collection Les Affranchis – janvier 2022).
Belle écoute chèr·es auditeurices !
Alain Frachon, ancien correspondant à Téhéran, Londres, Washington et Jérusalem, puis chef du service étranger et directeur de la rédaction du journal Le Monde. Il tient depuis 2014 une chronique hebdomadaire de politique étrangère pour le même quotidien. Il publie Un autre monde. L’ère des dictateurs aux éditions Perrin.
Qu’est-ce qu’un chroniqueur de politique étrangère ? En quoi consiste l’exercice de la chronique internationale ? Alain Frachon qui tient chaque semaine, depuis 2014, une chronique dans le journal Le Monde, présente la spécificité du genre. Un format précis, 5700 signes espaces compris dans son cas. Une régularité, elle est publiée chaque jeudi, dans l’édition du Monde datée du vendredi. Un espace affermé. Un caractère transgenre, qui peut emprunter aussi bien à l’éditorial, à l’analyse, au reportage qu’au portrait. Dans cet espace, il est maître à bord, pour analyser, jauger, expliquer, interroger l’actualité. Il peut aussi s’indigner. Avec une règle éthique qu’il respecte toujours, celle de la clarté de l’expression afin de rendre intelligible son propos à ses lecteurs et lectrices. Et avec un scrupule, celui d’éviter de parler de tout (la « toutologie »), préférant pour cette raison mettre l’accent sur les régions qu’il connaît, ses « majors », comme il aime les appeler, que sont le Moyen-Orient, l’Amérique du Nord et la Grande-Bretagne, post et pré-Brexit, bref toutes ces aires géographiques dans lesquelles il a été correspondant, d’abord pour l’Agence France-Presse (AFP), puis pour Le Monde. Des régions qui lui sont familières, dans lesquelles il a vécu et avec lesquelles d’une manière ou d’une autre, de façon continue, il a tissé des liens. D’où sa conviction que pour être chroniqueur, il faut déjà avoir une certaine expérience professionnelle, permettant le recul et la distance nécessaires à l’exercice. Sans oublier la curiosité, l’ouverture d’esprit, l’humilité dans le savoir, qui portent à la lecture et relecture des anciens comme des plus contemporains.
Dans Un autre monde. L’ère des dictateurs, Alain Frachon a rassemblé une centaine de ses chroniques publiées entre 2014 et 2022, depuis la fin du mandat de Barack Obama, la présidence de Donald Trump, les crises et guerres à répétition au Moyen-Orient, la volonté de puissance et montée aux extrêmes de la Russie, l’affaiblissement spectaculaire des démocraties face à l’ascension spectaculaire de la Chine et celle des régimes autocratiques ou dictatoriaux. Quelles sont les lignes de fond, les tendances se dégageant du chaos de la scène internationale ? L’ordre international instauré au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et la victoire des Alliés, le système onusien s’articulant autour de la Charte des Nations-Unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme, est aujourd’hui remis en cause dans sa prétention à l’universalité normative : il est accusé de vouloir imposer à l’ensemble de la planète un ordre et des valeurs qui ne seraient que l’incarnation ou la projection d’une représentation du monde qui ne serait qu’occidentale. D’où sa contestation dans les faits et le discours par des puissances comme la Chine ou la Russie refusant de se plier à des valeurs qui ne seraient ni les leurs, ni universelles, seulement occidentales.
Face à cela, les démocraties occidentales sont déstabilisées, en repli. Les États-Unis en premier lieu, mais pas seulement, se sont trompés sur la fin de la Guerre froide qu’ils n’ont pas gagnée comme ils l’ont cru et dit. L’Union soviétique s’est effondrée d’elle-même, sous le poids de ses propres contradictions, insuffisances et échecs. Pendant qu’ils célébraient la fin de l’histoire et leur triomphe idéologique, confiants dans le fait que la mondialisation économique serait nécessairement le précurseur de la démocratie, ils ont peiné à réaliser que l’économie de marché et le capitalisme faisaient bon ménage (prospéraient) avec des régimes autoritaires, peu soucieux des libertés civiles et politiques et des droits humains. L’émergence de la Chine fut du reste pendant longtemps un objet de déni : au mieux elle était considérée comme l’usine du monde, inondant le marché de produits bas de gamme ! Ce n’est plus le cas aujourd’hui et, devenue deuxième puissance économique mondiale, elle vise la première place.
Entre les États-Unis et l’Europe, d’une part, et des puissances contestataires jusqu’à un certain point de l’ordre mondial hérité de 1945, d’autre part, existent un nombre de pays qui ne souhaitent l’inféodation à aucun de ces deux « blocs » géopolitiques qu’ils refusent d’ailleurs de considérer comme deux camps irréductibles. Ils veulent exister en entretenant librement des relations avec les uns ou les autres, tentant de dégager une marge de manœuvre pour agir en fonction de leurs intérêts propres. On l’observe très clairement dans le cas de l’Inde, par exemple. Mais elle n’est pas seule dans ce cas.
Peut-on parler d’un recul des Occidentaux ? Avec les désillusions consécutives à l’implosion de l’Union soviétique, c’est un autre monde qui a vu le jour, et non pas celui qu’ils attendaient naïvement. Les succès relatifs de la guerre contre le terrorisme après le 11 septembre 2001, les scandales liés à l’existence du camp de Guantanamo et de la prison d’Abou Ghraib, le retrait d’Afghanistan en août 2021 consacrant le retour au pouvoir des Talibans, tout cela n’a pas peu contribué à décrédibiliser le discours occidental sur les valeurs notamment. L’arrogance et les inconséquences ont fait le reste. La crise financière et économique de 2008 a quant à elle jeté un doute sur les compétences économiques et financières du monde occidental. La gestion de la pandémie liée au covid-19 et l’accès aux vaccins n’ont pas redoré son blason. Alain Frachon souligne la part de responsabilité des Occidentaux qui, depuis la fin de la Guerre froide, sont les premiers auteurs de leur déconsidération vis-à-vis du reste du monde.
Le retour de la guerre en Europe changera-t-il la donne ? La durabilité de l’attractivité européenne sur les autres nations, restées en dehors des frontières actuelles de l’Union européenne, sera-t-elle de nature à impulser une nouvelle dynamique signant la fin de l’effacement européen ?
Quand on parle de vélo, de mobilité à vélo. On râle parce que nos hommes et femmes politiques sont incapables de faire bien, de faire comme il faudrait. La France est-elle si mal lotie ? N’est-ce pas intéressant aussi de jeter un coup d’œil vers des pays où pédaler n’est pas un droit pour tous et toutes ? N’est-ce pas intéressant, important, de prendre du recul et de s’enthousiasmer aussi sur le pays dans lequel nous avons le droit de pédaler. En France, en Europe, tout le monde a le droit et la liberté de pédaler. Même les prisonniers ont leur met en place des programmes pour qu’ils puissent s’échapper quelques heures par semaine, en pédalant sur des home-trainers devant Zwift. Décathlon finance un tel programme, un film publicitaire évoquant ce sujet vient de gagner un prix au festival de Cannes de la publicité. Voici un lien pour le voir ce film, sinon un billet sur ce sujet bientôt sur Weelz.fr. Mon invitée du jour vient d’un pays dans lequel être une femme est incompatible avec le droit de pédaler. C’est trop de libertés (au pluriel) d’un coup pour ces femmes. Et puis imaginez, le drame, si jamais ces femmes, en se posant sur la selle perdaient leur virginité. Elles ruineraient l’honneur de la famille. Pire, elles s’exposeraient à des représailles pouvant les mener à la mort. Alors, dans son pays Duaa ne pédalait pas. Duaa est palestinienne. Elle a le statut de réfugiée ici en France. Elle est palestinienne et artiste plasticienne. La première chose qu’elle a fait en arrivant en France ? Apprendre à pédaler sur le vélo bleu offert par un de ses amis. Et puis, comme une revanche, comme un pied de nez, comme un geste d’ultime liberté elle a mis en scène son vélo bleu sur toutes ses œuvres pendant longtemps. Ce vélo bleu ça représente quoi pour Duaa ? Pourquoi une telle obsession ?
Abel s’attaque aux feux de circulation.
Avec Asmoth, pour ce nouveau numéro de Parole de métaleux, Stéphanie Nolf et Tina Gruschwitz, membres du projet exclusivement féminin Chaos Rising. Alerte, interview en french-glish !
Chaque chanson du projet apporte les influences diverses et variées des différentes collaboratrices (plus de 30!).
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.