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Or


Cette semaine, on parle du morceau La Solitude de Léo Ferré sorti en 1971, second volet d’un cycle en quatre temps consacré à Lizzy Mercier Descloux.
Du rock, du culte, du no-wave et de l’insaisissable pour ce cycle consacré à la chanteuse française, de ses influences à ses retentissements dans la musique actuelle.
Cette semaine Léonie, Ethel et Khalid partagent leurs analyses spécialisées de :
Elvis Presley – Its now or never
Janine Mossuz-Lavau, politiste, sociologue et romancière, directrice de recherche émérite au CEVIPOF, a participé à l’élaboration et la rédaction de l’ouvrage collectif publié sous la direction de Martial Foucault et Pascal Perrineau La politique au microscope. 60 ans d’histoire du CEVIPOF publié aux éditions SciencesPo Les Presses.
Retour sur les soixante années qui ont fait du CEVIPOF un incontournable de la vie politique, institutionnelle et médiatique française, et lui ont valu une reconnaissance au-delà des frontières nationales, en Europe et à l’international. Le CEVIPOF qui scrute les évolutions et les recompositions de la vie politique, s’est en effet durablement installé dans le paysage institutionnel français, mais aussi dans la vie quotidienne des Français en formant des générations d’étudiants et de spécialistes, en participant au débat public et à la confrontation des idées. De nombreux concepts désormais familiers du grand public ont été forgés dans ce laboratoire, et d’autres y ont été discutés, tels que le référentiel, l’effet travail, l’effet religion, classe sociale objective/classe sociale subjective, dissonance électorale, moratoire électoral, tripartition de l’espace politique, clivage privé/public, variables lourdes, République absolue, etc. 60 ans d’histoire du CEVIPOF, cela représente 600 ouvrages et 3000 articles. Le CEVIPOF consacré à la vie politique française forme avec le CERI (Centre d’études et de relations internationales), les deux grands laboratoires de Sciences Po.
Janine Mossuz-Lavau dont de nombreux travaux, sur la question du genre notamment, furent pionniers et qui a activement participé à la conception et rédaction du livre La politique au microscope. 60 ans d’histoire du CEVIPOF, fait partie de la première génération de jeunes chercheurs du CEVIPOF. Elle précise combien cette institution s’est dès le début caractérisée par sa pluridisciplinarité dans sa façon d’appréhender l’objet politique. Ainsi, la science politique française s’est construite, et se développe en se frottant au droit, à l’histoire, à la sociologie, à la psychologie, à la religion, à la littérature, etc. mais aussi en s’intéressant au monde agricole, au syndicalisme, au parti communiste (PCF), au travail, aux femmes, etc.
Janine Mossuz-Lavau distingue trois moments dans l’histoire du CEVIPOF. Les années 1960 à 1980 sont marqués par l’effervescence de ce jeune laboratoire qui recrute alors facilement de jeunes chercheurs. Plongés dans l’atmosphère stimulante d’un « temps fort de la création intellectuelle », ils expérimentent la liberté de la recherche, l’inventivité, l’innovation, le goût du risque, sans contexte budgétaire contraint, et sans grande difficulté pour trouver le financement des recherches et travaux. Ambiance festive et insouciance. Viendront ensuite les pressions de la concurrence, l’individualisme, la course aux publications dans les revues anglo-saxonnes avec comité de lecture, dans un contexte cette fois marqué par l’augmentation du nombre des chercheurs diplômés, les nouvelles règles du CNRS, les baisses de financement et le manque d’investissements dans la recherche.
Les années 1980 à 2000 furent marquées par le mariage des cultures Sciences Po et CNRS et une professionnalisation de la recherche en science politique. La modernisation de l’héritage intellectuel du CEVIPOF entraîna la structuration en trois pôles d’excellence (analyse des comportements et des attitudes politiques, action publique, histoire des idées et pensée politique) et une rationalisation du fonctionnement administratif de l’institution, afin de répondre aux défis de l’internationalisation des enjeux de la recherche ainsi qu’à celui de l’évolution des lieux du politique en dehors des instances traditionnelles de la représentation, avec l’ouverture de nouveaux champs d’étude, portés ou non par le débat public. Citons notamment les travaux sur le vote FN (Front national), à partir des premiers succès électoraux de ce parti d’extrême droite créé en 1972, qui deviendra RN (Rassemblement national) en 2018.
Quant aux années 2000 à 2020, elles furent marquées par une crise et des évolutions, mais aussi la reconnaissance internationale du laboratoire. Le Centre d’études de la vie politique française devient en 2003 le Centre de recherches politiques, même si l’acronyme de CEVIPOF fut conservé. Fidèle à son ADN (la diversité des approches du fait politique), le CEVIPOF développe aussi l’approche comparative, et s’internationalise davantage. L’importance et la renommée de l’institution sont attestées par l’obtention de la seconde place en « Politics and International Studies » du classement QS World University Rankings, derrière Harvard, mais devant Oxford, Cambridge, Princeton, etc. Parallèlement aux Chroniques électorales, sondages, analyses des processus et comportements électoraux, on constate la mise en place de dispositifs tels que celui du Baromètre politique français, l’Enquête sociale européenne, le Baromètre de la confiance politique, le lancement du Baromètre du dialogue social, sans exclure un renouvellement des études sur les élites, les institutions politiques, l’imbrication entre le politique et la sphère privée (son rapport intime), le rôle de la mémoire et de la transmission dans les attitudes et comportements politiques, les banlieues, le militantisme associatif. La diversité d’approches des débuts de l’institution qui s’est depuis ouverte à l’Europe et à l’international, est toujours présente, mais aussi renouvelée, avec aussi de nouveaux chantiers en perspective telle que l’ouverture de la chaire Outre-mer en 2021.
Janine Mossuz-Lavau s’est particulièrement illustrée dans des enquêtes d’ordre qualitatif. Citons La vie sexuelle en France (2002), le Dictionnaire des sexualités (2014), La Prostitution (2015), mais aussi ses études sur le clivage droite-gauche, dont elle a souligné la pertinence et la persistance toujours d’actualité.
ET
Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).
Vous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de l’émission (salon #libreavous, mais nous n’y sommes pas forcément tout le temps) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire.
Les podcasts et les photos, sauf indication contraires, sont diffusés selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure et licence GNU FDL version 1.3 ou ultérieure. Les musiques sont diffusées sous leur propre licence, voir la page consacrée à chaque émission pour les licences précises.
Paris 2024, nous sommes en 2022, à deux ans des JO et cette échéance est bien au cœur de toutes les discussions, décisions qui sont prises en ce moment à Paris et en Ile de France. Il y a quelques jours, Anne Hidalgo présentait à la presse son projet de transformation du Périphérique Parisien. Des changements, qu’elle considère, pour commencer, en douceur, avec une voie dédiée pour la circulation des acteurs des JO. Délégations, sportifs, officiels, presse, ils auraient une voie rien que pour eux pour aller et venir, rapidement d’un site olympique à un autre. Puis, une fois les JO derrière nous une transformation pérenne de ce périphérique. La circulation et les aménagements sont au cœur de ce projet. Un projet qu’il faudrait considérer comme une crise que seront les JO de Paris. Il se murmure que la circulation à vélo est l’un des enjeux majeurs pour cette édition. Une envie de créer un héritage pour que Paris et l’Ile de France deviennent des territoires cyclables, dès la flamme éteinte. On peut être pour ou contre ses JO. Rares sont les citoyens à “s’en foutre”… Ceux qui s’en foutent sont en général contre, ils n’ont pas, je pense, forcément l’énergie et l’envie de militer contre. Cause-Commune va vous proposer quelques émissions sur ce sujets dans les jours à venir. Aujourd’hui, avec Rayons Libres nous avions envie de faire un pas de côté. d’explorer avec Thierry Seray, qui possède une agence d’innovation et de prospective dans le sport, Code Zéro. Nous avions envie de nous poser la question du récit autour du vélo, du cyclisme. Est-ce un sport ? L’olympisme tire-t-il la pratique vers le haut ? Contribue-t-il à le rendre populaire ? Les jeux contribuent-ils à donner envie de pédaler plus, plus souvent, différemment ? N’y a-t-il pas d’autres leviers identifiés ? Sont-ils actionnés ? Comment les raconter ? Voilà de quoi nous allons tenter de parler avec Thierry Seray, fondateur de l’agence Code Zéro. Explore the future of sport… Explore the future of cycling !
Abel décode et nous dit que tout est permis, ou presque.
Vincent Brengarth, avocat spécialiste des violences policières et de la défense des liberté publiques, co-auteur avec son confrère William Boucheron du livre Violences policières – Le devoir d’agir, Tract / Galimard, analyse la spirale mortifère du déni des violence policières qui contribuent à les banaliser et donc à l’escalade en désinhibant l’usage de la contrainte et des violences policières.
Il est urgent de réagir pour réconcilier la police et la population en prenant en considération l’ensemble des maux que les violences policières révèlent.
Depuis 4 ans, émission, après émission, nous tentons d’apporter notre modeste contribution au décloisonnement du monde du sport, en invitant des personnalités de profils divers : des dirigeants, cadres techniques du mouvement sportif, du sport professionnel et amateur, élus et agents des pouvoirs publics, chercheurs, journalistes, représentants du monde économique, sportifs de haut niveau, personnel de la santé, de l’éducation, militants d’ONG (la liste est longue, je m’arrête là). Nous essayons de convaincre de la place bien plus importante que le sport devrait prendre dans notre société ; de l’impact positif sociétal et environnemental qu’il peut avoir. Nous cherchons aussi à alerter sur des dérives qu’il doit prendre en compte.
Pour cette dernière émission de la saison, nous souhaitons donner la parole à des acteurs, qui reprennent des initiatives ou en lancent, en ce sens. Ils regroupent des acteurs de l’écosystème du sport, pour qu’ils se parlent et s’efforcent, ensemble, de faire avancer notre société.
Comment cherchent-ils des solutions pour donner la parole, dans le but d’être constructif, sans donner de leçon ? Comment peser dans le sport et par le sport, dans cette France qui se cherche sur le plan de l’expression citoyenne et démocratique ? Quels sont les besoins dans ce cadre, à 2 ans des Jeux Olympiques et Paralympiques sur notre territoire, notamment pour que Paris 2024 tienne sa promesse d’impact positif sociétal et environnemental ?
Et nous continuons notre fil rouge avec l’écoaventurière que nous suivons depuis février.
ET
Asmoth reçoit les membres de Terreur Nocturne, une formation récente avec l’EP Royaume Onirique qui officie dans le black metal moderne (voir post un peu par moment…).
Les racines de leur musique se puisent dans les vrais problèmes de terreurs nocturnes d’Onéiros.
Dans cette émission vous découvrirez BCL, un label Toulousain qui rassemble les artistes COLT et DVN. À la fois opposé et complémentaires, ils ont chacun un parcours différent en tant que rappeur et beatmaker.
Des expériences qu’ils vont nous partager durant l’échange avec un freestyle de fin comme on les aime!
Dans cette épisode vous découvrirez CASPY, acteur et mannequin mais aussi rappeur. Un échange durant lequel il nous partage son histoire et ce moment où tout a basculé dans sa vie après un accident.
Aujourd’hui CASPY prend le temps de s’épanouir dans ses activités et surtout sa musique dont il vient faire la promotion de son dernier EP « 1ère Dose » sortie en Mai dernier.
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.