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Or


Dans cette émission vous découvrirez HDANTE, rappeur originaire de Montreuil qui s’est présenté au travers de son premier EP « En faire mon paradis » en 2019 et produit par ONER.
Un projet qui sera illustré par le passage freestyle en fin d’émission dans lequel HDANTE s’est imposé!
Cette semaine, on parle du morceau Freedom de !!! (Chk Chk Chk) sorti en 2017, troisième volet d’un cycle en quatre temps consacré à Lizzy Mercier Descloux.
Du rock, du culte, du no-wave et de l’insaisissable pour ce cycle consacré à la chanteuse française, de ses influences à ses retentissements dans la musique actuelle.
Cette émission enseigne que la démocratie est aussi une lutte judiciaire.
Quand le citoyen refuse de se soumettre à un ordre qu’il trouve contraire à sa conscience morale, il doit être prêt à lutter fermement. Car l’objection de conscience est, si l’on peut dire…un parcours du combattant. Nos deux invités, des juristes spécialisés sur cette question, ayant beaucoup de procédures en cours ou passées, mobilisant ce “droit”, nous révèlent les arguments mobilisés pour matérialiser ce droit : inégalités de traitement face au pass vaccinal, refus des OGM, accueil des migrants sont quelques thèmes largement détaillés.
Tout le cadre politique et institutionnel est mis sur la sellette, dont la raison d’État. La démocratie est fondée sur les droits de l’humain, et l’objection en est un prolongement.
Plus que jamais aujourd’hui, avec le COVID, ce pouvoir de refuser peut être convoqué. De belles leçons de droits en action !
à l’occasion de la soirée de lancement de la compilation l’échappée belle #3 proposée par Follentez Records et les éditions Dargent Rayons Libres est allé au Hangar, une salle de concert située à Ivry Sur Seine pour une soirée live de 4 heures. C’était le 30 juin, la veille du départ du Tour de France et l’actu vélo était à quelques kilomètres du centre de Paris.
Retrouvez cette émission spéciale avec interview des producteurs de cette compilation. Entre chaque set, les interviews des artistes qui sont venus se produire sur scène. Cette soirée est la première d’une tournée en France pour l’échappée belle. Et nous ferons en sorte que Rayons Libres puisse de temps en temps pendant la saison 2022/2023 se rendre à différents événements, pour vous retransmettre, en live, ces moments. Les artistes qui sont venus se produire sur scène :
Réalisation et moyens techniques : Stéphane Dujardin.
Régis Genté, correspondant dans l’ancien espace soviétique pour RFI, mais aussi pour France 24 et Le Figaro, est installé depuis plus de vingt ans à Tbilissi, capitale de la Géorgie.
La Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine, ont déposé ensemble, en mars 2022, au lendemain de l’agression de la Russie de Poutine contre l’Ukraine, une demande en vue de l’obtention, pour leur pays respectif, du statut de candidat à l’adhésion à l’Union européenne (UE). La Commission européenne a rendu le 17 juin dernier un avis favorable concernant l’Ukraine et la Moldavie, se contentant d’offrir à la Géorgie une perspective européenne. Le 20 juin, une marche pour l’Europe était organisée dans la capitale géorgienne, Tbilissi : quelque 70 000 Géorgiens sont descendus dans la rue pour réclamer l’adhésion de leur pays à l’UE.
Régis Genté, qui vit depuis plus de 20 ans à Tbilissi, souligne qu’il s’agit là de l’une des plus grosses manifestations depuis 20 ans. Les trois-quarts des Géorgiens sont en effet pro-européens et inquiets après le choix de la Commission se prononçant pour l’octroi du statut de pays candidat aux deux républiques ex-soviétiques d’Europe orientale, mais pas pour celle du Sud Caucase. Comment la Géorgie, qui était le meilleur élève parmi les six pays dudit Partenariat oriental, lesquels entretiennent une relation spéciale avec l’UE depuis 2009, a-t-elle perdu la première place ? Que veulent les manifestants qui ont répondu à l’appel des organisations émanant de la société civile, et notamment au mouvement La Honte ? Qui sont-ils ?
Régis Genté observe que les manifestants veulent d’abord témoigner de l’engagement et la détermination du peuple géorgien dans son choix pour l’Europe et les valeurs occidentales. La liberté, la paix, le développement économique durable, la protection des droits humains et la justice, voilà ce que représente l’Europe à leurs yeux et tel est leur projet de société. Mais ils sont également en colère, car ils soupçonnent le gouvernement de travailler dans les intérêts de Moscou, alors que le pays serait majoritairement favorable à sortir de l’influence russe. Ils clament au pouvoir en place qu’ils ne sont pas d’accord avec sa politique consistant à saper la voie européenne de la Géorgie. Le parti au pouvoir, le Rêve géorgien, dirigé par Irakli Kobakhidze, mais dépendant de l’oligarque Bidzina Ivanishvili, qui a fait toute sa fortune en Russie, ont-ils contribué avec le Premier ministre, Irakli Garibashvili, à saper les liens avec l’UE ?
Régis Gentérelève que depuis deux ans le parti au pouvoir a multiplié les gestes contraires aux valeurs promues par l’UE, en procédant à des arrestations douteuses d’adversaires politiques ou en exerçant des pressions sur les médias. Une détérioration dans le fonctionnement démocratique des processus électoraux a aussi fait l’objet d’un constat. Le pouvoir a développé en outre une rhétorique très dure vis-à-vis de l’UE. D’où l’exigence formulée par la Commission européenne vis à vis de la Géorgie : des réformes portant notamment sur l’indépendance de la justice, l’amélioration du climat démocratique ainsi que celui des médias.
Sans surprise, le Conseil européen, réuni les 23 et 24 juin, a suivi l’avis de la Commission. Au soir du 24 juin, après la décision du Conseil européen de ne pas accorder à l’ex-république soviétique le statut de pays candidat à l’UE, des milliers de personnes se sont à nouveau réunies dans le centre de Tbilissi. La colère gronde dans le pays contre le gouvernement, accusé d’avoir fait à dessein échouer la candidature géorgienne. Faut-il croire le Premier ministre Irakli Garibachvili, qui prenant acte des points faibles du dossier géorgien, s’est engagé à “travailler avec Bruxelles pour mettre en œuvre toutes les exigences” ?
En effet, la défiance de la rue vis-à-vis du pouvoir en place s’enracine également dans le bilan mitigé du passage, depuis 10 ans, d’une stratégie d’affrontement politique et diplomatique vis-à-vis de Moscou, à une stratégie de normalisation. Pour quels résultats ? 20% du territoire géorgien échappe toujours au contrôle de Tbilissi et ce depuis le début des années 1990. L’Abkhazie et l’Ossétie du Sud sont entre les mains de forces séparatistes soutenues par la Russie. Malgré les efforts du parti Le Rêve géorgien, victorieux des urnes en 2012, la Russie n’a envoyé aucun signe positif et encourageant. Le processus de Genève, dispositif mis en place après la guerre russo-géorgienne de 2008, en l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays, n’a pas été capable de régler quoi que ce soit. Ce format de discussion a certes permis de trouver quelques compromis économiques (levée du blocus sur le vin géorgien et les eaux minérales), mais ils sont néanmoins fragiles car ils n’écartent pas la menace d’un nouvel embargo, comme on l’a vu en 2019, à la faveur de la moindre crise politique. Ainsi, la stratégie visant à ne pas faire de bruit de peur d’irriter Moscou, de ne pas soutenir (trop) ouvertement l’Ukraine, avec qui des liens forts existent cependant, n’a pas produit les effets escomptés. Le « Vivons cachés » pour éviter la colère et les représailles de Moscou est désormais considéré par l’opposition géorgienne comme une reddition à la Russie. La très grande majorité de la population soutient le rapprochement avec l’Europe et veut faire pression sur le pouvoir en place pour qu’il cesse d’agir contre sa volonté, laquelle est de ne pas rester dans la sphère d’influence de la Russie.
Quel est le positionnement de l’Église géorgienne dans ce contexte ? Quelles sont les forces en présence ? Que pensent les jeunes ? De quoi rêvent-ils ? La mobilisation de la rue géorgienne se poursuivra-t-elle dans les prochaines semaines ? La société civile dans sa volonté de résister de façon non violente donnera-t-elle naissance à un nouveau mouvement populaire, distinct du Rêve géorgien ou du Mouvement national uni (MNU) de l’ancien président Mikheïl Saakachvili, aujourd’hui emprisonné ? Quelles sont et seront les répercussions de la guerre en Ukraine dans l’ancien espace soviétique ?
Vous pouvez retrouvez toutes les références citées pendant l’émission (vous trouverez également sur cette page les podcasts par sujet traité ainsi qu’une transcription lorsqu’elle sera disponible).
Vous pouvez nous rejoindre sur le salon de discussion de l’émission (salon #libreavous, mais nous n’y sommes pas forcément tout le temps) pour participer à notre discussion en direct, nous contacter ou nous laisser un commentaire.
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Cette semaine, nous discutons avec Michel Kokoreff, sociologue, autour de son livre Spectres de l’ultra gauche, l’État les révolutions et nous (ed. L’Oeil d’or)
Cet ouvrage se propose de revenir sur l’histoire de ces mouvements qui privilégient l’auto-organisation à la forme-parti, l’énergie révolutionnaire à la centralisation autoritaire des masses, sans dissocier rage et politique, action et pensée radicales. Il montre que, face à l’enchaînement récent des émeutes, insurrections et soulèvement populaires, l’annonce du « retour » de l’ultra-gauche comme menace est une pure construction policière et médiatique, mais aussi de l’État : cette fiction dépolitise toute contestation et légitime sa criminalisation au nom de l’état d’exception.
En ce sens, l’ultra-gauche n’existe pas : elle est un spectre qui hante le pouvoir. Elle dessine en creux le vide politique d’un monde où il n’y a plus d’adversaires, mais des ennemis.
En revanche, ce qui existe, c’est la puissance des mouvements autonomes chargés de colère et d’espoir.
Deux grandes légendes du rap autour de la table de Cause Commune ! Driver et Manu Key partagent leurs anecdotes et évoquent leurs projets.
Un échange sous le signe de l’humour et de la nostalgie à ne manquer sous aucun prétexte !
C’est le moment des grandes vacances pour les enfants, les étudiants, les profs aussi. C’est aussi peut-être le moment de se consacrer un peu aux autres. Penser différemment, partir découvrir son pays. Un pays d’ailleurs est-ce une région, un département, une zone géographique ou une zone culturelle ? Le vélo est un superbe outil pour découvrir un pays. Quelle que soit l’amplitude géographique que vous lui donniez. Que les frontières de ce pays soient administratives, géographiques ou tout simplement culturelles. Cette semaine nous vous emmenons faire un tour, un alter tour. Alter c’est un autre. Un autre soi-même, ami très proche pouvant nous remplacer. C’est aussi une alternative, une autre proposition. Une autre façon d’être… avec les autres. A leur rencontre, à leur écoute. L’alter tour, est un voyage, une transhumance, une découverte, de l’autre, des autres, autrement. A vélo. Le départ de ce tour est le 11 juillet au 28 août, de Nice (06) à Clermont Ferrand (63). L’Alter-D-Tour aura les mêmes dates et le même point d’arrivée mais il partira de Peyremale (30). Il n’y a pas qu’un alter tour, mais deux. Pauline Drillet est basée à Rennes, elle coordonne ce AlterTour, elle va nous raconter ce que c’est. Qu’est-ce qui s’y passe ? c’est pour qui et pourquoi ? Et Pourquoi le choix du vélo ? Le vélo n’est-ce pas déjà une alternative ?
Abel chronique une information qui a défrayé la chronique. Quand tu conduis un camion que tu roules sur un cycliste et qu’après tu vas lui casser la gueule. Que tu passes en jugement tu prends quoi comme sanction ? Pour le savoir rapidement, écoutez l’émission… Si vous êtes pressés, c’est vers la 25ème minute, juste avant la chronique.
Mathieu est en camion et Peter peinard chez lui. Entretien chaotique mais au combien jouissif avec le groupe de grindcore, Gummo qui s’impose comme un acteur prolifique et engagé de la scène.
Pas de langue de bois par ici.
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.