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By Littérature Sans Frontières – Fréquence TerreScienceNature
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  • « La Chambre du Milieu » de Marc Steinberg (MdV Éditeur)

    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

    « Être Maître, c’est avant tout être maître de soi », dit-on communément dans les milieux initiatiques. Mais, dans ces milieux, le moment où se réunissent les Maîtres entre eux s’appelle la « Chambre du Milieu » et cette réunion s’organise généralement au sein même du Temple.

    Il ne s’agit donc pas d’un endroit comme la célèbre « Chambre-à-coucher-du-Roi » de Louis XIV où défilait un tas de personnes pour assister aux petit et grand levers du monarque : valets, chirurgiens, officiers de la Couronne, aumônier, barbier, intendant…, soit plus de vingt personnages !

    « La Chambre du Milieu », dont il est question dans le livre signé Marc Steinberg chez MdV Éditeur, est le moment où se réunissent les Maîtres, mais sans les Apprentis ni les Compagnons, a fortiori les profanes, et, comme le précise l’auteur : « La lumière de la Sagesse l’éclaire et cette Chambre se réunit pour travailler. »

    Ce travail consiste généralement à établir l’ordonnancement du calendrier, l’organisation interne, des « affaires de familles » éventuelles, c’est-à-dire des situations particulières et des séances de réflexion approfondie.

    Cette collection de MdV Éditeur consacrée aux « Symboles universels », est déjà riche de près d’une centaine d’essais où des rites et rituels, les Nombres, des légendes, principes, fonctions… sont expliqués et s’avèrent, pour les uns, un apprentissage ou une découverte supplémentaire, pour les autres, un rappel ou une confirmation de notions parfois oubliées; cependant, il s’agit toujours de conduire le lecteur à mieux ou davantage percevoir et propager la Fraternité universelle, celle dont notre société a tant besoin.

    Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

     

    Pour aller plus loin :

    • Le voyage initiatique de Christian Jacq (MdV Éditeur)
    • Étape-clé dans le cheminement du Compagnon d’Olivier Pouclet (MdV Éditeur)

       

      3 min
    • À l’heure du négationnisme climatique capitaliste : relire les ultimes messages d’Albert Camus (Folio)

      « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff

       Albert Camus (1913-1960) a énormément compté dans mon cheminement existentiel et ce n’est pas sans une certaine émotion que je viens de lire son Carnet III (Mars 1951-décembre 1959), troisième recueil où il consignait ses réflexions sous la forme de Cahiers, ceux avant sa mort accidentelle.

      Ainsi, de 1935 à son décès, il fut question de réflexions, d’idées, d’informations, d’extraits de correspondances…

      Comme pour chaque chronique dévolue à cet auteur humaniste que j’estime tant, j’ai extrait quelques-uns de ses propos sous forme de messages, dont, je pense, il est plus que nécessaire de se référer par les moments difficiles que la planète en cette année 2019 est occupée à vivre.

      « Certains soirs, écrit-il, dont la douceur se prolonge, cela aide à mourir de savoir que de tels soirs reviendront sur la terre après nous » et « Il ne faut jamais dire d’un homme qu’il est déshonoré, des actions, des groupes, des civilisations peuvent l’être. Non l’individu. Car s’il n’a pas conscience du déshonneur, il ne peut perdre un honneur qu’il n’a jamais eu. »

      On connaît le combat incessant mené par Albert Camus pour la fraternité et son corollaire l’humanisme. Dans le dernier lustre de son existence, il ne cessa de marteler son attachement à la liberté, au peuple, à une presse indépendante :

      « Une presse n’est pas vraie parce qu’elle est révolutionnaire. Elle n’est révolutionnaire que pace qu’elle est vraie. » À ce sujet, après avoir essuyé maintes critiques du couple Jean-Paul Sartre-Simone de Beauvoir qui, par leur « engagement politique » tentèrent certainement de faire oublier qu’ils avaient quelque peu été aux côtés de collaborateurs et de Vichy durant la Seconde Guerre mondiale, Camus écrivit : « Parvenus de l’esprit révolutionnaire, nouveaux riches et pharisiens de la justice. Sartre, l’homme et l’esprit, déloyal » et « Des politiciens de droite ont placé des malheureux dans une situation indéfendable et, pendant le même temps, les hommes de la gauche leur tiraient dans le dos. Je n’ai pas de mépris pour les militants communistes, bien que je les croie dans une erreur monumentale, écrivit-il en 1955. Quand un opprimé pour la première fois dans l’histoire du monde régnera par la justice, sans opprimer à son tour, tout sera fini et tout commencera enfin. »

      Et, cette déclaration très  forte : « C’est dans la lutte que, finalement, j’ai toujours trouvé ma paix. »

      Enfin, cette vision extraordinaire écrite en 1956 et qui, malheureusement, s’avère d’une précision dramatique alors que le négationnisme climatique au nom d’une capitalisme financier mondial et anthropophage sévit plus de six décennies plus tard: « La civilisation industrielle, en supprimant la beauté naturelle, en la couvrant sur de longs espaces par le déchet industriel crée et suscite les besoins artificiels. Elle fait que la pauvreté ne peut plus être vécue et supportée. »

      https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2019-01-27-09-00-00-pierre-CamusIII.mp3

      4 min
    • Ariane et Juliette d’Hubert de Maximy (Les Presses de la Cité)

      « Littérature sans Frontières » et une chronique de Pierre Guelff.

       Le dimanche 30 septembre 1917, Juliette, 15 ans, se demande la raison de son placement dans un internat huppé alors qu’elle se sent si bien à l’école primaire supérieure : « Qu’est-ce qu’une fille de la mine comme moi va faire là-bas ? »

      Au Collège Sainte-Jeanne, Ariane, une autre jeune fille la rejoint dans l’entrée, lui sourit poliment, elle est orpheline d’un père tombé au front dans la Somme.

      « Et mon père ? Il est vivant ou mort ? » se demande Juliette dans un milieu où ses condisciples parlent de Megève, de Riviera, de tennis, de voitures luxueuses, d’hôtels cinq étoiles, elle qui, depuis l’âge de 8 ans reprise son linge.

      La directrice de l’établissement prestigieux et une enseignante, excellente pédagogue, pacifiste convaincue, semblent la protéger : « Quels événements, quel drame peut-être, cache le désarroi de la petite ? »

      Une Juliette qu’Ariane ne cesse d’observer… Une Juliette qui travaille à la mine durant les vacances, y rejoignant sa mère qui est lampiste au puits 1 de Saint-Étienne… Une Juliette qui possède une véritable culture populaire, dont celle de connaître par cœur l’œuvre d’Aristide Bruant, « digne fils de François Villon », lui avait dit son ancien instituteur.

      Alors, petit à petit, les choses changèrent dans le dortoir du Collège Sainte-Anne quand retentit « À la Bastille on aime bien Nini Peau-d’chien… »

      Dans ce roman de terroir remarquable,  l’auteur nous transporte d’une famille à l’autre : celle de Juliette la prolétaire et celle d’Ariane la bourgeoise avec, entre les deux, des incursions dans la vie de l’enseignante pédagogue si attachante.

      Les deux adolescentes, malgré la différence de classes, se rapprochent, se lient d’amitié et je laisse au lecteur le soin de découvrir l’incroyable dénouement de cet ouvrage. De la belle ouvrage, sans conteste.

      Néanmoins, voici une ultime phrase pour encore donner le ton des derniers chapitres si palpitants : « Le malheur vient toujours d’une trahison. Si on n’exige rien, on ne peut être trahi. »

      https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2019-01-20-09-00-00-pierre-Ariane-et-Juliette.mp3
      3 min
    • Le miel du lion (2) de Matthew Neill Null (Albin Michel)

      « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

       Il y a quelques semaines, je vous avais déjà proposé une chronique sur cet extraordinaire roman de plus de 400 pages « Le miel du lion » de Matthew Neill Null paru chez Albin Michel, tant il est dense et poignant.

      La poursuite et la fin de sa lecture ne me font pas changer d’avis : nous sommes en présence d’un véritable chef-d’œuvre de la littérature américaine, selon moi, tant l’histoire, basée sur des faits avérés, est forte, secoue les tripes et les consciences quand, en 1904, en Virginie, des dizaines de milliers d’hectares de forêt sont rasés par les « Loups de la forêt », bûcherons et ouvriers adjacents, ceux préposés à l’entretien du matériel, à la pose de rails pour le transport des arbres géants… pour le compte de capitalistes sans foi ni loi.

      Une tentative de rébellion se met en place, un pasteur considéré comme farfelu entre en scène, des prostituées font de même, un marchand ambulant va de camp en camp proposer ses objets de pacotille et images pornos, la vie est dure, dangereuse, les gardiens sont féroces…

      Comme d’habitude, plutôt que de longues présentations qui risquent de trop dévoiler l’histoire, je préfère en citer quelques phrases marquantes :

      « Où donc est passé le Dieu de justice et de vertu dont on m’a tant rabattu les oreilles au catéchisme ? »

      « En Amérique, tout le monde déteste quelqu’un sans même savoir qui il est. »

      « Seuls les imbéciles respectaient les puissants et on constatait avec un étonnement chaque jour renouvelé combien la réserve d’imbéciles de ce monde paraissait inépuisable. »

      La fin est en forme de message pour les générations futures, c’est-à-dire la nôtre, entre autres, et cela confine à une triste réalité écologique : « Tout un conté rasé, plus un arbre, plus un cervidé, plus un oiseau. Tout avait été coupé, comme on vide une cruche. C’était comme le paradis, c’était devenu comme la mort. »

      https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2019-01-13-09-00-00-pierre-miel-du-lion-2.mp3

       

      3 min
    • La goûteuse d’Hitler de Rosella Postorino (Albin Michel)

      « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

       En 1943, Rosa Sauer est une jeune Berlinoise de 26 ans qui habite non loin de la « Tanière du Loup », principal quartier général d’Adolf Hitler. Ce dernier, non seulement féru d’un ésotérisme sordide, d’une idéologie génocidaire, était hanté par l’idée d’être empoisonné.

      Les SS réquisitionnent Rosa, qui ne peut qu’accepter de se rendre au bunker du führer deux fois par jour afin de tester les principaux repas de celui qui allait mettre à feu et à sang une grande partie du monde.

      Si cet ouvrage, « La goûteuse d’Hitler » de Rosella Postorino qui vient de paraître chez Albin Michel est présenté comme un roman, l’auteure spécifie quand même qu’il y a un fond historique à son écrit : « En 2014, j’ai appris que Margot Wölk, la dernière goûteuse d’Hitler, était encore en vie. À 96 ans, elle avait décidé de rendre publique cette information. Hélas, quand j’ai retrouvé son adresse à Berlin, elle venait de mourir. Ainsi, je ne pourrais jamais lui parler, ni raconter ce qu’elle avait vécu. Mais je pouvais tenter de découvrir pourquoi elle m’avait frappée. C’est ainsi que j’ai écrit ce roman. »

      Rosella Postorino a donc réagi en journaliste, qu’elle est aussi, et cite quelques sources crédibles. Son ouvrage débute par une citation de Bertolt Brecht qui, assurément, résume bien cette histoire :

      « L’homme ne vit que d’oublier sans cesse

      Qu’en fin de compte il est un homme. »

      https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2019-01-06-09-00-00-pierre-Gouteuse-d-Hitler.mp3
      3 min
    • « Les nouveaux bijoux de chez Carlier » (4) de Guy Carlier (Pocket, Hors Collection Éditions)

      « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

       Et nous voici à la dernière chronique consacrée au recueil de propos de Guy Carlier « Les nouveaux bijoux de chez Carlier » paru il y a quand même quelques années, mais y revenir permettait de mieux saisir, selon moi, cette activité parfois très controversée.

      D’ailleurs, il met les choses au point en 2003 : « Dans mon émission on rit des vieux, on rit des gros, on rit des gays, on rit des cons et que seuls les vieux cons, les gros cons et les gays cons protestent, eh bien, à ceux qui m’écrivent de la sorte, je voudrais rappeler que l’humour est la politesse du désespoir. »

      Alors, pour terminer cette chronique, celle qu’il a lue sur France Inter en 2003, est dans cette lignée : « En mai 1968, on accrochait des posters de Che Guevara aux murs de nos chambres de lycéens, aujourd’hui les lycéens collent la photo parue dans Voici où l’on voit François Hollande entrant dans l’eau aux Seychelles avec son maillot de bain Pantashop et son ventre de notaire panaméen. »

      Et puis cette longue réflexion : « Beaucoup de larmes hier soir à la TV. Mais moi je n’ai pas pleuré en regardant L’Emmerdeuse avec Marie-Anne Chazel, qui était notre invitée hier, que je m’étais déjà tapée en cassette. Faut quand même pas abuser des bonnes choses. Et là, sérieusement, il y a un vrai problème. Doit-on dire aux invités que l’on n’a pas aimé l’œuvre pour laquelle ils viennent faire de la promo ? »

      Eh bien, après cinq pages en caractères très serrés, je ne connais toujours pas ce que Guy Carlier a décidé de faire, en revanche il détaille les larmes, dignes, d’Adamo qui a retrouvé sa première moumoute, une synthétique de mai 1972, précisa-t-il.

      Vous me direz : quatre chroniques sur Fréquence Terre pour ça ? Pour Guy Carlier, aujourd’hui à Europe 1, ancien pilier du « Fou du Roi » chez Stéphane Bern et complice de Marc-Olivier Fogiel dans « On ne peut pas plaire à tout le monde » sur France 3, « tout ça, c’est rien que du bonheur ! »

      https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2018-12-30-09-00-00-pierre-carlier4.mp3

       

      3 min
    • « Les nouveaux bijoux de chez Carlier » (3) de Guy Carlier (Pocket, Hors Collection Éditions)

      « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

       Poursuivons avec cette troisième chronique des Nouveaux bijoux de chez Carlier de Guy Carlier en haussant quelque peu, voire beaucoup, la verve de l’auteur. La méchanceté, diront certains.

      Heureusement, ce livre de chroniques date de tant d’années, qu’il y a une sorte de prescription qui autorise de citer celle, par exemple, dévolue en 2003 à Sophie Davant : « À propos de lune, par association d’idées avec con comme la lune, pour nous donner le moral avant d’affronter la guerre, je voudrais vous parler de Sophie Davant, dont l’émission gériatrique d’hier n’avait exceptionnellement pas pour sujet le fibrome ou la constipation, mais « les femmes et la voiture. »

      Autre vacherie, si j’ose dire, quelques mois plus tard au sujet de la même animatrice : « Ce matin, Sophie Davant vient annoncer le thème de son émission, à savoir : « Les chats fugueurs » et explique : « Nous aurons des témoignages, comme celui de ce chat qui a parcouru 375,2 km pour retrouver ses maîtres qui venaient de déménager à l’autre bout de la France. Trois conneries en une phrase, faut le faire ! »

      Eh bien, cher Guy, j’ai eu beau relire votre chronique, je cherche encore la troisième connerie. Je me demande si Fréquence Terre va continuer à me programmer.

      Justement, toujours en 2003, Guy Carlier y est allé d’une très grosse bêtise, histoire de l’arroseur arrosé, en somme. Je le cite : « Sans qu’on sache vraiment pourquoi, les téléspectateurs ne veulent plus de Christophe Dechavanne – comme ils ne veulent plus de Nagui. Et on sait déjà que, quoi qu’ils fassent, ces deux-là ne reviendront jamais ! »

      Loupé, cher Guy Carlier ! Quinze ans plus tard, Nagui est bien en place et, selon les sondages, il occupe la tête  du hit-parade des animateurs préférés des téléspectateurs.

      Tout cela me rappelle un passage de L’Art d’être grand-père  de Victor Hugo :

      « Nous (les hommes) qui régnons, combien de choses inutiles

      Nous disons, sans savoir le mal que nous faisons ! »

      https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2018-12-23-09-00-00-pierre-Carlier-3-bis.mp3

      3 min
    • « Les nouveaux bijoux de chez Carlier » (2) de Guy Carlier (Pocket, Hors Collection Éditions)

      « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

       Comme expliqué lors d’une précédente rubrique dévolue au « Nouveaux bijoux de chez  Carlier » de Guy Carlier, mais qui date de 2004, cet ouvrage n’a pas pris une ride sur le ton et la verve déployés par l’actuel animateur sur Europe 1.

      Prenons Christine Bravo qui, visiblement, l’énerve : « Cette fille est incroyable : elle annonce une émission sur la vie des gens, et en fait un concept « Christine Bravo dans la France d’en bas » !

      Bernadette Chirac en prend aussi pour son grade, quand l’auteur raconte que le couple présidentiel passa un soir de réveillon au Maroc : « Bernadette est descendus au restaurant vêtue d’une tenue audacieuse constituée d’une robe de cuir et d’une veste de jean. Bon, je voudrais rassurer les auditeurs qui pensent avec angoisse que maman a viré rock ‘n roll attitude : le blouson était signé Christian Dior et doublé de vison. »

      Autre chronique : « Les sujets de l’émission télévisée « Incroyable mais vrai » sont d’une connerie sans nom. Comme chroniqueuse, il y avait Sophie Favier, qui se contentait de lire sur le prompteur des informations prétendument incroyables mais vraies, ponctuées par les applaudissements du public enthousiaste, comme par exemple, quand elle annonce sans rire : « Vous savez d’où vient le nom avion ? »

      Sans rire, elle annonce : « Avion, ça signifie Appareil volant imitant un oiseau naturel ! » Oui, parce qu’il y a beaucoup d’oiseaux artificiels, écrit perfidement Guy Carlier et explique que les gars qui ont écrit ça sur le prompteur c’était pour se foutre d’elle et que ça ne l’a pas gêné.

      Pour la petite histoire, l’auteur explique quand même qu’avion vient du matin avis et, je vous l’avoue, là, eh bien, j’ai pris ma deuxième leçon de langue ancienne après le rosa rosa rosam de Jacques Brel.

      Comme quoi, une troisième leçon me sera peut-être nécessaire pour un troisième épisode de cette saga Carlier.

      Mais, avant de clôturer la présente, un petit mot de Guy Carlier au sujet de Julien Courbet : « J’ai compris. C’est un cercle sans fin. Regarder les conneries de Courbet rend con. Du coup, quand Courbet vient vous filmer, vous ne vous rendez pas compte que c’est con. » CQFD.

      https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2018-12-16-09-00-00-pierre-carlier2.mp3

      3 min
    • « Les nouveaux bijoux de chez Carlier » (1) de Guy Carlier (Pocket, Hors Collection Éditions)

      « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

       Vu dans une « boîte à livres », heureuse initiative qui fleurit dans de nombreuses cités sur le principe de la bibliothèque de rue où chacun se sert gratuitement d’ouvrages, système alimenté par ceux qui en transmettent plutôt que les jeter ou les laisser prendre la poussière au grenier, j’ai donc bénéficié de l’essai Les nouveaux bijoux de chez Carlier de Guy Carlier (Pocket- Hors Collection Éditions) qui, c’est vrai, n’est pas si nouveau que ça, puisque ce recueil de chroniques radio date de 2004.

      Néanmoins, outre le plaisir d’y retrouver toute la verve de celui que j’appréciais tant aux côtés de Marc-Olivier Fogiel dans On ne peut pas plaire à tout le monde sur France 3, j’ai extrait différents propos qui, dans le fond, n’ont pas pris une ride !

      Alors, accrochez-vous, parce que ça décoiffe de temps en temps !

      D’abord, au sujet d’émissions télévisées du style The Voice :

      « Certaines chansons sont à la musique ce qu’une poêle à marrons en cuivre accrochée à un mur recouvert de papier à fleurs est à l’art contemporain » et « On a eu droit aux sélections, avec les cadrages complaisants sur les filles obèses et les garçons acnéiques, pour bien montrer que chacun a sa chance ».

      À l’adresse de BHL, Bernard-Henri Lévy : « Ce n’est pas un philosophe, mais un mondain, un pilleur de forêt africaine et un opportuniste ! »

      Par rapport à l’invité du dimanche au JT de 20 heures qui passe en fin de journal, je cite encore Guy Carlier « On voit le visage de l’invité qui prend une tête de circonstance pour bien montrer sa compassion pour la misère du monde, alors qu’il s’en fout complètement, car il est juste en train de penser : ‘J’espère que la présentatrice (ou le présentateur) donnera bien les dates de mon prochain concert à l’Olympia’ », autre flèche décrochée mais, cette fois-ci, à l’adresse de Stéphane Bern qui aurait déclaré à un média que, parfois, quand il prend le bus pour venir bosser, les gens ne le reconnaissent pas, l’auteur clama : « Je voudrais dire aux gens qui prennent le bus de ne pas s’inquiéter, c’est tout à fait normal que personne ne le reconnaisse dans le bus, vu qu’il vient à la Maison de la Radio avec son 4×4 de marque allemande. Probablement pour faire plaisir à Otto de Habsbourg. »

      Pour conclure cette première chronique, car il y  en aura d’autres tant les bijoux sont nombreux, cette évidence : « Il faut éviter de se moquer de personnalités âgées ou malades dans une émission enregistrée, car elles peuvent décéder entre-temps. »

      Par parenthèse, Guy Carlier avait proposé cette flèche en citant Otto de Habsbourg en 2003, soit huit ans avant le décès de l’archiduc, ce qui ne m’empêche pas de vous donner rendez-vous dans quelques jours pour une deuxième chronique consacrée au chroniqueur actuellement à l’œuvre à Europe 1… si je ne décède pas entre-temps, bien sûr !

      http://media.blubrry.com/frequence_terre/www.naturoprod.com/wp-content/mp3/chronique-2018-12-09-09-00-00-pierre-Carlier-1.mp3
      4 min
    • Le miel du lion (1) de Matthew Neill Null (Albin Michel)

      « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

      Le miel du lion de Matthew Neill Null (Albin Michel) ne peut pas se résumer en une seule chronique, tant ce roman est dense, riche en événements, une véritable encyclopédie de la condition humaine et des rapports sociaux en un seul volume de plus de 400 pages.
      L’auteur décrit les impitoyables conditions de travail de centaines de « Loups de la forêt », c’est-à-dire des bûcherons, mais, également, des débardeurs, scieurs, affûteurs d’outils, tronçonneurs, poseurs de voies pour acheminer par le rail hommes et arbres coupés.
      Il y a aussi la vie de tous ceux qui entourent ces forçats : les commerçants, pasteurs, flics, prostituées, magasiniers…
      Ce monde de plusieurs milliers de personnes détruit méthodiquement 4 000 hectares de forêts en Virginie-Occidentale au début du XXe siècle pour le compte d’une entreprise capitaliste menée, sans foi ni loi, par trois New Yorkais qui y avaient fait la guerre de Sécession. L’un d’eux, avait repéré la majesté des arbres centenaires et les affaires qu’il pouvait en tirer.
      Cela donne un roman poignant, noir, révoltant, dont j’ai déjà extrait quelques passages en guise de citations :
      « Mérite-t-on une terre que l’on n’a pas travaillée ? »
      « La science est la magie de l’homme moderne. »
      « Nul n’est lui-même tant qu’il n’a pas passé un demi-siècle sur la terre. »
      « Patienter est le meilleur moyen de laisser passer une occasion. »
      « S’il ne faut pas insulter les morts, il ne faut pas insulter la vérité. »
      « Être l’ami de tout le monde revient à n’être celui de personne. »
      https://frequenceterre.com/wp-content/mp3/chronique-2018-12-02-09-00-00-pierre-Miel1.mp3

      3 min

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