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Or


Je pourrais quitter un mec pour un film mais jamais je ne quitterais un film pour un mec. Joelle, la scripte dans La Nuit américaine*
* film de François Truffaut, 1973
Au cinéma, Jacqueline Gamard a assuré les raccords, la continuité harmonieuse et la justesse d’un film, sa cohérence globale ; sa participation de la création du département scripte à la Fémis, le don de ses archives à la Cinémathèque, ont été une autre forme de raccord, entre avant et après, ce qu'on appelle la transmission.
Après le cinéma, sa « continuité » se fait au fil de ses histoires, de ses archives, des objets collectionnés, des voyages, d’amitié. Le récit continue. Moteur ! Primo il cinema, poi la vita ! *
*citation détournée du film Prima la vita de Francesca Comencini, 2025, son père, Luigi Comencini disait : Prima la vita, poi il cinema ! (D'abord la vie, puis le cinéma !)
Pour aller plus loinLa scripte, c’est la personne la plus cultivée du plateau, c’est la personne qui doit pouvoir répondre à : est-ce que cette commode du XVIIIème va avec ce décor ? Zoe Zurstrassen
Je sais, il y a la vie privée, mais la vie privée, elle est boiteuse pour tout le monde. Les films sont plus harmonieux que la vie, Alphonse. Il n'y a pas d’embouteillages dans les films, il n'y a pas de temps morts. Les films avancent comme des trains, tu comprends ? Comme des trains dans la nuit. Les gens comme toi, comme moi, tu le sais bien, on est fait pour être heureux dans le travail de cinéma. Ferrand (le réalisateur) dans La Nuit américaine *
*film de François Truffaut, 1973
Elle est « la colonne vertébrale du film» disait Alain Resnais.
Du travail avec James Ivory et Wim Wenders, avec Nikita Mihalkov, à la création (avec Sylvette Baudrot, Zoe Zurstrassen et Lucette Andreï) du département scripte de la Fémis, le parcours de la scripte Jacqueline Gamard est un carnet de rencontres, de voyages, de souvenirs précieux qui raccorde son histoire à une des histoires du cinéma.
Pour aller plus loin avec Jacqueline GamardL’Oeuvre au noir, André Delvaux, 1988
Jusqu’au bout du monde, Wim Wenders, 1991
Jefferson à Paris, James Ivory, 1995
Le Barbier de Sibérie, Nikita Mikalkhov, 1998
The City of your final destination, James Ivory, 2009
La Rafle, Rose Bosch, 2010
L’Ordre et la morale, Mathieu Kassowitz, 2011
Les Beaux jours d’Aranjuez, Wim Wenders, 2016
Pour aller plus loin avec les autreshttps://www.femis.fr/cursus-scripte
Que signifie communiquer ? demanda le petit prince
C’est une chose trop oubliée, ça signifie créer des liens… répondit le renard.
Antoine de Saint Exupéry
Attaché profondément à sa culture, il porte son attention sur ce qui la définit et sauvegarde et sa réflection s'attarde sur ce qui fait lien. Ses derniers travaux picturaux, révèlent les rituels, les jeux, transposent ses interrogations sur la religion vodun, sur le rôle de la transe, montrent les interactions entre les humains, entre humains et animaux et avec la nature, (p)relèvent et par cela préservent, ce qui fait communauté.
Nathanaël Vodouhè est artiste.
Si un jour il ne peignait plus, s’il ne sculptait plus, s’il n’utilisait aucun des médiums habituels du domaine artistique, s’il cultivait un potager ou qu’il bâtissait une ferme, ce sera toujours de l’art, « la poièsis qui nommait avant Homère, toute transformation de la matière, comme le travail des abeilles ou la fabrication d’un vase pour garder le vin, une transformation de la matière par l’esprit. »*
Le travail de Nathanaël Vodouhè a pu être vu dans plusieurs galeries et espaces culturels en Afrique et en Europe. Il est représenté en France par la galerie Vallois à Paris et par Alexis Gallery au Lagos au Nigéria.
*Clara Breteau, Les vies autonomes, une enquête poétique, Actes Sud, coll. Voix de la terre, 2020
Pour aller plus loin avec Nathanaël VodouhèFondation Montresso Marakech, Maroc
AKAA, Paris
Pour aller plus loin avec les autres :`Ce que les yeux ne peuvent voir, n’est pas tout aussi réel ? Nathanaël Vodouhè
Esprit contemplatif, Nathanaël Vodouhè a développé une philosophie proche de l’humain, de la nature, des mystères. Ses yeux se tournent vers l’intérieur, puisent dans les enseignements ancestraux de son terroir pour les confronter au monde moderne et tentent de le déchiffrer..
Sa pratique de l’art est sa meilleure manière d’être au monde. Ce n’est pas une habileté de peindre ou de sculpter qu’on voit, mais une manière de voir.
En partant de ses observations sur la consommation, sur l’envie de posséder des objets qui nous possèdent, d’additionner des habitudes et routines au point d’en faire des addictions, il s’intéresse à ce qui fait que l’homme se constitue une identité à partir des choses qu’il convoite et traduit ses réflexions dans des installations d’objets qui en se consommant nous consomment. « Il interroge ainsi le rapport aux addictions, les jeux de pouvoir entre les êtres et la société hyper-consommatrice. »
Nathanaël Vodouhè a été exposé en France à Paris par la Galerie Vallois et lors des plusieurs expositions collectives dont nous citons : Révélations Bénin à la Conciergerie et au Carrousel du Louvre, à La Rochelle, à Nice, à IleWordwide Galery au Pays Bas, à la Fondation Montresso à Marrakech et et au Musée Mohamed VI de Rabat au Maroc, à Alexis Gallery à Lagos au Nigéria, à la galerie Amani en Côte d’Ivoire, à l’Institut Français, à l’ambassade de l’Union européenne à Cotonou…
Pour aller plus loin avec Nathanaël VodouhèExposition Cérémoniel, Maison rouge à Cotonou jusqu’au 8 mars 2026
Pour aller plus loin avec les autresquelques peintres se sont retrouvés dans un jardin où les pommiers étaient prêts à fleurir et ont tenté ensemble une expérience inhabituelle : oublier ce qu'ils avaient appris à l'école, essayer de redevenir, d'être au début de leur art, en dessinant, presque en s'oubliant eux-mêmes, des branches avec des bourgeons en fleurs ou des fleurs blanches de pommier éclaboussées de pourpre et de rosée matinale. Cette fraîcheur du regard, de la contemplation, une tentative presque mystique, a été une expérience importante pour eux. Paul Gherasim
Le galeriste Alain Oudin et l’artiste Marie Chamant décident en 2015 de créer un Fond de dotation destiné à pérenniser la diffusion de l’œuvre de certains artistes et mouvements qui ont façonné la spécificité de leur galerie et aussi d’assurer la gestion de fonds d’ateliers.
Le Fonds de dotation Enseigne des Oudin propose un espace d’exposition, de recherche et de stockage. Il centralise l’essentiel des pièces et livres spécialisés acquis au cours des 40 ans d’activité de la galerie, établissant des passerelles entre peinture, dessin, sculpture, photographie, film, vidéo et écriture.
L’Enseigne des Oudin propose cinq expositions par an, un programme de performances, des séminaires de recherche, une résidence d’écriture et de création et accueille étudiants, chercheurs et amateurs d’art au sein de son centre de documentation.
Elle expose en ce moment et jusqu’au 28 février le plus longévif groupe roumain Prolog, initié par le peintre Paul Gherasim en 1985 en opposition à l’art officiel de l’époque, le réalisme socialiste.
L’exposition montre des œuvres de : Paul Gherasim, Cristian Paraschiv, Constantin Flondor, Horea Pastina, Mihai Sârbulescu, Horea Bernea, Matei Lazarescu, Valentin Scarlatescu, Ion Grigorescu, et les amis, Marie Chamant, Ruxandra Grigorescu, Dan Mohanu.
Pour aller plus loin avec Enseigne des Oudin et Prolog
Pour aller plus loin avec les autresLe sentiment de la concrétude du monde : le monde, non plus comme un parcours sans cesse à refaire, non pas comme une course sans fin, un défi sans cesse à renouveler, non pas comme le seul prétexte d'une accumulation désespérante, ni comme illusion d'une conquête, mais comme retrouvaille d'un sens, perception d'une écriture terrestre, d'une géographie dont nous avons oublié que nous sommes les auteurs. George Perec
Ebloui par des images du monde, aimanté par les correspondances entre histoire, art et sciences, Raphaël Dallaporta révèle dans son travail des phénomènes (in)visibles d’un univers dont il capte les vibrations.
Qu’il explore les rêves et les illusions de l’humanité ou tente de réactiver ce qui semblait perdu, s’il invite parfois à rien faire et qu’il trouble nos perceptions, son regard, sur un os de la préhistoire, sur les sapins de janvier ou un objet mathématique, est un regard attentif, poétique, qui cherche à dénicher dans l’ombre la part de lumière.
avec Raphaël Dallaporta
Galerie Jean-Kenta Gauthier
avec d'autres
Nous sentons que même si toutes les possibles questions scientifiques ont trouvé leur réponse, nos problèmes de vie n’ont pas même été effleurés. Assurément il ne subsiste plus alors de question ; et cela même constitue la réponse. Ludwig Wittgenstein
Nous ne pouvons pas changer la réalité, dit un mystique byzantin qui m’est cher, – changeons donc l’œil qui voit la réalité. C’est ce que je faisais quand j’étais enfant, c’est ce que je fais encore dans les instants les plus créateurs de ma vie. Nikos Kazantsakis
Raphaël Dallaporta cherche des correspondances, entre art et sciences, entre progrès et questions sociétales, questionne l’image et ses représentations. Et lorsqu’il pose son regard sur la façade d’une maison cossue ou sur le cœur d’un drame, qu’il ose montrer la beauté formelle d’une arme antipersonnel ou qu’il met en équation le temps, c’est pour dévoiler ce qui est tu, ce qui est caché ou invisible.
Artiste photographe, dans son travail qui relie des traces anciennes à leur devenir, une de ses questions centrales pourrait être le titre d’une de ses dernières expositions, Que reste-t-il ? Et aussi, que fait-on de tout cela ?
Raphaël Dallaporta est un artiste français, lauréat du prix Niépce en 2019. Il est exposé pour la première fois en 2004 aux Rencontres d’Arles et devient lauréat ICP Infinity Award en 2010. En 2014, il est pensionnaire de l’Académie de France à Rome — Villa Médicis. Il obtient en 2015 l’autorisation du ministère de la Culture d’accéder dans la Grotte Chauvet. Chacun de ses projets a été finalisé par une publication monographique aux éditions Xavier Barral ou GwinZegal. Ses œuvres sont notamment présentes dans les collections du Centre National d’Art Plastique, du musée national d’art moderne Centre Pompidou, de la Maison Européenne de la Photographie, du Musée de l’Élysée à Lausanne et de la New York Public Library.
📚 Pour aller plus loinavec Raphaël Dallaporta
Galerie Jean-Kenta Gauthier
avec d'autres
Les mots, c'est finalement tout ce que nous avons, alors il vaut mieux que ce soit ceux qu'il faut et que la ponctuation soit là où il faut pour qu'ils puissent dire le mieux possible ce qu'on veut leur faire dire. Raymond Carver
Anton Pavlovitch Tchekhov meurt le 2 juillet 1904 à Badenweiler dans la Forêt Noire en Allemagne. Quelques minutes auparavant il avait demandé une coupe de champagne. Il avait 44 ans. Ses œuvres complètes en russe comptent 30 volumes.
Nouvelles, récits, pièces de théâtre, 7 000 pages, 8 000 personnages… les 7 000 lettres qui nous sont parvenues ne représentent qu’une partie de sa correspondance.
Tchekhovest un réaliste au sens philosophique du mot : il croit à la réalité des essences, des Idées, mais une réalité qui ne serait pas méta-physique, il croit à l'existence actuelle, concrète du beau, du bien, du vrai. Les hommes vivent en-dessous d'eux-mêmes, le monde existe sous une forme insuffisante ou dégradée.
La technique tchekhovienne, qui vient des récits, est, au théâtre, celle d'un système d'échos, de silences et de réponses différées ou fortuites qui correspond tout à fait à celle que l'on met en œuvre dans la musique.
La vie, selon Tchekhov, est comme un concert, comme une symphonie. Ce qu'il faudrait, c'est savoir écouter; faire œuvre d'art, c'est faire entendre aux hommes l'air exact de leur vie, qu'ils écoutent de travers parce qu'ils pensent toujours à autre chose. Wladimir Troubetzkoy
Cet entretien dédié à Anton Tchekhov aura la forme d'un dialogue porté avec le comédien russe de la MKHaT, Aleksei Bajanov.
Aleksei Bajanov a quitté son pays la Russie au début de l'invasion de l'Ukraine. Il est en exil à Paris.
📚 Pour aller plus loin avec Tchekhov :🎧 A l’oreille :
Extrait de l’acte I d’Oncle Vania, Oeuvres, Théâtre, Gallimard, 1967, traduction du russe par Elsa Triolet
Astrov : Tu peux chauffer tes poêles avec de la tourbe et construire les hangars en pierre. Bien, j'admets que l'on coupe les bois par nécessité, mais pourquoi les détruire ? Les forêts russes gémissent sous la hache, des milliards d'arbres périssent, les gites des bêtes, les nids des oiseaux se vident, les rivières s'ensablent et se dessèchent, des paysages ravissants disparaissent pour tou-jours, et tout cela parce que l'homme est paresseux et qu'il n'a pas assez de sens commun pour se baisser et ramasser le combustible. ( A Eléna Andréevna.) N'ai-je pas raison, madame? Il faut être un barbare pour follement brûler dans un poêle toute cette beauté, pour détruire ce que nous ne pouvons pas créer. L'homme est doué d'une raison et d'une force créatrice pour multiplier ce qui lui a été donné, mais jusqu'ici, il n'a pas encore créé, il n'a que détruit. Il y a de moins en moins de forêts, les rivières se dessèchent, le gibier a disparu, le climat est plus rude et la terre s'appauvrit et enlaidit de jour en jour. (À Vomitzki.) Je te vois qui me regardes avec ironie, et tout ce que je dis te semble manquer de sérieux et… et, peut-être est-ce vraiment de la manie, mais quand je passe à côté de la forêt que j'ai sauvée, ou quand j'entends le bruissement de ma jeune forêt que j'ai plantée de mes mains, je deviens conscient du fait que le climat aussi est un peu entre mes mains et que si, dans mille ans, l'homme doit être heureux, cela sera un peu de ma faute à moi aussi. Quand je plante un juin bouleau et que je le vois ensuite se couvrir de feuilles vertes e se balancer dans le vent, mon cour se remplit de fierté…
Extrait de l’acte I de La Mouette, Actes Sud, 1996, traduction du russe par André Markowicz et Françoise Morvan
Tréplev : Elle aime le théâtre, elle se figure qu'elle est au service de l'hu.manité, de l'art en ce qu'il a de plus sacré, et, pour moi, le théâtre contemporain, c'est de la routine, du préjugé. Quand le rideau se lève et que, sous des lumières de soir, dans une chambre à trois murs, ces grands talents, ces prêtres de l'art sacré nous montrent comment on mange, on boit, on aime, on marche, on porte son complet-veston ; quand, de ces tableaux et de ces phrases vulgaires, ils s'évertuent à tirer une morale – une petite morale, quotidienne, à la portée de tous, adaptée à l'usage domestique; quand, sous mille variations, ils me servent la même chose, la même chose, la même chose – alors, moi, je me sauve, je me sauve, comme Maupassant se sauvait devant la tour Eiffel qui lui écrasait le cerveau de sa vulgarité. {…} Il faut des formes nouvelles. Des formes nouvelles, voilà ce qu'il faut, et, s'il n'y en a pas, alors, tant qu'à faire, plutôt rien.
🎚️ À la technique Isabelle CarrèreDe nous il faut que quelque choses reste. Léona Delcourt (Nadja à André Breton)
Poètes et écrivaines québécoises, Danielle Fournier et Diane Régimbald poursuivent leur dialogue initié autour de la question Pourquoi écrire ?
Leur cheminement vers l’écriture, leur désir et la nécessité de se dire, de dire, de construire un langage intime, révèle la tentation et la tentative permanente d’aller vers l’autre, de comprendre ce que nous sommes, ce qui fait monde, les manières de l’habiter, de l’intérieur.
Des lectures des poèmes de Diane Régimbald, des fragments du texte que Danielle Fournier est en train d’écrire, Ténèbres… comme incursion dans une mémoire infuse, qui nous appartient, et au delà, dans une mémoire en train de se faire.
Les écrits de Danielle, témoins d’une fragilité, d’une intensité qui la dénude, questionnent la féminité, la violence du non-dit, le langage, comme territoires à arpenter, à démystifier, à inventer. Les poèmes de Diane engagent ses pas au plus prés de ses questionnements.
Le poème « fait chavirer l’essence des mots vers des portées inattendues », ses thématiques, le corps, l’identité, l’errance, les liens, les ruptures, la révèlent dans son élan d’être présente au monde, celui de créer des liens et d’aller vers l’autre comme unique possibilité d’exister..
En résidence d’écriture aux Récollets à Paris, Diane Régimbald a été présente à la 42e édition du Marché de la poésie à Paris en juin 2025 pour des lectures et la signature des livres de poésie : Nos attachements, écrit avec Denise Desautels et Louise Dupré, sur des encres de Marie Delbard, et Elle voudrait l'ailleurs encore, avec des œuvres de Sophie Lanctôt. Danielle Fournier était elle aussi présente pour des séances de signature du livre Je n’aime pas violet, écrit avec Louise Marois, avec des œuvres de Louise Marois.
📚 Pour aller plus loinavec Danielle Fournier
avec Diane Régimbald
avec d'autres
Il y a des choses qu'on ne peut pas dire, c'est vrai. Mais ce qui ne peut pas être dit doit être écrit. Maria Zambrano
Pourquoi écrire ? Pendant trois ans Danielle Fournier a correspondu avec les écrivains et poètes Michelle Diaz-Florian et François Minod sur cette question de jeunesse. Leurs lettres ont fait l’objet d’un livre, Je vous ai lu quelque part paru aux éditions Unicités.
Cet entretien pour parler de leurs correspondances, de leurs singularités aussi, voir comment cet échange a fait résonner la question.
Nous avons pensé à Diane Régimbald pour la prolonger à partir de ce lieu incertain, de tâtonnements, de l’intime, son laboratoire, ce territoire d’ombres et de lumière où les mots « entrent et creusent ce qui est de la langue », là où apparaît le poème.
Deux écrivaines et poètes québécoises, pour questionner l’avant-geste de l’écriture, le questionner à travers parfois l’écriture même.
Danielle Fournier a fait paraître une vingtaine de titres, poésie et récits.
Pour son recueil Pas perdus en Hongrie elle a eu le prix Alain-Grandbois en 2003 et en 2010, le Prix de poésie du Gouverneur général du Canada pour son recueil Effleurés de lumière. Professeur de littérature dans différents établissements universitaires au Québec, elle a été pendant des nombreuses années directrice littéraire de la maison d’édition l’Hexagone et de la revue Les Ecrits à Montréal.
Diane Régimbald est poète, auteure d’une douzaine de recueils de poèmes.
Pour L’insensée rayonne elle a été finaliste en 2013 du prix de la poésie du Gouverneur général du Canada et en 2024, pour Elle voudrait l’ailleurs encore, elle a reçu le Prix Québecor au Festival International de la poésie de Trois Rivières. Son livre Échographies, avec des oeuvres d’Odile Massart, a été finaliste en 2024 du prix Mallarmé. Diane est coordonnatrice du Comité Femmes du Centre québécois du P.E.N. International depuis 2017 et y œuvre afin de faire entendre la pluralité des voix d’écrivaines qui témoignent des violences et des inégalités.
avec Danielle Fournier
avec Diane Régimbald
avec d'autres
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La chose semblait, comme sans doute, absolument certaine. Dostoïevski, L’Idiot Peut être que l’art est le récit qui nous relie le plus inexorablement à ce…