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Livre de Job 29
Las de discuter avec de prétendus experts capables d’expliquer les causes du malheur et de la souffrance, Job prend de la hauteur et médite sur sa vie passée et sa détresse présente. Il était un homme respecté devant qui les jeunes se retiraient ; en sa présence les vieillards arrêtaient de parler. Il parle avec nostalgie de ces jours où Dieu veillait sur lui, et où il était respecté en raison de la droiture de sa conduite : « j’étais les yeux de l’aveugle, les pieds des boiteux. C’était moi le père des pauvres ». Son action était marquée par la justice et le droit, deux grandes exigences bibliques, prescrites dès le Livre de la Genèse.
Psaume 53
Quand les hommes s’éloignent de la vérité et que l’injustice se répand, le cœur se tourne vers Dieu pour trouver lumière et fidélité. La prière devient un appel à la sagesse et à la droiture, rappelant que seul le Seigneur demeure le roc sûr au milieu du chaos humain.
Évangile de saint Luc 15
Le chapitre 15 propose trois paraboles de la miséricorde qui viennent équilibrer sans les remettre en cause les exigences annoncées à qui veut être disciple de Jésus. La première parabole est celle du berger qui laisse son troupeau bien portant pour aller chercheur la brebis perdue. « C’est ainsi, conclut Jésus, qu’il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n’ont pas besoin de repentir ». Il donne la même conclusion à la parabole de la femme qui continue de balayer sa maison tant qu’elle n’a pas retrouvé sa drachme perdue. Mais c’est avec la troisième parabole, celle du fils prodigue, que le message de Jésus prend tout son sens. A vues humaines, ce fils ingrat qui a tout dilapidé ne mérite pas le pardon de son père, mais nous ne sommes plus ici dans une logique humaine. Le père de la parabole c’est, bien entendu, Dieu lui-même. Il montre son vrai visage, celui d’un Dieu d’amour qui aime au-delà du raisonnable, même celui qui l’a rejeté. Car le plus grave dans l’attitude du fils n’est pas d’avoir mené une vie dissolue, c’est d’avoir dit à son père : « Donne-moi ma part d’héritage », c’est-à-dire, « je n’ai plus rien à faire avec toi. » Cette scène du père qui attend son fils et se jette à son cou lorsqu’il l’aperçoit fit dire à Charles Péguy dans Le Mystère de la charité de Jeanne d’Arc : « On ne sait pas lequel des deux pleure le plus ».
L’amour dont nous sommes aimés par Dieu, comme nous sommes, c’est-à-dire pécheurs, est au-delà de notre propre entendement. Et si nous osions y croire ?
Rejoignez-nous sur Prier dans la ville, et laissez-vous renouveler chaque jour par la Parole de Dieu !
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
By les frères dominicains5
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Livre de Job 29
Las de discuter avec de prétendus experts capables d’expliquer les causes du malheur et de la souffrance, Job prend de la hauteur et médite sur sa vie passée et sa détresse présente. Il était un homme respecté devant qui les jeunes se retiraient ; en sa présence les vieillards arrêtaient de parler. Il parle avec nostalgie de ces jours où Dieu veillait sur lui, et où il était respecté en raison de la droiture de sa conduite : « j’étais les yeux de l’aveugle, les pieds des boiteux. C’était moi le père des pauvres ». Son action était marquée par la justice et le droit, deux grandes exigences bibliques, prescrites dès le Livre de la Genèse.
Psaume 53
Quand les hommes s’éloignent de la vérité et que l’injustice se répand, le cœur se tourne vers Dieu pour trouver lumière et fidélité. La prière devient un appel à la sagesse et à la droiture, rappelant que seul le Seigneur demeure le roc sûr au milieu du chaos humain.
Évangile de saint Luc 15
Le chapitre 15 propose trois paraboles de la miséricorde qui viennent équilibrer sans les remettre en cause les exigences annoncées à qui veut être disciple de Jésus. La première parabole est celle du berger qui laisse son troupeau bien portant pour aller chercheur la brebis perdue. « C’est ainsi, conclut Jésus, qu’il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n’ont pas besoin de repentir ». Il donne la même conclusion à la parabole de la femme qui continue de balayer sa maison tant qu’elle n’a pas retrouvé sa drachme perdue. Mais c’est avec la troisième parabole, celle du fils prodigue, que le message de Jésus prend tout son sens. A vues humaines, ce fils ingrat qui a tout dilapidé ne mérite pas le pardon de son père, mais nous ne sommes plus ici dans une logique humaine. Le père de la parabole c’est, bien entendu, Dieu lui-même. Il montre son vrai visage, celui d’un Dieu d’amour qui aime au-delà du raisonnable, même celui qui l’a rejeté. Car le plus grave dans l’attitude du fils n’est pas d’avoir mené une vie dissolue, c’est d’avoir dit à son père : « Donne-moi ma part d’héritage », c’est-à-dire, « je n’ai plus rien à faire avec toi. » Cette scène du père qui attend son fils et se jette à son cou lorsqu’il l’aperçoit fit dire à Charles Péguy dans Le Mystère de la charité de Jeanne d’Arc : « On ne sait pas lequel des deux pleure le plus ».
L’amour dont nous sommes aimés par Dieu, comme nous sommes, c’est-à-dire pécheurs, est au-delà de notre propre entendement. Et si nous osions y croire ?
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