Fréquence Terre

Fréquence Terre

By Fréquence TerreScienceNature
Download on the App Store

Fréquence Terre episodes

  • Halte à la mauvaise réputation, l’arachide est pleine de vertues
    Si elle fut longtemps la star de l'apéritif, l'arachide jouit aujourd'hui d'une réputation mitigée. Et l'on ne plonge sa main dans le bol non sans une certaine culpabilité. Est-ce en raison de ces études faîtes il y a quelques années, comptabilisant les différentes traces d'urine présentes sur elles au comptoir des bistrots ? Ou est-ce sa forte teneur en lipides qui fait que ces dames portent sur elles un regard suspicieux, lui préférant d'autres amuses-gueule de réputation plus diététique ? On a également dit de sa peau qu'elle était cancérigène : quoi qu'il en soit, l'arachide n'est pas considérée à sa juste valeur, et je m'en vais vous le prouver tout à l'heure.
    Cet aliment est en effet d'une grande richesse nutritionnelle, et de fait, ses bienfaits sur notre santé sont indéniables.
    Première surprise : l'arachide est classée dans la catégorie des légumineuses, au même titre que les lentilles ou les haricots. Sa teneur en protéines est donc élevée. Par ailleurs, elle est très riche en anti-oxidants, ce qui fait d'elle un aliment qui peut contribuer à réduire le risque de maladies cardio vasculaires. Autre surprise : le gras de l'arachide est essentiellement un bon gras, principalement des graisses mono et polysaturées, ce qui réduirait chez l'homme le risque de calculs biliaires. Adieu la culpabilité !
    Par ailleurs, elle est source de phytostérols, des composés bénéfiques pour la santé cardio vasculaire, et contient du resvératol, un autre composé aux actions similaires.
    De nombreuses études ont été menées notamment au Canada pour mesurer son effet préventif des cancers. Elles ont révélé que la consommation de deux portions ou plus d'arachides par semaine diminue le risque de cancer colorectal chez la femme, mais aussi grâce à sa teneur en phytostérols, elle diminuerait la croissance de cellules cancéreuses du sein, du côlon et de la prostate. La présence de ces phytostérols induit également une diminution du risque du cancer du poumon.
    Compte tenu de sa teneur en magnésium et en fibres, l'arachide permet également de diminuer le risque de diabète de type 2 chez la femme. Enfin sachez mesdames que l'arachide ne fait pas grossir : non seulement elle est très nourrissante donc permet d'être plus rapidement satisfait, mais aussi, elle augmente le métabolisme.
    Côté minéraux, l'arachide est très riche en zinc, nécessaire pour un fonctionnement optimal du système immunitaire, à la cicatrisation des plaies et eu développement du fœtus. Elle contient du manganèse, du cuivre qui aide l'organisme à lutter contre les radicaux libres. Mais aussi beaucoup de vitamine B3, phosphore, dont le rôle est aussi important que le calcium pour le maintien des os et des dents. Mais encore magnésium, vitamine E, potassium, sélénium, vitamine B1 B6, folate et fer, dont je n'aurais pas le temps de détailler ici tous les avantages.
    Néanmoins, si l'on veut bénéficier de tous ses effets, il convient de respecter quelques conseils de consommation. Si vous choisissez l'arachide sous forme de beurre, assurez-vous que votre produit ne contient pas d'ajout comme du sucre, des conservateurs, arômes ou des huiles hydrogénées, qui sont en fait du mauvais gras. Certaines marques n'utilisent aucun ajout. Néanmoins, elle est moins stable sous cette forme, il convient donc de la consommer assez rapidement. Celles et ceux qui habitent dans les îles peuvent se les procurer fraîches, et les bouillir. Si vous les aimez rôties optez pour des arachides non salées et rôties à sec, puis salez-les vous même afin d'éviter un surplus de sodium. Les arachides grillées dans leur coques reste une bonne alternative, car elles ne contiennent ni sel ni gras ajouté. Par ailleurs, ce mode de consommation vous permet d'en conserver tous les bienfaits.

    Finalement, c'est peut-être le verre d'alcool qui accompagne les arachides à l'apéritif qui est le plus néfaste pour la santé...
    0 min
  • Découvrez les aliments aux effets naturellement probiotiques !
    Découvrez les aliments aux effets naturellement probiotiques !
    (qui rétablissent la flore intestinale.)


    Ce que nous mettons dans notre estomac a de nombreuses répercussions sur l'ensemble de notre organisme. Si certains aliments ont tendance à malmener notre corps, d'autres au contraire vont l'aider à retrouver un équilibre.
    Les occidentaux que nous sommes, soumis au stress et à une alimentation pour une large part industrielle souffrent généralement d'un déséquilibre acido-basique. C'est à dire que notre terrain s'acidifie, entraînant ainsi de nombreux troubles variés et pouvant aller jusqu'à l'acidose, une pathologie plus grave. Pour garder la santé, il convient de prendre soin de l'équilibre bactériologique de ses intestins.
    La bonne nouvelle, c'est qu'il existe des aliments qui vont avoir pour effet de réequilibrer tout naturellement cette flore malmenée.
    Parmis eux, on trouve tout d'abord la chicorée. Cet aliment contient de l'inuline, qui est prébiotique. C'est à dire qu'elle représente unr source de nourriture pour les bonnes bactéries intestinales, et améliore sa flore. Pour ne rien gâcher, cette plante favorise la sécrétion biliaire, nettoie l'appareil urinaire et purifie le sang.
    Autre aliment ayant des effets identiques : les produits laitiers fermentés, dont les yoghurts, en raison de la présence de bactéries lactiques. Mais pour que leur vertus puissent s'exercer, mieux vaut les consommer sans sucres rapides.
    La levure de bière est également probiotique. La encore, il faut qu'elle soit active ou « vivante », sinon, elle n'aura pas d'effets !
    La choucroute et tous les légumes lactofermentés sont également probiotiques. Il s'agit de légumes qui ont été conservés selon une méthode de lacto-fermentation. Il s'agit tout simplement de mettre en pots une couche de légumes crus ou râpés, que l'on recouvre d'une couche de sel, puis de l'eau. Le tout est bien fermé, à l'abri de l'air. Le processus de fermentation va alors transformer les sucres des légumes en acide lactique. Le tour est joué ! On trouve ces légumes en pots dans le commerce, mais on peut aussi assez facilement et à moindre coût les fabriquer soi-même. Ce sont des aliments vivants, riches en minéraux et enzymes, qui vont régénérer la flore intestinale. Un seul bémol : si votre consommation de sel doit être limitée, cet aliment n'est pas pour vous !
    Venus d'Orient, le miso et le tempeh sont également les amis de nos intestins. Le miso est cette pâte fermentée, souvent foncée, au goût très salé fabriqué à base de grains de soja. Elle s'utilise comme condiment. Son secret ? Une double fermentation avec différents ferments lactiques. Pour le choisir, c'est facile, deux critères sont importants : qu'il soit issu de culture biologique (on évite les OGM) et fermenté naturellement.
    Même chose pour le tempeh, cet aliment composé de grains de soja fermentés, et liés ensemble par un champignon.
    Les sauces tamari, shoyu, natto sont également obtenues par un processus de lacto fermentation.
    Il en va de même pour les boissons comme le kéfir et le kombucha, que l'on peut réaliser soi-même facilement à la maison.
    Enfin, moins connu et moins répandu en France, le moût de pain est un acide lactique fermenté, obtenu à partir de cérales panifiables. Il a été mis au point en Allemagne par un boulanger, et son usage est répandu pour traiter de nombreux maux, du psoriasis en passant par les allergies et les rhumatismes.
    Si ces derniers aliments probiotiques vous intéressent, patience ! Je vous en parlerai très prochainement plus en détails dans mes chroniques à venir.
    0 min
  • La gestion des émotions négatives vue par les neurosciences
    La gestion des émotions négatives vue par les neurosciences.


    Comment la science peut-elle aujourd'hui nous aider à appréhender et à dépasser nos émotions destructrices et négatives ?
    Il y a encore une dizaine d'années, les émotions comme champ d'étude scientifique commençait seulement à être possible. Pendant longtemps en effet, les béhavioristes* ont lutté contre toute expérimentation interne, en affirmant que l'approche scientifique devait se contenter uniquement de faits observables, autrement dit, du comportement. Mais progressivement, les psychologues cognitifs ont gagné du terrain, puis la bataille.
    Petit à petit, les chercheurs se sont mis à étudier les opérations cérébrales, grâce à un matériel de plus en plus pointu, puis, progressivement, les émotions jusqu'alors volontairement ignorées du champ d'étude. « C'est lorsque les chercheurs se sont mis à étudier la façon dont le cerveau produit la vie mentale que sont nées les neurosciences cognitives, ouvrant enfin la voie à une étude scientifique des émotions : on avait trouvé tout un maillage de connexions neuronales associant pensées et sentiments, cognition et émotions** » Les neurosciences affectives, l'étude du cerveau et des émotions était enfin née !
    Pour qui cherche à comprendre d'un point de vue rationnel la naissance de ses émotions, qu'elles soient positives ou négatives, l'ouvrage Surmonter les émotions destructrices de Daniel Goleman est tout simplement parfait. Non seulement, il expose clairement les résultats des études menées sur le sujet, permettant de mieux comprendre les rapports entre nos pensées et nos états émotionnels. Mais aussi, il offre au lecteur une issue tout autant rationnelle à ses états émotionnels perturbés.
    En comprenant nos processus mentaux, grâce à l'éclairage de la science, nous avons alors la possibilité d'agir sur eux et de les modifier. Autrement dit, de devenir l'acteur ou programmateur de nos états afflictifs émotionnels.
    Pour qui veut s'en donner la peine, il est donc possible d'agir sur nos états mentaux, de s'apprendre soi-même à être plus heureux ! Cette approche récente me semble révolutionnaire. Que de progrès depuis Descartes qui, dans son Traité des passions n'avait pu -compte tenu des connaissances de son époque- que dresser un inventaire descriptif des mouvements de l'âme et ébaucher une théorie du lien corps-esprit. Cet ouvrage répondait à la demande de son amie la princesse Elisabeth de Bohême, désireuse de mieux comprendre son vague à l'âme.
    Si cette princesse à l'âme sensible avait eu la chance de naître au XXIème siècle, elle aurait pu non seulement comprendre ses afflictions mentales mais surtout, se « reprogrammer » par différentes techniques et vivre plus sereine.
    Si vous vous posez les même questions qu'Elisabeth de Bohême, vous trouverez bon nombre de réponse dans l'ouvrage de Daniel Goleman. Il rend compte des échanges entre d'éminents scientifiques spécialistes de la question et du Dalaï-Lama sur le thème des émotions destructrices. Des débats passionnants et éclairants, des pistes pour avancer : un espoir pour le bonheur de l'humanité !

    *Courant psychologique qui consiste à baser ses analyses uniquement sur des comportements observables et mesurables. Dans cette approche, l'environnement joue un rôle majeur pour expliquer les conduites humaines.

    ** P 329 de l'ouvrage Surmonter les émotions destructrices, un dialogue avec le Dalaï-Lama par Daniel Goleman, Pocket, 2008.
    0 min
  • Se détoxifier l’organisme avec des légumes et des fruits !
    Se détoxifier l'organisme avec des légumes et des fruits !


    Notre organisme, à force d'excès accumule des toxines, dont les causes sont très variées. Elles peuvent provenir d'une alimentation déséquilibrée, industrielle, d'une mauvaise hygiène de vie, des cosmétiques contenant des dérivés de l'industrie pétrochimique, du stress, de l'alcool, du tabac et autres drogues, de la pollution. Notre mode de vie moderne est propice à ce phénomène.
    En choisissant de bons aliments aux effets purifiants, drainants ou détoxifiants, vous pouvez tout naturellement atténuer ces effets délétères, et retrouver du tonus.
    Dans la catégorie légume, l'artichaut jouit d'une bonne réputation car il agit sur le foie. Il est diurétique et favorise la production de la bile, qui transporte les déchets vers les intestins pour les évacuer plus vite.
    Le brocoli va neutraliser les radicaux libres dans l'organisme, il est riche en soufre, et contribue également à l'élimination des déchets par le foie. Riches en soufre également, tous les choux, laxatifs et qui permettent d'éliminer les déchets liés au tabac. Les radis sont également recommandés, surtout le noir, connu pour stimuler la vésicule biliaire. Quant à l'asperge, elle va influer sur les reins, en les stimulant. Sa richesse en fibre en fait un laxatif intéressant, elle est également diurétique et dépurative. Les concombres et les haricots sont également dépuratifs. LE cresson, riche en chlorophylle va booster votre circulation sanguine. Quant à l'avocat, il contient une substance qui aide à favoriser l'élimination de l'alcool dans l'organisme.La betterave est également une alliée :sa teneur en potassium aide les reins à bien fonctionner. Elle contient aussi de la bétanine, qui favorise la dégradation des graisses dans le foie.
    Côté fruits, vous avez aussi le choix : l'ananas est connu pour être un antibiotique naturel. Mais pour ce qui nous intéresse, il est diurétique et aide à lutter contre la rétention d'eau. Sa richesse en fibre est une aide pour un bon transit intestinal. Les fraises et les cerises, quand c'est la saison, sont riches en potassium, ces fruits sont diurétiques et drainent le foie. Enfin, c'est le moment, je vous privez pas de pommes, cet aliment qui présente l'intérêt d'être un coupe faim efficace, favorise le transit intestinal, piège les graisses en limitant leur absorption pas le corps. Elles peuvent aussi capter les métaux lourds toxiques et aident à leur élimination.
    Cette liste n'est pas exhaustive : ail, citron, persil peuvent être ajoutés à cette liste. Préférez bien sûr consommer ces aliments en saison, et dans le cadre d'une alimentation pauvre en graisses pour optimiser vos efforts.
    Quant aux fruit, il est préférable de les consommer en dehors des repas, car à la fin d'un repas, le sucre qu'ils contiennent ont tendance à fermenter, et leurs nutriments ne peuvent être correctement assimilés. Vous ne profitez donc pas pleinement de leurs effets.
    Enfin, si votre budget vous le permet, il est préférable de choisir des aliments issus de l'agriculture biologiques, avec une teneur réduite en pesticides et autres produits... toxiques justement !
    0 min
  • Vaincre le psoriasis avec des remèdes naturels
    Vaincre le psoriasis avec des remèdes naturels

    Malgré la journée nationale de lutte contre le psoriasis, cette maladie de la peau est encore mal connue et souffre d'idées reçue. Non, elle n'est pas contagieuse, et non, elle ne résulte pas d'un manque d'hygiène. Il s'agit d'une accélération de la croissance de la peau, les cellules pouvant se régénérer jusqu'à six fois plus vite que la normale. D'où l'apparition généralement sur les coudes, les genoux et autres zones de frottement des plaques rouges recouvertes de squames blanches. Ces irritations peuvent démanger, et les squames finissent par tomber en lambeaux. C'est l'aspect esthétique du psoriasis qui gène ceux qui en souffrent, mais aussi ceux qui y sont confrontés sans savoir de quoi il s'agit réellement.
    Pourquoi son apparition ? On lui attribue généralement une cause psychologique, généralement un grand stress. Mais d'après les dermatologues, ces causes psychologiques ne seraient que le facteur déclencheur de l'apparition de psoriasis. Il existe d'autres causes, comme une prédisposition génétique, mais aussi, des traits de caractère à tendance anxieuse, ruminante, introvertie et émotive du malade.

    D'après l'article du docteur Dupont dans le mensuel Alternative Santé*, une cause métabolique moins connue cause le psoriasis : il s'agit d'une carence en phospholipides ou pc DHA, des acides gras présents dans les produits marins. Le stress ressenti par les personnes à tendance psoriasidique si je puis me permettre ce néologisme, vont surconsommer de cet acide et puiser dans leurs réserves, et par conséquent, entraîner une carence. Par ailleurs, certaines familles de médicaments peuvent provoquer ou aggraver certains psoriasis : il s'agit notamment des antihypertenseurs comme les bétâbloquants, dérivés du lithium, antipaludéens, et interféron alpha.
    En médecine allopathique, on vous proposera des soins à base de corticoïdes, qui vont bloquer l'inflammation et ses effets, donc les squames. Mais aussi, l'injection de molécules visant à bloquer les lymphocites constitue la thérapie la plus récente pour ce problème. Expositions aux AVA et UVB visent à corriger la carence en vitamine D.
    Les médecines douces ou naturelles ont aussi leurs armes contre le psoriasis : huiles essentielles de genévrier, romarin ou ylang ylang peuvent être utilisées en traitement local. La patience en tisane est prescrite pour les maladies de peau dont le psoriasis. 30 grammes de plante pour un litre d'eau bouillante vous fournit une potion dépurative et digestive. La fumeterre a elle aussi en tisane des effets dépuratifs, et calme le système nerveux. Pour soulager les démangeaisons, prendre un bain aditionné de 30 grammes de bicarbonate de soude permet d'éliminer les squames. Enfin, l'huile de cade calme démangeaisons et irritations, en plus de son effet antiseptique. On la trouve en pharmacie.
    Mais aussi, vous pouvez agir sur le plan nutritionnel, en favorisant les produits marins et surtout les poisons gras, ou la prise de compléments en lécitine marine, qui va permettre de refaire les réserves en phospholipides de l'organisme. Mais il ne faut pas moins de quatre mois pour commencer à voir les effets, le temps que ces phospholipides intègrent les cellules. Patience, patience, en tisane et en vertu sont à utiliser sans restriction. La pharmacienne Danièle Festy** recommande de limiter les apports en graisses saturées commes les viandes grasses, les fritures et produits laitiers, propices à l'inflammation.
    On ne guérit pas du psoriasis, il peut vous revenir comme un boomerang des années après en avoir été soulagé. D'où l'importance d'agir également sur le plan psychologique, par des techniques de relaxation ou de gestion du stress et des émotions.
    Enfin, si vous souffrez de psoriasis, parlez-en ! Cacher ses troubles peut aussi être facteur de stress. L'association pour la luttre contre le psoriasis pourra également vous so...
    0 min
  • Maigrir, et s’il suffisait de mâcher ?
    Maigrir : et s'il suffisait de mâcher ?

    Un moyen simple, gratuit et à la portée de tous pour non seulement mieux digérer mais aussi pour perdre du poids... on dirait un slogan publicitaire, et pourtant, ce n'en est pas un. C'est juste une invitation à réapprendre à manger normalement, en mâchant !

    Car plus on mâche, mieux on digère, mais aussi, moins on mange et donc, plus on a des chances de perdre du poids.

    En effet, nous mangeons souvent dans des conditions qui ne favorisent pas la prise de conscience de ce que nous faisons : en parlant, en marchant, en regardant la télé ou un écran quelconque... ou même, en téléphonant !

    Or, manger est une activité égoïste, qui en principe, n'en tolère pas d'autre. Quand je mange, je mange, disait un maître bouddhiste. Ca peut paraître bête, mais la science vient aujourd'hui confirmer l'importance de la mastication.

    Premièrement, mâcher permet au cerveau de nous envoyer des signes de satiété, et donc de savoir s'arrêter avant de trop manger. Après environ 15 minutes de mastication consciencieuse, un neurotransmetteur, l'histamine est transmis au cerveau, qui l'avertit que c'est bon, on en a eu assez. Donc, on s'arrête à temps, avant le dessert ! Plus je mâche, moins je mange ! CQFD.

    Sur ce point, il est intéressant de signaler qu'il est important de manger des aliments qui nécessitent de la mastication, et pas seulement des pains mous, smoothies et autres soupes. Comme on a tendance à les avaler, on ne produit pas assez de salive et du coup, on digère moins bien.Or, c'est la mastication qui provoque la sécrétion de salive. Ce liquide naturel a plusieurs effets : ses enzymes permet de réduire les macronutriments et ainsi aide à une meilleure digestion.

    J'en ai fait souvent l'expérience : quand je mange sans être vraiment présente à ce que je fais, mon assiette est finie alors que je n'ai pas eu l'impression de le savourer, de profiter pleinement de ses saveurs, alors, je veux en reprendre. Si je mâche, je savoure, et je n'ai pas besoin de me resservir. Et je suis satisfaite niveau plaisir gustatif.

    Mâcher est un acte qui consomme de l'énergie, donc des calories. Mais aussi, cela permet une meilleure assimilation des nutriments et permet d'éviter les carences. Au contraire, une mastication insuffisante va provoquer l'accumulation de déchets toxiques dans l'intestin, et entraîner des problèmes de santé comme des troubles digestifs ou articulaires.

    Mâcher d'accord me disiez-vous, mais jusqu'à quel point ? Environ 20 fois par bouchée, ce qui, vous le constaterez montre en main va généralement doubler votre temps de repas. N'hésitez pas à poser vos couverts régulièrement, à faire des pauses pendant votre repas, cela vous aidera à prendre du recul sur ce que vous faîtes, et à être plus réceptifs aux signaux de satiété, qui apparaissent en général 20 minutes après avoir commencé à manger.

    Enfin, un régime de la mastication a même été mis en place assez récemment par le docteur Cocaul, à vous de voir si ça vous parle !

    Ma grand-mère et oui, encore elle, me conseillait de mâcher même l'eau. Cela me faisait rire quand j'étais enfant, je trouvais ça exagéré. Mais aujourd'hui, la science lui donne raison !
    4 min
  • Pourquoi il faut se remettre à l’avoine !!
    Pourquoi il faut se mettre à l'avoine !!

    Je me souviens dans mon jeune âge de cette assiette fumante de flocons d'avoine, avec au milieu, du sucre cassonnade fondant. C'est un bon souvenir d'un plat à la fois simple, rassasiant, réconfortant. Sans le savoir, ma chère maman me faisait un cadeau en me nourrissant de la sorte.
    En effet, l'avoine possède de multiples bienfaits, dont ne dispose pas le blé. Aujourd'hui, quand on se rend dans le rayon céréales petit déjeuner, il y a de quoi perdre la tête tant le choix est vaste et gourmand. Mais ces propositions alléchantes ne sont pas aussi saines que ces simples flocons.
    Cet aliment a fait l'objet de nombreuses études scientifiques ces dernières années dont le verdict est sans appel : l'avoine, c'est pas que que le cheval : c'est bon aussi pour les humains !!

    Premièrement, c'est un aliment anti-choléstérol. Il possède en effet une fibre particulière, le bêta-glucane, qui régule la glycémie et le taux de choléstérol sanguin.Cette fibre en passant par le tube digestif forme un gel, et ce gel va emprisonner les substances reliées au choléstérol.
    Il possède aussi de nombreux anti-oxydants.
    Enfin, ses protéines particulières aident le corps à produire la sérotonine et la mélatonine.
    Ses lipides quant à eux ont un impact positif sur le système nerveux.
    En outre, il contient une grande proportion de protéines en comparaison avec d'autres céréales. Ses acides gras sont présents de façon équilibrée. Côté minéraux, là encore, il a tout bon : l'avoine contient zinc, cuivre, fer, manganèse, phosphore et sélénium.
    Et en vitamines, il vous fera le plein en thiamine, acide folique, vitamine B1 et E pour ne pas toutes les citer.
    Récemment, il a été prouvé par des recherches que cette fameuse fibre, le bête-glucane permet d'améliorer le processus de défense de l'organisme : ainsi, onse remet plus vite d'une infection bactérienne. Autre point souvent sujet à controverse pour les personnes intolérantes au gluten : l'avoine possède-t-il du gluten ou non ?
    Hé bien, il ne possède pas de gliadine, cette molécule souvent responsable des intolérances, mais une autre appelée l'avénine. Cette molécule serait en général bien mieux tolérée que la gliadine. Si vous êtes intolérant, ça vaut la peine de tester.

    Ces dernières années, on nous a fait une publicité un peu trop poussée du son d'avoine, qui permettait de perdre du poids, selon les adeptes d'un régime que je ne citerai pas. A ce propos, ce que l'on peut dire, c'est que l'avoine permet de se sentir rasasié assez vite.
    Côté préparation, il n'y a pas que le fameux porridge anglais, je vous rassure ! L'avoine est disponible sous des formes variées. Il peut servir à la préparation de mets tant sucrés que salés. La farine d'avoine peut remplacer celle de blé dans vos préparations culinaires. Vous pouvez également confectionner d'excellentes galettes salées aux épices. Apparamment, c'est ce que faisaient les Ecossais : ils laissaient tremper des flocons toute une nuit avant de rajouter des œufs, des épices et de les frire.
    Pour des centaines d'idées recette, je vous recommande le blog : http://recettes.de/avoine
    0 min
  • Le quinoa, un petit grain qui vous veut beaucoup, beaucoup de bien !
    Le quinoa : un petit grain qui vous veut beaucoup, beaucoup de bien !

    Marre du pain, des pâtes et de la semoule de blé ? Ou peut-être avez-vous remarqué que vous ne les digérez pas très bien... Pourquoi ne pas laisser sa chance au quinoa, un petit grain aussi discret qu'efficace, aux multiples vertus.
    Originaire d'Amérique du Sud, il a conquis notre continent depuis les années 70 si bien qu'on le retrouve aujourd'hui dans les plus grandes enseignes de la grande distribution, à un prix pas plus élevé que celui du riz et qui plus est, souvent d'origine biologique.
    Cet aliment donc ne fait curieusement pas partie de la famille des céréales, mais de celle des chénopodiacées, dont fait aussi partie les épinards par exemple et l'amarante, nous y reviendrons. Sa culture remonte à plus de 5000 ans sur les hauts plateaux de l'Amérique du Sud. Les Incas la considéraient comme la mère de tous les grains.
    Lors de la conquête de cette région par les Espagnols, il n'a pas vraiment eu de succès, certainement parce qu'il contient de la saponine. C'est d'ailleurs pourquoi il n'est pas recommandé d'en donner aux enfants de moins de deux ans. Ceci reste une mesure de précaution, car la saponine est détruite à la cuisson. Un des avantages de cette plante, c'est sa grande résistance aux conditions climatiques difficiles.
    Pour varier les plaisirs, il en existe de nombreuses espèces, du blanc, du rouge et du noir. Le quinoa ne contient pas de gluten, qui en fait un aliment très digeste, adapté aux personnes atteintes de la maladie cœliaque. Par ailleurs, il contient à peine plus de calories que le riz pour des apports nutritionnels plus variés.
    Premièrement, il est très riche en protéines, entre 16 et 23 %, ce qui est équivalent voire supérieur au blé. Mais aussi, il contient des acides aminés essentiels dont la lysine, ce qui est assez rare. De fait, il constitue un complément parfait pour accompagner les légumineuses, avis aux végétariens ! Il contient entre 5 et 9% de graisses, dont une bonne moitié d'acide linoléique, un acide gras essentiel à l'organisme. Enfin, il est aussi riche en minéraux, calcium, fer, manganèse, cuivre, phosphore, zinc et magnésium. Les fibres que l'on retrouve dans la farine de quinoa permet une meilleure digestion de cet aliment dans le gros intestin.
    Côté pratique, il a tout bon aussi ! Rien de plus simple que sa cuisson : après rinçage, il vous faut le cuire vingt minutes à feu doux et couvert, jusqu'à absorption de l'eau. S'il vous semple fade, n'hésitez pas à ajouter des épices à la cuisson, ou des poireaux, avec lequel il se marie bien. Vous pouvez simplement le rajouter aux potages, farcir des tomates, en faire des galettes... Il peut également entrer dans la préparation de desserts savoureux et sains. Vous trouverez de nombreuses idées sur le site passeportsanté.net. Et pour plus d'informations, je vous recommande la lecture de l'ouvrage de Clara Delpas La quinoa, Vertus et bienfaits aux Editions Guy Trédaniel.
    Vous n'avez pas fini d'entendre parler, car les Nations Unies ont déclaré 2013 l'année internationale du quinoa !
    0 min
  • A la découverte du miso : pourquoi il faut s’y mettre !
    A la découvert du miso : pourquoi il faut s'y mettre.

    Le miso... son nom commence à nous être un peu familier, surtout à ceux qui fréquentent les restaurants japonais, où l'on sert en entrée l'incontournable soupe miso. Mais de quoi parle-t-on quand on parle de miso ? Cet aliment traditionnel japonais se présente sous la forme d'une pâte souvent foncée. Il est très salé et se compose de grains de soja, le double de grains de riz ou orge,d'eau, de sel marin et surtout, d'un ferment appelé Aspergillus oryzae et enfin de lactobacilles. L'ensemble de ces ingrédients subit une première fermentation, d'environ deux jours. Puis une seconde en condition anaérobie, c'est à dire à l'abris de l'air. Cette seconde fermentation a une durée comprise entre une semaine et deux ans, selon le résultat voulu.
    C'est précisément cette fermentation qui confère au miso toutes ses vertus diététiques. Tout d'abord, il est stimulant et énergisant. Ensuite, il contient de la vitamine B12, ce qui est assez rare dans le règne végétal. C'est un aliment sans cholestérol et pauvre en gras, mais riche en enzymes, vitamines, minéraux. Il contient en effet une cinquantaine d'enzymes bénéfiques au corps humain. La présence de lactobacilles lui confère des vertus probiotiques : autrement dit, le miso favorise la prolifération de bonnes bactéries dans les intestins, facilite la digestion et favorise l'élimination des toxines. Enfin, il peut aider à surmonter certaines intolérances ou même alimentaires.

    Ses propriétés sont à la fois préventives et curatives. Des études menées au Japon lui prêtent des vertus anti-cancer : la présence de mélanoïdines du groupe de mélanines végétales aiderait en effet à ralentir la croissance de cellules cancéreuses. Antioxidant puissant, il peut protèger de certaines maladies cardio-vasculaires et de l'hypertension, atténuer les symptômes de la ménopause, protéger l'organisme d'agents pathogènes. Par ailleurs, il purifie le sang, fortifie le foie et réduit les symptômes de colopathie fonctionnelle. Et je ne vous dis pas tout de ses multiples vertus !

    Si vous êtes conquis, sachez qu'il est aussi très facile d'utilisation. En effet, vous pouvez tout simplement le rajouter à vos plats préférés, en évitant de saler car le miso l'est déjà beaucoup. Il peut servir de base pour vos bouillons, soupe et vinaigrettes, ragoût ou encore marinade. Il se marie à merveille avec le riz, les vermicelles, le soja et les légumes sautés. Petite astuce : confectionnez vous-même votre vinaigrette et incorporez le miso directement dans votre préparation ! Vous pouvez en consommer jusqu'à 20 grammes par jour, soit l'équivalent de deux bols de soupe. Pour la conservation, c'est au frigidaire.

    Le miso est un véritable allié de notre organisme : ne l'en privez pas. Par ailleurs, son coût est très raisonnable. Mon conseil : procurez-vous le miso d'origine biologique (on évite le soja OGM...) et surtout surtout, de fermentation naturelle.
    0 min

About Fréquence Terre

From the publisher's feed

La Radio Nature • Info environnement, musiques du monde, ambiance Nature