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Fréquence Terre episodes

  • Publicité et transition écologique : changer de pratiques, parce que la planète le vaut bien…
    durée : 00:58:00 - De cause à effets, le magazine de l'environnement - par : Aurélie Luneau - Pourquoi et comment le monde publicitaire doit-il se réinventer ? - réalisation : Alexandra Malka - invités : Thierry Libaert professeur des universités en sciences de l’information et de la communication (Université catholique de Louvain); Bertille Toledano présidente de l’agence de publicité BETC et co-présidente de l’Association des Agences-Conseils en Communication (AACC)

    Vous pouvez retrouver "De Cause à Effet" sur le site de France Culture.
    Écouter cette émission :
    0 min
  • Fondation Danielle Mitterrand : 35 ans de refus de l’irréparable
    Défendre les droits humains et les biens communs du vivant, construire un monde plus solidaire, ce sont les missions dévolues à la Fondation France Libertés il y a 35 ans par sa créatrice Danielle Mitterrand.

    En mars 1986, Danielle Mitterrand s'est lancé dans le combat contre toutes les souffrances des hommes pour construire un monde plus solidaire.

    * Avec Jacqueline Madrelle, vice-présidente de la Fondation Danielle Mitterrand.

    Avec cette Fondation, Danielle Mitterrand disait vouloir être le maillon d'une alternative à la mondialisation capitaliste et à l'injustice. Qu'est-ce qui a motivé, il y a 35 ans, la création de cette Fondation ?

    "La création de cette Fondation est d'abord dû à la personnalité de Danielle Mitterrand qui a tout le temps été une insoumise, une rebelle, qui a toujours résisté à toutes les injustices, quelles qu'elles soient. Souvent elle disait, mais quel mobile nous pense à défendre des causes indéfendables, qui semblent perdues ? Elle disait, sans doute, c'est le refus de l'irréparable. Toute la motivation de la création de la Fondation se trouve dans le refus de l'irréparable. Elle ne pouvait pas supporter de voir des injustices et que ces injustices perdurent. Toute sa vie, elle n'a été qu'engagement et résistance. C'était un mode de vie pour elle. Il ne faut pas oublier qu'à 17 ans elle a obtenu la médaille de la Résistance. Je pense que c'est ce qui a forgé sa raison de vivre, sa façon de résister à toutes les injustices quelles qu'elles soient. Elle a toujours défendu tous ceux qui étaient sans, les sans-parole, les sans-papiers, les sans-terre. Elle a toujours été du côté des opprimés et des plus faibles. Elle ne supportait pas l'injustice. Elle n'aimait quand on disait d'elle, c'est une femme engagée. Non. Elle était engagement. C'était une philosophie de vie."

    La Fondation est née de la fusion de trois associations humanitaires, "L'association du 21 juin", "Cause commune" et "La France est avec vous". Et le choix s'est vite porté sur le nom de France Libertés.

    "C'est un beau label, c'est un beau nom France Libertés. Et libertés avec un S. Pour elle, la liberté n'était pas un concept. C'était défendre les libertés, tout ce qui fait la vie, les libertés dans notre vie. C'est ce qui était important pour elle. Ce n'était pas la liberté comme un concept philosophique. Il faut se rappeler le logo de la Fondation : le mélange du chêne, la force du chêne et la paix représentée par l'olivier."

    © France Libertés
    Un contre-pouvoir
    Comment elle s'adaptait entre son statut de femme du président et sa volonté, sa nécessité de s'engager, de porter des combats ?

    "Il y a eu des situations sans doute très délicates. Lors de petits déjeuners dans la rue de Bièvre, il y avait des discussions fort animées. C'était très compliqué. Elle a dû donner des sueurs froides au ministre des Affaires étrangères qui était Roland Dumas à l'époque. Je pense que c'était une forme de contre-pouvoir. Et François Mitterrand devait apprécier cette situation. Il disait que tout pouvoir devait susciter son contre-pouvoir. Avec sa Fondation, elle exerçait une sorte de contre-pouvoir. Elle faisait ouvrir les yeux à certains. Elle allait voir les vrais gens. Elle racontait comment parfois elle s'est un petit peu ennuyée quand elle devait tenir la conversation avec des femmes de présidents dans la diplomatie officielle. Elle préférait aller voir sur le terrain, déjouer les programmes qui étaient faits d'avance pour aller voir la réalité des choses. C'est à partir de cette réalité-là qu'elle pouvait aller dénoncer toutes les inj...
    8 min
  • Fondation Danielle Mitterrand : 35 ans de refus de l’irréparable
    Défendre les droits humains et les biens communs du vivant, construire un monde plus solidaire, ce sont les missions dévolues à la Fondation France Libertés il y a 35 ans par sa créatrice Danielle Mitterrand.

    En mars 1986, Danielle Mitterrand s'est lancé dans le combat contre toutes les souffrances des hommes pour construire un monde plus solidaire.

    * Avec Jacqueline Madrelle, vice-présidente de la Fondation Danielle Mitterrand.

    Avec cette Fondation, Danielle Mitterrand disait vouloir être le maillon d'une alternative à la mondialisation capitaliste et à l'injustice. Qu'est-ce qui a motivé, il y a 35 ans, la création de cette Fondation ?

    "La création de cette Fondation est d'abord dû à la personnalité de Danielle Mitterrand qui a tout le temps été une insoumise, une rebelle, qui a toujours résisté à toutes les injustices, quelles qu'elles soient. Souvent elle disait, mais quel mobile nous pense à défendre des causes indéfendables, qui semblent perdues ? Elle disait, sans doute, c'est le refus de l'irréparable. Toute la motivation de la création de la Fondation se trouve dans le refus de l'irréparable. Elle ne pouvait pas supporter de voir des injustices et que ces injustices perdurent. Toute sa vie, elle n'a été qu'engagement et résistance. C'était un mode de vie pour elle. Il ne faut pas oublier qu'à 17 ans elle a obtenu la médaille de la Résistance. Je pense que c'est ce qui a forgé sa raison de vivre, sa façon de résister à toutes les injustices quelles qu'elles soient. Elle a toujours défendu tous ceux qui étaient sans, les sans-parole, les sans-papiers, les sans-terre. Elle a toujours été du côté des opprimés et des plus faibles. Elle ne supportait pas l'injustice. Elle n'aimait quand on disait d'elle, c'est une femme engagée. Non. Elle était engagement. C'était une philosophie de vie."

    La Fondation est née de la fusion de trois associations humanitaires, "L'association du 21 juin", "Cause commune" et "La France est avec vous". Et le choix s'est vite porté sur le nom de France Libertés.

    "C'est un beau label, c'est un beau nom France Libertés. Et libertés avec un S. Pour elle, la liberté n'était pas un concept. C'était défendre les libertés, tout ce qui fait la vie, les libertés dans notre vie. C'est ce qui était important pour elle. Ce n'était pas la liberté comme un concept philosophique. Il faut se rappeler le logo de la Fondation : le mélange du chêne, la force du chêne et la paix représentée par l'olivier."

    © France Libertés
    Un contre-pouvoir
    Comment elle s'adaptait entre son statut de femme du président et sa volonté, sa nécessité de s'engager, de porter des combats ?

    "Il y a eu des situations sans doute très délicates. Lors de petits déjeuners dans la rue de Bièvre, il y avait des discussions fort animées. C'était très compliqué. Elle a dû donner des sueurs froides au ministre des Affaires étrangères qui était Roland Dumas à l'époque. Je pense que c'était une forme de contre-pouvoir. Et François Mitterrand devait apprécier cette situation. Il disait que tout pouvoir devait susciter son contre-pouvoir. Avec sa Fondation, elle exerçait une sorte de contre-pouvoir. Elle faisait ouvrir les yeux à certains. Elle allait voir les vrais gens. Elle racontait comment parfois elle s'est un petit peu ennuyée quand elle devait tenir la conversation avec des femmes de présidents dans la diplomatie officielle. Elle préférait aller voir sur le terrain, déjouer les programmes qui étaient faits d'avance pour aller voir la réalité des choses. C'est à partir de cette réalité-là qu'elle pouvait aller dénoncer toutes les inj...
    8 min
  • L’océan, une mine convoitée en danger !
    L’Océan est riche, et fabuleux : il ne s'agit pas ici de sa biodiversité qui n’intéresse guère les financiers et le monde marchand prêt à exploiter tout ce qui nous entoure dans une vision de court terme. Riche et fabuleux car il  qui aiguise l’appétit des exploitants miniers : une grande variété de ressources minérales sous forme de gisements de nodules polymétalliques, de dépôts, de dunes,  de monts sou-marins,...Une détérioration irréversible sur des milliers d’années avec des conséquences sur la pêche, le stockage du carbone, la biodiversité est en cours pour satisfaire nos consommations croissantes qui ont des alternatives.
    5 min
  • L’océan, une mine convoitée en danger !
    L’Océan est riche, et fabuleux : il ne s'agit pas ici de sa biodiversité qui n’intéresse guère les financiers et le monde marchand prêt à exploiter tout ce qui nous entoure dans une vision de court terme. Riche et fabuleux car il  qui aiguise l’appétit des exploitants miniers : une grande variété de ressources minérales sous forme de gisements de nodules polymétalliques, de dépôts, de dunes,  de monts sou-marins,...Une détérioration irréversible sur des milliers d’années avec des conséquences sur la pêche, le stockage du carbone, la biodiversité est en cours pour satisfaire nos consommations croissantes qui ont des alternatives.
    5 min
  • Le toucher,  un contact vital.
    Aucun mot ne traduit mieux une émotion que la douceur d’une caresse. Le toucher est le premier langage que nous apprenons à décoder. Et les vertus du toucher sont aujourd’hui étudiées de très près.



    Et  dans cette période où l’on doit éviter de se toucher, on mesure combien c’est essentiel. Car le sens du toucher est tellement important que nous ne pourrions probablement pas vivre sans. Il est notre façon la plus immédiate d’interagir à notre environnement. Le contact corporel sécurise, rapproche, réconforte, stimule le désir, exprime la joie et l’attachement à l’autre. Les récepteurs de notre peau nous renseignent presque instantanément sur la nature du contact qui nous parvient. Des millions de récepteurs nous indiquent si le contact est bienveillant ou au contraire hostile.

    Le toucher nous est tout aussi indispensable que l’air que nous respirons.  Il apaise l’ensemble du corps et réduit le niveau de stress. De simples stimulations tactiles agissent sur la biochimie du cerveau et ont sur lui des effets très bénéfiques. Le contact peut soulager une douleur, renforcer le système immunitaire et même allonger l’espérance de vie.

    Mais la distanciation physique et sociale imposée aujourd’hui ne nous fait pas du bien, cela crée des barrières entre les gens, cela nous empêche de consolider nos liens sociaux, de nous serrer la main, de nous prendre dans les bras,  de s’embrasser.

    Les contacts corporels agissent au plus profond de nous et contribuent à notre équilibre émotionnel. Toucher son propre corps ne peut pas complètement remplacer le contact avec les autres. La preuve, un câlin réconforte parfois plus que les mots. Et plus il y a des contacts physiques au sein du couple, entre un enfant et son parent et plus la relation est ressentie comme harmonieuse.

    Les contacts corporels soulagent non seulement les douleurs physiques mais aussi psychiques et souvent beaucoup plus efficacement que les mots. Ils permettent entre deux personnes l’échange d’informations supplémentaires importantes et d’émotions profondes que les mots seuls ne peuvent exprimer.

    En vieillissant, certains sens se dégradent mais pas le toucher émotionnel, il semble même s’affiner, on en retire davantage de plaisir. Il est donc bien évident que le toucher est une clé indispensable pour notre bien-être tout au long de notre vie.

    Source : ARTE Documentaire « Le toucher, un contact vital » Dorothée Kaden Allemagne 52’ 2020
    4 min
  • Le toucher,  un contact vital.
    Aucun mot ne traduit mieux une émotion que la douceur d’une caresse. Le toucher est le premier langage que nous apprenons à décoder. Et les vertus du toucher sont aujourd’hui étudiées de très près.



    Et  dans cette période où l’on doit éviter de se toucher, on mesure combien c’est essentiel. Car le sens du toucher est tellement important que nous ne pourrions probablement pas vivre sans. Il est notre façon la plus immédiate d’interagir à notre environnement. Le contact corporel sécurise, rapproche, réconforte, stimule le désir, exprime la joie et l’attachement à l’autre. Les récepteurs de notre peau nous renseignent presque instantanément sur la nature du contact qui nous parvient. Des millions de récepteurs nous indiquent si le contact est bienveillant ou au contraire hostile.

    Le toucher nous est tout aussi indispensable que l’air que nous respirons.  Il apaise l’ensemble du corps et réduit le niveau de stress. De simples stimulations tactiles agissent sur la biochimie du cerveau et ont sur lui des effets très bénéfiques. Le contact peut soulager une douleur, renforcer le système immunitaire et même allonger l’espérance de vie.

    Mais la distanciation physique et sociale imposée aujourd’hui ne nous fait pas du bien, cela crée des barrières entre les gens, cela nous empêche de consolider nos liens sociaux, de nous serrer la main, de nous prendre dans les bras,  de s’embrasser.

    Les contacts corporels agissent au plus profond de nous et contribuent à notre équilibre émotionnel. Toucher son propre corps ne peut pas complètement remplacer le contact avec les autres. La preuve, un câlin réconforte parfois plus que les mots. Et plus il y a des contacts physiques au sein du couple, entre un enfant et son parent et plus la relation est ressentie comme harmonieuse.

    Les contacts corporels soulagent non seulement les douleurs physiques mais aussi psychiques et souvent beaucoup plus efficacement que les mots. Ils permettent entre deux personnes l’échange d’informations supplémentaires importantes et d’émotions profondes que les mots seuls ne peuvent exprimer.

    En vieillissant, certains sens se dégradent mais pas le toucher émotionnel, il semble même s’affiner, on en retire davantage de plaisir. Il est donc bien évident que le toucher est une clé indispensable pour notre bien-être tout au long de notre vie.

    Source : ARTE Documentaire « Le toucher, un contact vital » Dorothée Kaden Allemagne 52’ 2020
    4 min
  • Robert Badinter : « Je crois à l’exemplarité des Hugo, Camus et Zola »
    La Grande Librairie sur France 5 de ce mercredi 10 mars 2021, était exclusivement consacrée à Robert Badinter, l’avocat qui obtint l’abolition de la peine de mort en France, écrivain, grand amateur de théâtre et ardent lecteur des Victor Hugo et Albert Camus, militants de cette noble cause, qu’il cita devant les élus du peuple pour argumenter ses propos, mais aussi d’Émile Zola, auteur de J’accuse et défenseur de Dreyfus, injustement accusé d’avoir trahi la nation.

    « Je crois à l’exemplarité » déclara d’emblée d’émission Robert Badinter. Et, avec Camus, il fut servi puisque, à travers la présente chronique, c’est encore une occasion pour feuilleter À Combat (Folio), son important essai reprenant les éditoriaux du temps où le Prix Nobel de Littérature fut journaliste au quotidien Combat.

    J’y ai lu à la date du 23 mai 1945 : « La civilisation matérielle que nous poussons sans arrêt devant nous, ne se sauvera que si elle parvient un jour à libérer plus profondément tous ceux qu’elle asservit » ou, encore, dans le même éditorial, « Voulez-vous sérieusement être haïs par des hommes, comme vous avez haï des hommes ? Si non, accueillez ces hommes auprès de vous et faites-en vos égaux. »

    Un mois plus tard, le 27 juin 1945, Camus écrivait : « Il faut faire de bonnes lois si l’on veut avoir de bons gouvernés » et, concernant le Procès Pétain auquel il assista en partie, tout en vilipendant « ce vieillard vaniteux », il dit attendre « un jugement explicite dont les attendus soient évidents pour tous » et lança « Toute condamnation à mort répugne à la morale ».

    Robert Badinter rendit donc un hommage appuyé à ce genre d’écrivain engagé : « Mon parcours doit beaucoup à la lecture, elle est inhérente à ma vie. Je quittais les manuels de Droit pour Camus, dont l’Étranger et La Peste. Camus fut une grande source dans ma vie. Ce n’était pas seulement de la lecture de divertissement, mais elle fit partie de la formation de mon caractère et de mon idéal et me fit prendre conscience de la valeur du mot ‘‘juste’’... »

    Prise écran France 5

    Sa reconnaissance envers Victor Hugo fut aussi omniprésente durant cette émission : « Je suis hugolâtre, car je suis convaincu qu’il a sauvé bien plus de vies humaines que n’importe quel avocat ! »

    Et puis, autre comportement exemplaire aux yeux de l’avocat : Émile Zola.

    « Un exemple parce que rien ne le força à se jeter dans l’affaire Dreyfus. Il fut poursuivi par une haine allant peut-être jusqu’à sa mort. Zola a été un moment de la conscience humaine et il a payé le prix de la vérité ! Il fut un grand exemple de courage. »

    Et de conclure sur une généralité qu’il est bon de rappeler : « Le livre est un monde et s’en priver, c’est se priver d’une joie. »
    4 min
  • Robert Badinter : « Je crois à l’exemplarité des Hugo, Camus et Zola »
    La Grande Librairie sur France 5 de ce mercredi 10 mars 2021, était exclusivement consacrée à Robert Badinter, l’avocat qui obtint l’abolition de la peine de mort en France, écrivain, grand amateur de théâtre et ardent lecteur des Victor Hugo et Albert Camus, militants de cette noble cause, qu’il cita devant les élus du peuple pour argumenter ses propos, mais aussi d’Émile Zola, auteur de J’accuse et défenseur de Dreyfus, injustement accusé d’avoir trahi la nation.

    « Je crois à l’exemplarité » déclara d’emblée d’émission Robert Badinter. Et, avec Camus, il fut servi puisque, à travers la présente chronique, c’est encore une occasion pour feuilleter À Combat (Folio), son important essai reprenant les éditoriaux du temps où le Prix Nobel de Littérature fut journaliste au quotidien Combat.

    J’y ai lu à la date du 23 mai 1945 : « La civilisation matérielle que nous poussons sans arrêt devant nous, ne se sauvera que si elle parvient un jour à libérer plus profondément tous ceux qu’elle asservit » ou, encore, dans le même éditorial, « Voulez-vous sérieusement être haïs par des hommes, comme vous avez haï des hommes ? Si non, accueillez ces hommes auprès de vous et faites-en vos égaux. »

    Un mois plus tard, le 27 juin 1945, Camus écrivait : « Il faut faire de bonnes lois si l’on veut avoir de bons gouvernés » et, concernant le Procès Pétain auquel il assista en partie, tout en vilipendant « ce vieillard vaniteux », il dit attendre « un jugement explicite dont les attendus soient évidents pour tous » et lança « Toute condamnation à mort répugne à la morale ».

    Robert Badinter rendit donc un hommage appuyé à ce genre d’écrivain engagé : « Mon parcours doit beaucoup à la lecture, elle est inhérente à ma vie. Je quittais les manuels de Droit pour Camus, dont l’Étranger et La Peste. Camus fut une grande source dans ma vie. Ce n’était pas seulement de la lecture de divertissement, mais elle fit partie de la formation de mon caractère et de mon idéal et me fit prendre conscience de la valeur du mot ‘‘juste’’... »

    Prise écran France 5

    Sa reconnaissance envers Victor Hugo fut aussi omniprésente durant cette émission : « Je suis hugolâtre, car je suis convaincu qu’il a sauvé bien plus de vies humaines que n’importe quel avocat ! »

    Et puis, autre comportement exemplaire aux yeux de l’avocat : Émile Zola.

    « Un exemple parce que rien ne le força à se jeter dans l’affaire Dreyfus. Il fut poursuivi par une haine allant peut-être jusqu’à sa mort. Zola a été un moment de la conscience humaine et il a payé le prix de la vérité ! Il fut un grand exemple de courage. »

    Et de conclure sur une généralité qu’il est bon de rappeler : « Le livre est un monde et s’en priver, c’est se priver d’une joie. »
    4 min
  • Sasha, jeune diplômée, 26 ans, influenceuse virtuelle de l’alimentation durable
    durée : 00:57:37 - De cause à effets, le magazine de l'environnement - par : Aurélie Luneau - Et si, via Instagram, je mangeais pour le futur ? - réalisation : Alexandra Malka - invités : Maxime Bonnabry-Duval Chef résident du Refettorio Paris,; Manon Dugré Coordinatrice des projets d'éducation à l’alimentation saine & durable de la chaire ANCA à AgroParisTech, école d’ingénieurs spécialisée dans les sciences du vivant; Dominique Paturel

    Vous pouvez retrouver "De Cause à Effet" sur le site de France Culture.
    Écouter cette émission :
    0 min

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