Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

By Nostalgie+Music
Download on the App Store

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • 1968 : Naissance de la planche à voile, sport de liberté
    Nous sommes le 27 mars 1968. Happy Day pour deux Américains, qui déposent un brevet après des années d'essais/erreurs. L'idée : permettre de faire du surf y compris par vent calme.

    Cette idée est esquissée par un jeune Anglais, au début des années 60. Quatre ans plus tard, en 1964, Newman Darby, un Américain, installe un mât sur une grande planche de surf. Problème : tout cela est beaucoup trop rudimentaire pour convaincre les investisseurs.

    Qu'à cela ne tienne, en 1965, Serge Loiselot, un Français, dépose un premier brevet pour un plateau à voile, mais le succès commercial n'est pas au rendez-vous.

    D'ailleurs, c'est bien connu, le pays du Surf, c'est la Californie !!

    C'est d'ailleurs ici qu'interviennent nos deux Californiens. D'un côté, Jim Drake (un ingénieur ). De l'autre, Hoyle Schweitzer (simple surfeur). Ensemble, ils mettent au point le système qui va tout changer.

    1. Un joint universel qui permet d’orienter (la voile) dans tous les sens,
    2. Le wishbone, le double arceau qui permet de tenir la voile
    3. Le fameux brevet, déposé fin 27 mars 1968
    4. La marque Windsurfer, qui est déposée dans la foulée
    Cette marque, Hoyle Schweitzer la rachètera plus tard à Drake. Voilà, on dirait bien que le windsurf vient d'être inventé. En français, on l'appellera la planche à voile.... Une invention qui arrivera en Europe un peu plus tard, dans les années 70. Notamment grâce à la Ten Cate, l'entreprise néerlandaise qui va acheter la licence Windsurf en 1973.

    Mais c'est en France que le sport va rencontrer un succès fulgurant, avec des pionniers comme Patrick Carn et Yves Loisance...

    C’est AUSSI en France que sera adaptée la chanson “Surfin USA” par Au bonheur des dames... Musique !

    Le succès sera tel que la planche à voile deviendra même un sport olympique en 1984, à Los Angeles. Tiens donc.

    Le premier champion du monde, Robby Naish, n’a que treize ans lors de son sacre.

    Alors oui, on peut estimer que le 27 mars 1968 restera comme le happy day de deux inventeurs californiens de génie. La planche à voile deviendra un symbole de liberté, d’innovation et de vacances, symbole du Surfin’ USA….
    4 min
  • 1976 : La naissance de Starmania, l’opéra rock de Berger & Plamondon
    Nous sommes à Montréal en novembre 1976. Happy Day pour Michel Berger, il va faire une rencontre qui va changer sa vie. Après l'échec de son projet de comédie musicale en 1975, France Gall lui conseille de trouver un auteur capable de traduire la violence qu'il n'arrive pas à exprimer.

    Elle lui fait écouter une chanteuse, Diane Dufresne. Cette année-là, elle vient de sortir son 4e album…

    Cet album, il a été écrit par Maxime Leforestier et un certain Luc Plamondon. C'est lui que Berger va rencontrer en novembre 1976 dans la ville canadienne. Ensemble, ils vont reprendre le projet initial de Michel Berger, Angélina Dumas, mais Plamondon va apporter une dimension sociale et politique. Il va ancrer l’histoire dans une dystopie futuriste. Nom de code : Starmania. Particularité : c'est le premier opéra rock. Berger explique le concept à Bernard Pichon, dans une émission de la RTS...

    Que raconte cet opéra rock ? Starmania se déroule à Monopolis, la nouvelle capitale de l’Occident, dominée par la Tour Dorée, symbole de pouvoir et de réussite. La ville est secouée par les actions terroristes des Étoiles Noires. Une voix incarne cette révolte, celle de Daniel Balavoine...

    Le démarrage est timide (l’album studio de 1978 a du mal à trouver son public). Le spectacle de 1979, lui, sera un immense succès populaire. Tout le monde se presse au Palais des Congrès de Paris. Certains restent parfois assis sur les marches faute de places.

    Je vous parlais de Balavoine, il n'est pas le seul à briller sur scène. France Gall est là aussi, René Joli, Nanette Workman, Diane Dufresne et une certaine... Fabienne Thibeault... Elle est bouleversante dans "Le monde est stone"...

    Moins de deux ans auront suffi à Berger et Plamondon pour créer l'événement. Autre happy day, le 10 avril 1979. Soir de la première du spectacle qui sera joué, adapté, traduit partout dans le monde.

    En 1979, ce fut un choc, une révolution musicale et scénique. Aujourd’hui encore, ses chansons et ses thèmes continuent de résonner sans rien n’avoir perdu de la prophétie...v
    4 min
  • 1972 : "Sex-shop", le film culte et libérateur de Claude Berri
    Nous sommes le 25 octobre 1972. Happy day libérateur pour Claude Berri, le réalisateur qu'on appelle aussi le parrain du cinéma français. Son nouveau film porte un nom qui attire immédiatement l'attention et la méfiance, Sex Shop.

    Le casting donne un certain ton : Jean-Pierre Marielle, Nathalie Delon, Jacques Martin, Claude Piéplu et Claude Berri lui-même, dans le rôle du libraire... qui transforme son établissement en boutique X...

    L'histoire, venons-y ! Claude est donc libraire, en difficulté financière et en pleine crise conjugale. Il décide, sur les conseils d’un ami, de transformer sa librairie en sex-shop.

    Ce choix, motivé par le contexte de la révolution sexuelle, bouleverse sa vie professionnelle et personnelle.

    Il découvre un univers insoupçonné, fait de clients haut en couleur et en pratiques variées, notamment à travers le personnage de Lucien, un dentiste libertin qui l’entraîne dans ses aventures. Lucien, c'est Marielle, vous l'aurez compris. Un rôle qui semble taillé pour lui !

    L'air de rien, sur le ton de la comédie légère à la française, ce film est avant tout une satire de la multiplication des sex-shops dans la France post-68, tout en questionnant la place du sexe et du couple dans la société.

    Le long métrage met en scène la découverte, parfois complètement naïve (donc très très drôle), de pratiques nouvelles. Habilement, Claude Berri joue sur les contrastes de la bourgeoisie frivole parisienne…

    Pour la bande originale, le réalisateur sait à qui il faut faire appel. Ce sera Serge Gainsbourg et Jean-Claude Vannier.

    Gainsbourg n'a pas la main légère sur les paroles. On y entend une somme inédite de mots interdits. En ce happy day du 25 octobre 1972, le film “Sex-shop” échappe complètement à la censure. Il deviendra même un film emblématique de la libération sexuelle.

    “Sex Shop” connaîtra même un très grand succès public, avec près d'1 million et demi d'entrées rien qu'en France.

    La musique de Serge Gainsbourg et les dialogues savoureux de Jean-Pierre Marielle en feront un objet culte, dont les rediffusions se feront plus rares à mesure que la société retrouvera un peu plus de pudibonderie...
    3 min
  • 1978 : Chic fait danser le monde avec “Everybody Dance”
    Nous sommes le 1er avril 1978. Happy Day pour un groupe américain, il va faire danser la planète pendant plusieurs mois. La chanson a été enregistrée à la fin de l'année 1977 par Nile Rodgers et Bernard Edwards, mais dans des conditions totalement clandestines.

    La session a coûté 10 dollars, somme qui a permis de soudoyer l’ingénieur de l’ascenseur. Sa mission : ne pas prévenir le responsable du studio que le groupe enregistrait sans autorisation.

    Ce groupe, c'est Chic. Pour l'instant, il est encore méconnu du grand public. Sauf, peut-être, dans le cadre du groupe New York City, en 1973, notamment sur ce titre...

    C'est sous pavillon Chic qu'ils enregistrent “Everybody Dance”, qui est le deuxième single du groupe, mais la toute première chanson écrite spécifiquement pour Chic.

    Le 45 tours sort début avril 1978, avec “You Can Get By” ou “Est-Ce Que C’est Chic” en face B, selon les éditions.

    Sur “Everybody Dance”, la voix principale est celle de Norma Jean Wright. Dans les choeurs, on retrouve également un certain Luther Vandross....

    Le succès est non seulement au rendez-vous, mais il va complètement dépasser les membres du groupe.

    Le single atteint la 38e place du Billboard la première semaine. L'écho est immédiat au Royaume-Uni où il va rester 9 semaines en haut des classements.

    En Belgique, en pleine vague disco/funk, autant dire qu'il va devenir le tube incontournable de toutes les boîtes de nuit durant l'été 1978.

    “Everybody Dance” restera une chanson que, peut-être par superstition, le groupe jouera systématiquement en ouverture de ses concerts...

    En 2017, Nile Rogers le reprendra, à la surprise générale, lors d'un concert de la BBC... ce qui donnera comme une nouvelle vie à ce grand classique disco...

    Tiens, fait remarquable, il n'existe pas vraiment de version française. Ni Sheila, ni Dalida ni Patrick Hernandez n'auront osé s'attaquer à ce titre enregistré dans la plus grande discrétion, disons clandestinité en ce happy day de la fin 1977...

    L'album Chic sera auréolé d'un disque d'or. Traduction : 500 mille exemplaires vendus rien qu'en Amérique du Nord....
    3 min
  • 1961 : "Dominique", la nonne belge au sommet des hits mondiaux
    Nous sommes le 24 octobre 1961. Happy Day pour une religieuse belge de 28 ans. Jeanine Deckers entre en studio et enregistre une chanson qui va changer sa vie.

    Professeur de dessin de 1954 à 1959. Elle décide ensuite de rentrer dans l'ordre des dominicaines et devient sœur Luc-Gabriel au couvent de Fichermont, à Waterloo. Très vite, Jeanine Deckers se fait remarquer au sein de sa communauté : elle compose et elle chante.

    Ses supérieurs veulent lui faire enregistrer un disque. Ils négocient un contrat avec Philips, qui lui trouvent un nom de scène, après avoir interrogé un panel d'auditeurs... Jeanine devient « Sœur Sourire ». Un nom qu'elle n'apprécie pas vraiment...

    Pourquoi pas sœur Luc-Gabriel, au fond ? Parce qu'à la demande du couvent, ni son nom, ni son image ne devaient apparaître sur les pochettes. « Sœur Sourire » restera la propriété des contractants : Philips et son couvent.

    Son vœu de pauvreté et d'obéissance oblige Jeanine à accepter que les droits reviennent directement à la maison de disques et au couvent.

    La chanson "Dominique" est enregistrée en octobre 1961, mais va mettre pas mal de temps à être diffusée. Elle sort d’abord en Belgique, puis rapidement en France et dans toute l’Europe. Cette chanson est dédiée à Dominique de Guzmán, fondateur de l'ordre dominicain dont sœur Luc-Gabriel fait partie à Waterloo.

    Les paroles sont légères... réécoutons le début...

    En 1963, consécration. Dominique atteint le sommet des ventes en Europe et, fait rarissime pour une chanson francophone, elle se classe numéro 1 aux USA pendant tout le mois de décembre 1963.

    Fait exceptionnel : Jeanine Deckers va même dépasser durant quelques jours Elvis Presley. Ce succès vaut à Sœur Sourire d'être nommée à quatre Grammy Awards. Elle remporte celui de la meilleure chanson religieuse en 1964.

    Comment expliquer ce succès planétaire ? Sans doute le contexte sociopolitique du début des années 1960 (guerre du Vietnam, assassinat de Kennedy). Tout cela a pu favoriser l’accueil d’une chanson positive, s'inscrivant dans le retour du folk, tout en véhiculant une image religieuse rassurante pour l’époque.

    La voici invitée chez Ed Sullivan... on la surnomme ici, the singing nun, la nonne qui chante...

    Happy day en ce 24 octobre 1961, même si sœur Luc-Gabriel ne le sait pas encore. L'enregistrement de “Dominique” va changer sa vie, pour le meilleur et pour le pire...

    Dominique est un symbole, à la fois d’un succès inattendu et d’une destinée tragique. Elle quitte les ordres en 1967, perd le droit d'utiliser le nom Soeur Sourire... les services fiscaux belges la poursuivront dans les années 70.

    Jeanine Deckers repose en paix à Wavre, où elle s'est éteinte en 1985, avec sa compagne Annie Pécher... loin, très loin des projecteurs....
    4 min
  • Francis Cabrel : le 1er album oublié avant le succès (1977)
    Nous sommes le 12 septembre 1977. C'est un happy day pour un chanteur méridional. Son accent chante. CBS le repère. Sur le 33 tours qui sort aujourd'hui, on peut lire "Les Murs de poussière". Francis Cabrel doit livrer un premier single. Il s'intitule "Ma ville".

    Premier single, premier album, mais pas encore le premier succès escompté. À sa sortie, il passe relativement inaperçu au beau milieu des chanteurs à minette et du disco. Les arrangements de l’album sont confiés à plusieurs musiciens et orchestrateurs de talent. L’enregistrement se fait entre Toulouse, Paris et Londres.

    Oui mais voilà. Cabrel n’est pas très bien chez CBS. Il se sent incompris par une maison de disque qui ne lui laisse pas exprimer sa véritable personnalité. Un titre figure déjà sur cet album, où les producteurs ont pris soin de gommer son accent méridional. Cabrel est amputé. C'est la première version de "Petite Marie".

    En 1977 et en 1978, Cabrel se produit pendant un mois à l’Olympia à Paris, en première partie de Dave, ce qui va contribuer à le faire connaître sur scène.

    Puis, durant l'été 1978, Cabrel remporte le Prix du public au Festival de Spa, chez nous en Belgique. C'est un événement clé dans sa carrière. Il va encore un peu plus contribuer à forger le style Cabrel. Mais aussi le lien qui unit toujours Cabrel avec son public dans le Royaume.

    Le voilà invité sur des plateaux télé, notamment dans l'émission de Jean-Loup Lafont sur Antenne 2, qui fait autorité sur la variété...

    Un an plus tard, Cabrel aura son moment de gloire, notamment grâce au titre “Je l’aime à mourir” sur l'album "Les Chemins de traverse".

    Soit 2 ans après ce happy day du 12 septembre 1977, où est sorti son premier album. Un 33 tours qui sera réévalué à sa juste valeur par la suite... et même certifié disque de platine, avec plus de 300 000 exemplaires vendus.

    La chanson "Petite Marie" sera réenregistrée, sans filtre à accent. Une demande que CBS aura bien du mal, dorénavant, à lui refuser...
    3 min
  • 1973 : “Deux hommes dans la ville”, Delon et Gabin contre la peine de mort
    Nous sommes le 24 octobre 1973. Happy Day pour José Giovanni. Son film va faire polémique en France et en Italie. Ce long métrage de 100 minutes s'avance sans détour comme un plaidoyer contre la peine de mort. Lui-même est un ancien condamné à mort grâcié dans sa jeunesse.

    Le casting est très impressionnant. Michel Bouquet, Victor Lanoux, Mimsy Farmer, Bernard Gireaudeau. Mais surtout Jean Gabin et Alain Delon...

    “Deux hommes dans la ville”, c'est l'histoire de Gino (campé par Alain Delon), un ancien truand libéré après dix ans de prison, qui tente de se réinsérer grâce à l’aide de Germain Cazeneuve (joué par Jean Gabin), un ancien flic devenu éducateur social.

    Malgré ses efforts pour mener une vie honnête, Gino est harcelé par l’inspecteur Goitreau, un rôle confié à... Michel Bouquet. Rôle de policier obstiné convaincu que l’on ne change jamais vraiment. Goitreau ira jusqu’à saboter la nouvelle vie de Gino. Objectif : le pousser à bout.

    Alain Delon incarne avec intensité le personnage, un homme marqué par la fatalité et la suspicion permanente. Malheureusement pour lui, une succession de drames viennent ternir cette image, dont la mort accidentelle de sa femme. Rejet de sa belle-famille, pression policière : Gino finit par commettre l’irréparable, il tue Goitreau dans un accès de désespoir.

    Après cet acte, il est jugé et condamné à mort, puis guillotiné à l’aube, sous les yeux impuissants de ceux qui croyaient en sa rédemption.

    Au départ, le film devait réunir Delon et Lino Ventura, mais ce dernier a refusé le rôle, tout comme Yves Montand. À sa sortie, le 24 octobre 1973, le film rencontre un succès public et critique totalement inattendu, et pas simplement en raison de ses têtes d'affiche.

    En ce happy day de 1973, il marque les esprits par la force de son sujet, par la qualité de son interprétation, mais aussi par sa musique, signée Philippe Sarde. “Deux hommes dans la ville” sera même restauré en 2014, avec la même trame musicale…
    4 min
  • Dalida : “J’attendrai”, le tout premier tube disco en français (1975)
    Nous sommes en décembre 1975. Happy Day pour Dalida. Une idée de génie va lui permettre de remporter un infernal succès. Une chanson italienne des années 30 va devenir LE premier tube disco en français.

    Mais, avant d'en venir aux mains avec les fans de Sheila, il faut rétablir une vérité historique.

    Oui, Sheila a bien été la première artiste française à s'aventurer en terre disco avec "Samedi Soir", un titre sorti en 1974. L’orchestration signée Jean-Claude Petit atteste du caractère disco. Mais voilà, cette chanson n'a pas du tout trouvé son public. Elle a même fait un flop. Conclusion : "Samedi Soir" est ce que l'on appelle une chanson proto-disco. En aucun cas un tube. D'ailleurs, écoutons ce titre, juste pour voir si les paroles vous reviennent intuitivement... la réponse est probablement non !

    Chapitre Sheila refermé, venons-en à la sortie de 'J'atteindrai'. C'est, à l’origine, une chanson italienne intitulée "Tornerai". Elle est adaptée en français par Louis Poterat et popularisée en 1938 par la chanteuse Rina Ketty. D'ailleurs, la toute première version de "J'attendrai" deviendra un hymne à la paix durant la Seconde Guerre mondiale, ensuite repris par Tino Rossi, Jean Sablon ou Joséphine Baker. Qui n'est pas vraiment la reine du disco...

    Nous voilà donc en décembre 1975, quand Dalida, sous la houlette de son frère et producteur Orlando, décide de moderniser la chanson en la réorchestrant dans un style franchement disco. C'est alors une première en France pour une artiste de variété. L’arrangement est signé Tony Rallo. La différence avec la version originale ? Un tempo accéléré, une rythmique qui met en avant la basse, des arrangements modernes... tout en conservant l’émotion du texte de base. Quelques semaines plus tard, on n'entend qu'elle, la nuit et le jour, le titre va se retrouver numéro 1 des ventes en Belgique et en France en janvier puis en février 1976. Voilà donc Dalida devenue reine du disco, invitée dans le RV du dimanche le 7 mars 1976 !

    Sur scène, Dalida adopte l’esthétique disco : robe pailletée, chorégraphies, garçons qui dansent. Rassurez-vous, Sheila aura bien son moment de gloire disco, mais pas tout de suite, car en ce mois de décembre 1975, la première grande star française à faire un tube disco, c'est incontestablement... Dalida !
    4 min
  • JO de Rome 1960 : Roger Moens, l’exploit belge sur 800 mètres
    Nous sommes le 21 août 1960. Cette année, c'est la ville éternelle, Rome, qui accueille les Jeux Olympiques. Happy Day pour Roger Moens. Cet athlète belge est l'un des grands noms de l'athlétisme mondial. Il va cette année disputer le 800 mètres avec une énorme rage dans le ventre. 4 ans plus tôt, une blessure l'avait empêché de participer aux JO de Mebourne... Bon, direction Rome, c'est la cérémonie d'ouverture et il fait chaud, très chaud !

    Robers Moens, en 1960. C'est déjà un athèle reconnu et redouté. Le garçon d'Alost vient d'avoir 30 ans et a début sa carrière sur 400 mètres avant de s'imposer maître du 800 mètres dans les années 50. Il devient d'ailleurs champion de Belgique en 1953. Son secret ? Le fameux entraînement par intervalles, qui n'étonne plus personne aujourd'hui, mais qui était une innovation à l'époque en Belgique. Le 3 août 55, il bat le record du monde à Oslo en 1 minute 45,7 au nez et à la barbe de Rudolf Harbig, invaincu depuis 16 ans. Ce record belge tiendra, l'air de rien, 7 ans au niveau mondial.

    En dehors du sport, Roger est, accroche-vous, policier !

    D'ailleurs, en parallèle de sa carrière sportive, Moens va mener une brillante carrière dans la police judiciaire belge, gravissant les échelons jusqu’au poste de commissaire général. Mais revenons à Rome un instant. Où il figure parmi les favoris. Il franchit ainsi les trois premiers tours sans encombre. Raison pour laquelle Moens aborde la finale avec sérénité. Sa tactique : contrôler la course, accélérer dans les 200 derniers mètres et tout donner dans la dernière ligne droite.

    D'ailleurs, en finale, il prend la tête à la sortie du dernier virage, distançant le Jamaïcain George Kerr. Mais voilà, le Néo-Zélandais Peter Snell, alors inconnu du grand public, va surgir à sa gauche et le dépasser sur le fil. Moens terminera 2e, à seulement sept centièmes du vainqueur. Le voilà donc, malgré la déception, en ce 2 septembre 1960, médaille d'argent. Happy Day pour le futur commissaire général qui ne se remettra jamais d'avoir laissé passer sa chance à Melbourne en 56, mais qui deviendra, quelques années plus tard, consultant sportif à la VRT et recevra l’Ordre du Mérite du Comité Olympique et Interfédéral Belge.

    N'empêche, cette médaille d’argent reste l’un des plus grands exploits de l’athlétisme belge de tous les temps....
    3 min
  • 1977 : Ça plane pour Plastic Bertrand
    Nous sommes le 1er décembre 1977. Happy Day pour un certain Roger Jouret. Ce batteur de formation est choisi pour incarner un projet rêvé par Lou Deprijck. La mission : créer le premier tube punk francophone. Roger Jouret est un excentrique. C'est exactement le personnage qu'il faut au moment qu'il faut. Jusqu'ici, Roger s'est illustré avec Hubble Bubble... attention les oreilles, ça pique !

    Bon, Roger Jouret, ça ne fait pas punk. Alors, il faut lui trouver un nom, ce sera Plastic Bertrand. Ce qui, en 1977, est un hommage à Bert Bertrand, un journaliste rock belge très influent dans le petit monde du punk. C'est en fait lui qui lance le défi à son ami et producteur Lou Deprijck. Donc, Roger Jouret devient "Plastic Bertrand", histoire de rendre à Bert ce qui est à Bert et d'adopter un nom qui sonne anglo-saxon.

    Venons-en à la chanson, ce sera "Ca plane pour moi". Les paroles sont volontairement absurdes, remplies d’onomatopées et de non-sens. Objectif : s'amuser du punk britannique et rester très “belge” dans l’esprit.

    En décembre, personne n'y croit vraiment, alors c'est une face B, mais, ça va tellement bien marcher que le 45 tours sera pressé une nouvelle fois. Plus d’un million d’exemplaires vendus en quelques mois, plus de 8 millions au total. Y a pas à dire, le plastique c'est fantastique ! Allez hop...

    Pendant des années, Plastic Bertrand a été considéré comme l’interprète du morceau. Sauf que, ce bon vieux batteur dissimulait un incroyable secret. Sur la version originale, ce n'est pas lui qui chante, mais Lou Depriick, le producteur. Cela dit, Plastic ne recule devant aucun sacrifice pour assurer la promotion, les concerts, les télés. Il faut dire qu'au début de l'année 1978, le morceau passe en boucle dans toutes les discothèques... à la radio et à la TV. Le voilà invité en Suisse dans l'émission Mosaïque, le 22 février 1978. C'est l'hystérie...

    Vrai ou faux happy day. Le 1er décembre 77 marque plusieurs étapes. 1. Le Belgique fait du punk. 2. Le playback est là pour s'en servir. 3. Plastic Bertrand va recevoir le coup de fil fatal... Invitation de Michel Drucker ! Résultat : numéro 1 en France, en Belgique, numéro 2 en Australie et numéro 8 en Grande-Bretagne. Bref, ça baigne et ça plane, comme dans tartine et boterham...
    3 min

About Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

From the publisher's feed

Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de…