Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

By Nostalgie+Music
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • 1965 : Gainsbourg offre « Les P'tits Papiers » à Régine
    Nous sommes en juillet 1965. Sous pavillon Pathé Marconi, c'est un happy day pour Régine. Celle qu'on surnommera « Reine de la Nuit » dévoile un nouveau 45 tours qui va se vendre en quelques jours à plus de 240 mille exemplaires. Un titre qui lui permettra d'enregistrer son premier album...

    En 65, Régine travaille dans un bar, le Whisky à Gogo. Elle est barmaid et c'est là qu'elle rencontre Serge Gainsbourg. Il se produit alors au cabaret Milord l'Arsouille. Régine viendra régulièrement écouter ses compositions.

    Régine est conquise par son talent. Elle lui demande d’écrire pour elle. La chanteuse inspire à Gainsbourg le personnage de Fréhel, l'une des plus grandes chanteuses de l'entre-deux-guerres. Il se souvient alors d'un titre, les Petits Pavés, qu'il a lui-même interprété...

    Quand Gainsbourg est inspiré, il improvise et tout sembler de couler de source. Sur un air qui fait penser à Scott Joplin, la chanson présente une particularité. Elle est ponctuée, à chaque seconde strophe, du mot « papier ». Ce mot est suivi d'un adjectif différent. C'est ainsi que naquirent "Les Petits Papiers".

    Avec "Les P'tits Papiers", Gainsbourg va offrir à Régine l'un de ses plus grands succès. La chanson sera incluse dans le premier album de Régine, en 1967. Elle connaîtra de multiples versions et adaptations, avec ou sans la participation de son interprète originale.

    Exemple : en 1974, Jane Birkin la chante avec Françoise Hardy pour l'émission « Top à Serge Gainsbourg ». Jane, Serge et Jacques Dutronc l'interprèteront de nouveau ensemble, bien plus tard, en 1987 à l'occasion du réveillon de nouvel an.

    34 ans après sa sortie, en 2009, Régine enregistrera deux nouvelles versions avec (qui l'eût cru) Jane Birkin, en français et en anglais, pour son album de duo.

    Juillet 1965 restera comme le happy day d'une collaboration et d'une relation entre Gainsbourg et Régine, qui aurait pu en rester à quelques whiskys, mais qui durera (à peu près) toute la vie....
    4 min
  • TF1 lance Starsky et Hutch, duo culte en France
    Nous sommes le 10 juin 1978. Happy Day pour TF1, la chaîne diffuse en avant-première une série américaine créée en 1975 et dont le succès a dépassé toutes les attentes pour ABC. Le générique de la version originale est plutôt musclé. La série est tournée en Californie, entre Los Angeles et San Pedro, dans une ville imaginaire…

    L'histoire est celle de 2 policiers américains. D'un côté, le brun David (ou Dave) Starsky. Il a a grandi dans les rues de New York. C'est un garçon extraverti, un peu naïf. À ses côtés, son acolyte est blond. C'est Kenneth Hutch (enfin Hutchinson). Plus réservé, plus réfléchi aussi. Bref, deux personnages diamétralement opposés, mais parfaitement complémentaires et très liés l'un à l'autre.

    Ah oui, j'allais oublier deux autres personnages importants. Le 3e dans l'ordre d'accès au trône est le capitaine Harold. Et puis, il y a Huggy, alias Huggy-les-bons-tuyaux, en tout cas dans la version française diffusée par TF1.

    Voilà, je pense qu'on peut lancer le générique de Starsky et Hutch, en français dans le texte, comme au bon vieux temps.

    Ce générique français, qui deviendra culte bien plus tard, est interprété par Yves Martin, le mari de Sheila qui, à l'époque, se faisait appeler Lionel Leroy. Dès les premiers épisodes, c'est le grand amour entre le public francophone et les deux personnages campés par Paul Michael Glaser (Starsky) et David Sould (Hutch).

    On adore le moment où on appelle leur nom de patrouille « Zébra 3 ». Le duo se lance dans des courses-poursuites au volant d'une voiture emblématique. Une Ford Grand Torino rouge zébrée de blanc.

    D'ailleurs, accrochez-vous !

    Starsky et Hutch sera diffusé jusqu'au 9 décembre 1984 sur TF1. 92 épisodes de 48 minutes, plus un pilote de 70 minutes. 4 saisons qui feront l'objet d'une édition en VHS à la fin des années 80, puis en DVD, bien plus tard.

    Et que dire des objets de collection : personnages, voiture mythique, cartes à jouer. Oui, les innombrables rediffusions auront peut-être fait oublier ce happy day du 10 juin 1978 où, grâce à TF1, nous avons découvert deux policiers qui, à l'époque, étaient de véritables sex symbols...
    6 min
  • 1966 : Cloclo chante « Même si tu revenais », repris par Barbar
    Nous sommes le 3 mars 1966. Happy Day en direct et en public, Claude François se voit offrir sa propre émission "Top à Cloclo". Il interprète, accompagné par le grand orchestre de Raymond Lefèvre, une chanson qui compte beaucoup pour lui... Embarquement immédiat pour une grande maison...

    Ce titre, c'est « Même si tu revenais », une chanson qu'il a cosignée avec Jacques Chaumelle et Vline Buggy.

    Cloclo est encore marqué par son accident. En février 1965, il est blessé au cours d'un gala à Abbeville. La scène s'effondre sous ses pieds alors qu'il danse. Plusieurs côtes fracturées et 5 semaines d'hôpital ne l'empêcheront pas de revenir en studio et de remonter sur scène le plus vite possible.

    Rien qu'en 65, il enregistre 15 titres, dont « Même si tu revenais ». Mais, que peut bien raconter cette chanson ? C'est un titre symbole, dans lequel il tire un trait sur son histoire d'amour avec Janet. Janet le quitte après avoir rencontré Gilbert Bécaud. Le refrain est une affirmation : Cloclo a tourné la page...

    Cette chanson a beau appartenir à Cloclo, elle va lui échapper, mais bien plus tard. Le 1er avril 1966, un directeur artistique réunit dans un studio parisien les artistes stars du label Philips, dont fait partie Claude François.

    Objectif : s'échanger une chanson. Le défi consiste à enregistrer la chanson la plus éloignée de son répertoire.

    Durant l'enregistrement, Barbara choisit de s'approprier « Même si tu revenais », mais cet enregistrement ne sera jamais publié. Jusqu'où jour, en 1987, où un fan chine dans une brocante et retrouve la pièce rare... Il faudra attendre, accrochez-vous, 2012 pour qu'elle soit éditée pour la première fois dans l'intégrale Barbara... Changement de décor, de style, de voix...

    En ce 3 mars 1966, Cloclo a retrouvé la scène, le public, les caméras et l'émission est un furieux succès. Avec « Même si tu revenais », il tourne une page de sa tumultueuse vie amoureuse et offre, sans le vouloir, à Barbara l'un des titres les plus injustement méconnus de son répertoire...
    4 min
  • Barbra Streisand brille dans « Une étoile est née » (1977)
    Nous sommes le 25 août 1977. C'est la fin de l'été et un film hollywoodien débarque sur nos écrans, plus de six mois après les États-Unis. Happy Day pour les fans de Barbra Streisand. Ils la découvrent sous un nouveau jour et sur grand écran dans « Une étoile est née ».

    C'est le titre français choisi pour « A Star is Born », un long métrage qui en est déjà à sa troisième adaptation au cinéma. Le premier film date de 1937 et le premier remake de 1954. L'histoire est celle, romancée, de John Barrymore, le grand-père de Drew Barrymore, dont l'alcool va ruiner la carrière.

    Pour le remake des années 70, tous les regards se tournent vers Elvis.

    Mais voilà, fin de non-recevoir, retour à l’expéditeur, le colonel Parker estime que le King ne peut pas accepter de jouer ce rôle. On comprendra plus tard que c'eût été mettre les projecteurs sur ses propres turpitudes.

    C'est la déception pour Barbra Streisand, à qui on a confié la rôle d'Esther Hoffman, une chanteuse de bar.

    Le rôle principal est alors attribué à Kris Kristofferson, lui-même chanteur. 6 ans plus tôt, il a connu le succès avec une chanson country...

    Le tournage du film est mouvementé et intense. Il se fait dans les vraies conditions d'un concert : le public présent assiste non seulement à un concert mais également au tournage du film.

    Le récit a évolué depuis la version originale, mais la trame est restée la même. C'est l'histoire de John Norman, une énorme star du rock dont popularité a rapidement décliné sous l'effet de l'alcool.

    Il aide la jeune chanteuse Esther à signer dans une maison de disques. Et, pendant qu'elle devient une véritable star de la chanson américaine, John, lui, tombe de plus en plus dans la dépression... Il continue de boire, tout en conduisant, beaucoup trop vite et de manière imprudente...

    Le film est un succès. D'abord aux États-Unis, puis en Europe. Barbra Streisand dévoile une nouvelle facette de son talent. Elle crève l'écran. Son personnage est émouvant de naïveté et de douceur, mais aussi de révolte, contre la vie.

    La bande originale, suit elle aussi ce mouvement. Aux États-Unis, à sa sortie en 1976, elle se classera numéro 1 pendant 5 semaines. Dix millions d'albums seront vendus dans le monde fin 1977... Notamment grâce à une inoubliable chanson, "Evergreen".
    6 min
  • 1970 : Frédéric François épouse Monique, son amour de toujours
    Nous sommes en 1970. Dans la plus stricte intimité, Frédéric va épouser Monique, une fille de mineur, comme lui, rencontrée à Tilleur, aux portes de Liège, un an plus tôt.

    Une rencontre, assez banale, dans le quartier où il vit. Une fille s'arrête. Elle lui demande ce qu'il fait. Il répond qu’il compose des chansons. Il lui chante une chanson. Elle est conquise. Confidence au micro d’Europe 1.

    C'est donc elle, Monique, qui fait le premier pas d'amour et qui l'invite à danser. Frédéric François est un garçon timide, complexé. C'est la première fois qu'une fille s'intéresse vraiment à lui. Elle sera son premier grand amour, mais aussi sa première fois. Son cœur lui dit je l'aime. Et c'est parti pour la grande aventure de la vie.

    Ce moment, incroyable, où notre Sabine Mathus, en 2009, dans Face à face, lui demande de parler de son épouse, Monique.

    En 1970, les voilà mari et femme. Et quand on est un artiste, on a forcément envie de fêter ça en chanson. Alors, Frédéric François signe un titre complètement dans son époque, "I love you je t’aime", en duo avec Monique. Un titre mi chanté, mi parlé...

    L'année suivante, c'est la naissance de Gloria, leur premier enfant. Monique continue de travailler à l'usine. Frédéric, lui, poursuit sa carrière de chanteur. Avec quelques doutes. Et puis, "I love you, je t’aime" est programmée en 1971 sur une radio pirate hollandaise, du nom de Véronica, qui émettait depuis un bateau ancré hors des eaux territoriales.

    Il suffisait d'un signe, le voilà. Désormais, partout où il ira, il chantera l'amour. Avec, à ses côtés, Monique, dont Frédéric dit souvent que c'est la femme dont il avait rêvé, la femme idéale, qu'il épouse en ce happy day secret de 1970, i love you, je t'aime, te quiero, ti amo, il ne pourra plus rien dire d'autre que: "Je t'aime"
    4 min
  • Gérard Lenorman, le grand départ (1971)
    Nous sommes le 24 avril 1971. Happy Day pour un grand garçon du Calvados qui vient de fêter ses 26 ans. Il sort son premier 45 tours chez CBS. Jusqu'ici, il a écrit pour les autres. En 1968, il rencontre Brigitte Bardot et lui écrit deux chansons, "La fille de paille" et "Je voudrais perdre la mémoire". C'est une balade mélancolique, qui dit déjà tout de Gérard Lenorman

    Gérard naît en 1945. Sa maman n'a alors que 16 ans. Dans une maternité où des religieuses accueillent des jeunes femmes dans la difficulté. Il apprendra, bien plus tard, que son père était un officier allemand, mais aussi un musicien, violoniste et chef d'orchestre.

    La rencontre avec Bardot est déterminante. L'année suivante, il part en tournée avec Sylvie Vartan et c'est là qu'un producteur le remarque. Gérard va désormais remplacer Julien Clerc dans la comédie musicale Hair, qui se joue à Paris. C'est un triomphe, jusqu'en avril 1971...

    Cette expérience le conduit à signer son premier contrat chez CBS. Sa carrière solo se dessine alors, peu à peu. Ce qu'on remarque, c'est une candeur, un regard persque perdu, mais rempli de bienveillance et de tendresse.

    Certains disent même qu'il est l'incarnation du petit prince. Son premier single est prêt. Et c'est vrai, à l'écouter de plus près, qu'on y entend peut-être, au loin, la plume de Saint-Exupéry....

    Il restera quasi jusqu'à la fin de l'année 1971 dans les 10 meilleures ventes de 45 tours en France et en Belgique. Début 1972 sort son premier véritable album, "Les matins d'hiver", trois ans après un autre baptisé sobrement "Gérard Lenorman", qui pourra ensuite sortir de l'anonymat.

    Pour le petit enfant qui voulait perdre la mémoire, le 24 avril 1971 restera le happy day d'une carrière faite de rencontres symboliques. L'une d'entre elle, Pierre Delanoë, influencera le reste de sa carrière. En attendant, en 1971, Gérard se contente de parler aux oiseaux, aux forêts et aux ruisseaux...
    4 min
  • 1967, Claude François crée le label Flèche
    Nous sommes en septembre 1967. Mauvaise journée pour Philips, happy day pour Claude François. Il a mis fin à son contrat avec la marque néerlandaise et vient de porter sa signature à la fondation d'un nouveau label, qui va lui permettre de contrôler entièrement sa production musicale. Flèche, c'est le nom choisi ! Le premier titre à sortir de presse n'est pas n'importe lequel, c'est « Comme d'habitude », une chanson qui va faire le tour du monde...

    Flèche n'était pas la première idée de Claude François. Il pensait d'abord à l'adjectif "Belle" (au singulier ou au pluriel), en hommage à son tout premier tube. Un homme va l'en dissuader, il s'appelle Michel Bourdais. Ce dessinateur est de bon conseil, c'est lui qui a donné à Claude l'idée de créer les Clodettes.

    Argument : belle est trop proche de "bêle" avec un accent circonflexe. Traduction : il risque de s'attirer la moquerie. Bon, soyons honnêtes, Cloclo n'est pas ravi, mais il accepte la remarque. Encore faut-il trouver un nouveau nom pour sa société. L'idée viendra de…. Jean-Marie Périer.

    On résume. Jean-Marie Périer propose Flèche et ce mot fait l'unanimité. Dans le foulée, Régis Pagniez, à qui on doit le logo de Salut les Copains, se charge de dessiner le logo de Flèche. Voilà, la Flèche est lancée ! Cloclo est patron. Il vient de créer sa propre maison de disques et, malgré son ego, il décide qu'il va également produire de nouveaux artistes.

    Les bureaux du label sont créés dans un hôtel particulier de Paris, dans le 16e arrondissement. Évidemment, tout cela se sait... la fameuse grille noire restera d'ailleurs célèbre pour les dizaines de groupies, qui espéraient y rencontrer leur idole.

    Tiens, à part Cloclo, qui est passé par Flèche ? Un certain Alain Chamfort, jusqu'en 1976... D'ailleurs, travailler avec Cloclo, ce n'était pas évident... Souvenir d'un concert donné à la Patinoire de Genève, confié à nos collègues de RTL France...

    Flèche, c'est Cloclo. Et pas question de lui faire de l'ombre. Le label va d'ailleurs faire de lui une star encore plus incontournable que sous la direction de Philips. C'est dire !

    Le label Flèche ne survivra pas (musicalement en tout cas) au chanteur, mais la société de production, elle, persistera et deviendra une affaire de famille.

    À propos, je vous parlais de "Comme d'habitude". Au départ, ce n'était pas Cloclo qui aurait dû en hériter, mais Hervé Vilard... Le compositeur Jacques Revaux parviendra, après bien des tractations, à convaincre Hervé Vilard de passer son tour... Une fois de plus, la vedette s'appelle Cloclo, un règne sans partage..
    5 min
  • Vince Taylor, l’archange noir du rock, en 1961
    Nous sommes en juillet 1961. À l'affiche à l'Olympia de Paris, des concerts de rock durant 2 jours. Des concerts où vont se produire plusieurs groupes dont Vince Taylor et les Playboys. Et tout cela devant une centaine de personnes.

    Ce n'est pas encore leur happy day, mais cela ne saurait tarder. Parce que, dans le public, Eddie Barclay cherche la réplique à Johnny. Et pour cause, l'idole des jeunes est parti chez Philips. Vince Taylor a tout ce qu'il faut. Les actualités Pathé s'intéressent à lui... on le surnomme déjà Monsieur Twist !

    Eddie Barclay engage immédiatement Vince Taylor. Pour assurer sa promo, la maison ne recule devant aucune approximation. Ils vont artificiellement gonfler sa biographie et le présenter comme une star du rock en Amérique et en Angleterre. D'ailleurs, il n'est pas né à Hollywood, mais à Londres.

    Mais pourquoi mentir ? Pour un objectif bien précis : ridiculiser les Français, disons surtout Johnny.

    Problème pour Eddie Barclay. Le 18 novembre 1961, le concert de Vince Taylor au Palais des Sports de Paris ne se passe pas vraiment comme prévu. La presse indique que le spectacle a terminé en émeute.

    Le mal est fait, mais cette émeute est un réalité une mise en scène montée de toute pièce, car les images de chaises cassées sont celles d'un concert des Chats Sauvages. Bref, Vince endosse à tort la responsabilité des bagarres.

    Cela dit, on ne le surnomme pas archange noir du rock pou rien. Il se produit sur scène avec une grosse chaîne autour du cou et le fameux costume de cuir noir emprunté à Gene Vincent, qui rappelle ouvertement Marlon Brando dans "L'Équipée sauvage". Tout cela lui donne une allure de bad boy.

    Ce qui n'arrange rien à son image ? Il boit, il se drogue et il est relativement compliqué à gérer humainement.

    Un jour, il se rend à Londres, récupérer de l'argent... on lui donne du LSD, des amphétamines. Pour Fabrice Gaignault, son biographie, il ne redescendra jamais... mais cet épisode lui permettra de devenir immortel ! Explications en 2014 dans une interview sur Europe 1.

    Voilà comment un Britannique qu'on a fait passer pour un Américain a plongé dans les travers du rock pour devenir l'inspiration de Ziggy Stardust.

    Happy Day le 28 novembre 1961 : la Belgique devrait accueillir ce soir Vince Taylor au Cirque Royal. Un concert qui sera annulé le jour-même par les autorités locales, plutôt refroidies par les prétendues émeutes parisiennes... Bref, c'était une partie de l'incroyable histoire, décousue et résolument rock, de Vince Taylor et les Playboys...
    4 min
  • 1979, la Cibi devient enfin légale en Belgique
    Nous sommes le 30 juillet 1979. Happy day pour des milliers de Belges qui communiquaient jusqu'ici dans l'illégalité la plus totale. La Belgique autorisera désormais les radioamateurs, mais tout cela sera bien encadré.

    Ce droit est déjà admis en Suisse, en Autriche, aux États-Unis, au Danemark, en Italie et, encore plus proche de nous, en Allemagne. Enfin, en RFA. Mais de quoi parle-t-on exactement ? D'une nouvelle passion, la Cibi. Reportage en 1979...

    On peut l'utiliser en voiture, mais aussi chez soi. Dans le confort de la maison pour discuter avec ses amis, des inconnus, en Belgique, mais aussi à l'étranger. Jusqu'alors, l'utilisation des fréquences était interdite chez nous. Certains se sont d'ailleurs fait condamner à des amendes, allant jusqu'à 8000 francs belges, plus la confiscation du matériel. On risquait même théoriquement une peine de prison !

    Ah oui, Cibi, c'est Citizen Band. Traduction : la bande des citoyens. Elle est désormais libre, mais tout n'est pas permis non plus... Pas question de parler politique, religion ou de faits contraires aux bonnes mœurs... pas non plus de publicité, comme l'explique ce responsable d'un club CB en Belgique.

    Si, comme moi, vous avez grandi dans un milieu de colombophiles, vous vous souvenez sans doute que de grandes antennes étaient déployées au-dessus des pigeonniers, permettant aux amateurs de suivre le retour des pigeons le dimanche. Ce fut également un moyen de communication idéal pour les camionneurs, en dehors évidemment des services de l'ordre. // On l'a compris. La CB, c'est un hobby, mais c'est parfois très technique. On utilise des mots compliqués.

    Tous ces mots, ce sont des normes internationales, supposées permettre à la grande communauté Cibi internationale de discuter. On parlait de nos voisins ouest-allemands, il faudra attendre 2 ans encore pour nos cibistes puissent parler aux Français.

    Son utilisation sera légalisée en 1981, mais de manière encore plus encadrée qu'en Belgique. N'empêche, le 30 juillet 1979 restera le happy day des cibistes wallons, bruxellois et flamands, des dizaines d’années après sa création aux États-Unis en 1947... Et la bonne nouvelle, c'est qu'on peut s'équiper pour 4 ou 5000 francs ! Les passionnés en sont gaga !
    4 min
  • Adamo et la controverse autour de "Inch’Allah" (1966)
    Nous sommes en octobre 1966. En pleine tournée en Israël, Adamo entreprend une visite de Jérusalem. Happy day pour cet enfant du catéchisme romain, qui peut enfin voir de ses yeux le Mont des Oliviers.

    Et puis, c'est ce qu'il raconte, cette visite très émouvante se fracasse sur le mur de la réalité. Il veut entrer dans une chapelle. Un soldat le repousse. Un panneau dit : « Danger frontière ». Il a 24 ans. C'est un choc.

    Adamo rentre à l'hôtel. Une chanson trotte dans sa tête, comme une urgence…

    Elle sort fin 1966. 'Inch’Allah' raconte la situation entre Israël, les Palestiniens et les pays arabes, telle qu'il l'a vue, ressentie, en tant qu'homme de paix. Puis, quelques mois plus tard, nous sommes alors le 5 juin 1967, la guerre des Six Jours éclate.

    Chacun doit choisir son camp. Inch Allah devient polémique et sa diffusion prend des proportions que le chanteur n’aurait pas pu imaginer, lorsqu'il a écrit et composé une chanson qu’il pensait pacifique. On reproche alors à Adamo de défendre avant tout Israël et les Israéliens. Conséquence : le titre est censuré dans certains pays arabes. Sur le champ et sans discussion possible.

    Ce qui met le feu aux poudres, c'est le dernier couplet...

    Adamo tente de se défendre, mais sans succès. Il reconnaîtra ensuite qu'il n'a sans doute pas assez parlé, dans la version originale, de la souffrance des Palestiniens. Raison pour laquelle il modifiera en 1993, les paroles du dernier couplet polémique.

    Depuis 1993, la chanson se termine différemment de la version originale de 1966.

    Avec le recul, Adamo estime qu'il n'aurait rien changé à la version originale au moment de l'écrire. Il a suivi ses émotions. Il dira : "J’étais sincère quand je l’ai écrite, j’étais sincère, aussi, quand je l’ai modifiée."

    Une de ses plus grandes joies sera d'avoir pu l'interpréter, près de 40 ans plus tard, en Tunisie, au théâtre antique de Carthage.
    3 min

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de…