Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

By Nostalgie+Music
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • 1976 : le métro de Bruxelles entre en scène, une révolution sous la ville
    Nous sommes le 20 septembre 1976. Inauguration en grande pompe à Bruxelles, en présence de sa majesté le Roi Baudouin. De nouveaux bolides orange vont circuler sous les pavés de la capitale. Le métro bruxellois est sur les rails ! Le journal télévisé en fait évidemment sa Une.

    Les travaux démarrent en 1965 au rond-point Schuman, il faudra 11 ans pour que le pré-métro devienne un véritable métro lourd.

    La construction du dépôt, situé à Delta, démarre ELLE en 1972. Les premières rames y sont hébergées avant de pouvoir rouler dès l'automne 1976.

    Le Roi Baudouin est d'ailleurs le premier passager à pouvoir emprunter le métro orange, flambant neuf et ultra-moderne.

    Jean-Pierre Alvin, ancien porte-parole de la STIB, raconte l'engouement qui entourait la première sortie du métro, le 20 septembre 1976.

    Ce fameux métro, c'est une très longue histoire. On retrouve les premiers projets en 1892, appuyés par le roi bâtisseur, Léopold II. Il voulait prendre en exemple les villes de Paris et de Londres. Ainsi, durant la première moitié du 20e siècle, plusieurs plans de réseaux souterrains seront imaginés, mais jamais ils ne vont recevoir le soutien de la population et les financements de la collectivité. 84 ans plus tard, le métro est bel et bien là. Et Toots Thielemans a préparé un titre spécial pour l'inauguration...

    Cette voix, c'est celle de Rony Pots, ancien superviseur du métro, qui explique combien les collaborateurs de la STIB étaient, eux-aussi, très fiers de participer à l'événement populaire.

    Dans l'esprit des Bruxellois, 1976, c'est le début d'une autre ère. L'expansion démarre : l'année suivante, en 1977, la ligne est prolongée à ses extrémités avec l’ouverture de deux nouvelles stations : Sainte-Catherine à l’ouest, Demey sur la branche sud-est. En ce happy day du 20 septembre 76, Alma, Stockel et Erasme sont encore loin à l’horizon, mais le voyage ne fait que commencer
    4 min
  • « Je vole » : la chanson de Michel Sardou qui a bouleversé la France en 1978
    Nous sommes le 22 novembre 1978. Un titre, sorti un mois plus tôt, devient numéro 1 des ventes contre toute attente. Une chanson dramatique, encore incomprise, va toucher le public en plein cœur. Les premières phrases donnent le ton, on est loin, très loin des bals populaires...

    Quand on écoute les paroles, on y voit l’histoire d’un adolescent qui fugue loin du cocon familial et s'émancipe… Mais la vérité, qui sera révélée bien plus tard, est tout autre.

    Parue sur l'album "Je vole", dont elle est le deuxième single, la chanson est écrite par Pierre Billon (le fils de Patachou) et Michel Sardou lui-même.

    Pierre et Michel se connaissent depuis l'enfance. Ils travailleront ensemble sur une trentaine de chansons, dont celle-ci, qui présente une particularité étonnante, vu la puissance de la voix de Sardou : les couplets sont parlés. Le refrain, lui, est chanté.

    Quand j'étais petit, je rêvais de vivre en Amérique. Alors, quand j'en avais l'occasion, seul face à mes turpitudes, je plaçais le 33 tours sur la chaîne hi-fi du salon et j'écoutais Sardou raconter :

    Ne pas se retourner S'éloigner un peu plus Il y a gare, une autre gare Et enfin l'Atlantique

    Et j'ai cru, moi aussi, que cet enfant-là s'en allait simplement vers son propre destin. Sauf que, en vérité, la chanson raconte le suicide d'un enfant. Un événement tragique vécu par Sardou lui-même, quelques années plus tôt. En écrivant "Je vole", il choisit de dresser le portrait d’un jeune en souffrance qui décide de quitter ce monde. Et, pour mieux préserver la sensibilité du public, Sardou ne nomme pas frontalement l’acte fatal. Voilà pourquoi autant de confusion aura régné autour de la vérité.

    Et pourtant, Sardou dit ceci :

    "C'est bizarre cette cage Qui me bloque la poitrine Je ne peux plus respirer”

    Aurait-on peut-être dû écouter la version anglaise, "Last Flight", sortie l'année suivante, en 1979, pour tout comprendre ?

    Cette sombre mélodie n'empêche pas le titre de s’arracher en 45 tours. Tous les pays francophones succombent en 1978. 500 mille exemplaires seront vendus en quelques semaines, c'est colossal. Surtout pour un titre qui parle à la première personne, en plein milieu de l'hiver, d’un drame. Alors oui, comme pour "l'été de porcelaine", le 22 novembre 1978 restera comme le Happy Day où Michel Sardou a su, habilement, garder secrète la véritable histoire d'une chanson pour lui permettre d'appartenir à chacun et, peut-être aussi, de lui échapper...
    4 min
  • Atari 2600 : la console qui a révolutionné le jeu vidéo à domicile en 1978
    Nous sommes le 14 octobre 1978. Happy Day pour les familles américaines. Elles sont les premières dans le monde à pouvoir profiter d'une console d'un nouveau genre. Avec une sacrée promesse, surtout pour l'époque : permettre à chaque foyer de goûter aux joies des jeux vidéo et des pixels sans avoir à fréquenter les salles de jeu. // À l'époque, les bruitages sont encore, disons, assez sommaires !

    Ce nouvel appareil s'appelle d'abord VCS, Video Computer System. Mais la marque Atari parle à tous les Américains. Alors, on lui colle un numéro. Et la console devient l'Atari 2600.

    L'entreprise, fondée par Nolan Bushnell et Ted Dabney, s’est déjà fait remarquer avec Pong, qui est, en quelques années, devenu l'icône des bornes d’arcade. Mais l’idée d’offrir une console à la maison, ça c'est vraiment révolutionnaire. Avec non pas un seul, mais plusieurs jeux, qu'on lance en insérant de simples cartouches.

    Petite page de publicité !

    La console a un incroyable talent, sa puce centrale, qui permet à la 2600 de prendre en charge tout un catalogue de titres, de Space Invaders à Pitfall!, en passant par Asteroids, notre bon vieux Pong, mais aussi la nouvelle star des familles, un mangeur de fantômes qui s'appelle Pacman.

    Attention, Pacman a faim !

    Bon, soyons réalistes. Les débuts sont timides : la machine sort pour la saison de Noël 1977 à un prix élevé, à savoir 199 $, ce qui représenterait aujourd'hui (accrochez-vous) la coquette somme de 970 €. Mais rassurez-vous, les ventes décollent l’année suivante, notamment grâce à la publicité et... à un prix plus accessible.

    Avec l’Atari 2600, la concurrence subit un choc : finis les systèmes fermés aux titres préenregistrés. On peut désormais collectionner des cartouches et changer de jeu selon son envie.

    Chez nous, le happy day sera célébré en léger différé. Il faudra attendre septembre 1981 pour l'obtenir en Belgique, où cartonne déjà une autre console, le Videopac de Philips. Cela dit, une fois dans les foyers européens, la console va se retrouver dans toutes les bonnes familles modernes jusqu'à disparition en 1992. Mais quel héritage : on aura compté rien moins que 900 jeux différents, dont un est resté cher à mon cœur, l'incroyable Pitfall, ses pièges, ses bouts de bois qui roulaient contre le sol et sa bande son toujours aussi... ultramodernes !
    4 min
  • Taxi Driver : le jour où Scorsese et De Niro ont marqué l’Histoire du cinéma
    Nous sommes le 2 juin 1976. Quatre mois après avoir fait sensation au Festival de Cannes, un film noir va marquer les esprits. Happy Day pour Martin Scorsese. Le petit Sicilien élevé dans la petite Italie de New York est à son apogée. Son film est très attendu, deux ans après "Mean Streets", son premier long métrage qui raconte le parcours de 2 jeunes ambitieux de Little Italy.

    Un acteur du nom de Robert de Niro va le suivre une nouvelle fois dans cette aventure et devenir son complice. Avec une réplique, qui sera bientôt culte. Celle-ci :

    "You're talking to me"

    Taxi Driver, c'est une plongée dans un New York nocturne et oppressant, à travers les yeux d’un chauffeur de taxi insomniaque. Le scénario, écrit par Paul Schrader, met en scène Travis Bickle, ex-marine perturbé, incarné par Robert De Niro.

    Errant dans les rues de Manhattan, il est témoin de la violence et de la déliquescence morale d’une ville qui ne dort, elle non plus, jamais... et qui est en crise. La jeune Jodie Foster, à peine 12 ans à l'époque du tournage, y interprète une prostituée mineure. Ce qui va donner à "Taxi Driver", un caractère encore plus malaisant et poignant.

    La réalisation de Scorsese est à la fois nerveuse et stylisée. Chaque plan diffuse une intensité rare. La célèbre La partition jazz de Bernard Herrmann, achevée peu avant sa disparition, ajoute une touche mélancolique ce à film, qui subjugue tous les critiques, même les plus anti-américains, sur son passage.

    En parlant de critique, justement, au Festival de Cannes, début février 1976, « Taxi Driver » a décroché la Palme d’or, suscitant à la fois quelques polémiques, mais SURTOUT l’admiration d’une grande partie des journalistes pour un second film, très, très réussi.

    À n'en pas douter, le 2 juin 1976 restera comme le Happy Day où Martin Scorsese a laissé exploser son génie, mais aussi comme celui qui a consacré chez nous Robert De Niro comme l’un des acteurs majeurs de sa génération, dans une œuvre sombre et violente, mais surtout crue, comme la vie.
    4 min
  • Michel Polnareff : l’histoire céleste de « On ira tous au paradis »
    Nous sommes le 9 octobre 1972. Ce matin, un single entre au hit parade français en 46e position, mais il va rapidement grimper jusqu'au ciel pour s'imposer comme l'une des meilleures ventes de l'année. Béni soit Michel Polnareff. Son idée était la bonne : composer un morceau universel, à la mélodie entraînante, qui pourrait être repris par une foule entière, comme un fleuve humain.

    D'ailleurs, depuis quelques jours, Michel fait polémique. En cause, une affiche.

    L'affiche du concert, associée à la sortie de l'album Polnarévolution, est une de ses provocations les plus notoires. On compte rien moins que 6 000 affiches dans tout Paris. Et forcément, ça fait parler. / Revenons à la musique ! Quelques mois plus tôt, pour composer cette fameuse chanson de foule, Michel fait appel à son parolier fétiche, Jean-Loup Dabadie, mais ce dernier peine à trouver l'inspiration.

    Jusqu’au jour où une évidence surgit :

    « On ira tous au paradis Qu’on soit béni ou qu’on soit maudit »

    Abadie explique que le texte s’est alors écrit naturellement, sans dogme religieux imposé, sans interdit non plus (c'est polanreff), mais avec un message fédérateur et drôle : chacun est convié au grand bal final.

    Allez, on reprendra bien un brin de provocation !

    Une fois la chanson prête, Polnareff a une idée : et si les passants eux-mêmes participaient aux chœurs ? L’assistant du producteur descend dans la rue, proposant à des inconnus de spontanément chanter le refrain. Le résultat ? Une chorale vivante, joyeuse, exactement ce que Polnareff imaginait pour capturer l’esprit universel de sa chanson. L'orchestration est confiée à Jean-Claude Vannier. Et c'est parti pour les sommets et pour le paradis !

    Le 9 octobre 1972, le 45 tours est de sortie et, vu le rythme endiablé des diffusions radio, ce n’est pas juste un happy day, c’est une joyeuse bénédiction. L'idée fera son chemin jusqu'au cinéma, quelques années plus tard. En 1977 sortira "Nous irons tous au paradis", un film d'Yves Robert, dont le scénario est signé de la plume (accrochez-vous à l'arbre magique), d’un certain Jean-Loup Dabadie, lequel doit aujourd'hui forcément s'amuser lui aussi, avec les bonnes soeurs et les voleurs, au Paradis...
    4 min
  • Ma Belle Amie : le tube néerlandais à la conquête du monde en 1969
    Nous sommes le 1er juillet 1969. Happy Day, c'est la sortie d'une chanson composée à Delft par des Néerlandais, chanson qui va connaître un destin international grâce à un titre en français. Bref, un peu d'Eurovision sans concours. Mais avec un générique, pour faire comme si !

    Il faut d'abord parler du groupe, Tee Set, parce que je ne suis pas certain que son nom vous rappelle grand-chose. Tee Set, c'est un groupe néerlandais de nederbeat. Là encore, ouvrons le grand dictionnaire de Robert Quibel. Nederbeat désigne des groupes néerlandais inspirés par la vague de musique beat anglo-saxonne du milieu des années 1960. La Nederbeat s'installe à la Haye avec quelques représentants illustres : The Oustiders, Q65, Les Baroques et, bien entendu, nos amis de Tee Set. Un titre fait leur réputation, pour le pire et le meilleur, "she likes weed".

    Quand je dis leur plus grand succès, je pêche par omission. Car le véritable tube sera tout autre. Il a pour titre "Ma belle amie" (enfin "Ma belle amie"). La chanson est écrite début 1969, alors que le musicien et producteur Hans Van Eijck est en convalescence après un accident de voiture. Pour se démarquer, il ajoute une touche française à la chanson, avec, en plus du titre, une seule ligne.

    L'enregistrement a eu lieu aux Soundpush Studios à Blaricum, en mai 1969. Tee Set peut compter sur la voix de Peter Tetteroo et Hans Van Eijck se charge de l'orgue et de la guitare. Aux Pays-Bas, la chanson est initialement diffusée en juin 1969 sur le label Tee Set Records (autant dire que tout est fait maison). Elle va directement atteindre la 6e place des ventes.

    Happy day pour Tee Set : le titre dépasse les frontières et "Ma Belle Amie" connaît un véritable succès mondial, atteignant la 5e place dans le top 100 aux États-Unis en mars 1970, ainsi que des tops 10 en Australie et au Canada.

    Au Royaume-Uni, la version de "Ma Belle Amie" diffusée via Major Minor sera plus lente. Ce qui ne l'empêchera pas d'être un très beau succès, elle aussi. Succès que le groupe ne parviendra pas à retrouver avec "She likes weed", un titre qui sera jugé non grata en Amérique. Motif : il ferait la promotion du cannabis. En 1969-70, déjà, les Pays-Bas sont un peu trop avance sur tous les temps...
    7 min
  • Années 60 : l’âge d’or d’Anderlecht et la légende de Zorro
    Nous sommes le 6 mai 1962. Le championnat de Belgique de football 1961-1962 achève sa 59e saison. Happy Day pour le Royal Sporting Club Anderlechtois. Il décroche le neuvième titre de son Histoire.

    Les Mauves mènent le classement d'un bout à l'autre de la saison. Ils sont sacrés champions au nez et à la barbe du Standard de Liège, qui termine bon second, devant l'Antwerp.

    Le champion de l'année s'appelle Jacques Stockman, qu'on appelle aussi Zorro. C'est le meilleur buteur ! On lui doit déjà la victoire de 1959. Un supporter est déjà HORS DE LUI, il s'appelle Jojo !

    La fin de la saison 1961-62 a été une promenade de santé pour le club bruxellois. Ils ont mené le classement après 25 journées seulement. L’occasion de terminer en roue libre. Peut-être un peu trop facilement d'ailleurs, car l'année suivante, c'est la chute. Le combat continue entre Anderlecht et le Standard. La rivalité est à son comble et le club liégeois décroche en 63 son troisième titre devant l'Antwerp et Anderlecht qui connaît un terrible passage à vide. Jusqu'à... l'année suivante ! Sans doute grâce à un fan indécrottable...

    Pour la saison 63-64, le duel continue entre Liège et Anderlecht. Un jeune attaquant va faire la différence. Il s'appelle Paul Van Himst, un nouveau champion grâce auquel les Anderlechtois décrochent la récompense ultime pour la dixième fois de leur histoire.

    À partir de ce moment, c'est un SANS-FAUTE pour le reste des sixties ! Avec cinq victoires consécutives entre 1963 et 1968, un record encore et toujours inégalé dans le football belge.

    Le clou du spectacle ? Le RSC sera le premier club belge à atteindre une finale européenne lors de ce qu'on appelait encore la "Coupe des villes de foires" saison 1969-1970 et qui deviendra plus tard la Coupe UEFA. Anderlecht envoie bouler Newcastle United et l'Inter Milan. Très proches du but, ils s'inclineront pourtant en finale face aux Anglais d'Arsenal FC.

    Allez Jojo, c’est ton happy day, y a de quoi fêter !
    4 min
  • Umberto Tozzi et « Ti Amo » : 8 millions de disques pour un amour éternel
    Nous sommes le 10 février 1977. Happy Day pour un jeune chanteur italien, qui va prendre dès aujourd'hui la première place des ventes de 45 tours en France et conserver cette place très convoitée durant une bonne partie de l'année.

    Sans surprise, c'est un chanson d'amour. Particularité : elle a été écrite en jouant du piano par un certain Umberto Antonio Tozzi. Signe qui ne trompe pas : Michel Drucker l'invite dans les Rendez-vous du Dimanche et c'est parti pour l'aventura !

    En 1977, Umberto Tozzi a 25 ans. Il est né à Turin, dans une famille de classe moyenne. Papa est agent de police. Maman est femme au foyer. Sa carrière démarre en 1968 dans un petit groupe, baptisé Off Sound. Après les petites salles de Turin, il vons tout de même assurer une tournée à travers l'Italie. En 1975, il participe au groupe "La Strana Società". Il a alors dix-neuf ans, et connaît son premier succès, "un corpo, un'anima".

    Il sort son premier album en 1976, mais ce n'est pas encore le grand soir. Puis arrive février 1977. Tozzi vient d'enregistrer "Ti Amo" dans sa ville natale de Turin, avec son producteur et co-compositeur Giancarlo Bigazzi.

    Au moment de sa sortie, Tozzi ne mesure pas encore que ce titre va complètement changer sa vie. Le 45 tours va se vendre à 8 millions d'exemplaires dans le monde. Il sera forcément numéro un en Italie, mais aussi en Autriche, en Allemagne, en Suisse puis... en France et en Belgique. Ti Amo est d'ailleurs SON tout premier disque à sortir en France. Pays où il restera, accrochez-vous, sept mois en première place du top 50, battant tous les records de vente de l'année 1977.

    Il va même inspirer une autre Italienne... Dalida, en version française.

    Lorsqu'elle entend cette chanson pour la première fois, Dalida tombe sous le charme. Les paroles résonnent : un homme parle de son amour à une femme, tout en lui demandant de lui pardonner ses erreurs. On est loin des clichés de l'époque... Autre reprise en français, celle du groupe belge California, toujours en 1977... Attention, c'est une rareté.

    Quelques poignées d'amour d'années plus tard, en 2017, Umberto Tozzi célébrera les 40 ans de cette chanson, avec une version italo-anglaise en charmante compagnie, avec Anastacia. Mais tout cela nous ramène inlassablement à ce happy day de février 1977 où aucune Saint-Valentin ne peut échapper à "Ti amo"...
    4 min
  • 1967 : Paco Rabanne électrise la mode avec la robe d’Audrey Hepburn
    Nous sommes le 6 septembre 1967. Un film, sorti fin avril aux États-Unis, va faire sensation dans les salles de cinéma en Belgique et, à cette occasion, devenir un furieux happy day pour un couturier français. Ce film, c'est "Two for the road", "Voyage à deux" en français. À l'affiche, une Belge, Audrey Ruston. Enfin, à Hollywoood, on l'appelle Audrey Hepburn. En voiture !

    Cette comédie romantique, réalisée par Stanley Donen, met en vedette Audrey Hepburn et le séduisant Albert Finey.

    Cela dit, dans ce film, c'est la mode qui s'invite. Audrey Hepburn devient une véritable ambassadrice des plus grands créateurs : Cacharel, Courrèges ou encore Burberry lui assurent une garde-robe exceptionnelle.

    Mais une silhouette emblématique va se démarquer, il s'agit d'une ncroyable robe imaginée par Paco Rabanne. Une scène en particulier retient l'attention, dans une voiture...

    C'est une robe ultra-courte, entièrement composée de disques métalliques reliés entre eux, qu’Audrey Hepburn, alors âgée de 38 ans, porte avec une grâce et un charme inégalé, dans l'inconfort du siège passager. Un look avant-gardiste, proche de l’armure.

    Cette tenue va tellement marquer les esprits qu'elle sera surnommée « la robe Audrey ».

    La création de Rabanne surprend autant qu’elle fascine. Arborant de longues boucles d’oreilles coordonnées, Hepburn l’exhibe fièrement, presque naturellement, alors que cette robe est TOUT sauf naturelle. C'est une invention complexe. Il faut plus de 80 heures de travail manuel pour assembler près de 6500 pièces métalliques, ce qui la rend particulièrement lourde à porter. On la qualifie même de « robe importable ». Importable, sauf pour Audrey.

    À Paris, Paco Rabanne déchaîne les passions. Il explique à Radio Canada sa conception de la mode féminine.

    Ce défi technique et esthétique va propulser Paco Rabanne sous les projecteurs. Déjà remarqué pour ses robes en matériaux inattendus, il s’impose comme le couturier espagnol le plus excentrique de sa génération. Quant à Audrey Hepburn, en ce happy day du 6 septembre 1967, elle confirme son aura d'icône de la mode… et de l’amour…
    4 min
  • Manureva : le tube culte de Chamfort né d’un mot de Gainsbourg
    Nous sommes le 15 septembre 1979. Happy Day pour Alain Chamfort. Le premier extrait de son futur album est de sortie et il va tout bousculer sur son passage, après quelques années de disette, en tout cas du côté de sa carrière solo. Titre final de la chanson « Manureva », mais avant de parler de ce succès, il faut revenir sur son histoire. On rembobine.

    Quelques mois plus tôt, Chamfort s'envole pour Los Angeles. Objectif : enregistrer son 3e album, "Poses", dans le même studio que celui qui avait servi pour "Rock'n Rose", deux ans plus tôt. Avec le même complice à l'écriture, son ami Serge Gainsbourg.

    “Rock'n Rose" n’a pas été un succès, il faut bien le reconnaître. Avec « Pose », les choses vont changer.

    Le premier extrait est, ce que Chamfort appelle une « musique lancinante et dynamique ». Le titre : Adieu California. Comme l'auteur est Serge Gainsbourg, tout le monde trouvait ça formidable, y compris la maison de disques CBS. Sauf que le texte ne plait pas du tout à Alain Chamfort. Il ose alors demander à Serge Gainsbourg de réécrire les paroles.

    Un soir, Gainsbourg a le déclic. Il l'appelle et lui dit « Manu, Manureva ». L'évocation de ce mot, poétique, séduit immédiatement Chamfort, même s'il ne sait pas encore de quoi parle la chanson. C'est un hommage au navigateur français Alain Colas, disparu en mer le 16 novembre 1978 à bord de son trimaran Manureva, dont Jane était la marraine.

    Réaction ? Il l’explique sur Europe 1.

    La messe est dite. CBS arrête la fabrication. Chamfort retourne à Los Angeles ré-enregistrer sa voix. Et le voici déjà sur les plateaux télé de l'époque, avec un immense tube en puissance, qu'il est venu présenter dans les Rendez-vous du dimanche à Michel Drucker.

    Le 45 tours sort en ce happy day du 15 septembre 1979, 4 semaines avant l'album. La version radio est une version écourtée par rapport à celle de l'album, mais elle sera bien publiée en maxi 45 tours quelques semaines plus tard.

    Et pour cause, c'est l’un des TUBES de l’année, qui parviendra à la 2e place des ventes et sera certifié disque d'or quelques mois plus tard. Ce sera d'ailleurs le plus grand succès de toute la carrière de Chamfort. Un tel succès qu'il ressortira en janvier 2016 pour les cinquante ans de carrière du chanteur.
    4 min

About Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de…