Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

By Nostalgie+Music
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • Sugar Baby Love, ce titre dont personne ne voulait
    Et si l'Eurovision n'était pas une fin en soi ? Le happy day des Rubettes en sait quelque chose. Le samedi 7 avril 1973, c'est la consécration pour le Luxembourg. Anne-Marie David vient de remporter le concours avec Tu te reconnaîtras.

    Le titre, langoureux et un peu mièvre, fait un carton. Le Grand Duché remporte le concours. Juste devant l'Espagne et la Grande-Bretagne. C'est ici que deux producteurs britanniques interviennent. Wayne Bickerton et Tony Waddington. Ils veulent la victoire du Royaume-Uni l'année prochaine. Et ils sont prêts à tout pour cela. Tout, y compris le grand écart entre le doo-wop et le glam rock qui commence à percer. Alors, ils écrivent une mélodie accrocheuse. Objectif : un mariage inattendu et joyeux entre la nostalgie des années 50 et la modernité colorée des années 70. Avec cette chanson, ils tiennent leur trophée. En tout cas, c'est ce qu'ils pensent.

    Ils vont donc le proposer, début 1974, au comité de sélection britannique pour le concours Eurovision de la chanson. Avec beaucoup de confiance. Peut-être un peu trop d'ailleurs. Car boum, le morceau n'est pas retenu par le jury.   Cela ne va décourager nos deux producteurs. Qui vont carrément offrir le titre au groupe pop Showaddywaddy, lui aussi britannique. Sauf que... le groupe n'y croit pas. Il n'est pas DU TOUT intéressé...

    Alors, jamais deux sans trois, les producteurs acharnés font appel aux musiciens qui ont joué sur la maquette et décident d'exploiter le morceau eux-mêmes. Ils vont créer un titre, un groupe. Cette créature s'appelle The Rubettes. 6 membres. Et, sur le métier, un titre qui aura eu bien raison d'attendre son heure. Un truc en plume avec une introduction qui fait le même effet à tout le monde. Elle rend heureux, joyeux, euphorique. Sugar Baby Love est arrivé ! 

    Cela dit, on n'est plus à une approximation ou déconvenue près, celui qui prête sa voix de tête au refrain, Paul Da Vinci, va quitter les Rubettes avant même que le groupe ne devienne célèbre. Pas de bol pour lui, il va laisser toute la lumière à Alan Williams, qui devra assurer les prestations en concert, ce qui demandera pas mal de travail de répétition. 

    Nous y sommes. 1er mars 1974. Happy Day pour les Rubettes, sortie de "Sugar Baby Love". Sugar se classe, quelques jours plus tard, premier des ventes au Royaume-Uni. Un titre qu’il va conserver tout au long de l’année 1974. 500 mille exemplaires vendus en GB. Et près de 3 millions dans le monde. Conclusion. Non, vraiment pas, l’Eurovision n’est jamais une fin en soi…
    7 min
  • La double victoire de Vicky Leandros à l’Eurovision
    C'est l'histoire d'un drame en deux actes, qui démarre à Corfou en 1949. Avec non pas UN, mais deux happy days. Cette histoire, c'est celle de Vicky Leandros. Petite fille d'origine grècque. Vicky est la fille de 2 artistes.

    Maman est peintre, papa est chanteur. Il est déjà connu sous le nom de Leo Leandros (mais aussi Mario Panas). Connu, mais pas vraiment en Grèce. C'est à la fin des années 50 que Vicky rejoint ses parents dans le Nord de l'Allemagne, à Hambourg.

    À l'époque, son papa est une valeur sûre. Il est numéro 1 des ventes. Dans son microsillon et sous son aile, Vicky va démarrer sa carrière en 1965, avec un titre. Un titre qui va immédiatement connaître un grand succès dans les pays germanophones : Messer, Gabel, Schere, Licht.

    Vicky acte 1, Eurovision 1967. Cette année-là, le concours se tient à Vienne et Vicky défend les couleurs du Grand Duché de Luxembourg avec une chanson d'amour... en français. L'air a été composé par André Popp. Les paroles ont été écrites par Pierre Cour. Ce titre, c'est "L'amour est bleu". Il termine 4e au podium. Ce n'est pas mal, mais Vicky peut mieux faire.

    « L'amour est bleu » termine 4e au podium. En fait, ce titre va connaître un succès mondial grâce à une reprise, l'année suivante. Signée Paul Mauriat. Particularité… ce succès, Paul l'obtiendra avec la version instrumentale ! Il atteindra la première place du Billboard.

    Suivront un nombre incalculable de reprises. “L’amour est bleu” va lancer la carrière de Vicky Leandros aux 4 coins de la planète. Jusqu'à l'acte 2. Nous sommes en 1972. Vicky va de nouveau défendre les couleurs du Grand-Duché du Luxembourg au Concours Eurovision de la chanson, qui se tient cette année à Édimbourg, capitale de l'Écosse.

    Pour la 2e fois, Vicky Landros chantera en français. Elle chantera un titre composé par Mario Panas (qui est l'autre nom de scène de son papa, souvenez-vous). L'émouvante balade sera dirigée par Klaus Munro. L'amour était bleu en 1967. Il va cette fois prendre une teinte un peu plus grise avec un titre qui évoque la rupture amoureuse, ce sera “Après Toi”.

    Après Toi connaît un succès phénoménal dans le monde entier et sera traduit en sept langues. En français, la chanson est numéro 1 au Benelux, en Suisse, en France et même en Norvège. Et ce n'est pas tout, "Come what may", la version anglaise, sera numéro 2 des ventes au Royaume-Uni.

    Ce 2e happy day lui ouvre les portes du 50e anniversaire de la prestigieuse BBC. Désormais, Vicky Leandros n'a plus rien à prouver. Ni à son père, ni au public. Et si les histoires d'amour terminent mal, en général, celle d’"Après toi" aura changé sa vie (peut-être la vôtre aussi). D'ailleurs, grâce à ses deux participations, Vicky Leandros peut se targuer d'être l'interprète qui a vendu le plus de disques et de titres dérivés à travers le monde, après l'Eurovision. Plus qu'Abba.
    7 min
  • « Si je chante », le premier disque en français de Dave
    Parfois, les happy days ne sont pas forcément liés au succès. Parfois, ils relèvent juste du symbole. C’est ce qui s’est passé pour Wouter Otto, un petit garçon néerlandais passionné d'eau et de musique, dès son plus âge. Il grandit à Amsterdam. Un jour, ses parents prennent la clé des champs et s'installent à la campagne. Oui, mais voilà. Amsterdam ne quittera à peu près jamais le petit garçon, qui y retournera dès son adolescence.

    Wouter a 14 ans quand il apprend à jouer de la guitare et du piano. C'est aussi à 14 ans qu'il se fait embaucher dans une imprimerie. Ce premier emploi a tout d'un symbole : il va y fabriquer des pochettes plastiques destinées à protéger des albums, des 33 tours. Et, pendant qu'il confectionne ces plastiques pour les pochettes, Wouter poursuit son apprentissage musical. Ses influences vont tous azimuts, Everly Brothers, Gene Pitney ou encore... Roy Orbison.

    Deux ans plus tard, il faut trouver un métier. Alors, à 16 ans, Wouter Otto envisage des études de théologie. Oui, quand on sait que Wouter s'appellera bientôt Dave, il y a de quoi sourire. Les études de théologie ne sont pas vraiment faites pour lui (ou était-ce le contraire ?). Alors, il se tourne vers le droit. Résultat : pas mieux. L'homme veut reprendre les canaux. Et la musique ne va plus le quitter.

    En 1963, il a 19 ans. Et il enregistre son premier 45 tours à Londres. Commercialisé uniquement aux Pays-Bas, il est tellement collector qu'il est devenu absolument introuvable. Par contre... En matière de trouvaille, Wouter Otto s'est déniché un nom de scène, il s’appellera Dave Rich. Il a 21 ans quand il décide de quitter les Pays-Bas par les voies fluviales. Direction le Sud. La Belgique. Après la Belgique, il y a Jeumont, dans le nord de la France. Mais la direction, c’est Paris, où il accoste au pied de la tour Eiffel.

    Pour gagner sa vie, Dave Rich fait la manche. Parcours classique : il chante dans les restaurants et les bars. La fortune n'étant pas au bout du couloir, Wouter a décidé de rejoindre l’autre Sud, le Midi de la France. Direction Saint-Tropez. Il paraît que c'est là que tout se passe désormais. Il y fait une rencontre déterminante, mais pas beaucoup plus rentable. Eddie Barclay va produire son tout premier disque, "Si je chante".

    C'est le HAPPY DAY de celui qui s'appellera désormais DAVE. Son premier EP en français est né. Nous sommes en 1968 et il est même parvenu à convaincre Eddy que ce disque comporte une pochette ouvrante (ce qui est encore un luxe). "J'y suis resté 10 ans et je n'ai pas vendu un seul disque", ironisera plus tard Dave. Et pour cause, il faudra attendre son arrivée chez CBS, en 1974, pour connaître le vrai, le GRAND succès.

    N'empêche. Tout est déjà là en 1968. La voix. La chevelure. L'accent. Même s'il explosera plus tard, aux yeux du public français, DAVE est un peu né, avec "Si je chante".
    7 min
  • The Concert for Bangladesh (1971)
    Dans l’album souvenir des Happy Days de 1971, arrêt sur son le 1ᵉʳ août. Mais d’abord. Petit flashback. En novembre 1970. Le cyclone Bhola dévaste la côte de ce qui était encore alors le Pakistan oriental. Ce territoire, il deviendra plus tard le Bangladesh. Cette catastrophe émeut George Harrison. Le guitariste connaît bien la région. C'est un peu lui qui a inspiré le virage spirituel des Beatles au milieu des années 60. Comme dans… Here comes the sun. George est touché. Il veut se rendre utile. Alors, il cherche un moyen de venir en aide à la population. Pour cela, il va se rapprocher de Ravi Shankar, un musicien indien. Avec lui, il décide d'organiser un concert pour venir en aide aux sinistrés. 

    The Concert for Bangladesh sera programmé en août au Madison Square Garden de New York. L'air de rien, à deux, ils vont inventer un nouveau genre et permettre à la scène de devenir une gigantesque œuvre de charité. Nous y sommes. 1er août 1971. Pour les fans de musique et pour l'UNICEF, c'est clairement un happy day. Plus de 40 mille personnes assisteront à deux représentations. La première à midi. La seconde à 19h. Dès les premières minutes, c'est l'hystérie. Ravi Shankar et George Harrison ne sont pas seuls. La liesse de la foule est là pour une bonne raison. Ils ont réuni d'autres musiciens, qui sont aussi des amis. Oh, trois fois rien, des gens comme : Eric Clapton, Ringo Starr, Billy Preston, Leon Russel et un certain... Bob Dylan.

    Harrison a raison, ce jour-là, tous les musiciens, stars comprises, ont un peu laissé leur ego au vestiaire pour une cause bien plus grande. Comme le dira Ravi Shankar, à la fin de la soirée, partout dans le monde, on connaît désormais le Bangladesh.

    De ce double concert naîtra un album: The Concert for Bangladesh. Une étape importante dans l'histoire de la musique rock et pop, puisque le rassemblement inspirera d'autres concerts caritatifs. Exemple : Concerts for the People of Kampuchea en 1979 à Londres avec un certain.. Paul McCartney.

    Résumons. The Concert for Bangladesh fut donc… un double concert. Un album qui n'est pas vraiment resté dans les mémoires. Mais surtout, la naissance d’un nouveau courant, qu'on appellera plus tard « charity rock »... puis « charity pop ». On pense évidemment au Live Aid, en 1985. Là encore, Eric Clapton répondra présent... 1er août 1970. Un happy day pour les réfugié. The Concert for Bangladesh permettra de récolter plus de 12 millions de dollars. Comme quoi, le soleil finit toujours par briller.
    7 min

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de…