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Le "trottin" c'est le mot qui a donné le nom "trottinette", le dictionnaire le littré en donne la définition suivante : "Jeune garçon, jeune fille qui fait les commissions, les courses dans un magasin." Aujourd'hui, le mot ne qualifie plus la personne mais l'objet , et la trottinette se faufile dans les grandes villes en cristallisant autour d'elle des enjeux environnementaux, politiques et sociaux.
Extraits
« Scaffold of Repeated Addition », One Man Book, 2022.
« Comédie musicale de Peter Pan - Je veux pas grandir », Casino de Paris 1991
Crédits
Conception et Animation Sonia Zannad Réalisation Romain Pollet, Chargé de production, Rayane Meguenni
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Un Français sur cinq et près d’un Américain sur trois sont tatoués. Il faut dire que depuis les années 70, le tatouage a quitté le monde des parias, des bas-fonds et des hommes pour investir tous les corps, toutes les parties du corps et toutes les classes sociales. Sous forme d’images de plus en plus sophistiquées de textes, de signes, chaque tatoué invente et raconte son histoire personnelle.
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« Scaffold of Repeated Addition », One Man Book, 2022.
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Conception et Animation Sonia Zannad Réalisation Romain Pollet, Chargé de production, Rayane Meguenni
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Dans notre société pour accéder aux biens et aux services, il faut avoir les codes. Au propre comme au figuré. Un QR code un digicode, une carte magnétique, un code barre ou un mot de passe. Nous vivons dans un monde de « bip », ces bips qui signent la validité de nos différents pass, et pas extension qui semblent qualifier notre validité sociale. Aujourd'hui, on s'interesse donc aux barrières invisibles et à la façon dont nous passons d'un espace à un autre.
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« Scaffold of Repeated Addition », One Man Book, 2022.
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Conception et Animation Sonia Zannad Réalisation Romain Pollet, Chargé de production, Rayane Meguenni
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« T'as pris un masque ? », « Remonte ton masque », « Ah j'ai oublié mon masque ». Ces phrases on les a souvent entendues et prononcées ces dernières années. Cette barrières physiques dressée entre nous et les autres cette barrière concrète contre les gouttelettes chargées de virus, c'est une protection simple et efficace qui a transformé en profondeur notre monde visuel et nos relations sociales. Un objet culte donc dont on se passerait bien mais toutefois passionnant à étudier.
Extraits
« Scaffold of Repeated Addition », One Man Book, 2022.
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Conception et Animation Sonia Zannad Réalisation Romain Pollet, Chargé de production, Rayane Meguenni
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Il suffit d’un pourcentage faible, d’une prise de courant introuvable, d’un chargeur oublié ou d’une barre de chargement qui disparaît et notre pouls s’accélère. Bientôt plus de batterie. Nous sommes tellement reliés à nos joujoux technologiques, tellement dépendants de nos ordinateurs et de nos smartphones qu’un défaut d’alimentation est souvent de nature à provoquer un stress disproportionné, voire un début de panique. Que dit de nous cette addiction au chargeur et à la batterie pleine ?
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« Scaffold of Repeated Addition », One Man Book, 2022.
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Conception et Animation Sonia Zannad Réalisation Romain Pollet, Chargé de production, Rayane Meguenni
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Dans cet épisode, on se frotte les mains avec du gel hydroalcoolique. Inscrit dans la panoplie des objets qui nous protègent du Covid-19 et des autres virus, ce gel nous accompagne depuis le tout début de la pandémie. À l'entrée des magasins, sur la table des restaurants, dans nos poches et nos sacs, ce produit qui était réservé aux environnements médicalisés et aux professions où l'hygiène n'est pas en option a envahi notre espace et imposé avec lui une série de gestes et de rituels dont nous explorons les significations symboliques.
Extraits
« Scaffold of Repeated Addition », One Man Book, 2022.
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Conception et Animation Sonia Zannad Réalisation Romain Pollet, Chargé de production, Rayane Meguenni
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Courte, longue sans manches coloré ou sobre plus ou moins rembourrée branchée classique chauffante ou ultra légère, la doudoune est partout.
Ce vêtement qui a été inventé dans les années 30 pour créer une barrière anti-froid facile à porter, et qui à l’origine ne concernait que les alpinistes et les skieurs, est devenu un incontournable dans nos gardes robes.
Même sous climat tempéré, les marques grand public comme les enseignes de luxe ne cessent de réinventer ce vêtement.
Cette armure molletonnée des temps modernes raconte une société de protection, de confort mais aussi de fluidité des genres.
Extraits
« Scaffold of Repeated Addition », One Man Book, 2022.
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Conception et Animation Sonia Zannad Réalisation Romain Pollet, Chargé de production, Rayane Meguenni
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Objets inanimés, avez-vous donc une âme? demandait le poète. S'ils ont une âme, il s'agit bien de la nôtre. C'est ce que démontrait le sémiologue Roland Barthes dans ses Mythologies, publiées en 1957. L'intellectuel y étudiait en effet les objets et les rites populaires qui révélaient l'esprit d'une époque et les affects collectifs du pays, inventant ainsi une nouvelle manière de faire de la sociologie, accessible, impertinente et ludique. La DS, le steak-frites, les jouets en plastique…rien n'échappait à sa sagacité.
Aujourd'hui, ces objets ne sont plus les mêmes et la globalisation à grandement changé la donne. Mais l'exercice lui, n'a pas pris une ride et c'est Pascal Lardellier, professeur de sociologie à l'université de Bourgogne, auteur entre autres de Nos modes, nos mythes, nos rites qui se penche sur nos objets cultes.
Avec le téléphone portable, rien ne signe mieux l'époque d'une photo ou d'un film que le design des casques audio – même si la mode du casque vintage peut brouiller les pistes. Avec l'apparition, à l'aube des années 2000, du mp3, et la miniaturisation qu'il permet, la musique portative est devenue la nouvelle norme, et a popularisé une certaine idée du "cool", notamment au travers des campagnes de pub Apple, devenues mythiques.
Célébration de l'originalité individuelle et, dans le même temps, de l'appartenance à une communauté, le lecteur mp3 a révolutionné la façon de consommer de la musique. Puis le smartphone a envahi le marché (premier Iphone : 2007), nous rendant disponibles à tout moment et cible de contenus audiovisuels très facilement accessibles. La fonction du casque s'est alors considérablement élargie, passant de l'écoute de musique à mille autres possibilités, ludiques ou professionnelles.
Plus récemment, le boom des podcasts – et dans une moindre mesure celui des livres audio - est venu à nouveau changer les comportements, avec un nouveau type de flux à écouter partout et à tout moment.
Dans la rue, dans les transports, nous croisons nos semblables, casque sans fil vissé sur les oreilles ou oreillettes bluetooth qui dépassent de leurs esgourdes, leur donnant l'air de cyborgs. Nous ne savons pas ce qu'ils écoutent, ni même s'ils écoutent quelque chose. Ils sont là et ils sont ailleurs.
Extraits
« Scaffold of Repeated Addition », One Man Book, 2022.
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Conception et Animation Sonia Zannad Réalisation Romain Pollet, Chargé de production, Rayane Meguenni
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Banlieues, quartiers, cités. En France ces mots ont trop souvent une connotation négative. Ce que l’État français nomme depuis 2018 les quartiers prioritaires de la politique de la ville regroupe 5,4 millions d’habitants dont 40% ont moins de 25 ans. Mais qu’est-ce qu’être jeune dans un quartier populaire ? La recherche participative Pop-Part, conduite dans dix villes ou quartiers de l’Île-de-France, et portée notamment par l'Université Paris Nanterre, s’est associé à 120 jeunes pour se saisir du sujet.
Dans les quartiers populaires, les notions de "petits" et de "grands" revêtent un sens particulier. La figure du grand est polysémique. Il est à la fois un modèle, un protecteur, un garant de l'histoire du quartier, mais aussi un supérieur auquel les petits doivent le respect voire l'obéissance. Dans le pire des cas le grand peut même jouer un rôle négatif et orienter les plus jeunes vers la violence ou la drogue. Entre petits et grands c'est le concept de transmission qui est central.
A 29 ans, Lassana Traoré est un grand. Il est éducateur dans sa ville de Corbeil-Essonnes. Mamadou Diallo quant à lui a 49 ans, il a pris conscience du changement de son statut dans sa vingtaine lorsqu'il a commencé à s'engager en créant une association à Nanterre, où il vit. En plus de leur engagement, Mamadou et Lassana partagent le fait d'avoir pris part au projet Pop-part encadré notamment par Fanny Salane, enseignante-chercheuse en sciences de l'éducation à l'université Paris-Nanterre.
Extraits
« Broke for free », Something Elated, 2011
« Je leur ai tiré dessus pour venger la mort de mon frère.», Street Press, 2018
Crédits
Conception et Animation Nils Buchsbaum Réalisation Romain Pollet, Chargé de production, Rayane Meguenni
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Banlieues, quartiers, cités. En France ces mots ont trop souvent une connotation négative. Ce que l’État français nomme depuis 2018 les quartiers prioritaires de la politique de la ville regroupe 5,4 millions d’habitants dont 40% ont moins de 25 ans. Mais qu’est-ce qu’être jeune dans un quartier populaire ? La recherche participative Pop-Part, conduite dans dix villes ou quartiers de l’Île-de-France, et portée notamment par l'Université Paris Nanterre, s’est associé à 120 jeunes pour se saisir du sujet.
Les jeunes des quartiers populaires s'engagent de multiples façons. À l'échelle locale comme à l'échelle internationale. Sur des enjeux de solidarité, d'accueil de justice. S'ils expriment un éloignement vis à vis de la politique institutionnelle, cela ne les empêche pas de prendre la parole, y compris en se présentant aux élections locales?
Pour parler de la question de l'engagement et de la solidarité nous recevons Marie-Hélène Bacqué chercheuse à l'université Paris-Nanterre, sociologue et coordinatrice du projet Pop-Part auquel ont participé Thibaut Noël et Djieneba Konte.
Thibaut a 26 ans. Originaire de Patin, militant politique, il a notamment participé aux mouvement des gilets jaunes et a participé à la création d'un collectif pour venir en aide aux réfugiés. Djieneba a 20 ans. En deuxième année de droit à l'université de Nanterre, elle s'est présentée sur une liste citoyenne aux élections de sa ville, Aubervilliers et s'engage régulièrement auprès de lycéens avec son association, Parle afin de les initier aux concours d'éloquence.
Loin de l'image d'une jeunesse désintéressée de la vie politique, les parcours de ces jeunes nous éclairent sur d'autres type d'engagements qui se font bien souvent en dehors des partis politiques.
Extraits
« Broke for free », Something Elated, 2011
Covid-19 : la solidarité s'organise dans les quartiers nord de Marseille, France 3 PACA, 2020
Concours d'éloquence dans le 93 : la parole comme une arme, France Inter, 2016
Crédits
Conception et Animation Cléa Chakraverty, Réalisation Romain Pollet, Chargé de production, Rayane Meguenni
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