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Or


Quand tu fermes les yeux et tu laisses venir les images qui s'affichent sur le grand écran de ton cinéma interne....
sur tes paupières qui - in fine - sont rikiki par rapport à une salle de cinéma.
Et pourtant tu vois les choses d'une intensité ou bien tellement pixélisées pour que ton imagination puisse remplir tout ce que tu ne peux pas encore voir clairement.
Les images sont là, des fois clairement, des fois très flous.
Et ce flou, ce flou qu'on appelle artistique, permet à l'artiste en toi de dessiner, de finir de peaufiner, de donner les couleurs et les contours que toi, tu as envie de donner à ton film.
Créer ton film, ton jour, ton quotidien, ton futur t'appartient.
C'est toi qui y mets les couleurs,
c'est toi qui décides, la musique qui joue en arrière-plan.
Si tu mets une douce musique d'amour derrière un film de guerre, les images sont tout de suite moins violentes.
Si tu mets une musique de guerre pour accompagner un baiser, le résultat n'est pas le même.
Ce que tu ressens n'est pas le même et tes sentiments à toi t'appartiennent.
Rien ni personne peux t'imposer ce que tu ressens.
Si tu es heureux, heureuse, si tu es triste, si tu es énervé, soulagé, juste apaisé d'être là, assis au calme.
Personne n'a le pouvoir de te dicter comment tu dois te sentir. Cela t'appartient.
Peu importe le film qui est projeté sur le canevas.
Toi, tu es le maître des couleurs, de la musique qui l'accompagne.
Toi, tu y es la magicienne, le magicien bqui fait vibrer les images. Ne sous-estime pas ton pouvoir.
On me regarde ! - tu as déjà eu ce sentiment ?
Tout en étant tout seul à la maison chacun de tes gestes est observé, regardé ? à la limite, tu commentes ce que tu es en train de faire pour les personnes, pour la chose qui t'observe ?
C'est intéressant.
Pour qui est-ce que tu fais le rangement ?
pour qui est-ce que tu prépares le dîner ?
Quelle est cette autre chose qui est juste à côté de toi, qui t'observe ?
Et peut-être je suis un cas psychiatrique ... mais je sais que je ne suis pas seule avec ce sentiment.
Il faut que je fasse encore ceci.
Il faut que je repasse encore.
Mais en fait ... il faut pour qui ? - c'est toi !
C'est pas quelqu'un d'externe et pourtant nous nous exprimons comme si nous le faisions pour quelqu'un d'autre.
Faudrait que je lave les rideaux.
Faut que je range ma chambre.
Faut, faut, FAUX ! - Avec un X !
Il ne faut rien réellement.
La question est : Qu'est ce que tu fais qui te fait plaisir ?
J'ai envie de ...
Je suis EN vie.
Quand je fais ceci ou cela " il faut " est à l'extérieur de toi. L'envie, elle est à l'intérieur de toi
Te mettre en vie, toi-même par chacun de tes actes, tes gestes, te remplit de l'intérieur.
Faire les choses sous le regard de je ne sais pas qui t'écrase par l'extérieur, ça ne fait juste pas plaisir.
Ou bien donc remettre le centre au centre, le milieu au milieu et de faire les choses à partir de là :
j'ai envie ...
d'enregistrer ma voix ce matin.
En revanche, je ne savais pas ce qui allait venir.
Faire confiance que quand on a envie de faire quelque chose, que le résultat est bien plus vibrant que si il faut faire quelque chose.
Qu'est-ce, que t'en penses ?
Nomade.
Les nomades qui ouvrent leurs tentes, créent leurs villages autour d'un endroit qui les nourrit, les abrite, leur donne accès à l'eau ou simplement un endroit qui les inspire.
Et quand l'hiver est passé, ou bien les animaux ont bu, le danger est passé, ils continuent leur chemin pour d'autres pâturages, d'autres inspirations, d'autres besoins.
Ils ne sont pas attachés à la terre où ils ont passé un moment important de leur vie. Ils continuent.
Ils se réadaptent parce qu'ils ne sont plus les mêmes.
Et ils n'ont plus les mêmes besoins, ni physiques, ni intellectuels, ni spirituels.
Nous, les hommes nous restons sur place, souvent dans un même endroit et même si c'est un peu petit, un peu étriqué, un peu .... un peu ne plus adapté à nous, nous restons parce que c'est compliqué de mettre notre tente sur un cheval et de repartir.
Nos maisons sont faites de pierres.
Et nous restons enfermés à cet endroit que nous avons construit autour de nous et potentiellement qui ne nous correspond plus du tout.
Tu t'es peut-être vu construire ou garder une de ces demeures - ou bien prisons ? - où tu t'efforces de rester?
Pourtant ta nature, tu es nomade parce que toi, tu n'es plus la même personne. Chaque jour, il y a des cellules qui changent chaque jour tu es - en partie - une autre personne.
Tous les sept ans nous sommes complètement renouvelés. Et pourtant si on croit que ce qui est dedans est dehors et ce qui est dehors est dedans, notre dehors ne nous correspond plus parce que le dedans n'est plus pareil.
Donc ranger notre tente, plier nos affaires, les mettre sur la roulotte et partir vers une demeure temporaire qui nous correspond encore plus est une idée à explorer.
Dérangé,
dérangé par un bruit, par un réveil, par quelque chose qui n'est pas comme toi, tu l'avais prévu.
Du coup, au lieu d'être bien, bien, bien rangé - comme tu avais prévu - c'est dé-rangé. `
Ce n'est pas en ordre selon ton ordre.
Ce n'est pas à la place selon ton système d'organisation : c'est dé- rangé.
Et ça ne rentre pas dans les cases.
Justement, qu'est-ce que ça me fait ?
qu'est-ce que cela veut me dire ?
- ça me dérange ça !
c'est ce sentiment, cette émotion de ça me va pas bien.
Et si tu regardais juste derrière ?
Qu'est ce qu'il y a derrière cette émotion de "ça me dérange" ?
Qu'est-ce qui se cache au fin fond comme message pour toi de ce dérangement ?
Quel est le cadeau mal emballé que tu peux découvrir grâce à ce dérangement ?
Des cadeaux mal emballés... on en a beaucoup !
Ça ne vient pas sous la forme qui nous va si bien.
Ça ne vient pas joliment avec un ruban.
- Voilà ! voilà ton cadeau ! ouvre-le !
et le sourire qui accompagne le tout.
Non, l'emballage est froissé, le bolduc écrasé
Et ça vient d'un endroit où tu le voyais pas venir.
Or, quand tu prends le temps d'enlever le bolduc écrasé, le papier cadeau froissé, le cadeau, lui, à l'intérieur, il est bien intact.
C'est juste l'emballage qui est méconnaissable,
qui n'est pas sous la forme qui te va si bien.
Et alors ce cadeau à l'intérieur quand tu l'ouvres, la surprise est encore plus grande, encore, plus décalée.
Parce que tu ne t'y attendais pas.
Parce que c'est pas possible que ça, c'est à l'intérieur de cet emballage qui ne te correspond pas.
Auquel tu ne t'attendais pas.
Oui, prendre le temps, savourer, avoir la curiosité de découvrir l'intérieur des cadeaux mal emballés.
Dormir quand il y a du bruit.
Faire la fête quand il n'y a pas de musique.
Dîner sans nourriture.
Ça nous paraît évident ! - ce qui se passe à l'extérieur se passe à l'intérieur.
Un environnement apaisant nous apaise à l'intérieur.
Un environnement effervescent nous énerve à l'intérieur.
Ce qui est dedans et dehors et ce qui est dehors est dedans. Les deux choses vont toujours ensemble.
Les oiseaux qui nous parlent.
Les machines agricoles au loin.
Le cadre bucolique nous invite à nous remettre dans notre état primaire. Là où les choses étaient simples où on allait chercher les carottes dans le jardin pour le déjeuner, chercher les œufs dans le poulailler.
Ce n'étaient pas des métiers compliqués ... qu'on avait du mal à expliquer, qui nourrissent des grandes multinationales. Non, c'était très simple, comme le chant d'un oiseau dans un arbre.
La simplicité.
Ce que tu cherches souvent pendant tes vacances. Là où tu vas marcher tout simplement avec rien d'autre que ton sac à dos et une gourde d'eau qui te donne tellement de plaisir parce que tu as soif.
Juste te mettre sur un transat, ne rien faire que de regarder l'horizon.
Les plaisirs simples, de rester sur le canapé, de rester dans le lit et de somnoler encore un petit peu.
Nourrir ou pas nourrir une multinationale.
Nourrir ou pas nourrir le rêve de quelqu'un d'autre, qui du tien ?
Simplifier, simplifier ta vie, simplifier la vie de tous. Si c'est la tienne qui est plus simple, c'est tout le système qui devient plus simple.
Ce qui est dedans est dehors, Ce qui dehors est dedans.
Au loin une image floue.
Une de ces images qui flottent comme on peut voir dans le désert - qui est réelle ou pas.
En fait, on ne sait pas. Est-ce que c'est bien une oasis ou c'est le reflet de quelque chose d'autre ?
Cette image-là, elle appelle ta curiosité. Mais même si tu fermes les yeux un petit peu, et puis tu essaies de faire le focus sur l'image... ben tu ne vois pas mieux, mais tu es intrigué.
Tu sais qu'il y a quelque chose qu'il y a un message et un signe là au loin, mais tu ne le vois pas très bien.
C'est génial ! en fait, parce que tu peux décider de voir n'importe quoi. - Ça peut être un dragon, ça peut être ta cuisine, ça peut être une voiture de Formule un ou une motte de beurre.
Tu peux t'imaginer ce que tu veux parce que tu ne le vois pas très bien.
Et ce moment-là, il est magique.
C'est le moment où tu as le droit d'utiliser ton imagination. Et de voir ce que tu veux comme les enfants qui jouent : "on dirait que", "on dirait que au loin on voit un dragon qui arrive!"
"On dirait que la-bas c'est la cuisine."
Oui ! - mille et une façons de jouer avec la vie.
Quand les choses, les contours, ce que tu vois de ton futur n'est pas très claire, ce n'est pas anxiogène, au contraire, haleluja ! - C'est un terrain de jeu.
ça fait un peu peur ..si si.... est-ce que tu as vraiment le droit de t'imaginer ce que tu veux ?
Mais est-ce que sommes-nous pas tous habitués à ce que la vie soit organisée pour nous, par nos parents, par l'état, par l'organisation du monde ?
Donc faire selon TES règles du jeu, ça fait un peu peur.
Tu peux le dire. Mais c'est aussi très jouissif parce que tu redeviens maître de ton destin, capitaine de ton âme....
Allez, va jouer un petit peu.
La biche, cet animal doux, un peu sauvage, très élégant, souvent juste au loin, qui se méfie, qui ne s'approche pas, mais qui observe, qui a un sixième sens pour sentir si un danger arrive et qui réagit immédiatement.
Elle ne réfléchit pas.
Elle a un instinct de survie qui la pousse à prendre la fuite, dès qu'elle ressent quelque chose qui lui semble être bizarre, dangereux, inconnu.
Cette biche qui te regarde avec ses grands yeux.
Cette biche qui a ce regard doux, élégant, profond.
On se perdrait dedans.
Cette biche, elle m'inspire.
Elle m'inspire
par sa rapidité,
par sa façon de se mouvoir,
par sa façon de lever le nez, pour sentir d'où cela vient d'être aux aguets,
d'être toujours ici et partout ailleurs,
d'être toujours dans la vie en train de manger, en train de s'occuper de soi ET en train de faire attention de ce qui se présente de l'extérieur.
Elle n'a pas de défenses autre que son intuition et sa rapidité.
Elle est toujours sur deux plans : ici et là-bas, dans le présent et aussi dans le futur de ce qui pourrait advenir.
Non, elle ne réfléchit pas, elle réagit.
Elle sauve sa vie.
Elle se sauve. Et - peut-être - après, elle réfléchit.
Elle se dit : Tiens, j'aurais peut-être pu approcher.
Peut-être, il y avait quelque chose à manger, là-bas.
Peut-être même que j'aurais pu me chercher une caresse ? Mais avant tout, elle se méfie. Elle observe. Elle n'est pas rassurée.
Cette biche qui laisse à peine des traces,
Cette biche qui fait pas beaucoup de bruit.
Cette biche qui passe souvent inaperçue - s'il n'y a pas quelqu'un à côté de toi qui dit : Tiens, regarde une biche !
éphémère.
Elle est tellement présente, tellement réelle.
L'un n'exclut pas l'autre.
Admirer.
Des fois, nous admirons quelqu'un pour ses talents, pour sa beauté, pour son ingénuité, pour sa créativité, pour son humour.
Et des fois, nous leur disons.
Ces personnes-là font tout ce qu'il faut de façon naturelle. Disons, ils ne font pas exprès. Non, ils le font naturellement. Ils le font facilement, ça leur vient, ça fait partie de leur nature. Ils ne font pas un effort particulier.
Et quand tu leur dis : Wow, j'adore ce que tu fais ! Oh le plat que tu as cuisiné, il est juste extraordinaire !
ça permet à l'autre personne de prendre du recul, de dire : Ah bon, c'est merveilleux ce que je fais ? Je pensais que c'était normal, que c'était la norme.
Et en effet, c'est sa norme qui n'est pas la tienne.
Et autant que toi, tu peux nommer quelqu'un et dire quand toi tu fais ça, je suis émerveillé.e - toi-même, tu as des endroits où toi, tu es merveilleux, merveilleuse, où tu es différent des autres où tu as un talent avec lequel tu es né.e ou que tu as travaillé.
C'est ainsi que toute l'humanité est un Puzzle énorme qui va ensemble. Non, nous ne faisons pas tous la même chose. Nous ne sommes pas tous des matheux, doués en langues.
Mais parce que nous sommes différents, nous nous complétons.
Ton talent à toi est important. Et pareil, tu ne le vois pas parce qu il te vient naturellement. Tu n'arrives pas à comprendre pourquoi quelqu'un d'autre puisse l'admirer.
Donc quand tu entends quelqu'un qui te dit : comment t'as fait ça ? J'adore quand tu fais ça ! - prends, accueille.
Car il te nomme à l'endroit où tu es spécial, où toi, tu fais le colibri dans ce monde où toi, tu fais une différence, une différence que quelqu'un d'autre ne peut pas faire.
Le pire que tu puisses faire, c'est rejeter le compliment et dire ne c'est rien.
Non justement ce n'est pas rien. C'est important parce que toi aussi tu complètes le puzzle du monde.
Donc non, ne rejette jamais un compliment.
Dis merci. Prends-le. Accepte-le.
Et rends-toi compte que quelqu'un vient de te nommer là où toi tu es extraordinaire, là où toi tu fais la différence.
Prends ! Prends-le, accepte le et dis merci.
Quand la nuit, la neige tombe et le matin, on découvre les routes blanches et immaculées
En fait, tu as deux choix :
de te jeter dans cette neige et laisser tes traces
ou d'admirer le tout de l'extérieur - ou de l'intérieur selon où tu te trouves - tu regardes cette surface magnifique et tu ne veux surtout pas la toucher.
Or le temps, le soleil, la pollution va avoir raison de cette surface qui va prendre la saleté, qui va fondre, qui va disparaître dans la terre.
Donc, combien de temps peux-tu la protéger, cette surface toute blanche, toute fraîche ?
Ou bien, combien de temps est-ce que tu vas pouvoir résister avant de laisser tes propres traces ?
Laisser tes traces dès le matin ?
Dire, tiens, c'est moi qui ai dessiné ce cercle, ce cœur, cet ange de neige dehors.
Ou bien, juste de regarder en tant que spectateur.
Tu fais évidemment les deux dans toute ta vie :
un peu laisser des traces,
un peu regarder
un peu regretter de ne pas l'avoir fait parce que la neige a disparu tout seule... pas très élégamment, en se salissant.
Et avec le recul, avec ces trois options,
ne serait-il pas intéressant de laisser une trace ?
Des fois tu te prends un coup, voire des coups et tu te demandes pourquoi ? - c'est injuste !
Pourquoi moi?
Un coup bas, un coup physique, un coup verbal tous ces coups qui nous touchent, qui laissent des bleus - ou pire - nous marquent temporairement ou pour plus longtemps.
Prendre un coup. Qu'est-ce que ça veut dire ?
- ça veut dire d'être marqué, ça veut dire "fais attention" - tu ne l'as pas vu venir.
Eh oui, c'est comme le réveil qui sonne le matin qui nous surprend en disant " Ben tiens, t'as pas vu venir l'heure du réveil?"
Les coups c'est pareil, ils arrivent pour dire : oh t'as pas vu, t'as pas vu venir ! Stop ! regarde, réveille-toi.
Et ce réveil-là, des fois, il est super difficile à analyser, à dire mais de quoi dois-je me réveiller ?
De quoi parle ce coup qu'est-ce que je dois apprendre ?
D'où est-ce qu'il venait ?
Pourquoi maintenant ?
Les coups ils arrivent, ils arrivent tout le temps en fait, mais des fois ils sont si forts ou si surprenants que nous levons la tête "WOW !"
Le coup - du coup - devient une invitation, une invitation à la réflexion, une invitation d'aller à l'intérieur de soi, à se dire :
Mais où est-ce que j'en suis ?
est-ce que je suis bien à l'intérieur de moi ?
est-ce que j'étais là - censé être là - ouù le coup allait partir ?
Si j'avais été dix centimètres plus à droite ou à gauche, je ne l'aurais pas pris, ce coup-là.
Oui, exactement.
Est-ce que tu étais bien centré à l'intérieur de toi ?
Est-ce que tu étais bien là où tu étais censé être, à ce moment-là ?
Est-ce que tu n'étais pas à côté de tes pompes ?
Oui, voilà une bonne question !
Est-ce que tu n'es pas à côté de tes pompes quand tu reçois un coup ?
Est-ce, que tu étais vraiment censé être là, la personne qui le reçoit ?
Est-ce que tu avais besoin de ce réveil ou est-ce, que tu n'étais pas là où tu devais être ?
Être le récipient, être le réceptacle de ce coup - qui résonne à l'intérieur de toi - est une formidable opportunité de t'arrêter et de te dire :
est-ce que tout va bien ?
est-ce que je suis là où je suis censée être ?
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