Libra, Diem… la fin d’un rêve utopique
Juin 2019, lancement officiel de Libra, la cryptomonnaie de Facebook. L’annonce avait suscité les espoirs les plus fous chez certains. Dès le début, j’avais émis de sérieux doutes sur la viabilité d’un projet s’attaquant de front au droit régalien des états de frapper monnaie. Qui plus est, le projet était porté par Facebook, alors éclaboussé par divers scandales liés à la protection de la vie privée.
Après un démarrage en fanfare et une couverture médiatique des plus enthousiaste pour ne pas dire complaisante, premiers revers pour le plan monétaire hégémonique imaginé par Zuckerberg et ses followers. Les états lèvent les sourcils, puis les froncent. Révision à la baisse des ambitions, chamboulement des partenariats et nouveau nom, Diem, pour effacer en partie l’échec du plan initial. Finalement, le couperet est tombé la semaine dernière, Diem quitte Genève et abandonne ses ambitions globales. Le nouveau projet relocalisé aux Etats-Unis sera de s’associer à une banque tout ce qu’il y a de plus classique pour lancer une forme de dollar digital. Tu parles d’une révolution…