La Minute du Coach

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La Minute du Coach episodes

  • L'action tue la peur
    Sud Radio, la Minute du Coach !
     
    P: Salut Fabian, bienvenue sur Sud Radio pour cette nouvelle minute du Coach. Tu nous donnes des clés pour améliorer notre vie, notre quotidien… Professionnel, mais pas que !
     
    F: Mais pas que, Pablo. Bonjour et bonjour à tous. Je suis heureux de vous retrouver
    pour cette nouvelle minute du COACH, qui m’est inspirée par une vidéo que j’ai vue ce matin, juste avant de venir au studio. Une vidéo qui compile une série de conseils donnés par Jeff Bezos, que j’ai déjà cité à ce même micro, le patron d’Amazon.
    Quand on entend le patron d’Amazon, on se dit : “On ne va pas se contenter de l’entendre,
    on va carrément l’écouter, ce monsieur.”  Et à un moment donné, il parle du stress et il dit :
    “Quand je suis stressé, c’est un indicateur.” 
    “Un indicateur de ce que je ne passe pas à l’action.”
    Le stress, dit-il, c’est la peur. Or, le meilleur moyen de combattre la peur, c’est effectivement de passer à l’action. L’action tue la peur, et je voulais à travers cette très courte minute du COACH, inviter nos auditeurs à être attentif, à être à l’écoute, à l’écoute de leur petite voix intérieure, et le stress, effectivement, si vous avez une bouffée de stress, et que vous savez le reconnaître,
    c’est pas toujours facile, car quand vous avez un certain niveau de stress permanent, et que ce niveau diminue, vous vous sentez tout de suite plus stressé, alors que vous l’êtes encore, puisque votre niveau de stress est nettement plus grand.
    Je ne sais pas si je suis assez clair...
    Et je trouve ça intéressant, comme Bezos le propose, d’être à l’écoute de soi, et de se dire : “Qu’est-ce que ça me raconte ?” , “Que me raconte ce stress qui me gagne ?”, “Quelle action dois-je poser pour m’en arracher ?”, “Qu’est-ce qu’il me dit, et vers où me guide-t-il ?”
    Bonne réflexion, les amis.
    Bon vol avec les aigles.
    2 min
  • Comment allons-nous abattre une montagne avec le petit doigt ?
    P:  Bonjour, Fabian.
     
    F: Bonjour, Pablo. Bonjour à tous.
     
    Sud Radio, la minute du COACH !
     
    P:  Comment allons-nous abattre une montagne avec le petit doigt ?
    Eh bien, vous allez le découvrir, puisqu’à l’issue de cette séquence, Fabian nous aura, on l’espère, donné les clés. 
     
    P: Et oui, l’expérience, Pablo, est saisissante.
     
    F: Stephen Morris pose un domino de cinq millimètres d’une pichenette, il le laisse tomber sur un domino une fois et demi plus grand, qui tombe sur un domino une fois et demi plus grand.
    Et il le fait treize fois.
     
    Le dernier domino pèse 45kg, et Morris précise : “S’il y avait 29 dominos, le dernier serait l’Empire State Building.”
    Imaginez que vous vouliez ardemment créer votre entreprise.
    Le chemin, surtout en Belgique, qui n’est définitivement pas une terre d’entrepreneurs, est escarpé, et la jungle administrative inexplicable.
     
    Pour dénicher les meilleurs sentiers, les aides publiques aussi, vous devez d’abord dénicher
    un sherpa qui vous guidera.
     
    Armez-vous de patience, d’opiniâtreté, armez-vous tout court, et demandez-vous quel domino de cinq millimètres vous pouvez faire tomber.
     
    Un appel à un ami qui a déjà franchi ces obstacles, une recherche sur Google, un mail à la maison de l’entreprise ou à une chambre de commerce,  la réaction en chaîne peut se déclencher aussi simplement.
     
    L’effort est minime, la dose de courage requise ridicule, le risque sous zéro.
     
    Mais dans six mois, un an peut-être, vous aurez abattu une montagne, d’une pichenette,
    du tout petit bout du tout petit doigt, vous serez entrepreneur, ou vous aurez trouvé la maison de votre vie, et l’homme ou la femme dedans, ou vous aurez effectué le pèlerinage de Compostelle, ou, ou, ou...
     
    À vous de noircir les pages, de les écrire, de les vivre pleinement, intensément, passionnément.
     
    Quoi d’autre...
     
    “La vie est une aventure audacieuse ou alors elle n’est rien.”, a dit Hélène Keller.
     
    Hélène Keller était sourde, muette et aveugle.
     
    Elle a pourtant obtenu un diplôme universitaire et écrit 12 livres.
     
    Elle a abattu des montagnes.
     
    Parfois, tout se joue sur cinq millimètres, parfois deux, deux millimètres.
     
    Deux millimètres pour être l’acteur de votre vie, plutôt que le spectateur de la vie des autres.
     
    Deux millimètres pour voler avec les aigles.
     
    Bon vol avec eux et à très vite.
    3 min
  • Et si le vocabulaire changeait la vie ?
    P: C’est déjà un bon début.P: Salut, Fabian.
     
    F: Salut, Pablo. Bonjour à tous.
    Sud Radio, la minute du COACH !
    P :Et si le vocabulaire changeait la vie ? Cela signifie qu’un petit mot peut faire la différence ?
     
    F: Oui, sans doute.
    J’ai déjà eu l’occasion à ce micro, Pablo, d’expliquer que si nous étions nés chinois, avec le chinois pour langue maternelle, sûrement notre vision du monde, du rapport à l’autre, serait extrêmement différente.
     
    Et si on considère que les pensées déterminent les sentiments, que les sentiments déterminent les actions, et les actions les résultats, alors force est de constater que pour changer le résultat, je dois changer la pensée.
     
    Il y a plusieurs approches pour ça.
     
    Une des mes approches presque fétiches, c’est de dire : “Et si je changeais le vocabulaire ?”
    Par exemple, et mille excuses, je radote par rapport à des minutes précédentes, mais il est clair que quand un médecin nous considère, et je comprends qu’il le fasse comme des patients, eh bien, nous avons le droit, dans sa salle d’attente, de patienter.
     
    Ça induit un rapport à l’autre, le vocabulaire induit mon rapport à l’autre.
     
    Et c’est aussi la raison pour laquelle j’avais déjà cité Camus : “Mal nommer les choses,
    c’est ajouter au désordre du monde.”
     
    Mais en poussant la réflexion un peu plus loin, on se dit que : si donc je veux une pensée fine, élaborée, raffinée, plus juste, donc aussi plus puissante, je dois bénéficier d’un vocabulaire plus
    choisi, voire carrément plus soutenu.
     
    Je ne saurais donc trop encourager les auditeurs à travailler leur vocabulaire, à élargir leur champ lexical…
     
    P: De quelle façon, en lisant ?
    F: Et effectivement, on élargit son champ lexical en lisant, et en lisant de vrais bons livres, par exemple.
     
    Et ce que je constate comme, entre guillemets, dérive, parce que le mot est sans doute trop fort encore, le mot, beaucoup de mes clients préfèrent écouter dans leur voiture, des audios libres, audio livres, je ne sais pas exactement comment on les nomme, d’ailleurs, moi, je n’écoute pas ça, le préfère lire.
     
    Et je pense que c’est intéressant, c’est mieux que rien.
     
    Ils écoutent aussi des résumés sur l’application Koober,  donc on te donne en 20 minutes le résumé d’un livre de 500 pages.
     
    Donc c’est bien, c’est mieux que rien du tout, mais je pense que ça reste un exercice qui est plus passif qu’actif, et qui ne vous permettra pas tellement d’élargir votre vocabulaire...
     
    P: Libre entrée en profondeur...
     
    F: Absolument !
    On restreint en surface des choses, mais on se donnera sûrement bonne conscience.
    Donc surtout, continuez d’écouter... des CD audibles...
    F:  Oui, bien sûr ! Continuez.
    Mais sincèrement, si vous allez beaucoup plus en profondeur, donc vous consentez à fournir des efforts, alors votre pensée sera beaucoup plus élaborée.
    Et moi, en tant que philosophe, une pensée élaborée, ça m’excite beaucoup, Pablo.
    3 min
  • Comment pensent les entrepreneurs à succès ?
    - Bonjour, Fabian.
     
    - Bonjour Pablo, bonjour à tous.
     
    Sud Radio, la minute du COACH !
     
    P: Comment pensent les entrepreneurs à succès ? Et la réponse que tu vas nous communiquer
    est scientifiquement prouvée, Fabian.
     
    F: Oui, mon cher Pablo, ça fait des années et des années que je dis, très humblement, parce qu’on est très, très, très nombreux à le dire que le “mindset”, l’état d’esprit, l’état d’esprit, c’est l’état de votre esprit, fait une grande différence dans la vie, notamment pour les entrepreneurs, mais ici, quand je parle de l’entrepreneur, je fais référence à n’importe qui qui a un projet, pas seulement un projet d’entreprise. Et on sentait, on avait l’intuition que l’état d’esprit,
    le “mindset”, était vraiment ce qui faisait la différence.
    Et alléluia !
    Des scientifiques se sont penchés sur la question, et nous ont livrés une réponse extrêmement intéressante. Tu avais donc raison depuis le début. Je n’avais pas raison. Moi, j’avais écouté
    mes mentors qui m’avaient déjà dit que le “mindset”, l’état d’esprit, faisait la différence, et j’avais constaté ça chez moi que, quand j’avais changé ma façon de penser, effectivement, mon business avait été transformé, ma vie transformée.
    Maintenant, je comprends un peu mieux, et je me rends compte aussi que j’ai beaucoup de chemin à faire, car je ne suis pas exactement dans le mode de pensée, du moins, pas toujours, qui est requis pour viser les étoiles.
    Il y a deux modes de pensée : la pensée dite “en stock”, et la pensée dite “en flux”.
    Par exemple, si tu décrètes : “La semaine prochaine, je souhaite vendre pour dix mille euros.”, c’est une pensée en stock.
    Si tu dis : “La semaine prochaine, je souhaite doubler mes ventes.”, c’est une pensée en flux. J’ai alors songé à tous ces indépendants, pour qui le Saint Graal est d’avoir un agenda blindé.
    Alors, moi, je ne suis pas du tout fan des agendas blindés, j’ai connu ça pendant 25 ans, et en l’occurrence, quand c’est le cas, tu es asservi à ton entreprise, tu deviens esclave de ton entreprise, tu es au service de ton entreprise et pas l’inverse.
     
    P: Oui, mais c’est jouissif...
     
    F: C’est rassurant, mais ce n’est pas jouissif, puisque ça te prive de tas d’autres choses, et en général, tu dois commettre beaucoup de concessions, puisque tu as peu de marge de manœuvre. En réalité, l’indépendant qui réfléchit de cette manière-là, a bel et bien une pensée en stock.
    Par exemple, dans le monde entrepreneuriat, là, aujourd’hui, de plus en plus, en tous cas, à la Eagle Academy, je mets en exergue le “Growth Hacker”.
    Le "Hacker", le pirate de la croissance, c’est quelqu’un qui va chercher des raccourcis
    pour être beaucoup plus efficient. Et la pensée en stock arrivera à une conclusion du type :
    “Nous avons trop de travail, donc nous allons embaucher.” La pensée en flux constatera : “Nous avons trop de travail, alors nous allons chercher des moyens, d’être beaucoup plus efficace pour pouvoir réaliser beaucoup plus avec moins de monde.” Et la personne qui, probablement le mieux, incarne cette pensée en flux, c’est Jeff Bezos, qui est le patron d’Amazon,
    l’homme le plus riche de la planète. Eh bien, lui, notamment, estime que la croissance est infinie. Et quand on y songe, on se dit que : “Qui donc aurait pu bâtir un monstre comme Amazon, sans avoir comme idée que la croissance peut être infinie ?”
    Mais dès lors que vous estimez que la croissance est finie, limitée, alors vous limitez aussi votre pensée.  Je vous invite, les amis, à penser en mode flux, et à voler avec les aigles.
    4 min
  • Chagrin d'amour, chacun ne fait pas ce qu'il lui plaît.
    P: Fabian, bonjour !
     
    F: Pablo, bonjour ! Bonjour à tous !
     
    Sud Radio, la Minute du Coach
    P: Minute du Coach, nouveau rendez-vous sur Sud Radio avec comme thème : "Chagrin d'amour, chacun ne fait pas ce qu'il lui plaît". J'aime ce contre-pied.
    F: Pablo, nous l'appellerons Isabelle, le prénom est joli, et puis c'est mieux que des 
    initiales. Isabelle donc participait à une formation que j'anime, fidèle, ponctuelle sauf que ce matin elle est là sans être présente. Si elle s'est maquillée, la peau grise et gloutonne a tout absorbé avec des larmes sans doute.  Je devine ça. Une peau marquée, taillée comme au burin, taillée de rides et goulottes. Les larmes ont dû suivre le chemin de ses goulottes là, de se répandre par à-coups, par gerbes. Des éruptions de larmes où un chagrin s'est noyé.  
    Naufragé, se noiera encore. Les chagrins d'amour peuvent se noyer longtemps. Isabelle contraint un sourire. Les lèvres dociles s'exécutent à demi, un soupçon de sursaut. Les yeux ne sont pas éteints mais si loin. Profond comme une nuit sans nuages et sans lune et sans étoile. Un infini de regard, un infini de vide, un regard qui a compris, qui sait. Ni vers l'avenir, ni vers le passé il n'est tourné vers nulle part. Juste une béance, une faille immense inouïe. Isabelle voudrait se dresser mais le poids de la douleur fait se courber les os. 
    Elle ploie. Menton vaincu par la gravité. Epaules basses, épaules las. Hélas les mains, et là le pas trop lourd, les jambes doivent être cadenassées par la souffrance qui n'a que le sol pour destination. Un corps aimé et droit et léger aérien voltigeurs.  Un corps abandonné se tord comme une allumette consumée par trop de feu. Un corps abandonné meurt. Nous ne sommes que nous d'eux soudain. Je risque une question, m'inquiète, demande. D'abord les mots  convenus qui la font rester forte ou fière. Les mots de la contenance, ils sont faibles et n'ont  besoin que d'un peu de bouche. Et puis arrachés du ventre d'autres mots cognent la gorge, se bousculent, jaillissent étouffés. Isabelle dit son chagrin d'amour, dit sa douleur, sa souffrance. Elle me demande: "ça va durer combien de temps Fabian?" 
    J'arrête à temps les paroles de Jean-Pierre Claris de Florian: "Plaisir d'amour ne dure qu'un instant, Chagrin d'amour dure toute la vie." Elles freinent de tous leurs fers et butent sur les lèvres déjà entrouverte. C'est drôle comme les paroles demeurent et pas l'auteur. Il n'aura duré qu'un instant, ses paroles durent toujours et toute la vie. Le lendemain dans une salle d'impatience je trompe l'attend en me faisant croire que j'en fais quelque chose d'utile : feuilleter un magazine par exemple. Une interview de Paulo Coelho au sujet de son nouveau livre Adultère où il dit que 90% des dépressions viennent de chagrin d'amour. Ça valait bien un article non ? C'est quoi un chagrin d'amour ? Pourquoi un chagrin d'amour ? Il y a tant de gens, tant ! Et donc d'amour à prendre. Il y a moins d'eau et moins d'air et moins de lumière. Alors pourquoi tant de chagrin puisque tant d'amour ? Lacan, impitoyable, livre sa réponse : "l'amour c'est donner ce qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas". La formule est piquante et fait briller dans les dîners mais la souffrance d'isabelle était palpable hier. Je la sentais dans les doigts et la pirouette de Lacan, même brillante, ne dit pas pourquoi. Tentative de réponse à travers le regard croisé de trois psychanalyste. Je les résume ici pour vous. Le chagrin 
    d'amour est toujours en rapport avec un amour impossible, il est lié à une demande d'amour qui 
    ne trouve pas de répondant, le trouvera-t-elle jamais?  Une recherche narcissique, un investissement narcissique, qui ne dit pas son nom. Quand l'être aimé vous dit : "je t'aime". Il y a une sorte de gonflement interne, de gonflement narcissique. 
    Si donc l'autre ne peux pas me donner cet amour-là, puis-je le compenser par l'amour inconditionnel de soi ? Me répéter des phrases positive me "narcissiser" tout seul ? Oui r
    7 min
  • Ultracrépidarianisme et ipsédixitisme
    Sur Radio, la Minute du Coach.
    P: Bonjour Fabian. Heureux de te retrouver pour un nouveau numéro de la Minute du Coach sur Sud Radio. Une fois n'est pas coutume, je te confie le soin de nous dévoiler la thématique  du jour.
    F: Dans le numéro de philosophie magazine de septembre 2020, Etienne Klein, philosophe des sciences, évoque deux biais cognitif forts intéressants. Un biais cognitif, c'est quand votre jugement est biaisé, quand votre perception est biaisée, quand votre pensée logique et rationnelle est déviée par rapport à la réalité. Bien sûr vous ne vous en rendez pas compte ou rarement. « L’ultracrépidarianisme, dit Klein, (formé sur le dicton sutor, ne supra crepidam, « le cordonnier doit s’arrêter au bord de sa chaussure ») est la tendance à parler avec assurance de ce qu’on ne connaît pas.  
    L’ipsédixitisme (dérivé du latin ipse dixit, « il l’a dit ») est la tendance  à ne pas discuter ce que
    disent certains maîtres. A quoi s’ajoute la tendance à se fier à son intuition personnelle, au bon sens évoqué comme une norme du vrai. »
    Donald Trump, ajoute Etienne Klein, a réussi un tour de force en mêlant ultracrépidarianisme et ipsédixitisme au sein d’une seule et même phrase à propos de l’hydroxychloroquine : 
    « J’en prends parce que je pense
    que ça ne peut pas faire de mal et que j’ai entendu
    dire de belles choses à son sujet. » 
     
    Malgré les circonstances, l’hospitalisation de Trump notamment, ne rions ni trop fort ni trop vite de lui !
     
    Balayons devant notre porte…
     
    « Dans un sondage paru le 5 avril dernier, dit encore Klein, on demandait aux Français si l’hydroxychloroquine était un traitement efficace contre la Covid-19 :59% des personnes interrogées ont répondu oui, 20% non ; seuls 21% ont déclaré qu’ils ne savaient pas. Alors même qu’aucune étude thérapeutique n’était encore disponible ! »  
     
    Je conclu avec les mots de Jean Gabin : "Aujourd'hui je le sais, je sais qu'on sait jamais."
     
    P: Merci Fabian.
     
    F: Bon Vol avec les Aigles
    3 min
  • Comment répondre à une critique ?
    Sud Radio, la Minute du Coach.
    P: Bonjour Fabian !
    F: Bonjour Pablo !
    P: Voici une minute du coach qui, je l'espère, sera bien intéressante. Le thème va interpeller beaucoup de nos auditeurs et devrait en principe intéresser tout le monde.
    F: J'espère oui. Comment répondre à une critique ? Et en prélude je propose de m'adresser à ceux qui émettent les critiques. Et à vous demander avant d'émettre la critique, quel objectif vous poursuivez ? Moi j'ai appris. J'ai été coaché et heureusement  d'ailleurs fort bien pour ça, que c'était bien de critiquer en étant constructif si et seulement  si, j'avais un mandat pour ça ou que l'autre me demandait la critique. Par exemple il m'arrive qu'on me dise : "Tiens, tu as vu mon nouveau site internet ?" Et ma première question est toujours : "Je vais le regarder si tu le souhaites, qu'est-ce que tu attends de moi?". "Ah, je voulais juste te le montrer."
    Dans ce cas là, même si je vois des choses qui m'apparaissent comme pas très juste ou pas très pertinente, je me tairai. Si la personne … 
     
    P: On ne rentre pas dans les détails.
     
    F: Et bien si elle n'a pas demandé... si elle n'a pas demandé une critique, qui peut tout 
    à fait être saine et extrêmement constructive, je ne vais pas la donner. Peut-être qu'elle n'en a cure, peut-être que justement elle en a peut-être même peur.
     
    P: Une critique est elle forcément négative par définition?
     
    F: Non, bien sûr pas forcément mais c'est comme ça qu'on l'entend d'ailleurs le titre "Comment répondre à une critique ?",  je suis persuadé que la plupart de nos auditeurs ont compris critiques négatives mais on pourrait ...
     
    P: C'est très compliqué aussi de réagir à une critique positive.
     
    F: En fait c'est simple, mais ce n'est pas facile. La critique  positive, elle est dangereuse parce qu'elle pourrait te mettre en lévitation. On a déjà ici même évoqué la notion d'échec et j'avais expliqué cinq critères pour qu'un échec soit vertueux.  Je ne vais pas y revenir mais si ça vous intéresse vous pouvez retomber sur la minute puisqu'elles sont dans tous les replays. Ce que j'avais peut-être pas dit, c'est que l'échec il a ceci d'intéressant qu'il nous ramène à la réalité immédiatement. Donc un échec te ramènes à l'humilité, humus, la terre, te ramène à l'humilité. Tandis que le succès peut te mettre comme je le disais en lévitation et te faire perdre tout sens de la réalité. Autrement dit, un échec s'interroge mais un succès aussi s'interroge, je ne suis pas mon échec, je dois distinguer la personne des faits, des événements, mais je ne suis pas non plus mon succès. Sans quoi je pourrais perdre la tête. Donc si la critique est positive, dites simplement: "merci ça me fait plaisir".
    Et si vous avez du mal à le ressentir, contentez vous de le dire, c'est déjà pas mal. Mais surtout 
    ne pensez pas que c'est arrivé parce que ça c'est extrêmement dangereux. Un grand leader m'a dit un jour, un philosophe mathématicien, Luc de Brabandère, parce que j'aime vraiment beaucoup, quelqu'un d'extrêmement brillant, un grand leader, nous a dit : "n'hésite jamais mais doute toujours". Un grand leader n'hésite jamais mais doute toujours. Quand la critique n'est pas positives, n'est pas élogieuses, elle est pour autant peut-être très très fine et pertinente et impactante pour vous. Alors si elle est justifiée, si vous estimez qu'elle est justifiée, elle peut être juste sur deux plans. Elle peut-être juste sur le plan du fond et ou sur le plan de la forme. Elle peut être juste sur le fond  et pas forcément sur la forme. Donc il y a une façon de dire les choses, il y a même un timing pour dire les choses toutes les choses sont pas dicibles en 
    tout temps, en tout lieu. Et si donc vous estimez qu'elle est justifiée, surtout remerciez parce 
    que c'est grâce à des critiques constructives que l'on s'élève. Et je vous encourage tous 
    à être "aware" comme si celui à qui parait-il  ressemble tant, soyez ouverts parce 
    que c'est comme ça que vous allez vraiment vous vou
    8 min
  • Jetez vous à l'eau
    P: Bonjour Fabian !
     
    F: Salut Pablo !
     
    Sud Radio, la Minute du Coach
     
    P: Tu m'as dit que je devais me jeter à l'eau avec toi aujourd'hui. Je suis prêt pour le grand bleu. L'Océan Bleu...
    F: Ouais l'océan bleu c'est pas forcément de l'apnée...C'est bien que tu sois prêt. Bon, on va parler de la technique ERIC que j'ai déjà abordé à ce micro mais je me suis rendu compte que l'aborder en l'expliquant, sans une démonstration c'est pas extrêmement clair. Il s'avère que je rencontre assez régulièrement des personnes qui me disent :"Moi j'ai une excellente qualité d'écoute, je suis très empathique".  Donc l'empathie, la capacité à  se mettre à la place de l'autre, à comprendre ses émotions sans forcément les ressentir. Et j'ai une espèce de couteau suisse que je donne à mes clients en formation, en coaching, qui est la technique ERIC. Donc pour la rappeler très brièvement ,ça consiste à Ecouter, Reformuler (ER), I: Interroger et C : Conclure. Ecouter avec tout ce que ça implique, hochement de tête pour montrer qu'on s'intéresse mais pas seulement le montrer, s'intéresser vraiment. Prendre des notes, le cas échéant. Avoir un visage ouvert, accueillir l'autre, mais surtout être pleinement disponible. Avoir l'état d'esprit qui permettra pas seulement une technicité dans l'écoute reformuler pour s'assurer que l'on comprend bien ce que l'autre dit, qu'on est au diapason avec lui. L'interroger sans ça ressemble l'interrogatoire du KGB pour mieux comprendre son point de vue, puis conclure.  
    Conclure l'entretien le cas échéant. Aujourd'hui la conclusion, la phase de conclusion m'intéressera moins. Ce que je veux, c'est illustrer ce que ça donne et vous proposer à tous chers auditeurs de vous entraîner à écouter les autres. A être beaucoup plus attentif aux autres un peu comme quand vous voulez... comme vous l'étiez quand vous étiez enfant. Quand on est enfant on écoute ce que disent les adultes par exemple, on est comme des éponges et plus on grandit, plus notre corps se rigidifie, plus notre esprit se rigidifie, plus on est sûr d'avoir tout le temps raison. On est à l'écoute des autres on aimerait pourtant que eux ce soit à notre écoute.  Alors voici un exemple de ce que ça donne quand ça se passe moyennement bien et je crains que ce soit le cas le plus courant, le plus fréquent.
    Salut Pablo  tu vas bien ?
     
    P: Plutôt bien aujourd'hui et toi ?
     
    F: Ah ça roule super. Dis, j'ai vraiment une question à te poser. Et toi, si tu gagnes à l'euromillions tu fais quoi?
     
    P: Je partage avec les gens que j'aime.
     
    F: Oh purée ! ça c'est une super bonne réponse. Et moi j'ai bien réfléchis à cette question et je me suis dit si je gagne l'euromillions... bon d'abord je me fait un voyage autour du monde ça 
    c'est caisse,  je me fais un voyage dans le monde.  Et puis je veux absolument aller voir des courses de chevaux en Angleterre c'est mon rêve. Tu vois ça, c'est un grand classique : je te pose une question  mes en réalité, c'est mon histoire qui m'intéresse. J'en ai rien à foutre que tu partages.
    Maintenant on va recommencer et je vais te demander de répondre  à la même chose. Tu veux bien ?
    P: Bien sûr
     
    F: Salut Pablo ! Comment tu vas ?
     
    P: Mais plutôt bien aujourd'hui fabian et toi comment vas-tu ?
     
    F: Je vais très bien je te remercie.
     
    P: Je suis ravi de te voir, de t'entendre.
     
    F: C'est un plaisir tout à fait partagé.
    Une question qui qui m'a traversé tout à l'heure, je me suis dit: tiens Pablo je te connais peut-être pas assez. Si tu veux gagner à l'euromillions 100 millions demain, tu ferais quoi ?
     
    P:  Je partage cette somme d'argent avec les gens que j'aime
    F: Tu partages cette somme d'argent avec les gens que tu aimes.  Ok et en quoi est-ce important pour toi de partager ?
     
    P: Faire plaisir.
     
    F: Faire plaisir ?
     
    P: Faire plaisir aux autres. J'aime faire plaisir aux autres, je préfère faire des cadeaux aux autres qu'en recevoir.
     
    F: C'est joli et qu'est-ce que ça te procure comme sensation d'offrir ce plaisir là ?
    P
    5 min
  • Et si vous deveniez un pirate ?
    P: Bonjour Fabian !
     
    F: Bonjour Pablo !
    Sud Radio, La Minute du Coach.
    P: Et si vous deveniez un pirate ? Voilà une jolie proposition Fabian.
    F: Oui.  Alors pourquoi parler de pirates ? Parce que dans mon métier de marketeur,  il y  a une tendance nouvelle que beaucoup d'entrepreneurs vont laisser passer comme souvent parce que quand une tendance  arrive il y a quelques personnes courageuses qui se lancent sur la vague et la plupart des autres sont attentistes et attendent que la vague soit passée . Puis il est trop tard et elles se plaignent et gémissent parce que leur business tourne pas, je ferme la parenthèse. Et cette tendance c'est le Growth Hacking.Donc littéralement des "pirates de la croissance". Pirates de la croissance, donc les Growth Hackers ce sont des gens, qui vont trouver des techniques, parfois à moitié avouables, pour générer des croissances exponentielles, fulgurantes, spectaculaires en un temps record et avec un minimum de moyens. 
    Et...
     
    P: Ce qui compte c'est le résultat finalement.
     
    F: Moi j'aime bien passer quelques quelques balises éthiques quand même, n'oublie pas que je suis philosophe de formation, et que comme pour chacun d'entre nous il y a des valeurs avec lesquelles je n'entends pas jouer. Mais en même temps dans les marchés... les marchés c'est la  guerre... Alors voilà il faut savoir que si tes concurrents utilisent certaines recettes même à moitié avouables et que toi tu n'entends pas les utiliser et bien tu es déjà pénalisé et handicapé.
     
    P: Mais si aujourd'hui tu nous proposes de devenir pirate c'est qu'il y a probablement une certaine bienveillance derrière cette thématique.
     
    F: En tout cas, il y a une approche intéressante que l'on peut transposer à l'individu, à la personne. Le Growth Hacker, c'est d'abord quelqu'un qui teste énormément de choses et qui jamais ne se repose sur un acquis. Donc il va par exemple, changer son site internet toutes les semaines. Tu m'as entendu ? Imagine que le site de Sud Radio change toutes les semaines en fonction de ce qu'on observe du comportement de l'internaute sur le site. Toutes les semaines et ça c'est un exemple parmi plein d'autres. Alors quand on s'amuse à transposer ça dans la vie personnelle on se dit : "Tiens et moi, est-ce que j'ai envie de croissance ?  Est-ce que j'ai envie de grandir ? Et si oui, comment ? Comme tu le sais, pour ce qui me concerne je ne vois pas l'existence autrement que comme un apprentissage permanent, un épanouissement permanent. Elle est toujours à la conquête de territoires nouveaux. Être au final un explorateur. Un entrepreneur est un explorateur. Les plus grands explorateurs de cette planète, les plus grands conquérants, ont été soit des chefs de guerre soit des entrepreneurs. Mais peu importe vous n'êtes pas tous entrepreneurs à l'écoute de Sud Radio. Moi ce qui m'intéresse, c'est ce que vous pouvez en faire personnellement. Et donc j'ai envie de vous dire : "Et vous qu'avez-vous testé récemment pour faire autrement ? Pour faire autre chose, pour vivre autre chose ? Et j'ai eu la chance d'accueillir lors d'un de mes congrès, un coach, une jeune coach donc on entend beaucoup parler aujourd'hui qui s'appelle Julien Musy. Et à l'âge de 27 ans ce jeune homme est vraiment pétri de sagesse, et il a posé quelques questions que j'ai trouvé intéressante. Il nous a d'ailleurs demandé : "Qu'est-ce que vous ne faites pas si vous avez peur du risque ? Qu'est-ce que vous ne faites pas si vous avez peur du risque ? " Et je me suis dit: :mais quelle question intéressante!".Parce que bien sûr dès qu'il y a risque, en général il y a étroitesse. Il y a comme au tennis quand on joue petit bras, on a on a tellement peur de perdre ou de gagner qu'on se contente de remettre la balle.  D'ailleurs Julien Musy est un excellent tennisman dans les catégories de jeunes il était champion de France et et puis il est venu sur une autre thématique qui est connexe à ce que j'aborde aujourd'hui.Tu sais, tout ce qui nous énerve c
    8 min
  • L'éloge de la lenteur
    Sud Radio, la Minute du Coach
    P: Nous accueillons Fabian Delahaut,  de la Eagle Academy. Merci d'être là, fidèle au poste comme chaque semaine sur Sud Radio. Tu vas bien ?
    F: Je vais bien, c'est immense plaisir pour moi d'être à ce micro et de partager des choses qui me touchent. J'espère qu'elles vous touchent aussi.
    P: Et aujourd'hui, tu partages l'éloge de la lenteur.
     
    F: Oui ! Et ceux qui me connaissent bien savent  que c'est un titre curieux pour eux, parce que j'ai l'habitude d'exhorter les gens que j'accompagne, mes clients, à la vitesse extrême de mise en oeuvre.  La vitesse extrême de mise en oeuvre, moi je m'adresse surtout à des entrepreneurs, et je leur dis très  souvent.... je reprend cette métaphore, je leur dis: "être un entrepreneur c'est construire l'avion dans la descente". Tu te jettes de la falaise et tu construis ton avion. Et aujourd'hui je voudrais  prendre le contre pied même si on va s'en rendre compte, faire l'éloge de la lenteur ne va pas forcément à l'encontre de la vitesse extrême de mise en oeuvre. Au demeurant nous savons tous les deux, Pablo et vous chers amis, nous savons que la lenteur dans certains cas c'est plutôt indiqué. Comme le disait un de mes amis: "il y a des coups courts, il y a des chouettes coups courts et il y a des chouettes coups longs". Enfin mais je vais arrêter d'être salace, c'est pas l'objectif.
     
    P: Ça te ressemble pas !
     
    F: Non, si peu ! C'est pas l'objectif de cette Minute du Coach. Il m'est revenu une anecdote. Un de mes amis, il y a très très très longtemps, j'étais ado, il s'appelle Christophe, qui m'avait raconté une escapade en montagne. Il me disait:  "Ouais, voilà on était une bande de jeunes et on part à l'assaut de la pente, on monte et on dépasse un monsieur beaucoup plus âgé qui montaient tranquillement avec son bâton de marcheur. Nous on y allait plein pot, joyeux, francs battant. On se pose, on boit, on mange et qui voit-on passer devant nous ? Le vieux monsieur  montagnard. Fin du repas et du moment de repos, repart à l'assaut de la montagne. On dépasse le vieux monsieur tonitruant. Un peu plus tard on se pose à nouveau, qui nous dépasse ? Le vieux  montagnard. Et ainsi de suite jusqu'au sommet où 
    il est arrivé avant eux." Alors ici on comprend aussi le principe fort que Thierry  Marx,  le fameux chef, emploi pour diriger ses troupes qui est: rigueur, engagement, régularité, RER. Que j'ai déjà abordé à ce micro.
    Et on comprend qu'on peut être lents et rapides à la fois. C'est ni plus ni moins que la fable de La  Fontaine entre le lièvre et la tortue. Mais pourquoi je vais aborder ça ? Parce que culturellement, de plus en plus, je le vois autour de moi, j'observe et chez moi également, nous voulons tout tout de suite.  
    Nous voulons tout de suite or, nous aimons tous les deux, nous sommes passionnés par les chevaux et par l'équitation, comme tu le sais, devenir un excellent cavalier ça prend un temps presque infini. Ça prend plus qu'une vie, ça prend tout de notre vie et si vous pratiquez les arts martiaux, vous pourrez parce que l'équitation on est aussi un art martial, vous pourrez est également vous dire la même chose. Si je veux devenir un champion en arts martiaux ça va me prendre toute la vie. Voilà en quoi je veux faire l'éloge de la lenteur et vous raconter encore une anecdote.
    Ça se passe au cours Florent, au tout début de ma première année au cours Florent, qui pour 
    ceux qui ne connaissent pas est une école assez célèbre où on forme des comédiens, des acteurs, à Paris. Et François Florent le créateur du cours est présent dans la salle c'est l'examen de première année. L'examen de première année consiste en une série de scènes que nous avons d'abord improvisées en classe et puis on en a fait un spectacle. On a fait un montage de ces différentes scènes, on en a fait un spectacle. Et je n'oublierai jamais la première scène, comment elle se déroule et  comment François Florent avec son gros cigare, 
    va commenter cette première scène.
    6 min

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Dans "La minute du Coach", il est question de succès, de réussite ou encore de confiance. Si vous mettez en oeuvre tout ce que Pablo et Fabian partagent avec vous, cela peut radicalement changer votre…