La Story Nostalgie

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La Story Nostalgie episodes

  • Beatles Anthology 2025 (Episode 1)
    L’arrivée de l’incroyable série Anthology sur Disney+, 22 ans après la sortie en box DVD du plus monumental “doc” rock jamais réalisé, va à n’en pas douter fasciner plusieurs générations de spectateurs. Car bien au-delà du triomphe commercial jamais égalé, c’est surtout l’histoire des quatre musiciens qui vaut la peine d’être racontée. Les Beatles, c’est le Seigneur des Anneaux, le Star Wars, les Chevaliers de la Table Ronde du rock’n’roll, en clair la plus grande légende du XX° siècle, foisonnante, touchante et truffée de rebondissements aussi inattendus que spectaculaires.

    Vrai, qui à la fin des années 40 aurait pu prédire un tel destin à ces gamins courant dans les rues pour jouer dans les “bombies” comme on les appelle à Liverpool. Oh ils ignorent ce que ça veut dire mais c’est dans ces terrains vagues, plaies béantes dans des quartiers bombardés durant la guerre qui les a vus naître, que ces mômes aux genoux écorchés et gelés ont trouvé leur terrain de jeu. Ils n’imaginent pas une vie en dehors de Liverpool, cette cité portuaire noircie par la pollution des usines et des bateaux qui y accostent venant du monde entier. Ils parlent d’ailleurs un Anglais très singulier, le scouse, que personne ne comprend une fois qu’on s’en éloigne de dix miles.

    Pourtant, à l’automne 1960, nous les retrouvons dans un autre port, Hambourg, une ville qui a bien des points communs avec la leur. Particulièrement ses quartiers mal famés, hantés par des marins ivres le soir, errant jusqu’au bout de la nuit parmi les putes, comme ils disent, et voguant de cafés en lieux de débauche où on apprécie les groupes britanniques, les seuls à pouvoir jouer cette musique américaine des Elvis Presley et autres Bill Haley qu’ils apprécient tant. Ils sont alors six Beatles à jouer dans les bars de Reeperbahn et ses rues voisines. Oui, on parle toujours du 5ème Beatle mais ils sont six à en avoir fait partie officiellement. John Lennon a fondé les Quarrymen en 1956 alors qu’il était à la Quarry Bank High School, rejoint par Paul McCartney l’année suivante, puis George Harrison et enfin, Stuart Sutcliffe et Pete Best. Ils sont donc cinq, quatre guitaristes et un batteur, c’est d’ailleurs la maman du dernier arrivé, Pete Best, qui en leur trouvant pas mal d’engagements a enfin apporté une stabilité au groupe. Sans la maman de Pete, les Beatles auraient peut-être disparu des radars. Et tant qu’on parle des Beatles, c’est John et Stuart qui ont trouvé ce nom en janvier 1960.

    Alors imaginez l’arrivée à Hambourg fin 1960 pour ces jeunes hommes qui n’ont jamais franchi les frontières de la Grande-Bretagne. Assis sur leur matos dans le mini-minibus de leur manager qui n’est autre que le patron du Jacaranda, un café de Liverpool, ils débarquent en fin de soirée après avoir traversé la Hollande. Le patron de la boîte où ils doivent jouer, l’Indra, pas très chaleureux, les loge dans une pièce en béton sans fenêtre avec des matelas par terre, dans un cinéma borderline, avec juste les water sans eau chaude pour se débarbouiller. Ces deux lieux aujourd’hui encore miraculeusement intacts, c’est là où les Beatles vont apprendre leur métier en jouant plusieurs heures toutes les nuits, et où ils vont croiser Ringo Starr, le futur sixième Beatle qui joue avec un autre groupe de Liverpool. Mais c’est surtout là qu’ils vont comprendre le contact avec le public mieux que leurs semblables british et développer leur art comme personne, faisant d’eux le groupe de scène le plus phénoménal qu’on ait vu, suscitant des émotions dans le public féminin comme plus jamais on en verra. Non, vraiment, quand quatre ans plus tard, les Beatles débarquent à New York, aucun Américain n’a vu et entendu jouer LEUR musique comme le font les Beatles. C’est sauvage, le public exulte, leurs parents sont horrifiés.
    7 min
  • Il était une fois Simple Minds (Episode 5)
    On ne saura jamais qui a franchement fait fonctionner l’autre. Est-ce le film The Breakfast Club qui a fait vendre autant de disques à Simple Minds qui en signe le générique ou bien les jeunes sont-ils allés au cinéma parce qu’ils ont entendu la chanson à la radio ou vu le clip à la télé ? Les deux évidemment. En tout cas, l’association du groupe new wave écossais et d’un cinéaste américain, très fan de leur son, a parfaitement fonctionné. Au-delà de toute attente puisque le film rapporte cinquante fois la mise de départ.

    Ainsi quand en pleine tournée promo pour le nouvel album en France, Jim Kerr reçoit un appel dans sa chambre d’hôtel, il ne sait pas quoi répondre à sa firme de disques quand elle lui annonce que le single est N°1 aux Etats-Unis. La nouvelle pour celui qui se considère toujours comme un petit gars de Glasgow est énorme. Jim raccroche : tu es numéro UN en Amérique, comme les Beatles 20 ans plus tôt, ils étaient les premiers Britanniques, mais aussi comme dans la chanson de Frank Sinatra. C’est un feu d’artifice dans sa tête. Mais voilà, il est six heures de l’après-midi, et Jim est seul dans sa chambre. Il est le seul des Simple Minds à l’hôtel d’ailleurs. Pas de GSM à l’époque. Que faire ? Il faut fêter ça ! Et bien que Jim ne boive pas, ce qui pour un Ecossais est assez rare, je vous l’accorde, il descend au bar.

    Ouvrez-moi une bouteille de champagne ?

    Vraiment ? Quel champagne ?

    J’en sais rien, du bon !

    Ah on fête quelque chose, là. Combien de verres ?

    Euh, un. Je fais partie du groupe de rock qui est descendu dans votre hôtel et je viens d’apprendre qu’on est N°1 aux États-Unis.

    Évidemment, pompette dès le premier verre. Jim est complètement jeté dès le troisième et lance un franc Mettez un verre à cet homme, dès qu’un mec entre dans le bar. Ah ben oui, c’est pas rien d’être devenu Frank Sinatra du jour au lendemain, faut assurer. Et même si personne ne le croit ce soir-là, s’il s’est ruiné en addition, et même si le lendemain tous ses cheveux se sont mis à pousser à l’intérieur du crâne, comme Jim l’a dit, N°1 aux USA, il fallait que ce soit fait.

    Quelques mois plus tard sort l’album Once Upon A Time, déjà le septième pour Simple Minds, mais le premier sur lequel ils alignent cinq hits et se mettent à vendre des millions de disques, avec toutefois, des chansons engagées, comme leurs copains de U2. Tenez, celle-ci qui parle des femmes polonaises dont les maris, opposants à la Russie soviétique, ont disparu depuis longtemps sans laisser de traces, n’est pas des moindres.
    7 min
  • Il était une fois Simple Minds (Episode 4)
    Pour tous ceux qui ont connu le début des années 80, le nom de Simple Minds occupe sûrement une place particulière. Évidemment, on n’était pas des milliers en mars 82 et 84 à l’Ancienne Belgique, alors le temple de la New Wave avec le Beursschouwburg. Mais l’ambiance y était. Par contre, on était des dizaines de milliers en 83 à Torhout et Werchter. Les examens étaient finis et les vacances commençaient avec U2, l’après-midi, et Simple Minds qui concluaient la soirée, juste avant la tête d’affiche, Peter Gabriel. Les Minds n’avaient alors jamais joué devant un public aussi nombreux, et c’était chez nous.

    Jim Kerr ne portait pas encore les pantalons comme des oreilles d’éléphant qu’il allait arborer deux ans plus tard sur la scène du Live Aid, le plus grand festival de tous les temps. Il était alors la plus crédible incarnation du nouveau David Bowie, celui que toute la New Wave imitait de Depeche Mode à Duran Duran, en passant par Gary Numan.

    Mais Jim Kerr n’imitait pas Bowie. Il adoptait une attitude particulière sur scène, tous les yeux étaient focalisés sur lui, un charisme dingue, on n’avait plus vu ça … ben, depuis David Bowie.

    Et il faut bien ça. Car autant U2 est un groupe dont on identifie très bien depuis le début, ses quatre membres, autant on s’y perd avec Simple Minds. Ils changent de personnel quasiment à chaque album, voire single. Et comme ils ont sorti sept 33 Tours en l’espace de six ans, ça fait du mouvement. Non, vraiment, de Simple Minds on ne retient que Jim Kerr, et puis le guitariste Charlie Burchill, le seul à être aussi présent depuis le début. Mais bon, ça le fait d’avoir un poster de Simple Minds dans sa chambre ou son kot, au début des années 80. Ce nom étrange et ces images insolites qui servent de pochette à leurs 30 cm, ça vous pose un max devant les copains et les copains des copains. C’est branché, Simple Minds ! Alors comme à l'époque, il n’y a pas internet, y a des gars qui prétendent que ça veut dire les “simples d’esprits”. Sauf qu’en anglais on place l’adjectif avant le nom, et donc, ça fait “esprits simples”.

    OK, ça reste pas beaucoup plus valorisant. Sauf que, et on y revient, ça vient d’une chanson de David Bowie. Oui, dans Jean Genie, époque Ziggy Stardust … et dans le contexte, ça correspond tellement bien à la mentalité des Ecossais qu’ils sont. C’est vrai, quand vous entrez dans un pub en Ecosse, vous ne restez pas seuls, on vit ensemble, et on chante à tue-tête le vendredi soir avec le gars qui vient jouer avec sa guitare pour mettre l’ambiance. Sept ans après avoir choisi ce nom, les Simple Minds sont bien loin de l’arrière-salle de leur pub de Glasgow, ils sont sur le toit du monde parmi les groupes britanniques qui vendent le plus de disques, avec Dire Straits, Queen et Duran Duran …

    7 min
  • Il était une fois Simple Minds (Episode 3)
    C’est l’époque qui voulait ça, dans les années 80, énormément de mythes circulaient à propos des groupes, chanteurs et chanteuses. On n’avait rien sous la main pour vérifier ce que des gars disaient à propos d’untel ou untel, les articles étaient rares dans la presse et les journalistes des magazines spécialisés étaient souvent logés à la même enseigne que leurs lecteurs. En clair, on ne savait rien des mecs qu’on écoutait en boucle, à part ce qui était écrit sur les pochettes de leurs disques. Alors, un groupe comme Simple Minds, vous pensez si on en a entendu au milieu des années 80. Tenez, à propos de leur énorme tube de l’été 85, Don’t you forget about me … ben la chanson n’est pas d’eux. Ah bon ? Vérification faite sur le disque, ben ouais. Merde, c’est Keith Forsey. En résumé, c’est un transfuge, un british venu du monde crypto rock allemand des années 70 qui devient le batteur de Donna Summer mais produit aussi Billy Idol, puis écrit des musiques sur la BO de Flashdance et Ghostbusters. Et justement il est approché par une jeune cinéaste américain pour un projet nommé The Breakfast Club. Ça raconte le samedi de quelques ados en retenue dans leur école. Et comme ce cinéaste est fan de New Wave british, il veut Simple Minds.

    Les gars écoutent la chanson, mais non. On veut bien en faire une mais on l’écrit nous-mêmes. Mais leur manager étant convaincu que le générique d’un film américain, c’est bien pour percer le marché, il insiste et leur fait voir une copie du film …

    A la sortie, ça reste non. Qu’est-ce qu’on en a à foutre des problèmes d’étudiants amerloques. C’est quoi ces heures de retenue ? Ça n'existe pas chez nous, en Écosse. Bon, OK, on se rend. Keith Forsey et John Hugues approchent Billy Idol mais c’est non aussi, il fait un alors un carton monstre, et puis Bryan Ferry mais là encore, pas de bol, il sort disque sur disque solo et ne tient pas à embrouiller les cartes. Alors qui ?

    Et là, il se trouve quelqu’un à qui la chanson a plu. C’est Chrissie Hynde, la chanteuse des Pretenders. Et qui est depuis peu la femme de Jim Kerr. Et ce que femme veut … Bref, les Simple Minds se retrouvent avec Keith Forsey. Fais voir un peu ta chanson … ouais pas mal. Écoute, on va la faire mais je vais changer les paroles au début et à la fin OK ? A-t-il manqué de temps ? En tout cas, le jour de l'enregistrement, Jim Kerr envoie un hey Hey Hey au début et des Lalalalala à la fin. Je vais combler après, dit-il, je reviendrai. Jim ne reviendra pas, la chanson sortira comme ça et bingo. C’est les gimmicks que tout le monde a retenu, et aussi le premier et dernier numéro 1 de Simple Minds aux États-Unis. Alors, on va l’ajouter sur le nouvel album finalement, qui sort fin de l’année 1985.
    8 min
  • Il était une fois Simple Minds (Episode 2)
    Il y a quarante ans exactement, beaucoup d’entre nous se faisaient une fête d’aller chez le disquaire acheter le nouvel album de Simple Minds, ou l’un de ses cinq singles qui ont tous fait un tube … Ah oui, album de platine en Belgique quand même. Là, on a largement débordé du cadre des fans de New Wave pure et dure qui suivaient le mouvement depuis maintenant six ans. En Grande-Bretagne, c’est carrément trois fois platine, 900.000 albums pour un pays alors de moins de 60 millions d’habitants et aux États-Unis, ça démarre vraiment pour eux avec un demi-million.

    Évidemment, le générique final d’un certain film y est pour quelque chose … et bien sûr les têtes d’affiche du Festival Torhout Werchter aussi, avec leurs demi-frères de U2. C’est bien simple, U2 et Simple Minds sont alors les deux noms que tout le monde cite quand on parle de New Wave. Il est déjà loin le temps où les Simple Minds étaient un groupe punk rock de Glasgow qui se faisaient appeler Johnny and the self abusers, très loin cette voix cavernale, quasiment d’outre tombe de Jim Kerr qui annonaient des paroles avec toute la joie d’une homélie funèbre. D’ailleurs combien d’entre vous n’ont pas entendu des copains ou copines dire à l’époque : Simple Minds, je les préférais avant, quand ils faisaient de la New Wave. Maintenant, c’est du commercial, ils ont vendu leur âme au dieu dollar.

    Ah ben oui, c’était ça, aussi, les années 80. Si vous étiez vraiment rock, vous ne mettiez pas un pied à Champs Élysées ou chez Jacques Martin. Un certain Philippe Manoeuvre dans les Enfants du rock le samedi, tard le soir, était là pour blâmer tout ce qui était formaté pour le grand public. Et c’est vrai qu’on a tous été étonnés quand en 1981, on a entendu le nouveau 45 Tours de Simple Minds sur les longues ondes des radios périphériques françaises, c’était juste improbable …

    Mais voilà, les temps changent, les années 80 sont les années 45 Tours et vidéoclips. Genesis et Queen sont devenus les rois du single, alors pourquoi pas Simple Minds. Car il faut leur laisser ça, aux Minds, quand on écoute leurs disques, on ne peut pas dire qu’ils ont troqué leurs instruments pour plaire aux fans de variétés françaises, ça envoie toujours. Ça envoie même plus qu’avant. Il faut dire que le producteur de leur nouveau disque est un gars qui a fait ses armes sur les premiers albums de Bruce Springsteen, produit le premier tube mondial de Patti Smith … ainsi que, l’année précédente, l’album live de U2, qui a révélé le groupe au public rock américain via MTV … Et franchement, ce titre, depuis quarante ans, on ne s’en est jamais lassé …

    9 min
  • Il était une fois Simple Minds (Episode 1)
    Les années 80, ça nous plaît, hein. La bonne musique funky, la pop électro, les synthés, la liberté de ton, la grosse éclate permanente. Franchement, on a vécu pire comme décennie, et probablement pas mieux. En 1985, on était au beau milieu du parcours et franchement, si on nous avait dit que cela n’allait pas durer ainsi, on se serait tous mis à freiner des quatre fers pour y rester le plus longtemps possible.

    Et donc aujourd’hui, un tas de gens nous disent tout le bien qu’ils pensent de ces années 80 même s’ils n’étaient pas nés ou étaient haut comme trois pommes, et encore, seulement à la fin. Et donc, je peux vous dire que les vivre, c’était quelque chose. Tenez 1985, on nous bassine toujours, et à raison, le même Live Aid mais grands dieux, il ne s’est pas passé que ça. 1985, c’est l’année du triomphe sans précédent de Dire Straits, quatre hits phénoménaux sur le même album … l’année où le Thriller de Michael Jackson atteint les 42 millions ‘exemplaires … du retour phénoménal de Kate Bush … et où Phil Collins règne sans partage sur le métier du disque … 1985, c’est bien l’album Positif de Jean-Jacques Goldman … du premier album de Jeanne Mas … Serge Gainsbourg remplit le Casino de Paris, Luc Besson débarque avec son ovni Subway, et puisqu’on parle cinéma, on court voir par millions Trois hommes et un couffin, Rambo II, Retour vers le futur, Out of Africa et un film pour ados, avec des ados, intitulé The breakfast Club.

    Pour nous, en Europe, et surtout en Belgique, le mec qui chante le générique final, on le connaissait déjà depuis des années, c’est Jim Kerr de Simple Minds. Mais pour la plupart des Américains, c’est une découverte qui vaut au groupe leader de la New Wave de faire une improbable percée dans ce pays où le son de cette musique ne s’est pas encore vraiment imposé.

    Le succès énorme et surprise du single vaut à Simple Minds d’être du bon côté de l’Atlantique le jour du Live Aid, à Philadelphie. Ah ben oui, quand U2 fait ce qui est pour nous, sa légendaire prestation sur la scène de Wembley vers 17.15, il est 9.15 à Los Angeles. Pas évident d’être devant sa télé. Tandis que pour Simple Minds, il est 14.00, un jour de week-end. Tout est dit. Alors justement, l’album que le groupe doit sortir à l’automne, pas question de le rater ; il est d’autant plus attendu que la prestation de Jim Kerr a été remarquée au Live Aid. Ah, il sort du lot, le gars, il a une attitude particulière, bien rodée par des années de succès à travers l’Europe.

    Et de fait, ce septième album de Simple Minds, qui s’intitule Once Upon A Time, je ne dois pas vous traduire, c’est le Purple Rain de Simple Minds : non seulement celui qui se vendra le plus, grâce au marché américain, mais aussi le meilleur d’un groupe qui nous en avait pourtant déjà sorti de solides. Quarante ans plus tard, avec ses cinq tubes devenus des classiques, il marque d’une pierre blanche le milieu d’une décennie d’exception. Car parmi tant d’autres chefs d'œuvres inoxydables parus cette année-là, il est le révélateur du fait que jamais la musique pop n’a atteint un tel niveau de qualité et de production. Et quand on mettait l’album sur la platine, il commençait comme ceci …

    10 min
  • Les étoiles de Nostalgie (5) : Rick Davies
    C’est sûr, la disparition de Rick Davies a ému des millions de gens lors de cette rentrée 2025. Le 6 septembre au soir, beaucoup d’albums de Supertramp dont il est le fondateur, le claviériste et la seconde voix, ont dû tourner sur des platines et des plateformes. Que de souvenirs ! Et quelle voix particulière ! Quand en 1969, il croise un milliardaire hollandais qui lui promet de le produire s’il monte un nouveau groupe, Rick Davies, 25 ans, a déjà vécu beaucoup de choses. Adolescent, il avait monté son premier rock band dans son Swindon natal, dans le sud-ouest de l’Angleterre. Comme disait sa mère, la musique est la seule chose dans laquelle Rick était bon à l’école ...

    10 min
  • Les étoiles de Nostalgie (4) : Robert Redford
    La nouvelle de la disparition de Robert Redford, à l’âge de 88 ans, a ravivé bien des souvenirs et des braises encore rouges dans l’âtre de nombreux cœurs. Et, là, en cette soirée du 18 août 2025, des images reviennent : ses cheveux blonds, son regard d’acier, son sourire de soleil californien, et cette élégance un peu mélancolique. Butch Cassidy et le Kid, L’Arnaque, Out of Africa, Nos plus belles années, Les hommes du président sont reprogrammés les jours suivants à la télé, sur les plateformes, car Redford, c’était le cinéma américain dans tout ce qu’il avait de plus noble et de plus photogénique.

    Car oui, d’où lui vient cette distance avec le cinéma hollywoodien, lui qui est né à Santa Monica, Los Angeles, en plein âge d’or du cinéma américain ? Peut-être ses origines puisqu’il est un des descendants d’un des pionniers de l’Amérique, le huguenot wallon Philippe de Lannoye, jeune aristocrate de l’actuelle frontière belgo-française, alors territoire des Pays-Bas. Le tout s’est mélangé au fil des générations à du sang anglais, écossais, irlandais. Alors on ne s’étonne pas de croiser des peintres qui l’ont croisé ou fréquenté dans les écoles d’art de Paris, Florence au cours des années 50.

    De retour aux Etats-Unis, Robert se fixe à New York où il étudie à l’académie américaine d’arts dramatiques. Broadway n’est pas loin, c’est une évidence, il convainc dès ses débuts en 1959 et enchaîne les pièces, trouvant le succès deux ans plus tard dans Sunday in New York puis Barefoot in the park, trois saisons à guichets fermés qui lui valent d’attirer l’attention de réalisateurs comme Sidney Pollack, George Roy Hill. Tous voient en lui ce mélange unique de virilité et de doute, d’homme fort et vulnérable, loin des clichés de John Wayne. Et quand il forme son duo avec Paul Newman dans Butch Cassidy et le Kid, c’est l’explosion médiatique. Le public ne voit plus un “joli garçon”, mais l’ami qu’on rêve d’avoir, le type loyal, silencieux, un peu insaisissable. Pas comme Steve McQueen, hein, Redford, c’est autre chose.

    Car il sera et est resté aussi celui qui aura refusé, malgré l’accumulation de triomphes cinématographiques, son star system. Il a ainsi fondé son festival de Sundance pour soutenir le cinéma indépendant, et continué à défendre des causes environnementales pendant plus de cinquante ans. Robert Redford, c’est au fond, l’homme sauvage qui n’a jamais voulu être une star. Pas loin de celui qu’il interprète admirablement dans Out of Africa. Et quand on lui demande s’il regrette d’avoir été réduit à sa beauté, son physique, il répond : “Je n’ai jamais compris pourquoi on me trouvait beau. J’ai toujours eu l’impression de devoir le mériter.” Et c’est parce qu’il le mérite qu’on n’en a pas fini avec ces gens, jeunes ou pas, qui découvrent ses films dans le monde.
    4 min
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    Le 30 janvier 2025, on avait appris la triste nouvelle de la disparition de Marianne Faithfull, à l’âge de 78 ans. On la pensait oubliée et pourtant, toute la toile s’était éclairée d’images prouvant que la petite princesse des années 60 et son comeback retentissant au début de la new wave avait laissé une empreinte indélébile dans beaucoup de vies. Alors pourquoi ne pas retourner, l’espace d’une soirée, assister à un de ces moments qui ont compté énormément dans la légende de notre pop culture ...

    7 min

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