Peindre, une nécessité, un besoin, un désir permanent. Passer sa vie à peindre, parce que "ça en vaut la peine" dit l'artiste d'origine valaisanne Alexandre Loye, qui vit à Lausanne depuis une trentaine d'années. Grandir dans un tout petit village valaisan auprès d'un père artiste, Pierre Loye, et d'une mère au tempérament créatif. Voilà qui donne le ton à une enfance assez solitaire. Inscrit aux Beaux-Arts de Genève (c'est ainsi que se nommait encore la future Head), il fait ses gammes à sa manière, lui qui a déjà des années de pratique de dessin et de peinture. Il fait le choix de vivre de la peinture, assumant un mode de vie à la fois précaire et libre. Il chemine, travaillant à une œuvre enfin davantage montrée au public. Comme cette importante exposition présentée au Manoir de Martigny il y a une année, événement assorti d'une monographie publiée chez Art&fiction qui permet au lecteur.trice d'entrer en peinture en compagnie de Loye.
Depuis 17 ans, le peintre Alexandre Loye a élu domicile dans un atelier situé près du musée romain de Vidy, aux abords du lac, à Lausanne. Dans un garage animé de piles de tableaux, de disques, de cahiers, tout est en travail. Un chaos apparent qui devient organique pour l'artiste qui a besoin de travailler tous les jours dans cet endroit. Des vacances? Très peu pour lui, sa peinture se vit en continuité.