Comédienne, metteuse en scène, réalisatrice, dramaturge et animatrice radio — sans oublier les multiples métiers quʹelle a incarnés à lʹécran, de journaliste à avocate, en passant par maman (oui, cʹest un sacré boulot aussi). Franco-suisse, Laetitia Dosch mène une double carrière. Au cinéma, elle tourne notamment pour Justine Triet et les frères Larrieu, et est nommée au César du meilleur espoir féminin en 2018 pour Jeune femme de Leonor Serraille. Sur scène, elle crée ses propres projets et collabore avec François Gremaud et ses anciens camarades de la Haute École des arts de la scène, La Manufacture à Lausanne. Son style ? Entier, engagé, conscient, voire sensible au vivant qui lʹentoure, maniant parfois la provocation, appréciant lʹhumour, toujours soucieuse dʹaller au fond des choses. En 2024, le " Procès du chien ", son premier long-métrage personnel, a remporté le " Palm Dog " du Festival de Cannes, pour la performance de Kody, un griffon, son partenaire à lʹécran.
Une série proposée par Thierry Sartoretti.
Cette année 2025, presque par hasard, voici Laetitia Dosch dans le manteau noir de Mère Courage, poussant un énorme globe sous la direction de la metteuse en scène Lisaboa Houbrechts. Au théâtre, on la retrouve plus souvent dans ses propres créations : exercices dʹéquilibre entre humour et tragédie, explorant les limites de la blague, exprimant sa " Hate " avec un cheval ou livrant ses miniatures psychiatriques dans " Un album ". Un rôle est-il un costume que lʹon endosse et abandonne, ou une part de soi livrée au public ?