Une marginale intégrée : cʹest ainsi que se définit lʹécrivaine Bessa Myftiu. Elle naît à Tirana, entourée par dʹimpressionnantes figures familiales – notamment un père héros de guerre dès lʹenfance, puis écrivain dissident. Son existence tourne en 1991, lorsquʹelle visite la Suisse, alors jeune mère. Venue par hasard et par curiosité, elle ne quittera plus ce pays. Le français y devient rapidement sa langue dʹexpression littéraire. Autrice de romans, poèmes, nouvelles et essais, elle forme également les futurs enseignants, profondément convaincue de la valeur éducative de la littérature, de lʹécriture et des récits.
" Je mʹétais faite à lʹidée que jamais je ne sortirais dʹAlbanie. Ça a été la force de toute une génération : on essayait de faire de nécessité vertu, de trouver le bonheur avec les moyens quʹon avait. " Les histoires racontées font partie de cet univers. A sept ans, Bessa Myftiu écrit son premier poème, suivi de contes. Des textes quʹelle échange à son frère contre des pommes sucrées…