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Cette année, le festival FOTR invite un artiste montréalais d’origine haïtienne, Waahli, à présenter sa musique. Mêlant français, anglais et créole-haïtien, il promet au public de Yellowknife une performance énergique et rassembleuse, entre danse, émotions et réflexion.
Cette année, le festival FOTR invite un artiste montréalais d’origine haïtienne, Waahli, à présenter sa musique. Mêlant français, anglais et créole-haïtien, il promet au public de Yellowknife une performance énergique et rassembleuse, entre danse, émotions et réflexion.
L’entrevue présente Justine Giles, compositrice-interprète originaire de Sudbury et basée à Calgary. Elle explique avoir vécu dans plusieurs villes au Canada pour trouver sa place dans l’industrie musicale, et dit aussi s’intéresser à l’éducation artistique et au mentorat. Elle revient sur ses débuts en musique, influencés par son père, musicien actif en tournée dans plusieurs groupes. Elle raconte avoir grandi dans un environnement où le théâtre, les arts et le chant étaient valorisés, et précise qu’elle écrivait déjà de la poésie avant de commencer à écrire des chansons à l’adolescence. Justine décrit sa musique comme difficile à classer, mais marquée par des influences folk, folk-pop et adulte contemporain. Elle dit accorder une grande importance aux paroles et à la narration, tout en ayant exploré d’autres couleurs comme le country et le blues. Elle souligne qu’en solo, une chanson forte et une histoire forte restent centrales. Après la diffusion d’une chanson, elle parle des thèmes récurrents dans son écriture, notamment l’appartenance, le déracinement et la recherche de communauté. Elle évoque aussi ses anciennes chansons sur les peines d’amour, la perte et le deuil, puis explique que ses textes abordent désormais davantage la relation à soi, l’image corporelle et les messages transmis à un public composé en partie de jeunes femmes. Elle dit que l’écriture est devenue pour elle une forme de thérapie et un espace sûr pour exprimer ce qu’elle a du mal à dire autrement. Selon elle, les auditeurs se reconnaissent ensuite dans ses chansons et partagent leurs propres histoires en spectacle. Enfin, elle parle de son rôle d’artiste en résidence et mentor pour Folk on the Rocks en 2025-2026. Elle décrit cette expérience comme importante, à un moment où elle cherchait un nouveau défi et une nouvelle façon de créer des liens. Elle raconte que son arrivée à Yellowknife lui a rappelé Sudbury et lui a donné un fort sentiment d’appartenance. Elle mentionne aussi son séjour à la fin de 2025, son premier aperçu des aurores boréales et le travail réalisé avec des artistes locaux.
L’entrevue présente Justine Giles, compositrice-interprète originaire de Sudbury et basée à Calgary. Elle explique avoir vécu dans plusieurs villes au Canada pour trouver sa place dans l’industrie musicale, et dit aussi s’intéresser à l’éducation artistique et au mentorat. Elle revient sur ses débuts en musique, influencés par son père, musicien actif en tournée dans plusieurs groupes. Elle raconte avoir grandi dans un environnement où le théâtre, les arts et le chant étaient valorisés, et précise qu’elle écrivait déjà de la poésie avant de commencer à écrire des chansons à l’adolescence. Justine décrit sa musique comme difficile à classer, mais marquée par des influences folk, folk-pop et adulte contemporain. Elle dit accorder une grande importance aux paroles et à la narration, tout en ayant exploré d’autres couleurs comme le country et le blues. Elle souligne qu’en solo, une chanson forte et une histoire forte restent centrales. Après la diffusion d’une chanson, elle parle des thèmes récurrents dans son écriture, notamment l’appartenance, le déracinement et la recherche de communauté. Elle évoque aussi ses anciennes chansons sur les peines d’amour, la perte et le deuil, puis explique que ses textes abordent désormais davantage la relation à soi, l’image corporelle et les messages transmis à un public composé en partie de jeunes femmes. Elle dit que l’écriture est devenue pour elle une forme de thérapie et un espace sûr pour exprimer ce qu’elle a du mal à dire autrement. Selon elle, les auditeurs se reconnaissent ensuite dans ses chansons et partagent leurs propres histoires en spectacle. Enfin, elle parle de son rôle d’artiste en résidence et mentor pour Folk on the Rocks en 2025-2026. Elle décrit cette expérience comme importante, à un moment où elle cherchait un nouveau défi et une nouvelle façon de créer des liens. Elle raconte que son arrivée à Yellowknife lui a rappelé Sudbury et lui a donné un fort sentiment d’appartenance. Elle mentionne aussi son séjour à la fin de 2025, son premier aperçu des aurores boréales et le travail réalisé avec des artistes locaux.
Jonnie Melancholy, de son vrai nom John Macaulay, est un musicien originaire de l'île de Wight au Royaume-Uni. Lors de son interview avec Radio Taïga, il partage son parcours musical et le processus qui l'a conduit à adopter son nom de scène. Selon lui, il a longtemps cherché un nom unique qui refléterait son style artistique et se distinguerait de ses pairs. C'est lors d'un événement de musique emo, où il se produisait pour le festival Steadily Deadly, qu'un ami lui suggère le nom de Johnny Melancholy. Cette appellation, qui évoque un style poétique et mélancolique, correspond parfaitement à l'essence de sa musique, mêlant des thématiques de tristesse et de nostalgie. Jonnie évoque son arrivée à Yellowknife en 2022 et l'impact que la scène musicale locale a eu sur son écriture. Avant de s'établir dans les Territoires du Nord-Ouest, il avait déjà écrit quelques chansons, mais il admet ne pas avoir trouvé sa véritable voix. La communauté musicale de Yellowknife, composée d'autres artistes avec qui il a pu collaborer, a été une source d'inspiration majeure et a joué un rôle essentiel dans son développement artistique. Il souligne l'importance de cet environnement collaboratif pour sa créativité et sa croissance en tant que musicien. Lors de l'interview, Jonnie révèle que la musique est devenue un moyen pour lui d’exprimer ses émotions et de traiter ses expériences personnelles, notamment les thèmes de l'amour, de la perte et du chagrin. Au fil du temps, alors que ces défis personnels s'estompaient, sa réflexion s'est élargie pour aborder des sujets plus complexes de la vie. Il a récemment écrit une chanson qui questionne les regrets et l'idée de pouvoir revenir en arrière pour changer ses choix. Cette introspection l'a amené à comprendre qu'il est essentiel de laisser derrière soi les inquiétudes passées pour se concentrer sur le présent et apprendre à s'aimer soi-même. Il partage également les secrets de son processus d'écriture, décrivant un cheminement brut et authentique. Jonnie explique qu'il lui a fallu du temps pour comprendre comment composer une musique efficace. Ce n'est qu'après des échanges avec d'autres musiciens qu'il a réellement réussi à se lancer. En utilisant des riffs et des sons qui lui plaisent, il laisse ses émotions guider le résultat final, procédant à des ajustements au fur et à mesure. Son morceau "Time to Leave", qu'il a récemment publié sur sa chaîne YouTube, illustre ce processus et ses émotions. Les inspirations musicales de Johnny sont variées, allant d'artistes comme Ben Howard et Seth Lakeman à Paolo Nutini. Il mélange ces influences avec son amour pour le pop-punk, souhaitant intégrer des éléments acoustiques dans sa musique tout en cette légèreté. Il aspire à créer des morceaux qui capturent l'essence de la lumière et de l'ombre, évoquant des sentiments profonds chez les auditeurs. En conclusion de l'interview, Jonnie Melancholy souligne son souhait de continuer à évoluer en tant qu'artiste et d'explorer de nouvelles dimensions de sa créativité musicale, tout en se souciant de la connexion émotionnelle qu'il établit avec son public.
Carmen Braden, une musicienne originaire de Yellowknife, est l'invitée de l'émission "La Longe Actualité musicale au territoire du Nord-Ouest" sur Radio Taïga. Dans cette entrevue, elle partage son parcours artistique, ses influences musicales et son processus créatif. Avec plus de quinze ans d'expérience en tant que musicienne en résidence, Carmen se décrit comme une compositrice traversant divers genres, notamment la musique classique et le folk, tout en composant pour des performances en direct. Carmen évoque les artistes qui ont façonné son identité musicale, notamment des figures emblématiques canadiennes telles que Sarah McLachlan et Alanis Morissette, ainsi que des auteurs-compositeurs comme Joni Mitchell et Leonard Cohen. Ces influences l'ont guidée vers une écriture de chansons riche en émotion et en narration. Elle explique également comment la musique classique, à travers des compositeurs comme Debussy, a élargi sa compréhension de la musique et lui a offert des inspirations écologiques, reflétant son environnement. Au sujet de sa musique, Carmen nous emmène dans de nouveaux univers émotionnels. Elle parle de la manière dont sa vie familiale et ses expériences quotidiennes avec ses enfants l'inspirent à créer. Cette dimension de liberté et de créativité débridée se retrouve dans ses compositions, qui mêlent joie et réflexions plus sombres. Son dernier album, "A Hard Light", produit par Marc Adam, marque le fruit d'une démarche approfondie où elle aborde des thèmes comme la parentalité et les réflexions sur le passage à la quarantaine. Carmen détaille également la genèse de cet album, qui s'inscrit dans une continuité avec son précédent travail, écrit durant la pandémie. Elle a exploité des idées de son troisième album pour les approfondir, intégrant des sonorités plus riches et des éléments narratifs plus complexes. Les chansons évoquent des luttes personnelles et des moments de connexion, se saisissant ainsi des défis et des joies inhérents à la vie familiale. En outre, Carmen évoque l'influence de vivre dans le Nord canadien sur sa musicalité. Elle souligne la précieuse communauté artistique qui soutient son travail, lui permettant de poursuivre sa carrière musicale. Carmen parle également de son intérêt pour l'écologie sonore, une notion qui lui a permis d'apprécier la richesse subtile de son environnement, en soulignant l'importance d'écouter les nuances des sons qui l'entourent, comme ceux des lacs gelés ou de la nature environnante. Enfin, l'interview conclut sur la manière dont Carmen transpose ces concepts acoustiques dans sa musique. Elle se projette vers l'avenir avec une anticipation de nouvelles découvertes sonores à intégrer dans son art. L'émission promeut également son travail et encourage les auditeurs à explorer sa musique sur diverses plateformes de streaming et à découvrir sa chaîne YouTube, où elle propose des vidéoclips captivants et innovants, témoignant de son engagement à repousser les limites de la création musicale.
Dans cette émission spéciale de Radio Taiga, diffusée en direct du festival Folk on the Rocks, l'équipe a plongé dans l'ambiance joyeuse et festive de l'événement qui se déroule sur les rives du lac Long. Après une première journée marquée par un orage, les animateurs ont ouvert le bal en remerciant les partenaires qui ont rendu l'événement possible, tels que Falcon The Rocks et Yellowknife Motors, avant de présenter un programme chargé comprenant des interviews d'artistes, des mini-concerts, et des chroniques réalisées par des bénévoles.
L'émission a débuté avec Cécile-Antoine Maisonnade qui a mis en lumière la direction artistique du festival, invitant des figures clés telles que Teresa Orozco, la directrice générale du festival, et Carly McFadden, la directrice artistique. Elles ont parlé des défis rencontrés en raison de l'orage ayant interrompu la première nuit de spectacles, tout en rassurant le public sur la reprogrammation des artistes. Ce segment a également mis l'accent sur l'esprit communautaire qui anime le festival.
Les interviews ont continué avec une série d'artistes montants, tels que le groupe Hi-Fi de Yellowknife, The Johnnies, et Véronica Blackhawk, chacun partageant des anecdotes sur leur expérience au festival. Les discussions ont révélé les préoccupations des artistes concernant les conditions climatiques et la logistique des événements, tout en apportant une touche personnelle à leurs récits. Un engouement palpable a été noté pour les performances à venir, avec des artistes se réjouissant de la diversité musicale présente.
L'émission a également abordé les questions de sécurité et de santé des festivaliers, introduisant un kit de sécurité distribué sur le site, qui comprend des préservatifs, des bandes de test de fentanyl et des informations sur l'usage responsable des substances. Ce volet a permis de sensibiliser le public à une consommation éclairée tout en restant dans le ton festif de l'événement.
En parallèle, une attention particulière a été accordée aux expériences et aux défis des bénévoles, qui jouent un rôle crucial dans l'organisation du festival. Ils ont partagé leurs perspectives sur la manière dont la collaboration et le travail d'équipe sont essentiels pour que tout fonctionne bien durant ce grand événement.
Tout au long de la diffusion, des performances musicales en direct ont été intégrées, apportant une ambiance authentique et vivante à l'émission. Le groupe Merv XX Gotty a captivé l'audience avec un morceau nommé "Jiu-Jitsu", tandis que d'autres artistes ont également fait entendre leur voix. Chaque prestation a non seulement mis en avant le talent des musiciens mais a aussi renforcé le sentiment d'appartenance à une communauté artistique vibrante.
Enfin, le festival a permis des échanges enrichissants, transformant chaque concert en une expérience partagée, marquée par la convivialité et le partage des cultures. L'émission de Radio Taiga a ainsi réussi à capturer l'essence même de Folk on the Rocks, un événement qui célèbre non seulement la musique, mais aussi les liens humains profondément ancrés dans la région du Nord.
Au terme de cette journée riche en émotions et en découvertes, les animateurs ont remercié tous ceux qui ont contribué à faire de cet événement un succès retentissant, tout en promettant de revenir l'année prochaine pour une nouvelle aventure sonore et humaine.
L'entrevue avec Eli Camilo, trompettiste et chanteur principal du groupe Dumaï Dunaï, explore les origines et la dynamique créative de ce collectif musical basé à Montréal. Composé de membres originaires d'Ukraine et de Bulgarie, Dumaï Dunaï fusionne des styles musicaux variés, notamment la musique slavique, le dub et le punk, tout en intégrant des éléments traditionnels de l'Europe de l'Est avec une touche moderne. Elie remonte à l'année 2016 pour expliquer comment l'idée du groupe a germé en lui, et comment, après avoir collaboré avec de nombreux musiciens montréalais au fil des ans, il a finalement réussi à rassembler les talents nécessaires pour donner vie à son projet. Le groupe se compose de sept artistes aux parcours diversifiés qui représentent un véritable carrefour culturel. Eli évoque les disparités dans le processus créatif entre la musique folklorique d'Europe de l'Est, qui repose souvent sur un jeu collectif intuitif, et les méthodes plus structurées et intellectuelles observées en Amérique du Nord. Cette rencontre de cultures et de pratiques musicales engendre un enrichissement mutuel, donnant naissance à une musique qui transcende les frontières tout en honorant les traditions de chacun. Elie souligne que cette diversité influence fortement le son et l'approche artistique du groupe. Montréal, avec sa richesse culturelle et sa scène musicale vibrante, est au cœur de l'expérience de Dumaï Dunaï. Selon Elie, la ville a façonné leur identité artistique, leur permettant de s'immerger dans divers styles et genres musicaux. Il partage son amour pour l'esprit indépendant qui règne à Montréal, où les artistes prennent l'initiative de créer leur propre espace pour la musique. Cet environnement stimule la créativité et encourage l'inventivité, ce qui est essentiel pour le groupe dans son ensemble. La discussion se tourne ensuite vers l'importance des traditions musicales dans le monde contemporain. Elie exprime sa conviction que reconnaître d’où l'on vient est crucial, même dans un monde de plus en plus globalisé. Selon lui, les traditions ne doivent pas être mises de côté ou oubliées, mais plutôt adaptées et évoluées pour coexister avec les nouvelles technologies et les sons modernes. En mélangeant des éléments folkloriques avec des influences contemporaines, Dumaï Dunaï cherche à préserver l'héritage musical tout en le modernisant, permettant ainsi à chacune de leurs compositions de raconter une histoire à la fois ancienne et actuelle. Enfin, l’entrevue prend fin avec l’écoute d'une chanson tirée de leur album "Sometime Between Now and Never", sorti pour 2024. Le titre "Vesnianochka" met en avant la qualité musicale du groupe et constitue une invitation à découvrir leur univers. Eli mentionne également qu’ils seront en tournée à travers le Canada et en Europe cet été, et dévoile leurs projets pour un deuxième album à venir cet automne, ce qui suscite encore plus d'enthousiasme pour les fans de leur musique. L'entretien révèle donc une vision passionnante et constructive du processus artistique de Dumaï Dunaï, tout en laissant entrevoir un avenir prometteur pour le groupe.
Dans cet épisode de La Longe, Jeremie Albino, auteur-compositeur-interprète originaire de Toronto, partage son parcours musical et ses réflexions sur l'art de performer. Son héritage multiculturel, avec un père philippin et une mère québécoise, a façonné son approche unique à la musique. Il révèle que ses débuts en tant que musicien ont été marqués par des performances de rue, une manière qui lui a permis de surmonter sa timidité en se produisant devant des inconnus plutôt que devant sa famille et ses amis. Ces expériences de "busking" lui ont permis de créer une connexion magique et spontanée avec un public varié, un élément qu'il recherche encore dans ses concerts plus importants. Jeremie explique également le mélange de styles qui caractérise sa musique, notamment le L&B, le country et la soul. Influencé dès son plus jeune âge par des artistes tels que Neil Young et James Taylor, ainsi que par la musique Motown, il a su intégrer ces influences dans son propre son. Il exprime son affection pour la musique traditionnelle et "old-time", affirmant que différents genres sont interconnectés à travers leurs racines folk et blues. Cette compréhension de la musique lui permet d’explorer une palette sonore riche et diversifiée dans ses compositions. En parlant de ses performances, Jeremie décrit comment il se prépare mentalement et physiquement avant chaque spectacle. Il souligne l’importance de conserver son énergie, de rester calme et de se préparer adéquatement, surtout lors des tournées où l'énergie est constamment sollicitée. Sa générosité sur scène est palpable; il ressent une forte responsabilité d’engager le public et de partager des moments émotionnels à travers sa musique. Avec quatre albums studio à son actif, Jeremie partage les chansons qui lui sont chères, notamment "Early Morn", une pièce particulièrement intense qu'il interprète avec une profonde émotion chaque nuit, au point d'être parfois submergé par l'émotion. Cet aspect de sa musique démontre sa vulnérabilité et sa sincérité, des qualités essentielles qui résonnent avec son public. Durant l’épisode, il se remémore également des concerts mémorables, notamment un spectacle marquant dans sa ville natale à Toronto, qui fut une étape importante de sa carrière. Jeremie évoque l'importance de telles performances où il retrouve les personnes qui l’ont soutenu depuis le début de son parcours musical. Les moments de joie et de partage vécus lors de ces concerts renforcent son amour pour la musique et son engagement envers son art. Enfin, il parle des défis inhérents à la vie de musicien sur la route, des pannes de son véhicule aux imprévus de la tournée. Chaque expérience, qu'elle soit positive ou négative, contribue à sa croissance personnelle et artistique. Cette introspection lui permet d'apprécier davantage son rêve devenu réalité : parcourir le monde pour partager sa musique. Suivant cet esprit, il encourage les auditeurs à découvrir son travail disponible sur toutes les plateformes d'écoute, tout en exprimant sa gratitude pour la possibilité de vivre de sa passion.
Al Qahwa, un groupe musical torontois aux influences moyen-orientales, fut au cœur d'une interview sur Radio Taïga, où la leader Maryem Tollar nous a partagé son parcours musical fascinant. Originaire d'Égypte, elle émigre au Canada à l'âge d'un an et développe très tôt un intérêt pour la musique folk et pop. Sa carrière prend un tournant à ses 20 ans, lorsqu'un de ses frères, compositeur, lui suggère de prendre des cours de chant arabe. C'est ainsi qu'elle découvre un monde musical riche et diversifié, interagissant avec un public passionné par la musique du monde, au-delà des confinements culturels habituels. Maryam parle de l'impact de la scène musicale de Toronto sur leur groupe. Dans les années 1990, cette diversité lui a permis de rencontrer des musiciens d'horizons variés, créant un environnement propice aux collaborations. Au fil du temps, les poches musicales, autrefois segmentées par origines culturelles, se fondent pour donner naissance à des projets hybrides où se mêlent les influences arabes, turques et balkanique. Maryam évoque son sentiment d'appartenance dans cette ville, où chaque musicien apporte une touche unique, et où les nouvelles vagues d'immigrants facilitent cette ouverture et la créativité. L'interview aborde également l'apprentissage de la tradition musicale arabe, notamment les chants soufis, que Mariam a étudiés en Syrie. Elle décrit la complexité de la musique arabe, notamment à travers l'ornementation des chants, un défi qui lui a demandé un investissement personnel important. Elle se souvient d'une performance particulière avec une symphonie, où elle perdait la notion du temps en chantant, absorbée par l'impact émotionnel de la musique. Cette immersion dans l'art est au cœur de sa passion. Au-delà de la musique, Maryem souligne l'importance de son œuvre en tant qu'artiste arabe dans un contexte où les stéréotypes dominent. Elle utilise sa plateforme pour élever la voix des cultures souvent mal comprises et pour aborder des sujets sensibles comme le conflit israélo-palestinien. Elle s'efforce d'apporter de la sensibilisation et de mettre en lumière des perspectives souvent négligées. En le faisant, elle cherche non seulement à briser les murs culturels, mais aussi à encourager un message de paix et de coexistence. L'interview aborde aussi leur anticipation pour le festival Folk on the Rocks, où ils espèrent partager leur musique unique avec un public nouveau. Mariam exprime son enthousiasme à rencontrer des gens de Yellowknife, où elle espère que l'accueil sera chaleureux et que leur musique pourra trouver un écho. Ses attentes soulignent non seulement son désir de performance, mais aussi de connexion humaine à travers la musique, fusionnant les cultures et les expériences partagées. En somme, cette conversation offre un aperçu riche et nuancé de la carrière et des motivations de Maryem Tollar et du groupe Al Qahwa. Leur engagement à transcender les frontières musicales et culturelles tout en restant ancrés dans leurs racines est la pierre angulaire de leur art, portant un message de passion, d'amour et de désir d'harmonie.
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