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Or


La technologie va-t-elle trop loin en Chine ? Sur un modèle de Lynk & Co (groupe Geely), un passager a involontairement éteint les phares par une commande vocale. Et la voiture a terminé dans un rail de sécurité sur l'autoroute. Ce type de faille interroge. Comment a-t-on pu en arriver là ?
Dans un marché européen en baisse, la part de l'électrique continue de monter. Mais celle des hybrides aussi. Et à part le Diesel qui s'enfonce, à moins de 10 %, la part du moteur thermique reste ultra majoritaire.
Qui aurait pu croire un jour que la Chine viendrait dicter aux constructeurs occidentaux ce qu’il faut faire en matière d’interface homme-machine ? C'est pourtant ce qu'il va se passer. Pékin a décidé de dicter le retour aux boutons physiques (mettant fin ainsi au tout-écran) et de bannir les volants non conventionnels.
Et ça va gêner au moins un constructeur qui est allé loin dans ces domaines, Tesla.
Alors que les constructeurs adaptent leur stratégie dans l'électrique, en anticipant des difficultés (fin des aides aux USA, mais aussi en Chine), l'hybride apparaît au contraire comme la seule solution à court et moyen terme pour répondre aux besoins des clients. En Europe, et pas que. Une technologie qui légitime la stratégie de Toyota, le numéro 1 mondial (qui n'a jamais tant vendu) et qui inspire plusieurs constructeurs.
Le sport auto du futur au salon Hyvolution de l'hydrogène (avec l'ACO, Alpine, Ligier, Toyota), la présentation du futur musée M24 du Mans dans le cadre de Rétromobile, et enfin le nouveau salon Ultimate Supercar Garage avec des marques d'exception... C'était une bonne semaine. Et le public va pouvoir profiter de ces deux derniers salons jusqu'à dimanche.
La passion automobile est toujours là.
La différence est saisissante. D’un côté, une Europe qui met l’accent sur l’électrification, avec un peu moins de conviction qu’avant, mais avec de beaux salons, et de l’autre une Amérique qui se partage entre l’innovation à outrance et un retour à l’âge de pierre. Voilà mon sentiment suite aux différents salons qui ont eu lieu depuis le début de l’année.
En raison de la politique de Trump, la voiture électrique est reléguée au second plan. Le consumer electronics show fait plutôt la part belle à l'IA, au SDV (software defined vehicle) et à l'automatisation de la conduite. Nvidia et Uber veulent accélérer le passage au niveau 4.
En cette fin d’année 2025, on peut annoncer sans risque de se tromper que le chinois BYD a ravi la couronne de numéro 1 mondial de l’électrique à Tesla. Déjà, l’an dernier, le constructeur américain n’avait conservé son titre que d’un cheveu. Avec seulement 20 000 véhicules d’écart.
Cette année, BYD a pris une telle avance que l'écart ne peut plus être comblé. Et ce changement de leadership est assez logique.
En pleine trêve des confiseurs, la marque au losange annonce avoir réalisé un record d’efficience avec la Filante Record, vue en février dernier à Rétromobile. Elle a parcouru plus de 1 000 km avec la batterie de la Scenic E-Tech. Comment ne pas faire le lien avec la Jamais Contente, la voiture pilotée par Camille Jenatzy quand on sait que ce record a été réalisé à 100 km/h de moyenne et avec un véhicule électrique ?
Personne n’a gagné, personne n’a perdu. Les annonces aujourd’hui de la Commission Européenne sauvent les apparences. Bruxelles conserve l’objectif 2035, même si au lieu de 100 % de voitures électriques, on passe à 90 %.
Les 10 % d'émissions restants devront être compenséspar l'utilisation d'acier à faible teneur en carbone fabriqué dans l'Union, ou par l'emploi d'e-fuels et de biocarburants.
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