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À l’Hôtel de Lille, nous recevons Justin Morin. C’est un artiste français d’une trentaine d’années.
Ses oeuvres sont des étoffes de soie nouées recouvertes de motifs abstraits, des plaques d’aluminium découpées au laser, ou encore des formes géométriques en plexiglass. Elles se jouent des illusions et des jeux optiques, et sont souvent rapprochées du mouvement Light and Space, du minimalisme new yorkais, ou encore de l’art optique. Après ses études aux Beaux-Arts de Metz, il travaille quelques temps en tant que scénographe et curateur. Aujourd’hui, à côté de ses activités d’artiste et de professeur à l’école Parsons de Paris, il s’occupe de la direction artistique du journal Revue et réalise le set design d’événements - comme le défilé Louis Vuitton automne/hiver 2016. Tant à travers toutes ses activités, que dans la conception de ses œuvres, la problématique de la mise en scène est centrale pour lui.
Dans cet entretien, il explique comment ses multiples casquettes nourrissent son travail d’artiste, et parle de ses œuvres où il est régulièrement question d’industries liées à la consommation: la musique, la mode, le tourisme, les cosmétiques… Représenté par la galerie Last Resort à Copenhague, Justin Morin évoque également son rapport aux galeries d’art françaises.
Musique originale de Pablo Jacquart
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À l’Hôtel de Lille, nous recevons Camille Besson, Raphaël Rossi, Maxime Testu et Victor Vaysse, quatre jeunes artistes français.
Dès 2017, au sortir de la Haute école d’art et de design de Genève, de l’Ecole nationale des Beaux-arts de Paris et Lyon, du Fresnoy à Tourcoing ou encore de l’Ecole supérieure d’art de design de Reims, ils forment ensemble, aux côtés d’autres artistes, l’atelier Le Marquis, situé sur l’Île-Saint-Denis en région parisienne. Quoi qu’ils travaillent dans un même lieu et conçoivent régulièrement des expositions ensemble - comme à l’occasion du vingtième Prix de la Fondation Ricard à l’automne 2018, ou au FRAC Champagne-Ardenne en janvier 2019 - ces quatre artistes ne se définissent pas comme un groupe, et encore moins un mouvement artistique. Tandis que leurs œuvres sont à concevoir et appréhender de manière autonome, Le Marquis est un outil et un label collectif. À côté des institutions et du marché de l’art, à mi-chemin entre l’atelier partagé et le run-space, cette entité protéiforme est un lieu de création, mais aussi une plateforme au travers de laquelle ils rencontrent d’autres artistes, les exposent et s’exposent pour se rendre visible individuellement.
Dans cet entretien, ils retracent leurs années de formations durant lesquelles ils se sont rencontrés ; évoquent des problématiques de visibilité et de reconnaissance symptomatiques d’une génération de jeunes artistes émergents en France en cette fin des années 2010 et expliquent et définissent le rôle et l’influence collective du Marquis sur leur travail personnel.
Musique originale de Pablo Jacquart
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A l’Hôtel de Lille, nous recevons Yûki Yoshikawa et Frédéric Migayrou, commissaires de l’exposition Tadao Ando du Centre Pompidou.
Il y a une dizaine d’années, alors qu’il est conservateur en chef du design et de l’architecture de Centre Pompidou, et directeur adjoint du Musée national d’art moderne, Frédéric Migayrou fait la connaissance de Yûki Yoshikawa, conservatrice et éditrice au Japon. Elle vient de reprendre des études d’histoire de l’art en France. Après plusieurs années de recherches côte à côte, et en alliant leur curiosité et leur intérêt scientifique pour l’architecture japonaise d’après-guerre, ce tandem professionnel a réalisé en 2014 l’exposition Japan-ness. Architecture et urbanisme au Japon depuis 1945. Cette exposition est d’abord organisée au Musée d’Art Contemporain de Kanazawa au Japon, puis au Centre Pompidou-Metz. C’est la première à rassembler autant d’archives d’architectes de renom, comme Itsuko Hasegawa, Kenzô Tange, Arata Isokaki ou encore Tadao Ando.
Dans cet entretien, ils évoquent leur parcours respectifs, le changement du monde de l’art entre les années 1980 et aujourd’hui ; expliquent leur amour de l’architecture, ce qui les touche dans cet art particulier, et reviennent également sur la conception de l’exposition événement Tadao Ando, à visiter à la Galerie 3 du Centre Pompidou à Paris jusqu’au 31 décembre 2018.
Cet épisode est réalisé en partenariat avec le Centre Pompidou.
Musique originale d'Estelle Morfin.
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À l’Hôtel de Lille, nous recevons Ingrid Luquet-Gad. C’est une critique d’art de 28 ans.
Après des études de philosophie, elle commence la critique d’art en parallèle d’un master d’Histoire de l’art. Pour Ingrid Luquet-Gad, l’écriture est initialement une manière d’organiser ses idées. C’est aussi un moteur qui la pousse à aller visiter des expositions et à se confronter à l’art contemporain. Petit à petit, cette activité devient une évidence professionnelle : elle collabore alors avec i-D, Artpress, Les Inrockuptibles ou encore la Revue 02. Depuis la rentrée 2018, elle s’essaye à un autre médium, la radio, en participant régulièrement à l’émission de France Culture, La Dispute.
Dans cet entretien, elle évoque son rapport à l’écriture, les réalités de son métier de critique d’art et livre une analyse de la création contemporaine française dans les années 2010.
Musique originale de Pablo Jacquart
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A l’occasion de la première édition de Feÿ - rencontres d’arts en Bourgogne, nous recevons Alex Ayed, Chloé Bourgès, Louis Granet et Constance Tenvik.
Feÿ est un festival rassemblant les travaux d’une centaine d’artistes - plasticiens, cinéastes, musiciens, chefs cuisiniers… C’est pour refléter cette diversité que nous vous proposons, exceptionnellement, un épisode en quatre chapitres.
Dans cette quatrième et dernière partie, nous recevons l’artiste norvégienne Constance Tenvik. Par la peinture, la vidéo ou encore la performance, elle propose une œuvre comme une sorte de grand carnaval : la réalité et le monde imaginaire y convergent. À travers ses travaux, elle questionne avec liesse les identités et le positionnement du « soi » dans le monde.
Doublage de Clara Paumé.
Musique originale de Pablo Jacquart.
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A l’occasion de la première édition de Feÿ - rencontres d’arts en Bourgogne, nous recevons Alex Ayed, Chloé Bourgès, Louis Granet et Constance Tenvik.
Feÿ est un festival rassemblant les travaux d’une centaine d’artistes - plasticiens, cinéastes, musiciens, chefs cuisiniers… C’est pour refléter cette diversité que nous vous proposons, exceptionnellement, un épisode en quatre chapitres.
Dans cette troisième partie, nous recevons l’artiste peintre Louis Granet. Initialement formé aux Beaux-Arts de Bordeaux, puis à la bande dessinée à Angoulême, il se tourne finalement vers la peinture. Il puise dans les codes narratifs et visuels des comics, et s’inspire de son quotidien qu’il détourne et rend abstrait sur des toiles acidulées.
Musique originale de Pablo Jacquart.
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À l’occasion de la première édition de Feÿ - rencontres d’arts en Bourgogne, nous recevons Alex Ayed, Chloé Bourgès, Louis Granet et Constance Tenvik.
Feÿ est un festival rassemblant les travaux d’une centaine d’artistes - plasticiens, cinéastes, musiciens, chefs cuisiniers… C’est pour refléter cette diversité que nous vous proposons, exceptionnellement, un épisode en quatre chapitres.
Dans cette deuxième partie, nous recevons Chloé Bourgès. C’est une réalisatrice et scénariste française. Ancienne musicienne, elle accorde une grande importance au rythme - sons et silences. On retrouve dans ses films cette sensibilité, entre espoirs et errances dans un décor de végétation luxuriante.
Musique originale de Pablo Jacquart.
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À l’occasion de la première édition de Feÿ - Rencontres d’arts en Bourgogne, nous recevons Alex Ayed, Chloé Bourgès, Louis Granet et Constance Tenvik.
Feÿ est un festival rassemblant les travaux d’une centaine d’artistes - plasticiens, cinéastes, musiciens, chefs cuisiniers… C’est pour refléter cette diversité que nous vous proposons, exceptionnellement, un épisode en quatre chapitres.
Dans cette première partie, nous recevons Alex Ayed. C’est un artiste plasticien qui habite entre Bruxelles et Tunis. En composant des associations d’objets qu’il trouve au gré de ses voyages, il reconstitue des univers intemporels dépassants les cadres culturels.
Musique originale de Pablo Jacquart.
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À l’Hôtel de Lille, pour le premier épisode de la saison deux du Bruit de l’art, nous recevons Andrea Montano. C’est un photographe parisien de vingt-sept ans.
Alors qu’il étudie encore à La Cambre à Bruxelles, il participe à fonder la galerie ABILENE. Lorsqu’il revient à Paris, son micro-monde formé d’artistes et de musiciens l’amène à partager ses activités de photographe entre commandes et travaux personnels. Ainsi, en parallèle de ses collaborations avec Paradis, Moodoïd et son leader Pablo Padovani, ou encore Flavien Berger, il réalise une œuvre photographique qui tente d’accéder à la simplicité, à la recherche du symbole et de l’épure.
Dans cet entretien, Andrea Montano évoque la dimension essentielle de la musique dans son travail, son amour de la peinture de la Renaissance, et sa quête d’une esthétique pop et universelle.
Musique originale de Pablo Jacquart.
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Pour l’épisode final de la saison, Iván Argote nous reçoit dans son atelier en région parisienne. Cet artiste colombien de 34 ans passe, depuis sept ans, le plus clair de son temps à Paris, mais n’a pas cessé de voyager pour autant.
Ses travaux sont des photographies, des installations, des vidéos, ou encore des sculptures. Comme il le raconte ici, il envisage ses pièces comme des propositions de lecture du monde actuel : de son contexte, de son histoire, de ses traditions. Iván Argote tente de questionner la place des individus dans la société qui les entoure, en l’envisageant parfois au travers du prisme politique. Son œuvre joue ainsi des individualités, et de la relativité des points de vue.
Lauréat du prix Sam Art Projects (2011), Audi Talents Award (2013) ou encore CIFO Cisneros Fontanals Foundation (2015), il a désormais exposé son travail dans une trentaine de pays.
Dans cet entretien il évoque également sa rencontre avec son galeriste, Emmanuel Perrotin, ses résidences à l’étranger - de New York à Dubaï, en passant par Taipei ou Neuchâtel, mais aussi la manière dont il imagine peut-être, au sein de l’atelier où il nous reçoit, faire évoluer la nature de son travail.
L’exposition Deep Affection est à voir jusqu’au 28 juillet 2018 à la galerie Perrotin, au 76, rue de Turenne, dans le troisième arrondissement de Paris.
PS : Nous tenons à remercier du fond du coeur ceux qui nous suivent depuis le début, mais aussi ceux qui nous ont rejoint plus récemment. Nous vous donnons rendez-vous en septembre pour de nouvelles aventures !
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Quand ceux qui font l’art se racontent... Victoria le Boloc'h-Salama et
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