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À l'Hôtel de Lille, nous recevons Jeanne Barral. C'est une curatrice indépendante d’une trentaine d’années, qui vit actuellement à Paris après quelques années passées sur la côte californienne.
Qu’est-ce qu’une curatrice ? C’est l’une des questions auxquelles elle répond dans cet épisode.
Comme elle le raconte ici, ce métier lui tient tout spécialement à coeur. Particulièrement attirée par la découverte des travaux de jeunes artistes encore hors-marché, elle est très attachée à leur mise en valeur.
En plus de son rôle de curatrice, elle est en charge de la communication à la galerie kamel mennour. Elle a notamment travaillé sur quelques unes des grandes expositions monographiques des artistes de la galerie, comme Anish Kapoor à Versailles, et revient avec nous sur ces événements.
Dans cet entretien, elle parle également de l’importance de cultiver, ou créer, un rapport curieux et dé-dramatisé à l’art ; de son expérience de quelques années à San Francisco - notamment la mise en place d’une rétrospective de Sophie Calle, Missing; et de l’équilibre qu’elle recherche dans la curation, entre la volonté de proposer des projets à l’objectif plus intellectuel & esthétique que financier, et celle que cette profession soit largement reconnue, qu’un modèle lui permettant d’être systématiquement rémunéré soit mis en place.
Musique originale de Pablo Jacquart.
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A l’Hôtel de Lille, Florian, exceptionnellement tout seul, reçoit Hugo Ruyant. C'est un jeune artiste français, qui habite à Paris, mais travaille aussi parfois à Bruxelles, où il a étudié.
Le travail d’Hugo commence avec la bande dessinée : à 17 ans, il remporte un des prix Jeunes Talents du Festival d’Angoulême. À l’époque, il réalise des strips, ou des planches, qui racontent des histoires humoristiques. Aujourd’hui, son travail explore l’image imprimée sous diverses formes, depuis la sérigraphie jusqu'à la participation à des revues, notamment Lagon. Il puise toujours dans l’univers de la bande dessinée, mais en éclate les codes, y intègre ceux d’autres pratiques. Hugo cherche à ne pas figer les choses : il propose un travail en mouvement, fruit d’une recherche et d’un questionnement perpétuels, où le doute a sa place.
Dans cet épisode, il raconte ce qui fait passer son travail de la narration linéaire à une bande dessinée moins traditionnelle ; la manière dont il utilise différentes techniques d’impression, ce qu’elles apportent à ses œuvres, à sa manière de s’exprimer. Il évoque également sa collaboration avec Ellie Orain : avec elle, il a travaillé au sein de l’agence Upian, et créé Alliées, un collectif avec lequel ils ont notamment réalisé, dans les vitrines de la DRAC Île-de-France, Les étoiles, les montagnes, les rochers, les rochers, la pluie...
Musique originale de Pablo Jacquart.
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À l'Hôtel de Lille, nous recevons Stéphane Corréard. Ce parisien d’origine savoyarde, d’une cinquantaine d’années, a une expérience très large du monde de l’art : de critique d’art à galeriste, en passant par collectionneur, et fondateur d’une foire d’art à taille humaine, Galeristes.
Les fils conducteurs de ses expériences : l’amour du contact personnel avec les artistes ; la volonté d’indépendance, de pouvoir dire ce qu’il pense, et de défendre ce qu’il aime, ou ce qu’il pense qui mérite d’être défendu.
Dans cet entretien, il nous raconte comment son amour de l’art débute dans une exposition de tableaux à l’hôtel Drouot, en quoi la volonté d’être utile, de faire entendre son opinion, différente de la doxa, a toujours guidé sa carrière ; et explique les changements profonds qui ont eu lieu dans le monde de l’art entre les années 1990 et aujourd’hui.
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A l’Hôtel de Lille, nous recevons Edouard Taufenbach. C’est un artiste français d’une trentaine d’années, qui habite à Paris. Il a commencé par y étudier le cinéma, réalisant notamment des travaux réutilisant des morceaux de films mythiques.
Un jour, attiré par des photos de famille en noir et blanc, il décide d’en faire le point de départ d’un travail artistique. Il les découpe, puis les réagence, avec grand soin. Rapidement, en suivant les mêmes procédés, il emploie les photos de famille des autres. Ainsi, son travail s’élargit à la photographie vernaculaire.
Une seule constante dans ses choix : le sujet humain. Il ne s’agit pas pour lui de faire mentir les images, mais de créer à partir d’elles une nouvelle histoire.
Dans cet entretien, il évoque avec nous la conception de sa dernière série Spéculaire, réalisée à partir de photographies de la collection du réalisateur Sebastien Lifshitz, sa vision du marché de l’art -notamment son intérêt pour les collectionneurs et la collection- et la manière dont il envisage les foires d’art contemporain où il expose, et achète parfois.
Musique originale de Pablo Jacquart.
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A l'Hôtel de Lille, nous recevons Ava Naba, auparavant appelé.e Vincent. C’est un.e artiste de vingt six ans, qui vit et travaille à Marseille.
Pendant ses années de formation aux Beaux-Arts d’Angoulême, sa pratique artistique s’était éloignée de la bande dessinée, malgré les liens forts entretenus par la ville avec ce mode d’expression. Pourtant, cela ne l’a pas empêché.e de se rapprocher du monde du livre, en faisant partie des membres fondateurs de La Fâcheuse Édition, maison de micro-édition éditant les artistes qui la constituent.
Aujourd’hui, dans son atelier installé au couvent Levat, iel réalise, sur papier, à l’aide de pigments et de beaucoup d’eau, des travaux abstraits, qui entretiennent un lien fort avec la vie de l’esprit : le sien, mais aussi, s’ils le veulent bien, celui des autres. Quand iel n’est pas dans son atelier, iel voyage avec un carnet et des couleurs pour dessiner ce qu’iel voit.
Iel évoque avec nous son enfance aux Ulis en banlieue parisienne, le voyage à Shanghai et le paysage de dunes normandes qui l’ont amené à l’abstraction, et l’importance essentielle de la joie, de la fête, dans son monde de l’art.
Musique originale de Pablo Jacquart.
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Quand ceux qui font l’art se racontent... Victoria le Boloc'h-Salama et
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