Laurent DUPLOMB, sénateur LR de Haute-Loire, conseiller de Laurent Wauquiez sur les questions agricoles
Ici, en Haute-Loire, le duel n’est pas dans les urnes. Dimanche prochain, le candidat Michel Chapuis, divers droite dont la liste héberge le fils de Laurent Wauquiez, est quasiment sûr d’être réélu à la mairie du Puy-en-Velay. On peut se hasarder à ce pronostic dans la mesure où la cité mariale – tenez-vous bien – n’a pas connu de second tour depuis 1995, depuis plus de 30 ans, alors que l’élection 2026 laisse présager un grand nombre de quadrangulaires en raison de la balkanisation de la vie politique. Michel Chapuis n’a même pas de candidat RN sur sa droite. Non, le vrai duel ici est dans les haies : il oppose deux figures de la région : Jacques Marcon, chef triplement étoilé des maisons Marcon, plusieurs fois désigné « meilleur restaurant du monde », à Saint-Bonnet-le-Froid, à 60 km d’ici vers l’est, à la lisière de l’Ardèche, et Laurent Duplomb, fils d’ouvrier sidérurgiste devenu agriculteur par choix et par passion, sénateur LR depuis 2017, et dont les oreilles bourdonnent depuis que sa loi l’a fait connaître. La loi Duplomb a mobilisé plus de deux millions de signatures contre elle sur la plateforme de l’Assemblée nationale. Après son adoption, en juillet 2025, Jacques Marcon dit qu’il avait « honte » de vivre en Haute-Loire. En août, le Conseil constitutionnel censura certaines dispositions de la loi Duplomb, notamment celles liées à l’autorisation d’un pesticide néonicotinoïde, l’acétamipride. Un nouveau texte est en cours. Pour le sénateur LR, sa loi fait l’objet d’une cabale de la part d’une gauche anticapitaliste toujours prompte à caricaturer les enjeux et les exploitants agricoles.
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