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Aline Archimbaud a été sénatrice de Seine-Saint-Denis de 2012 à 2017. Elue écologiste, elle a présidé le Comité de suivi amiante au Sénat qui publiera en 2014, un rapport très complet pour améliorer la prévention du risque et définir une stratégie de désamiantage. 28 propositions souvent restées lettres mortes, malheureusement. Entretien.
Même si elle a abandonné son mandat de sénatrice depuis quelques années, le sujet lui tient à cœur. Aline Archimbaud se souvient très bien de la demande effectuée en février 2013, au Sénat pour obtenir la création d’un Comité de suivi amiante au sein de la commission des affaires sociales. Un comité avec des sénateurs « de tous les groupes politiques ». Elle se rappelle aussi fort bien de l’inhabituelle lenteur avec laquelle cette demande a été traitée. Comme si l’amiante était confronté à une sourde opposition…
« Nous avons travaillé plus d’un an… » Très complet, abordant les différents aspects de la problématique amiante en France, le rapport adopté à l’unanimité par la commission des affaires sociales sera publié à l’été 2014. L’ancienne sénatrice de Seine-Saint-Denis se souvient aussi de l’accueil mitigé de ce rapport. Si les associations et les personnes touchées par cette « épidémie » lui réservent un accueil « chaleureux », en revanche le Premier ministre de l’époque, Manuel Valls, et son cabinet lui témoignent un intérêt fort limité.
« Nous avons été déçus. » La proposition de la création d’un délégué interministériel pour assurer la coordination nationale est d’emblée écartée. « Votre truc ne marchera pas », diront même les conseillers du Premier ministre. « Nous voulions un pilote dans l’avion », se souvient Aline Archimbaud dont la proposition s’inspirait de ce qui existe pour les accidents de la route pour gagner en efficacité dans la lutte contre l’amiante morcelée entre plusieurs ministères.
« Concernant les écoles, nous connaissions à peu près le nombre de victimes, mais aucune donnée sur l’état des bâtiments qui dépendent des collectivités territoriales. » Des 28 propositions formulées pour améliorer l’information, la prévention, professionnaliser la filière, se doter d’outils pour envisager un parc immobilier sans amiante…, beaucoup sont tombées aux oubliettes. A l’image des écoles, dont la connaissance amiante est loin d’être aujourd’hui encore satisfaisante.
Dans ce podcast, la sénatrice nous explique avec force et convictions l’indifférence rencontrée, la sourde opposition à faire bouger la règlementation amiante. Huit ans après, le rapport semble toujours d’actualité ainsi que le manque de volonté politique pour en finir avec ce sujet. « Depuis 1997, nous gérons l’interdiction de l’amiante et depuis 25 ans, il manque une réelle volonté politique pour en finir avec cette malédiction. »
Bonne écoute !
L’intégralité de l’entretien est à retrouver dans notre hors-série spécial amiante. Inscrivez-vous à notre newsletter pour connaître sa sortie
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Hier, jeudi 21 avril, le président du syndicat Sidiane Jean Christophe Protais a écrit un petit billet d’humeur pour dire stop au DPE bashing !
« Oui le DPE aujourd’hui n’est pas fiable » mais les diagnostiqueurs sont prêts aujourd’hui et la rénovation énergétique est une vraie chance pour le métier ! "
" In fine, manque de préparation, sortie précipitée et hâtive, retour en arrière n'ont fait que jeter le discrédit sur ce nouveau DPE, tant chez les propriétaires que chez les professionnels de l’immobilier. Au point de voir poindre de jour en jour un "DPE gate"... ce qui n'est pas de bon augure. "
« Mais que cela nous serve de leçon pour réussir le lancement de l'audit énergétique. »
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" On ne doit pas confondre 700.000 MaPrimeRénov’ et 700.000 logements rénovés".
La Fnaim, l’Unis et Plurience, les trois puissantes fédérations de l’immobilier se sont mobilisées pour que le logement pèse un peu plus dans cette élection présidentielle et pour que la rénovation énergétique devienne, enfin, un sujet majeur. Entretien avec Bénédicte Rouault, cheffe de cabinet de la Fnaim.
Le constat est alarmant. « Nous risquons d’avoir une crise sociale du logement, les enjeux de la rénovation énergétiques sont incontournables », explique la cheffe de cabinet. En cause ? Le calendrier énergétique de la loi Climat et résilience, voté par le parlement, calendrier jugé « irréaliste et intenable ». Car le nombre exact de logements à rénover reste encore un mystère : « les résultats du nouveau DPE tardent, mais nous sommes très loin des 4,5 millions de passoires énergétiques ».
Priorité aux logements en F et G
Avec un tel volume de logements énergivores, le timing apparaît trop court. Bénédicte Rouault suggère de se concentrer d’abord sur les pires passoires, celles classées en F et G, avant de songer aux logements en E. « On doit attaquer de front les logements énergivores, la priorité climatique est là. »
Pas d’autre choix, selon la Fnaim, pour réussir la rénovation. « Un calendrier à court terme sans avoir les dispositifs financiers suffisant représente un vrai risque d’autant que nous sommes confrontés à une inflation des coûts de matériaux. Dernier point, si tout le monde décide de rénover au même moment, la filière BTP ne pourra pas suivre. »
Bénédicte Rouault souhaite ainsi un alignement sur le projet européen actuellement discuté dans le cadre de la directive sur la performance énergétique des bâtiments : éradication au 1ᵉʳ janvier 2030 des logements en G, puis au 1ᵉʳ janvier 2033 des logements en F dans le résidentiel. « L’Europe a une vision d’ensemble et considère que les Etats doivent d’abord mettre en place les dispositifs d’accompagnement, de formation... »
Certes, les aides MaPrimeRénov’ ont été démultipliées en l’espace d’un an. Mais à l’instar du dernier rapport de la Cour des comptes, la Fnaim relativise quelque peu ce succès : un geste de rénovation ne garantit pas forcément un saut de classe énergétique pour les logements bénéficiaires de la prime de transition énergétique. « On ne doit pas confondre 700.000 gestes de MaPrimeRénov’ et 700.000 logements rénovés."
La Fnaim, Plurience et l’Unis veulent donc imposer les problématiques au menu du prochain quinquennat.« Nous voulons être dans l’agenda du nouveau président élu. » « Tout le monde sait que nous sommes en retard et il y a une vraie prise de conscience.»
Bonne écoute
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Infodiag lance une série de podcasts avec plusieurs influenceurs de l'immobilier, qui tentent de faire du logement, de la rénovation énergétique, un sujet essentiel.
Pour inaugurer cette série, nous avons rencontré Tom Delaey, fondateur et créateur du groupe « Les petits génies de l’immobilier » sur LinkedIn . Tom a décidé de créer ce groupe pour apporter et partager des contenus de qualité sur l’immobilier. Son groupe compte aujourd’hui plus de 18.000 abonnés, principalement des professionnels de l’immobilier avec une idée forte : « se vendre avant de vendre ». Échanger, partager dans une ambiance bienveillante pour évoluer dans son métier et développer son réseau.
Bonne écoute,
Retrouvez « Les petits génies de l’immobilier » sur LinkedIn">« Les petits génies de l’immobilier » sur LinkedIn
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Infodiag le média de la rénovation énergétique !
Nos sujets : le diagnostic immobilier, la rénovation énergétique et le climat ! Nousallons sur le terrain à la rencontre des acteurs qui œuvrent chaque jour pourl’amélioration de votre habitat et de notre environnement. Les experts, les influenceurs, les politiques et ceux qui sont en première ligne répondront à nos questions, nos interpellations pour faire de ce sujet un sujet primordialet national !
Quel avenir pour le gaz ? Puisque le fuel semble condamné, cette autre énergie fossile va-t-elle suivre le même chemin. Non, assure Emmanuel Bavoux GRDF, avec le gaz vert, la France qui importe la quasi-totalité de son gaz, notamment depuis la Norvège, pourra gagner son indépendance énergétique.
Attention à ne pas mettre toutes les énergies fossiles dans un même sac. Le fuel semble bel et bien condamné, mas pas le gaz. Au contraire, pour Emmanuel Bavoux, il représente une alternative intéressante aux quelque 3 millions de ménages encore chauffés au fuel. « Immédiatement, cela va améliorer l’éqtiquette énergie », et peut-être sortir le logement de ceett catégorie passoire énergtéique pénalisante.
Du côté de GRDF, on met ainsi en avant les nouveaux équipements, bien plus perforamnts comme la PAC hybride gaz qui permet de réduire sa facture de 40% par rapport au fuel. Sans parler d’hydrogène –on a bien compris qu’il faudra être patient avant que les maisons soient chauffées à l’hydrogène-, on réfléchit aussi chez GRDF au biométhane, un gaz totalement vert, déjà présent dans nos réseaux, mais qui devraient demain gagner du terrain. Jusqu’à permettre à la France qui importe 99% de son gaz depuis l’étranger, de devenir indépendante énergéttiquement ? Oui, assure Emmanuel Bavoux ?. « Il y a un gisement en France suffisamment importantpour porduire du gaz vert en France. »
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Annie Thébaud-Mony est directrice de l'unité Inserm Giscop93 (Groupement d'intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle) à l’université de Paris 13. Elle est responsable scientifique d'un programme de sociologie comparée de la production de connaissances en santé au travail. Elle préside l'association Henri Pézerat (santé, travail, environnement). En 2012, elle refuse la légion d’honneur, afin de dénoncer l'« indifférence » qui touche la santé au travail et l'impunité des « crimes industriels ». Dans une lettre adressée à la ministre du Logement de l’époque, Cécile Duflot, elle y dénonce le manque de financements de ce secteur de recherche. Elle est également porte-parole de Ban-Asbestos France.
Annie Thébaud-Mony retrace 40 ans de lutte contre l’amiante. Tout commence par une rencontre avec Henri Pézerat, docteur en physique et chercheur au CNRS dans les années 70. Ensemble, ils deviennent le fer de lance du combat pour la santé des travailleurs. Henri a été l’un des premiers chercheurs au monde à « mettre en évidence le mécanisme prouvant la toxicité de l’amiante et pouvant engendrer le cancer ».
Militants, mais scientifiques avant tout. « Nous n’avons pu être disqualifiés au vu de la solidité de nos recherches. » Dans les années 70, ils sont d’abord vus comme des soixante-huitards « avec la volonté de bouger les choses, de faire émerger la question de la justice dans les conditions de travail ». Dans les années 80, « avec l’usage contrôlé de l'amiante », Annie Thébaud-Mony évoque des années « absolument terribles » avec « une mystification des ouvriers sur les dangers de l’amiante et des polluants présents dans l’environnement professionnel ». « On a tout fait pour cesser ce crime industriel. » Au début des années 90, ils deviennent naturellement les principaux acteurs auprès des collectifs d’ouvriers, « genèse d’un mouvement très fort qui aboutit en 95-96 à un ensemble de processus et de procès… ».
Aujourd’hui, l’arrêt de la production et de la commercialisation de l’amiante apparaît à l’évidence comme un succès, mais la lutte en faveur de la prévention amiante a aussi connu des échecs comme « l’obligation de mettre au cadastre le diagnostic amiante » ou encore « le fonds européen pour financer le désamiantage par les producteurs de l’amiante » purement et simplement ignoré par les parlements français et européen. En colère face à cette indifférence politique, Annie Thébaud-Mony fait parler d’elle en 2012 en refusant la légion d’honneur. « J’ai refusé parce que franchement il ne faut pas exagérer. »
Aujourd’hui, elle continue à porter ce combat pour la prévention. « Les équipements de protection respiratoire ne sont malheureusement pas suffisamment étanches.» Mais depuis 30 ans, la sociologue a aussi élargi son combat à d’autres substances chimiques comme le glyphosate, car « la réglementation de l’amiante doit être un modèle pour lutter contre tous les polluants ». Elle n’accepte pas la résilience. « On ne doit plus accepter l’inacceptable. » La mort ouvrière ne doit plus être banalisée : « La santé des travailleurs est la sentinelle de la santé environnementale ».
Retrouvez l’intégralité de notre interview dans notre hors-série spécial amiante. Vous pouvez dès à présent vous inscrire à notre newsletter pour recevoir sa date de sortie.
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Dans cet épisode, vous allez découvrir Virginie Dupeyroux, professeur et essayiste. Elle est l'auteure d’Amiante et mensonge : notre perpétuité - Journal de Paul et Virginie (Éditions Vérone).
Elle y raconte l’histoire de son père, Paul Dupeyroux, victime de l’amiante comme quatre autres membres de sa famille. En cause ? Le tristement célèbre Comptoir des minéraux et matières premières d’Aulnay-sous-Bois.
Membre de Ban Asbestos France ainsi que de l'association Henri Pézerat et de l'Adeva Centre, Virginie Dupeyroux mène un combat inlassable contre la malédiction de l’amiante qui n’appartient pas au passé comme on serait parfois tenté de le croire.
« J’avais cinq ans quand j'ai perdu ma grand-mère paternelle d'un cancer de la plèvre et personne n'a compris ce qui lui arrivait. Elle est décédée en 10 mois. Mon père a été très touché, c'était le plus jeune des cinq enfants et toute sa vie, il s'est demandé ce qui avait pu causer ça à sa mère. »
« C'était un homme fraternel. Je me souviens d'une phrase qui m'avait beaucoup touché, une phrase qu'il a écrite : « J'ai rencontré plus de gens à aimer qu'à haïr ». Voilà mon père. Dès le départ, il a pris des notes au quotidien sur ce qu'il pouvait éprouver. Donc, on y retrouve ses espoirs, ses désillusions. »
« Et quand il a compris ce qui s'était passé sur Aulnay, il était complètement sidéré. »
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Quel avenir pour le gaz ? Puisque le fuel semble condamné, cette autre énergie fossile va-t-elle suivre le même chemin ? Non, assure Emmanuel Bavoux, responsable du pôle marchés GRDF. Avec le gaz vert, la France qui importe la quasi-totalité de son gaz, pourra gagner son indépendance énergétique.
Après le fioul, le gaz est-il aussi condamné ?
« Il faut distinguer deux cas de figure. D'abord dans le logement neuf pour lequel la réglementation environnementale RE2020 est entrée en vigueur au 1er janvier. En maison individuelle ou en collectif, le gaz reste toujours autorisé. Pour ce qui est de la rénovation, un récent décret exige une performance environnementale minimale pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Ce texte concerne les chaudières fioul et charbon, mais les chaudières gaz passent allègrement sous le seuil des 300 gCO2eq/KWh. Il n’y a donc aucun problème en rénovation et d'ailleurs les pouvoirs publics continuent d'encourager ces solutions. »
Y compris pour les 3 millions de ménages qui se chauffent encore au fioul en France ?
« Quand le gaz de réseau est disponible, une solution reste de convertir son installation et de passer au gaz. On va améliorer immédiatement l'étiquette énergie d’une ou deux classes et cela va permettre de sortir le logement de sa catégorie de « passoire énergétique ».
Quelle réponse la filière gaz apporte au besoin de transition énergétique ?
« L'ensemble des acteurs du bâtiment doit agir pour réduire les consommations énergétiques et les émissionde GES. C’est ce que nous faisons dans la filière gaz avec des équipements de plus en plus performants. J'en citerai un en train de se développer : la PAC hybride permet notamment lorsqu'on passe du fioul au gaz, de réduire sa facture dans des proportions de l'ordre de 40 %.
Dans un avenir relativement proche, entermes de verdissement des énergies, nous avons aussi le biométhane, produit à partir des déchets agricoles et ménagers. Ce gaz est déjà une réalité puisque plus de 300 sites en France l’injectent dans les réseaux de distribution de GRDF. »
Avec ce biométhane, la France peut-elle espérer se dispenser d’importer du gaz depuis la Russie ou ailleurs ?
« Le premier importateur pour la France est la Norvège, la Russie est le premier importateur au niveau de l’Europe. Il existe souvent un amalgame entre les deux.
Mais l’idée est bien de devenir indépendant à terme. L’ensemble des acteurs de la filière gaz, de même que l’Ademe, s’accordent à dire qu’il existe un gisement suffisamment important pour produire du gaz vert et devenir indépendant à horizon de la transition énergétique, c’est-à-dire 2050. Le virage est pris. GRDF oriente toutes ses ressources humaines vers la transformation de ses réseaux afin de pouvoir injecter du gaz vert, donc du gaz de France. »
Pour en savoir plus rendez-vous sur infodiag.fr/
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Les dangers de l’or blanc sont connus
Et le grand public dans tout ça ? On
Bon, on est loin du compte. Oui, l’amiante
Infodiag vous propose un podcast un peu
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Dans cet épisode :
« L’évaluation précise du nombre de logements qui seraient des passoires thermiques. »
« Le mode de chauffage vous pénalise. Quand vous êtes chauffé au fioul, vous êtes systématiquement éliminés, vous êtes un mauvais élève »
« Il faut déjà se mettre d’accord sur le nombre de logements et de l’appellation passoires thermiques n’est pas bonne. »
« On aurait pu imaginer un bonus vert, là, c’est un malus rouge. »
« Rendre la chaudière au fioul incompatible ou responsable de tous les maux de la société, c’est absurde ! »
Épisode 7 :
Le 14 janvier 2022, Laurent Vimont président de Century 21 (plus de 900 agences sur tout le territoire) a répondu à nos questions. Ce patron de l’immobilier revient sur la réforme du DPE, sur les errements du diagnostic, et sur l’inflation de passoires énergétiques.
Vous avez la possibilité d’écouter un résumé de 8 minutes.
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