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Or
Le 21 août 2025, Oskar Freysinger et Régis de Castelnau étaient les invités de Nicolas Stoquer, en direct dans La Matinale de Géopolitique Profonde.
Oskar Freysinger est un homme politique suisse, ancien vice-président de l’UDC (Union Démocratique du Centre) et ex-élu au parlement suisse. Il a aussi été Secrétaire d’État. Il se consacre aujourd’hui à l’écriture, la traduction et partage ses analyses comme chroniqueur.
Régis de Castelnau, avocat diplômé de Paris II Panthéon-Assas, fonde son cabinet en 1972, spécialisé en droit social et économique. Proche du PCF et de la CGT, il défend les sidérurgistes entre 1978 et 1982, coécrit La Provocation avec François Salvaing, et est surnommé « le Baron rouge ». Actif via la Polex, il rencontre Indira Gandhi et Mikhaïl Gorbatchev. Il se tourne ensuite vers le droit public local après les lois de décentralisation, et préside l’Institut droit et gestion locale depuis 1997.
L’OTAN face au verrou russe
Moscou a posé une ligne rouge : aucune troupe de l’OTAN ne doit entrer en Ukraine, même après un cessez-le-feu ou un traité de paix. Cette exigence vise à empêcher une présence occidentale durable aux frontières russes et à priver Kiev d’un parapluie sécuritaire. L’Occident doit donc avancer prudemment, pour éviter toute relance du conflit.
Face à cela, Paris et Londres envisagent de contourner cette ligne rouge avec des « forces de réassurance », censées occuper le terrain en cas de trêve, sans engagement direct. Leur présence serait un signal fort à Moscou comme à Kiev, mais pourrait transformer une accalmie fragile en nouvelle escalade.
Kiev entre intransigeance et provocation
Le président ukrainien refuse tout compromis, jugeant les promesses russes sans valeur. Il réclame un soutien maximal, y compris la présence de troupes américaines, condition préalable à toute discussion sur les territoires. Ce discours bloque tout processus négocié et recentre le rôle de Washington, marginalisant les Européens. Il met aussi les alliés devant un dilemme : jusqu’où aller sans déclencher une guerre ouverte ?
Les États-Unis écartent l’option terrestre et privilégient un soutien aérien, pour limiter les risques politiques internes. Cette retenue ouvre un espace que les Européens pourraient occuper pour stabiliser la région. Mais ce vide sécuritaire est scruté par Moscou, qui y verrait une provocation déguisée.
Moscou impose ses conditions
Pour le Kremlin, toute désescalade passe par des garanties concrètes : aucune structure militaire occidentale ne doit s’implanter en Ukraine. Cette exigence illustre le rejet d’un encerclement stratégique et la volonté de préserver une profondeur défensive. Cela revient à réclamer que l’Ukraine reste un État tampon.
Dans ce contexte, une rencontre entre Poutine et Zelensky paraît prématurée. Le Kremlin attend que ses conditions soient remplies. En attendant, Moscou mise sur l’usure progressive de l’Ukraine et les divisions occidentales. La scène internationale, elle, observe un bras de fer qui dépasse largement les frontières du Donbass.
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Ne vous laissez plus manipuler par des élites déconnectées du réel. Découvrez la revue mensuelle Géopolitique Profonde.
https://geopolitique-profonde.com/
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Régis de Castelnau, avocat diplômé de Paris II Panthéon-Assas, fonde son cabinet en 1972, spécialisé en droit social et économique. Proche du PCF et de la CGT, il défend les sidérurgistes entre 1978 et 1982, coécrit La Provocation avec François Salvaing, et est surnommé « le Baron rouge ». Actif via la Polex, il rencontre Indira Gandhi et Mikhaïl Gorbatchev. Il se tourne ensuite vers le droit public local après les lois de décentralisation, et préside l’Institut droit et gestion locale depuis 1997.
L’OTAN face au verrou russe
Moscou a posé une ligne rouge : aucune troupe de l’OTAN ne doit entrer en Ukraine, même après un cessez-le-feu ou un traité de paix. Cette exigence vise à empêcher une présence occidentale durable aux frontières russes et à priver Kiev d’un parapluie sécuritaire. L’Occident doit donc avancer prudemment, pour éviter toute relance du conflit.
Face à cela, Paris et Londres envisagent de contourner cette ligne rouge avec des « forces de réassurance », censées occuper le terrain en cas de trêve, sans engagement direct. Leur présence serait un signal fort à Moscou comme à Kiev, mais pourrait transformer une accalmie fragile en nouvelle escalade.
Kiev entre intransigeance et provocation
Le président ukrainien refuse tout compromis, jugeant les promesses russes sans valeur. Il réclame un soutien maximal, y compris la présence de troupes américaines, condition préalable à toute discussion sur les territoires. Ce discours bloque tout processus négocié et recentre le rôle de Washington, marginalisant les Européens. Il met aussi les alliés devant un dilemme : jusqu’où aller sans déclencher une guerre ouverte ?
Les États-Unis écartent l’option terrestre et privilégient un soutien aérien, pour limiter les risques politiques internes. Cette retenue ouvre un espace que les Européens pourraient occuper pour stabiliser la région. Mais ce vide sécuritaire est scruté par Moscou, qui y verrait une provocation déguisée.
Moscou impose ses conditions
Pour le Kremlin, toute désescalade passe par des garanties concrètes : aucune structure militaire occidentale ne doit s’implanter en Ukraine. Cette exigence illustre le rejet d’un encerclement stratégique et la volonté de préserver une profondeur défensive. Cela revient à réclamer que l’Ukraine reste un État tampon.
Dans ce contexte, une rencontre entre Poutine et Zelensky paraît prématurée. Le Kremlin attend que ses conditions soient remplies. En attendant, Moscou mise sur l’usure progressive de l’Ukraine et les divisions occidentales. La scène internationale, elle, observe un bras de fer qui dépasse largement les frontières du Donbass.
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