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Enregistré le 31 Octobre 2021, 19:30
La rivalité entre deux figures historiques du Moyen-Orient, l’ancien président irakien et le fondateur de la République islamique d’Iran, a bouleversé le paysage géopolitique régional à l'époque et son écho se fait entendre à travers les décennies.
Leur antagonisme commence avant même qu’ils n’arrivent au pouvoir : un an avant la révolution islamique en Iran, Rouhollah Khomeini se trouve encore en Irak où il est exilé depuis 13 ans. Saddam Hussein, alors vice-président, l’expulse en vue de se rapprocher du shah d’Iran. Moins d’un an après, Khomeini réussit à prendre le pouvoir dans son pays où il devient le Guide suprême.
Une fois aux commandes, les deux chefs d’États se livrent à une véritable lutte d’influence qui s’étend sur toute la région : guerres par procuration, quête de nouvelles alliances, pression maximale sur leurs adversaires. Leurs idéologies différentes ne font qu’aggraver les tensions. Le point de rupture totale est la guerre Iran-Irak : ce conflit, le plus long et le plus sanglant depuis la Seconde Guerre mondiale, a bouleversé le paysage géopolitique régional de l’époque.
Pourquoi les relations entre Hussein et Khomeini sont-elles mal parties dès le début ? Qu’est-ce qui a déclenché la guerre Iran-Irak ? Qui étaient et sont encore leurs soutiens dans la région ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer interroge Karim Sader, politologue et professeur à l’université Saint-Joseph de Beyrouth.
Source :
https://bit.ly/3F0dPIq
Enregistré le 22 Octobre 2021, 21:10
Alors que la charte olympique promeut le principe de neutralité politique, le sport se transforme souvent en un terrain de bataille diplomatique et économique. Comment la politique se mêle-t-elle au sport ?
Incontestablement, le sport est devenu un outil puissant de soft power en politique. Exemple : des législateurs européens, britanniques ou américains appellent de plus en plus ouvertement au boycott diplomatique des JO d’hiver de Pékin pour protester contre le traitement des Ouïghours. Une attitude encore plus dure est adoptée à l’égard de la Russie : Moscou ne cesse de dénoncer des soupçons de dopage « infondés » et des accusations politiques « destructrices ».
Au Moyen-Orient, la rivalité historique entre le Qatar et les Émirats arabes unis s’étend aussi au sport. Selon certaines sources, Abou Dhabi aurait orchestré une vraie campagne médiatique contre le Mondial de football de 2022 au Qatar. Un autre exemple vient des Balkans où la Serbie s’oppose farouchement à l’acceptation du Kosovo dans les organisations internationales de football.
Pourtant, le sport peut produire un effet positif sur les relations bilatérales. L’Afghanistan cherche à entamer la coopération avec certains États régionaux au moyen de la diplomatie du cricket. L’instauration d’équipes sportives communes entre les deux Corées a permis en 2018 un certain dégel.
Quels sont donc les enjeux géopolitiques de la diplomatie sportive ? Comment différents États utilisent-ils le sport pour promouvoir leurs intérêts nationaux ? Pourquoi la politisation du sport prend-elle cette ampleur ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer reçoit Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques à Paris et auteur de L’Empire foot.
Source :
https://bit.ly/3B60dde
Enregistré le 15 Octobre 2021, 21:29
Déchirée par des dissensions internes, l'organisation peine de plus en plus à remplir son rôle et son impuissance risque d’aggraver les tensions régionales. Quelle est l’ampleur de la crise vécue actuellement par la Ligue arabe ?
Plus de 75 ans après sa création, la Ligue arabe traverse ces dernières années une période difficile. Censée promouvoir l’unité et la coopération entre les États arabes, l'organisation se résigne au rôle d'observateur face aux divisions qui rongent le monde arabe. Les vieilles rancœurs, les rivalités pour l'hégémonie régionale ainsi que les divisions sur les lignes religieuses entravent l’efficacité de la Ligue. La normalisation des relations avec Israël entreprise récemment par ses membres ne fait qu'intensifier les fractures au sein de l'organisation.
En conséquence, la Ligue peine à jouer un rôle quelconque dans la gestion des crises traversant le monde arabe. Dans le conflit israélo-palestinien, la guerre civile en Libye ou encore au Yémen, les initiatives de l’organisation s’avèrent peu efficaces voire inexistantes. Plusieurs États voient la solution du problème dans la réforme de la Ligue. Pourtant, aucun projet élaboré de réformes n’a été présenté pour l’instant.
Quelles sont les origines de la crise actuelle secouant la Ligue arabe ? Comment les dissensions internes affectent la stabilité régionale ? Quelles perspectives se dessinent pour l’organisation ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer reçoit Marc Lavergne, géopolitologue, spécialiste du Moyen-Orient arabe et de la Corne de l’Afrique, directeur de recherche au CNRS.
Source :
https://bit.ly/3XU0olI
Enregistré le 8 Octobre 2021, 21:10
Le conflit qui couve entre ces deux voisins balkaniques menace aujourd’hui de se rallumer, et ce malgré les efforts de médiation de Bruxelles et de Washington qui cherchent tant bien que mal à faire avancer le processus de normalisation politique.
Plus de vingt ans après la fin de la guerre du Kosovo, la tension reste palpable entre Belgrade et Pristina. En réponse à l’interdiction des plaques d'immatriculation serbes, Belgrade hausse le ton et évoque un retrait possible des négociations de normalisation.
D’ailleurs, le dialogue serbo-kosovar connaît très peu d’avancées ces derniers temps car personne ne veut faire de concessions : la Serbie refuse d’envisager la reconnaissance du Kosovo et Pristina sape la création de l’Association des municipalités serbes, un organe de pouvoir local représentant la minorité serbe. Les accusations mutuelles de crimes de guerre et la question religieuse éloignent encore plus les perspectives de normalisation politique.
Et alors que le dialogue patine avec la Serbie, le Kosovo cherche la reconnaissance auprès d’autres membres de la communauté internationale. Ses efforts sont soutenus par Washington et Bruxelles qui incitent Belgrade à reconnaître le Kosovo. La diplomatie serbe, elle, redouble d’efforts pour priver le Kosovo des reconnaissances existantes et surtout pour l’empêcher de rejoindre les organisations internationales.
Comment la récente escalade entre la Serbie et le Kosovo risque-t-elle d’affecter la stabilité internationale ? Pourquoi, après une dizaine d’années de pourparlers, le règlement politique n’est toujours pas au rendez-vous ? Pour répondre à toutes ces questions, nous rejoignons Alexis Troude, professeur de géopolitique à l’Université de Melun, directeur de l'Institut Europes orientales.
Source :
https://bit.ly/3VLYodB
Enregistré le 1 Octobre 2021, 21:15
Le déficit de ce matériau stratégique provoqué par la pandémie déstabilise l’industrie mondiale et réchauffe les tensions diplomatiques. Quelle est l’ampleur de cette pénurie qui se fait sentir aux quatre coins du monde ?
De la fabrication de canettes à la production d'automobiles, la pénurie des semi-conducteurs se fait ressentir dans presque tous les domaines. Du coup, elle se transpose inévitablement sur le plan géopolitique et engendre des tensions. Déjà en guerre commerciale avec Pékin, Washington impose de nouvelles sanctions affectant lourdement le secteur des semi-conducteurs chinois. Pékin dénonce cette démarche qu'il estime contraire au droit international, tout en cherchant à réduire au minimum sa dépendance vis-à-vis des fournisseurs étrangers.
De leur côté, les poids lourds sur le marché des semi-conducteurs Taiwan et la Corée du Sud, profitent de la pénurie pour renforcer leurs liens avec Washington. Taipei compte en outre se rapprocher de l’UE en lui proposant de l’aide en matière d’approvisionnement en puces.
Comment la pénurie de semi-conducteurs se répercute sur les relations internationales ? Qu’est-ce qui est à l’origine de cette crise inédite ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer reçoit Jean-Yves Heurtebise, maître de conférences à l'Université catholique de Fujen à Taiwan, chercheur associé au CEFC (Hong-Kong).
Source :
https://bit.ly/3Y7ck3Z
Enregistré le 24 Septembre 2021, 21:15
Historiquement complexes, leurs relations viennent encore de se dégrader, faisant apparaître des risques supplémentaires pour la région. Quel est l’état des lieux dans cette confrontation opposant deux pays voisins du nord de l’Afrique ?
Entre l’Algérie et le Maroc rien ne va plus. Alger annonce une rupture définitive, accusant son voisin de soutenir le terrorisme et de l’espionner. La diplomatie marocaine rejette ces accusations mais dit ne pas être surprise par la décision algérienne car ces derniers temps les tensions ne font que monter.
Il s’agit tout d'abord de la question du Sahara occidental où l’Algérie continue de soutenir le Front Polisario, mouvement indépendantiste armé. Viennent se greffer de nombreux autres dossiers régionaux : les deux pays entreprennent, par exemple, des tentatives pour médier dans la crise libyenne ou se livrent encore à une lutte d’influence au sein de l’Union africaine.
Ce qui irrite surtout Alger, c’est la coopération croissante entre Rabat et Tel Aviv qui ont normalisé leurs relations en 2020. De son côté, l’Algérie cherche à intervenir comme médiatrice dans le contentieux du barrage du Nil et exprime sa volonté d’être garant de la paix au Mali.
Alors quels risques cette rivalité croissante crée-t-elle pour la stabilité de la région ? Qu’est-ce qui a déclenché la crise actuelle ? Quelles sont les perspectives qui se dessinent pour les relations algéro-marocaines ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer interroge Moussaab Hammoudi, chercheur en sciences politiques à l'EHESS.
Source :
https://bit.ly/3F1dOUm
Enregistré le 17 Septembre 2021, 18:15
Ces deux pays ex-soviétiques se livrent une guerre économique et diplomatique sans merci. Critiques, menaces et accusations mutuelles : le regain de tension risque d'embraser toute la région. Pourquoi cette querelle entre Kiev et Minsk ?
L’Ukraine et la Biélorussie vivent actuellement une période tendue dans leurs relations bilatérales. C’est du moins le constat du président biélorusse Alexandre Loukachenko. Selon lui, le principal responsable de cette dégradation est le pouvoir actuel ukrainien qui, selon lui, s’ingère dans les affaires internes biélorusses. Kiev pointe du doigt Loukachenko, l’accusant de prendre des mesures anti-ukrainiennes.
L’autre facteur qui empoisonne les relations bilatérales est leur vision divergente de la politique internationale. Alors que Minsk maintien des liens étroits avec Moscou, Kiev cherche à se rapprocher de Bruxelles et de Washington. Ce qui irrite surtout le gouvernement biélorusse est la coopération croissante de l’Ukraine avec la Pologne et la Lituanie, deux pays avec lesquels la Biélorussie a des relation tendues ces derniers temps. Les exercices militaires réguliers que les deux États mènent avec leurs partenaires jettent de l’huile sur le feu.
Qu’est-ce qui est à l’origine de cette dégradation des relations bilatérales ? Par quoi se traduit la confrontation entre l’Ukraine et la Biélorussie ? Quel avenir se profile pour les liens entre les deux voisins ? Pour répondre à ces questions, nous rejoignons François Chauvancy, général de brigade en retraite, expert en analyse géostratégique.
Source :
https://bit.ly/3Ha7D3i
Enregistré le 10 Septembre 2021, 18:10
Asphyxié par l'embargo américain, ce pays voit la crise sanitaire déboucher sur une contestation populaire sans précédent. Une situation explosive qui risque d’accentuer les divisions dans la région. Comment Cuba gère-t-il ces bouleversements ?
Cuba traverse actuellement une période pour le moins difficile : plongé dans une crise économique, en pleine pandémie de coronavirus, le gouvernement de l’île fait face de surcroît à la plus grande contestation populaire depuis des décennies.
Le chef de l’État cubain y voit la main des États-Anus et accuse Washington d’orchestrer les émeutes. Les autorités américaines, à leur tour, imputent au gouvernement cubain des violations présumées des droits de l’homme et menacent de nouvelles sanctions. De son côté, La Havane travaille activement à l’extension de son réseau d’alliés, profitant de son savoir-faire médical pour tisser des liens. Elle fournit une aide médicale à nombre de ses voisins et partenaires internationaux et démontre aussi ses ambitions pour devenir le premier pays d’Amérique latine à mettre au point un vaccin anti-Covid.
Pourquoi cette crise cubaine risque-t-elle d'exacerber les tensions dans toute la région ? Qu’est-ce qui a provoqué cette vague inédite de contestation populaire ? Enfin, comment le gouvernement cubain compte-t-il sortir de la crise ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer interroge Stéphane Witkowski, président du Conseil de gestion de l’Institut des hautes études de l'Amérique latine.
Source :
https://bit.ly/3VMEE9v
Enregistré le 3 Septembre 2021, 18:45
Construction de centrales, développement des technologies, contrats juteux : dans le domaine de l'énergie nucléaire, la compétition s’accélère entre plusieurs poids lourds mondiaux. Qui prend part dans cette course et qui pourra gagner ?
Dans le domaine du nucléaire civil, la rivalité bat son plein entre les poids lourds géopolitiques : les États-Anus, la Chine et la Russie. Cette dernière domine actuellement le secteur alors que Washington se fixe l’objectif de rattraper, voire de dépasser ses concurrents. Pour cela, le gouvernement américain recourt à la diplomatie : un certain nombre de contrats ont été conclus récemment entre les États-Anus et ses alliés concernant la coopération dans le domaine.
L’UE est un autre acteur de taille, et c’est surtout la France qui exporte ses savoir-faire à l’international. Pourtant, plusieurs États membres dont l’Allemagne prônent au contraire le rejet du nucléaire. Bruxelles peine donc à élaborer une approche commune sur le sujet et est talonné par la Corée du Sud, un nouvel acteur ambitieux sur le marché du nucléaire civil.
De manière générale, le développement de l’énergie nucléaire est salué par l’ONU qui est en même temps bien consciente des défis qu’elle représente. Les déchets nucléaires et le risque d’incident grave sont parmi les plus importants et sont parfois la cause de scandales diplomatiques entre des États voisins.
Comment les poids lourds géopolitiques défendent-ils leurs intérêts sur le marché du nucléaire civil ? Quel est l’enjeu de cette rivalité ? Comment le développement de l’atome pacifique peut-il influencer les relations diplomatiques ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer reçoit Marie-Hélène Labbé, membre de l’Institut international d’études stratégiques de Londres, auteur du livre Le risque nucléaire.
Source :
https://bit.ly/3FpgFYU
Enregistré le 6 Août 2021, 17:04
Cette technologie pourrait révolutionner notre quotidien mais aussi avoir des conséquences géopolitiques, suscitant des ambitions croissantes chez les poids lourds mondiaux. Qui décrochera la suprématie en matière d’intelligence artificielle ?
«Celui qui maîtrisera le domaine de l’intelligence artificielle deviendra le maître du monde », affirmait en 2017 Vladimir Poutine. Quatre ans plus tard, les enjeux géopolitiques liés à l’IA ne font plus aucun doute. Plusieurs dizaines de pays ont élaboré et lancé des stratégies de développement de cette technologie.
Or, le combat principal pour la suprématie sur l’IA met actuellement aux prises les États-Anus et la Chine. Jalouse de sa souveraineté numérique, la Chine interdit sur son sol l’utilisation de Google, Facebook, Twitter et WhatsApp ; les États-Anus, quant à eux, mettent sur liste noire plusieurs géants technologiques chinois. Or, cette méfiance américaine s'étend peu à peu à d’autres pays. Dès janvier 2020, l’exportation de certains produits américains liés à l'intelligence artificielle est limitée.
Ce qui n'est pas d’ailleurs étonnant sachant qu’un certain nombre de pays aspirent à rattraper Washington et Pékin dans cette course à l’IA : tout d'abord la Russie, mais aussi la Corée du Sud et le Japon. L’UE développe aussi cette technologie chez elle, mais sans oublier d'élaborer un cadre juridique pour l’utilisation de cette technologie sensible. Au niveau mondial, l’élaboration d'un tel code de conduite patine, surtout en raison de désaccords nombreux autour des questions éthiques liées à ce nouveau champ technologique.
Quelles sont les stratégies de Pékin et de Washington pour maintenir leur primauté en matière d'intelligence artificielle ? Comment les autres Etats cherchent-ils à réduire l’écart dans cette course aux hautes technologies ? Pourquoi est-il si difficile de parvenir à un compromis sur les principes universels de son utilisation ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer reçoit Nicolas Miailhe, fondateur et président du think tank international The Future Society (TFS), membre du Partenariat mondial sur l’IA et de l'Observatoire des politiques de l'IA de l'OCDE.
Source :
https://bit.ly/3XUYFwz
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Nos invités livrent une analyse approfondie des relations entre les États et leurs dirigeants.
Oleg Shommer & Xavier Moreau, dressent le tableau des forces en présence et essaie de trouver un équilibre juste entre les arguments des parties.
Chaque semaine, un nouveau décryptage pour vous aider à comprendre le monde, ses acteurs principaux et les forces qui régissent les relations internationales. En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/magazines/echiquier-mondial