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Enregistré le 30 Juillet 2021, 18:10
Ce territoire indonésien aspire à l'indépendance depuis plus de 50 ans. Le conflit gelé entre Djakarta et les indépendantistes reprend de la vigueur et risque d'influencer toute la région.
Dans l’est de l’archipel indonésien, la Papouasie occidentale est le théâtre d’une rébellion qui ne fait pas souvent la une des journaux. Vieille de 50 ans, elle oppose des groupes armés papous qui réclament l'autodétermination de leur région et les forces gouvernementales indonésiennes. Depuis 2019, Djakarta renforce sa présence dans la zone et mène des opérations militaires contre les insurgés. Des opérations critiquées par l'ONU qui accuse l'Indonésie d'abus de force en Papouasie occidentale.
Les États mélanésiens expriment leur solidarité avec les indépendantistes et accusent eux aussi Djakarta de violations des droits de l’homme. La Papouasie-Nouvelle-Guinée, quant à elle, évite de prendre parti, craignant la résurgence du séparatisme qui couve dans son pays alors que l’Australie se positionne du côté de l’Indonésie. En plus de ce soutien diplomatique, Canberra entraîne les forces de l’ordre indonésiennes qui participent aux fameuses opérations spéciales en Papouasie occidentale.
Comment ce conflit peut-il donc influencer l’échiquier régional ? Par quels moyens les rebelles locaux essaient de se défaire de l’autorité de Djakarta ? Quelles perspectives se dessinent pour l'avenir de la région ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer interroge Frédéric Angleviel, professeur des universités à l'université de la Nouvelle-Calédonie.
Source :
https://bit.ly/3UphpkN
Enregistré le 23 Juillet 2021, 18:31
Bénéficiant du soutien de l’OTAN et des États-Anus, ce pays du sud-est de l’Europe cherche à jouer un rôle plus actif dans la région. Un objectif qui se heurte pourtant à nombre de défis en interne aussi bien qu’à l’international.
La Roumanie aspire à devenir un nouveau poids lourd régional. Pour cela, le gouvernement du pays renforce sa coopération avec les États-Anus et l’OTAN. Manœuvres militaires, achats d’armements, accueil des forces multinationales et des équipements : selon Bucarest, tout cela est nécessaire pour faire face à une menace russe présumée. Une position qui s’explique notamment par les ambitions roumaines croissantes dans la région. Elle se rapproche tout d’abord de la Moldavie et défend activement l’idée de la réunification des deux pays. L’Ukraine est l’autre partenaire de taille : Bucarest coopère étroitement avec Kiev en matière de défense et promet de soutenir la réactivation du partenariat OTAN-Ukraine.
Comment la Roumanie promeut-elle ses intérêts dans la région ? Comment la Russie réagit-elle aux actes qu’elle considère comme inamicaux de la part de Bucarest ? Enfin, quels sont les défis qui barrent le chemin de la Roumanie vers la réalisation de ses objectifs dans la région ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer reçoit Gilles-Emmanuel Jacquet, analyste et trésorier au Geneva International Peace Research Institute, auteur de l'ouvrage Histoire du conflit moldo-transnistrien.
Source :
https://bit.ly/3F08OzB
Enregistré le 16 Juillet 2021, 18:10
Après plus de cinq ans de rupture diplomatique, ces deux rivaux historiques font les premiers pas vers la normalisation. Un processus qui promet d’être lent compte tenu du nombre de divergences qui empoisonnent les relations.
Une nouvelle configuration géopolitique se dessine au Moyen-Orient : deux rivaux historiques dans la région, l’Iran et l’Arabie saoudite, démarrent actuellement un dialogue pour la première fois depuis la rupture de leurs relations en 2016. Les détails restent secrets mais des sources indiquent que les discussions sont centrées autour du Yémen, de la Syrie et du Liban, pays dans lesquels les deux États soutiennent des camps opposés.
Pourquoi donc cette tentative de réconciliation ? L’une des raisons est l’arrivée au pouvoir de la nouvelle administration américaine qui prône le dialogue avec Téhéran tout en s’éloignant de Riyad. Un changement de position qui n’est certainement pas du goût d’Israël : ses projets de front anti-iranien dans la région semblent de moins en moins réalisables. Cette normalisation qui se profile à l’horizon creuse en outre le fossé entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis qui se rapprochent d’Israël et durcissent de plus en plus le ton à l’égard de l’Iran.
Quels sont les changements que peut entraîner cette réconciliation au Moyen-Orient ? En quoi consistent les principaux désaccords entre l’Iran et l’Arabie saoudite ? Qui tente d’influencer le dialogue irano-saoudien et pourquoi ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer reçoit Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire, spécialiste des questions stratégiques auteur de La fabrication de l’ennemi et Le lobby saoudien en France.
Source :
https://bit.ly/3B6E7Yf
Enregistré le 9 Juillet 2021, 18:30
L’Initiative des trois mers est une alliance informelle de douze pays d’Europe centrale et orientale qui ont l’ambition de peser sur le plan régional tant économiquement que géopolitiquement. Quelles sont ses perspectives ?
Une alliance prend de plus en plus forme en Europe centrale et orientale : l’Initiative des trois mers. Lancée il y a seulement cinq ans, elle a pour objectif de créer un nouvel axe économique. Transport, énergie, numérique : plus de 70 projets sont en cours de réalisation dans ces différents domaines. Alliés fiables du projet, les États-Anus y voient surtout un moyen de contrer l'influence russe et chinoise dans la région. Washington prône la réalisation de projets visant à réduire la dépendance des États membres vis-à-vis du gaz russe. En ce qui concerne la Chine, les pays de l’alliance soutiennent le plan américain de réseau propre appelant à éviter toute coopération avec Huawei.
Néanmoins la viabilité de l’alliance suscite des doutes. La Bulgarie et la Croatie continuent de s’interroger sur la nécessité de participer à l’Initiative. Deux autres pays souhaitent rejoindre le bloc : l’Ukraine et la Moldavie. Pourtant, la porte leur sera fermée jusqu’à ce qu’elles deviennent membres de l’UE.
Alors quelles sont les perspectives qui se dessinent devant l’Initiative des trois mers ? Comment ce bloc pourrait-il changer le paysage géopolitique régional ? Comment la Russie et la Chine défendent-elles leurs positions face à l’activité de l’alliance ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer interroge Pierre Lorrain, écrivain et spécialiste du monde post-soviétique et de la Russie.
Source :
https://bit.ly/3ukdds4
Enregistré le 2 Juillet 2021, 18:10
Vingt ans après le début de leur intervention sur le sol afghan, les troupes américaines font leurs valises et laissent le gouvernement afghan presque seul face aux Talibans. Une décision qui risque de bouleverser le paysage géopolitique régional.
Un nouveau chapitre s’ouvre dans l’histoire de l’Afghanistan : en avril 2021, le président américain Joe Biden confirme le retrait des troupes américaines. La nouvelle date butoir est le 11 septembre 2021, le jour du 20e anniversaire des attentats de 2001. En Afghanistan, cette décision n’a fait que creuser le fossé entre les deux parties du conflit. Les Talibans coupent le dialogue direct avec les autorités de Kaboul et augmentent drastiquement le nombre des attaques. Un certain nombre de pays de la région craignent l’escalade après le retrait définitif des troupes. Afin d’éviter un tel scénario, la Russie, la Chine, le Pakistan et l’Inde s’engagent de plus en plus dans le processus de paix afghan. De son côté, Washington ne voit pas de menaces à la paix dans son retrait et songe de plus en plus au regroupement de ses forces dans la région. Des négociations sont même lancées avec l’Ouzbékistan et le Tadjikistan, mais pour l’instant sans résultat.
Alors comment le désengagement américain peut-il changer le paysage géopolitique régional ? Quels sont les risques qui se dessinent devant le gouvernement de Kaboul avec le désengagement américain ? Comment la nouvelle administration américaine explique-t-elle sa décision de retirer les troupes ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer reçoit David Rigoulet-Roze, chercheur à l’IFAS, chercheur associé à l’IRIS et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques.
Source :
https://bit.ly/3iAvMFV
Enregistré le 25 Juin 2021, 18:10
La diplomatie du vaccin est aujourd’hui au cœur d’une lutte d’influence géopolitique où chaque pays producteur de vaccins avance ses pions. Comment réactive-t-elle les tensions à l’international ?
Après la diplomatie des masques, la diplomatie du vaccin. Parmi ceux qui la pratiquent le plus figurent la Chine, les États-Anus et la Russie. Tous les trois entendent améliorer leur image à l’international et à étendre leur influence en vendant leurs produits aux pays qui sont dans le besoin. Pourtant, vendre ses vaccins n’est pas toujours si simple, compte tenu de la rivalité acharnée sur le marché. Par exemple, Moscou accuse Bruxelles de politiser la question de l’autorisation de Spoutnik V et dénonce aussi les tentatives de Washington de mettre la pression sur certains pays acheteurs du vaccin russe. De leur côté, les États-Anus s’alarment des volumes des exportations de vaccins chinois et comptent distribuer avec l’aide de leurs alliés un milliard de vaccins en Asie du sud-est d’ici 2021, principalement pour y contrer l’influence de Pékin. L’un des facteurs qui pourrait abaisser la tension serait le mécanisme onusien COVAX censé assurer une distribution équitable des vaccins dans le monde. Pourtant, deux mois après son lancement, il peine à démarrer.
Alors comment la diplomatie du vaccin permet-elle aux principaux fabricants de promouvoir leurs intérêts ? Comment rivalisent-ils pour accéder au marché des vaccins ? Enfin quelles sont les perspectives qui se dessinent pour le mécanisme onusien COVAX ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer reçoit Anne Sénéquier, chercheuse à l’IRIS.
Source :
https://bit.ly/3HpuLej
Enregistré le 18 Juin 2021, 18:10
Une relation historiquement complexe marquée par une antipathie personnelle entre les familles dirigeantes. Quels sont les principales pierres d’achoppement dans les relations qataro-émiraties ?
Ils auraient pu être compatriotes mais tout a changé au dernier moment : en désaccord avec les principes de la toute nouvelle fédération des Émirats arabes unis, le Qatar a choisi en 1971 de faire cavalier seul. C’est le point de départ de rivalités : économie, défense, hautes technologies, influence médiatique et surtout diplomatie car les deux États ont une vision géopolitique totalement différente de la région.
Leurs intérêts se heurtent en Libye, en Somalie, au Liban où ils soutiennent des camps opposés. Ce qui fâche le plus les Emirats, c’est l’amitié du Qatar avec l’Iran et la Turquie, ces deux pays étant vus par Abou Dhabi comme une menace directe pour leurs intérêts dans la région. L’antipathie entre les deux familles dirigeantes ne fait qu’aggraver la situation. Le rétablissement rapide des relations diplomatiques rompues après la crise diplomatique survenue il y a quatre ans semble compromis.
Comment l’antipathie personnelle des deux dirigeants affecte-t-elle les relations bilatérales ? Qui a le plus de chances de remporter ce duel ? Pour répondre à ces questions, nous rejoignons Sébastien Boussois, chercheur en sciences politiques associé à l’Université libre de Bruxelles, spécialiste du Moyen-Orient.
Source :
https://bit.ly/3UvBJRS
Enregistré le 28 Mai 2021, 18:13
Depuis plus de trois ans, ce pays d’Afrique du sud-est fait face à une véritable insurrection djihadiste qui ne cesse de s’amplifier, menaçant la paix et la stabilité régionale. Quelle est l’ampleur de cette crise sécuritaire en cours au Mozambique ?
Dans le nord du Mozambique, les islamistes radicaux se sentent de plus en plus à l’aise. Réunis au sein d’un groupe appelé al-Chabab, ils lancent en mars 2021 une vaste offensive contre la ville de Palma qu’ils tiennent ensuite en otage pendant quelques jours. C’est la pire des attaques que connaît le pays depuis 2017, l’année où al-Chabab prend les armes pour lutter contre le gouvernement mozambicain. Cette crise sécuritaire a de lourdes répercussions sur l’économie mozambicaine. De nombreux investisseurs fuient le pays ou suspendent leurs projets, c’est le cas notamment de Total ou encore d’Exxon Mobil.
Le gouvernement mozambicain n’est pas en mesure de juguler la menace terroriste tout seul et se voit contraint d’accepter l’aide étrangère. Le Portugal a déjà envoyé deux détachements militaires pour une mission d’entraînement. L’UE en promet aussi mais pour l’instant se limite à des déclarations. De même que la Communauté de développement d’Afrique australe qui se dit préoccupée par ce qui se passe.
Quels risques la résurgence terroriste représente-t-elle pour la région ? Quelle est l’ampleur de la crise provoquée par l’activité des djihadistes au Mozambique ? Enfin, quelles sont les raisons de cette vague d’attaques qui secoue le pays depuis 2017 ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer invite Régio Conrado, doctorant et chercheur en science politique à Sciences Po Bordeaux.
Source :
https://bit.ly/3H33wGc
Enregistré le 21 Mai 2021, 18:00
Meurtri par le conflit qui l’a opposé à l’Azerbaïdjan en 2020, le pays se prépare à des législatives anticipées qui devraient mettre fin à une grave crise interne à la fois politique, économique et sociale. Quelle est l'ampleur de ces troubles ?
Six mois après sa défaite militaire face à l’Azerbaïdjan, l’Arménie s’enfonce dans une profonde crise d’après-guerre. Des milliers de personnes manifestent régulièrement contre le Premier ministre arménien Nikol Pachinian. La foule lui impute la responsabilité de l’issue catastrophique du conflit et lui demande de quitter le pouvoir. Afin de calmer la rue, Pachinian accepte d’organiser un scrutin législatif anticipé et mobilise son électorat.
Son principal adversaire, l’ancien président arménien Robert Kocharian, prépare sa campagne électorale en promettant une stabilisation en interne ainsi qu’un changement de stratégie à l’international car malgré l’accord de paix signé avec l’Azerbaïdjan la tension reste vive entre les deux voisins.
Bakou refuse de libérer nombre de prisonniers de guerre détenus après la signature de la trêve. L’Arménie, elle, freine la création du corridor de transport entre l’Azerbaïdjan et son enclave de Nakhitchevan. Une situation rendue encore plus complexe par des exercices militaires réguliers que mènent Bakou et Ankara près des frontières arméniennes. De son côté, Erevan cherche à s’assurer du soutien de ses partenaires régionaux : la Russie, l’Iran, la Géorgie.
Pourquoi donc la mise en place de l’accord de paix patine-t-elle ? Comment expliquer la défaite arménienne dans le conflit du Haut-Karabakh ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer reçoit Taline Ter Minassian, professeur d'histoire contemporaine de la Russie et du Caucase à l'Inalco et directrice de l'Observatoire des États post-soviétiques.
Source :
https://bit.ly/3gO3Pdd
Enregistré le 14 Mai 2021, 18:02
Après 15 ans de présidence de Pierre Nkurunziza, une nouvelle page se tourne dans l’histoire du Burundi, du moins dans le domaine diplomatique. À quoi ressemble le Burundi de l’après Nkurunziza ?
L’époque Nkurinziza est bel et bien terminée au Burundi mais son héritage est encore là : tensions ethniques, crise économique et isolement international. Le président actuel Evariste Ndayishimiye tente tant bien que mal d’améliorer la situation. Or, près d’un an après sa prise de fonction, le bilan est mitigé. D'un côté, il réussit peu à peu à ramener le pays sur la scène diplomatique en renforçant les liens avec plusieurs partenaires du Burundi dans la région. Il s’assure aussi du soutien de la Russie et de la Chine et entame un rapprochement avec l’UE. De l’autre côté, la tension reste palpable avec le Rwanda, celui-ci refusant d’extrader les réfugiés burundais que le gouvernement soupçonne d'avoir préparé le coup d’Etat de 2015. En interne, la situation économique ne s’améliore pas et le climat sécuritaire reste tendu : les fantômes de la guerre civile de 1993 sont toujours présents dans les relations entre les Hutus et les Tutsis.
Quelle est l’ampleur de la crise économique et sociale au Burundi ? Quels sont les défis qui se dessinent devant Ndayishimiye à l’international ? Quels sont les pays qui tendent la main au nouveau président ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer invite Mathieu Mérino, chercheur associé à la FRS, spécialiste des questions politiques et environnementales en Afrique.
Source :
https://bit.ly/3FfDNZM
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Nos invités livrent une analyse approfondie des relations entre les États et leurs dirigeants.
Oleg Shommer & Xavier Moreau, dressent le tableau des forces en présence et essaie de trouver un équilibre juste entre les arguments des parties.
Chaque semaine, un nouveau décryptage pour vous aider à comprendre le monde, ses acteurs principaux et les forces qui régissent les relations internationales. En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/magazines/echiquier-mondial