L'Échiquier Mondial
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L'Échiquier Mondial episodes

  • #32 – Quad : le réveil d'une alliance pour contrer la Chine ?

    Enregistré le 30 Avril 2021, 17:34

    Presqu'inconnue il y a peu, cette alliance informelle devient un acteur incontournable dans la région indopacifique où elle défie les positions de la Chine. Comment cette montée en puissance du Quad bouleverse-t-elle la scène régionale ?

    « Écume de mer promise à disparaître » : c’est ainsi que la diplomatie chinoise a qualifié le Quad il y a trois ans. Aujourd’hui, l’attitude a changé : Pékin surveille attentivement les activités de l’alliance, la considérant comme une menace pour ses intérêts.

    Ces inquiétudes ne sont pas dénuées de fondement : aujourd’hui, le Quad monte de plus en plus en puissance. Pression militaire avec des exercices en commun, diplomatique avec la lutte pour le marché du vaccin et économique avec des tentatives de relocaliser différentes productions hors de Chine. L’alliance s’élargit aussi : l’année dernière, le « Quad Plus » est lancé. En plus de quatre membres initiaux, il comprend la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande et le Vietnam. Or leur coopération se limite pour l’instant à la lutte commune contre la pandémie, et l’avenir de ce format reste incertain. Tout comme celui du Quad d’ailleurs, car s'il a été créé dans le but de contrer la Chine, il pourrait être fragilisé par des liens commerciaux forts qu’entretient chacun des membres de l’alliance avec Pékin.

    Comment la Chine réagit-elle à l’activation du Quad ? Comment l’émergence de cette alliance peut-elle changer le paysage géopolitique régional ? Quels sont les défis qui se profilent pour le développement du Quad ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer invite Laurent Amelot, enseignant à l'Institut d'étude des relations internationales (ILERI), chercheur associé à l'Institut Thomas More et membre du groupe de réflexion Asie21.

    Source :

    https://bit.ly/3iu1dBs

    28 min
  • #31 – Océanie : crise politique dans le Pacifique

    Enregistré le 23 Avril 2021, 18:54

    Zone fortement stratégique, l'Océanie attise de plus en plus les convoitises des grands acteurs géopolitiques. Leur lutte d’influence fait grimper les tensions dans la région. Quelle est la situation politique actuelle en Océanie ?

    L’Océanie traverse actuellement une crise politique sans précédent. Les cinq États de la Micronésie se retirent du Forum des îles du Pacifique. À l’origine de la démarche, le poste du secrétaire général de l’organisation attribué à un Polynésien. Les pays micronésiens accusent l’Australie et la Nouvelle-Zélande d’avoir influencé cette nomination. Plusieurs sources indiquent que le départ de la Micronésie pourrait accélérer l’intégration régionale menée par Wellington et Canberra à l’égard des îles mélanésiennes et polynésiennes.

    Il existe pourtant un facteur qui pourrait complexifier ce processus : l’influence croissante de la Chine dans la région. Depuis plusieurs années, Pékin cherche activement à s’y ancrer : aides financières, projets d’infrastructures. Tout cela n’est pas du goût des États-Anus qui, eux aussi, ont de forts intérêts dans la région. Afin de contrer l’influence chinoise, Washington renforce la coopération avec les États insulaires, notamment en matière de défense. Parmi d’autres acteurs géopolitiques actifs en Océanie figurent la France et le Japon qui y promeuvent leurs intérêts nationaux.

    Quelle est donc l’importance stratégique de cette région ? Quels sont les principaux sujets de discorde entre les sous-régions océaniennes ? Comment la sécession récente de la Micronésie affecte-t-elle la situation géopolitique en Océanie ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer interroge Frédéric Angleviel, professeur à l'université de la Nouvelle-Calédonie.

    Source :

    https://bit.ly/3Fi4oFt

    28 min
  • #30 – DUELS. Corées : l'impossible réunification ?

    Enregistré le 16 Avril 2021, 18:28

    Entre la Corée du Sud et la Corée du Nord, les relations se détériorent à une vitesse alarmante. L'escalade oblige à faire une croix sur la récente détente, mettant en danger la sécurité régionale.

    Formellement, les deux pays sont toujours en état de guerre. Près de 70 ans après la fin de la Guerre de Corée, l’accord de paix n’est toujours pas conclu entre le Nord et le Sud, et aujourd’hui, peu de progrès sont réalisés dans cette direction. Au contraire, on constate un regain de tension : Kim Jong-un développe un arsenal nucléaire et mène régulièrement des essais de missiles balistiques. Moon Jae-in, lui, modernise ses forces armées et achète de plus en plus d’équipements militaires.

    La coopération de plus en plus étroite entre les États-Anus et la Corée du Sud jette de l’huile sur le feu. À part Washington, Moon Jae-in renoue aussi les liens avec le Japon et se rapproche de l’Inde. La Corée du Nord, elle, compte principalement sur l’aide économique et militaire de son principal allié : la Chine

    Comment les relations intercoréennes ont-elles évolué sous les dirigeants actuels ? De quoi s’accusent Pyongyang et Séoul ? Quel avenir se dessine pour les deux Corées ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer interroge Patrick Maurus, professeur émérite à l'INALCO, directeur de la revue Tangun.

    Source :

    https://bit.ly/3GYf6SH

    29 min
  • #29 – Macédoine du Nord - Bulgarie : quand le passé pèse sur l’avenir

    Enregistré le 9 Avril 2021, 19:27

    Ces deux pays sont impliqués dans une dispute à la fois historique, linguistique et identitaire. Où en est-on actuellement dans ce bras de fer qui grève leurs relations bilatérales, l’avenir européen de Skopje et même la stabilité régionale ?

    Identité nationale, histoire, langue : tout oppose la Bulgarie et la Macédoine du Nord dans leur vision de leur passé et de leur présent. Quant à l’avenir, il reste largement incertain. C’est surtout le cas de Skopje, coincé sur le seuil de l’UE à cause du véto bulgare. Pour qu’il soit levé, la Macédoine du Nord doit complètement s’aligner sur la vision de son voisin. La tenue du scrutin législatif en Bulgarie jette de l’huile sur le feu : en jouant la carte nationaliste, le gouvernement de Boïko Borissov durcit le ton à l’égard de Skopje.

    L’autre facteur qui empêche la réconciliation bulgaro-nord-macédonienne est le rapprochement de la Macédoine du Nord avec les adversaires régionaux de la Bulgarie : la Serbie et l’Albanie. Et si la majorité des membres de l’UE se disent favorables à l’adhésion de Skopje, ils insistent dans le même temps pour que Sofia et Skopje règlent eux-mêmes leur différend.

    Comment évolue la confrontation actuelle entre la Bulgarie et la Macédoine du Nord ? Quelles conditions la première avance-t-elle pour lever son véto sur les négociations d’adhésion ? Pourquoi toutes les tentatives de régler ce différend ont-elles échoué jusqu’à présent ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer reçoit Falma Fshazi, spécialiste de l’Europe du sud-est, chercheuse à l’Ecole Polytechnique de Zurich.

    Source :

    https://bit.ly/3B0STzB

    27 min
  • #28 – DUELS. Xi Jinping vs Tsai Ing-wen

    Enregistré le 2 Avril 2021, 19:27

    Chefs d’Etats des deux pays du monde chinois, nos duellistes représentent deux visions différentes de l’avenir de leurs pays et semblent prêts à tout pour défendre leurs intérêts nationaux.

    À peine Tsai Ing-wen arrive-t-elle au pouvoir à Taïwan, en 2016, que Xi Jinping coupe tous les contacts officiels avec l’île, la nouvelle dirigeante refusant de reconnaître le principe selon lequel la Chine continentale et Taïwan appartiennent à une seule Chine. Dès son premier jour au pouvoir, Tsai Ing-wen cherche à réduire au minimum l’influence de Pékin sur l’île et se bat pour la préservation de l’identité nationale taïwanaise. À cette campagne, Xi Jinping répond par des pressions économiques, médiatiques et militaires sans précédent.

    Tsai Ing-wen, elle, compte principalement sur le soutien des États-Anus et d’autres pays occidentaux. De son côté, Xi Jinping encourage les alliés diplomatiques de Taïwan à renoncer à leurs liens avec Taipei en leur promettant des investissements et une aide financière.

    Quelles sont les mesures entreprises par Xi Jinping pour renforcer les pressions sur Taïwan ? De quels atouts Tsai Ing-wen dispose-t-elle face à son adversaire ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer interroge Jean-Louis Rocca, professeur à Sciences Po, chercheur au CERI.

    Source :

    https://bit.ly/3B2kCjv

    29 min
  • #27 – Espace : la nouvelle course à l'armement

    Enregistré le 26 Mars 2021, 20:01

    Lancée depuis la guerre froide, la militarisation de l’espace s’accélère de plus en plus, poussant les principaux acteurs géopolitiques à une nouvelle course aux armements. Où en est-on dans cette compétition à l’échelle planétaire ?

    Satellites tueurs, lasers aveuglants, brouilleurs sophistiqués : la militarisation de l’espace se poursuit à pas de géants. Qui en est responsable ?

    Les États-Anus pointent du doigt la Russie et la Chine. Selon Washington, ces deux pays mènent régulièrement des essais de leurs armes spatiales. Moscou et Pékin n’ont jamais confirmé ces propos. Pour eux, ce sont les États-Anus qui provoquent la nouvelle course aux armements dans l’espace.

    En effet, le Pentagone affiche ouvertement son objectif de suprématie américaine dans l’espace. Toutes les tentatives de s’entendre sur la limitation des capacités spatiales rencontrent un échec. Les États-Anus et leurs alliés rejettent le projet russo-chinois de prévention de la nouvelle course aux armements spatiale. Celle-ci risque de s’étendre aussi à des objets spatiaux comme la Lune. Washington conclut un certain nombre de traités bilatéraux avec ses alliés sur le partage éventuel des ressources lunaires. La Russie et la Chine y sont farouchement opposées, mais pourront-elles empêcher la réalisation de ces projets ?

    Alors comment les principales puissances spatiales défendent-elles leurs intérêts dans l’espace extra-atmosphérique ? Pourquoi n’y a-t-il toujours pas d’accord sur la limitation des armements spatiaux ? Et quels sont les autres acteurs géopolitiques qui développent leurs capacités militaires spatiales ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer reçoit Sylvie Matelly, spécialiste de l’économie de la défense, directrice adjointe de l’IRIS.

    Source :

    https://bit.ly/3VK3Fm2

    29 min
  • #26 – Birmanie : un coup d’État passé sous silence

    Enregistré le 19 Mars 2021, 18:10

    Un coup d’État militaire met fin à une fragile parenthèse démocratique ouverte il y a une décennie. Le changement de pouvoir, l'arrestation d’Aung San Suu Kyi et la répression des manifestations risquent d’avoir un fort impact sur la région.

    Voici plus d’un mois que la Birmanie est secouée par une contestation populaire sans précédent. Des centaines de milliers de personnes protestent quasi quotidiennement contre le renversement du gouvernement civil d’Aung San Suu Kyi par les militaires survenus début février.

    Depuis, les nouvelles autorités ne font qu’attiser la colère de la rue : elles déclarent l’état d’urgence pour un an et annulent les résultats des élections législatives du novembre 2020 remportées par le parti de l’ex-dirigeante birmane. Afin de disperser la foule, l’armée recourt à la force. Bilan : au moins 67 morts, des centaines de blessés et plus de 1 700 arrestations.

    Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte à l’unanimité une résolution condamnant les violences. La majorité de la communauté internationale reconnaît l’issue de ce scrutin et s’oppose fermement à la prise de pouvoir par l’armée. La Chine, elle, estime que tout cela relève des affaires internes de la Birmanie. De son côté, l’Indonésie s’impose de plus en plus en tant que médiateur. Parmi d'autres pays qui pourraient peser dans la crise actuelle birmane figurent la Chine, l’Inde et la Russie. Tous les trois ont d’importants intérêts politiques et économiques dans ce pays et maintiennent de bonnes relations avec l’armée ainsi qu’avec le camp civil.

    Comment le coup d’État en Birmanie peut-il affecter l’échiquier régional ? Pourquoi la médiation indonésienne n’a-t-elle rien donné ? Quels sont les premières mesures du nouveau gouvernement birman à l’international ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer interroge Olivier Guillard, chercheur au CERIAS et directeur de l’information chez GARDAWORLD.

    Source :

    https://bit.ly/3gOt66T

    29 min
  • #25 – Piraterie : une menace grandissante sur les mers

    Enregistré le 12 Mars 2021, 18:10

    Aussi ancien que le commerce par voie des mers, ce fléau des routes maritimes continue de faire rage dans plusieurs régions du monde. 195 attaques en 2020 : une hausse considérable par rapport à 2019. A quoi ressemble ce phénomène aujourd’hui ?

    L’ONU constate une hausse alarmante de la piraterie maritime dans le monde. Le nombre le plus élevé de cas est enregistré dans le golfe de Guinée et plus précisément près des côtes nigériennes. Le gouvernement de ce pays n’arrive pas à juguler la menace. Au niveau régional, la coopération patine aussi.

    Dans l’Asie du sud-est, autre zone touchée par la piraterie, la situation est différente. Dans cette région, 16 Etats se sont rassemblés en une force multilatérale, la ReCAAP, censée lutter contre le fléau. Son effet reste pourtant limité : la pandémie du Covid-19 ne fait qu’empirer les choses car l’économie régionale souffre.

    Et cet état des choses n’arrange pas du tout les poids lourds géopolitiques qui mettent en place plusieurs initiatives visant à sécuriser les principales routes commerciales en mer. C’est le cas notamment des États-Anus et de l’UE qui renforcent leur présence dans les zones maritimes mènent régulièrement des opérations anti-pirateries.

    Pourquoi malgré une forte implication de la communauté internationale la piraterie continue-t-elle à prospérer ? A quoi ressemblent les pirates des mers aujourd’hui ? Quels sont leurs modes d’action ? Pour répondre à ces questions, nous rejoignons Jean-Paul Pancracio, spécialiste de droit international public, professeur émérite à l’université de Poitiers et chercheur associé au Centre Thucydide de l’Université Paris II Panthéon-Assas.

    Source :

    https://bit.ly/3gNXSNp

    29 min
  • #24 – Barrage éthiopien : vers une guerre du Nil ?

    Enregistré le 5 Mars 2021, 18:30

    Le Grand barrage de la Renaissance sur le Nil Bleu : ce projet de l’Éthiopie est la principale source de tensions entre ce pays et ses voisins le Soudan et l’Egypte. Pourquoi inquiète-t-il autant et où en est-on dans la recherche de compromis ?

    Le Grand barrage de la renaissance se prépare pour la seconde phase du remplissage de son gigantesque réservoir. Addis-Abeba compte effectuer l’opération en juillet prochain malgré les protestations du Caire et de Khartoum qui craignent une réduction du débit du fleuve du Nil bleu. Toutes les tentatives d’élaborer un accord finissent par un échec.

    Les États-Anus qui parrainent le dialogue depuis deux ans sont accusés par l’Éthiopie d'adopter une position biaisée. L’Union africaine qui a repris le bâton ne réussit pas non plus à négocier un consensus. La Russie et les Emirats arabes unis voudraient essayer réconcilier les partis mais il n'est pas sûr que leur médiation soit acceptée.

    La situation se complexifie en raison des menaces mutuelles. L’Egypte évoque un danger pour la paix régionale en cas d’actions unilatérales de l’Ethiopie, mais Addis-Abeba se dit prêt à défendre le barrage par la force. Quant aux relations soudano-éthiopiennes, elles se sont dégradées à la suite d'affrontements frontaliers entre les deux États.

    Quels sont les enjeux et les risques dans cette dispute autour des eaux du Nil ? Pourquoi les négociations autour de ce barrage sont-elles au point mort ? Comment ce problème peut-il jouer sur la stabilité régionale ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer reçoit Franck Galland, professionnel du secteur de l’eau et chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique.

    Source :

    https://bit.ly/3AZzEXh

    29 min
  • #23 – DUELS. Jair Bolsonaro vs Alberto Fernandez

    Enregistré le 26 Février 2021, 18:30

    Entre le Brésilien Jair Bolsonaro et l’Argentin Alberto Fernandez, la concurrence est rude et l’antagonisme grandissant. Ce sont deux visions économiques et politiques qui s’affrontent, mais aussi deux caractères différents.

    « Raciste, misogyne et homme violent » : dès le début de sa campagne présidentielle Alberto Fernández ne cache pas son antipathie envers Jair Bolsonaro. En retour, le président brésilien traite Fernández de « bandit rouge » et soutient son adversaire au scrutin présidentiel. Une hostilité mutuelle qui découle largement de leurs différences idéologiques. Alors que le président brésilien prône une ligne politique ultra-conservatrice, son homologue argentin défend plutôt une vision de gauche, dite « péroniste ». Économie, environnement, domaine social et, bien sûr, diplomatie : dès sa prise de fonctions, Fernández effectue un virage socialiste et se rapproche du Mexique et de Cuba. Bolsonaro, lui, maintient la pression sur le Venezuela et s’oppose à l’influence grandissante de Mexico. Surnommé le « Trump des tropiques » en raison de son admiration pour Donald Trump, le président brésilien se rapproche davantage du président américain d’alors. Cependant la défaite de ce dernier fait le jeu de Fernandez qui tend la main à l’administration Biden. Côté économique, la tension s’accroît aussi. À cause des divergences avec son homologue argentin, Bolsonaro menace de sortir du Mercosur, marché commun réunissant plusieurs États de la région.

    Quelle est l’ampleur de la confrontation actuelle entre les deux chefs d’États ? Comment leur antipathie personnelle affecte-t-elle les relations bilatérales et les alliances politiques dans la région ? Quelles sont les perspectives des relations argentino-brésiliennes ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer reçoit Carlos Herrera, professeur à CY Cergy Paris Université, spécialiste de l'Amérique latine.

    Source :

    https://bit.ly/3B007nr

    29 min

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