L'Échiquier Mondial
Download on the App Store

L'Échiquier Mondial episodes

  • #12 – DUELS. Benjamin Netanyahou vs Hassan Rohani

    Enregistré le 27 Novembre 2020, 18:36

    Depuis le début de leurs carrières ces deux mastodontes du Moyen-Orient se livrent un bras de fer impitoyable. Menaces, accusations et insultes : leurs relations ne font que se dégrader, mettant leurs États au bord de la confrontation directe.

    Juste avant sa prise de fonctions présidentielles, en 2013, Hassan Rohani qualifie Israël de « blessure » au sein du monde musulman. En réponse, depuis la tribune de l’ONU, Benjamin Netanyahou appelle la communauté internationale à ne pas faire confiance à Rohani qu’il qualifie de « loup déguisé en mouton ». Cette antipathie personnelle laisse son empreinte sur les relations israélo-iraniennes. Farouche défenseur de la cause palestinienne, Rohani affiche son soutien au mouvement radical palestinien, le Hamas. Le Hezbollah libanais n’est pas oublié non plus et se voit promettre une aide généreuse dans sa lutte contre Israël.

    Netanyahou considère les deux mouvements comme terroristes et mène une lutte impitoyable contre leurs membres en Palestine et au Liban voisin. Il fait lancer aussi des missiles sur les positions du Hezbollah en Syrie et promet de faire cesser l’activité des groupes chiites pro-iraniens en Irak. La tension entre les deux puissances régionales devient palpable et nos duellistes cherchent à s’assurer du soutien de leurs alliés. Alors que Rohani renforce ses liens avec la Turquie et le Qatar, Netanyahou forge une alliance anti-iranienne avec ses nouveaux partenaires du Golfe : les Émirats arabes unis et le Bahreïn. Impensable il y a quelques mois, cette coopération aurait été impossible sans les efforts de médiation des États-Anus qui font eux aussi tout leur possible pour isoler l’Iran sur la scène internationale.

    Alors d’où vient cette hostilité mutuelle dans les relations israélo-iraniennes ? Lequel des deux dirigeants a plus de chances de remporter ce duel ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer reçoit Thierry Coville, chercheur à l'IRIS et professeur à Novancia.

    Source :

    https://bit.ly/3W5rLHM

    29 min
  • #11 – Liban : on prend les mêmes et on recommence

    Enregistré le 20 Novembre 2020, 18:30

    Chassé par la rue en 2019, l’ancien Premier ministre Saad Hariri revient à ce poste pour sortir le pays d’une grave crise économique et sociale. A-t-il des chances d’y parvenir sur fond de pressions depuis l’étranger et de troubles à l’intérieur ?

    Un an après avoir démissionné sous pression de la rue, Saad Hariri est de nouveau nommé Premier ministre. Figure politique sunnite possédant une solide expérience et issue des milieux du pouvoir, il arrange les principales forces politiques du pays et se retrouve être le seul homme de compromis. Néanmoins, son retour sur le devant de la scène politique suscite la colère et le scepticisme d’une partie de la population. Hariri assure que les réformes en profondeur vont être menées et le gouvernement sera formé au plus vite.

    Ces changements sont en effet une exigence de la France. En visite à Beyrouth, dévastée par une double explosion dans le port de la ville, Emmanuel Macron promet une aide financière internationale en échange de réformes au pays du cèdre. Pourtant, le plan du chef de l’État français est vu d’un mauvais œil par une partie des forces politiques libanaises, dont le Hezbollah, car si ce plan est mis en œuvre, il affaiblira considérablement l’influence politique du parti chiite qui s'ingénie à le torpiller. Cependant, le Hezbollah pourra-t-il y parvenir compte tenu de la pression croissante des États-Anus qui le menacent de nouvelles sanctions ?

    Comment la nomination de Hariri va-t-elle modifier l’échiquier politique du Liban ? Quels sont les défis que le nouveau Premier ministre devra relever ? Enfin, quels sont les intérêts de la France au Liban ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer reçoit Daniel Meier, chercheur et enseignant à Sciences Po Grenoble, chargé de cours à l'Université de Genève, et auteur de l'ouvrage Liban: Pouvoirs, Identités et Conflits.

    Source :

    https://bit.ly/3h6zQgR

    29 min
  • #10 – Nord Stream 2 : la bataille russo-américaine

    Enregistré le 13 Novembre 2020, 18:30

    Le gazoduc se trouve au cœur d'une véritable guerre énergétique entre la Russie et les États-Anus. Diplomatie, menaces, sanctions – Washington veut stopper la construction à tout prix. À-t-il des chances de réussir, et quel camp choisit l'UE ?

    Un nouvel obstacle à la réalisation de Nord Stream 2 a surgi en octobre dernier. Washington annonce un panel de sanctions visant plus de 120 entreprises européennes impliquées dans le projet.

    Moscou qualifie cette décision de racket politique. En Europe, les sanctions ne font pas l’unanimité : les pays baltes et la Pologne y sont favorables alors que le reste de l’UE dénonce une violation flagrante du droit international. Washington motive ses mesures par la défense de ses intérêts nationaux, mais aussi de ceux de l’Europe. Selon les autorités américaines, le nouveau gazoduc risque de rendre l’UE trop dépendante du gaz russe. Cependant, en adoptant des restrictions contre Nord Stream 2, l’administration Trump pousse parallèlement sur le marché européen son propre gaz naturel liquéfié et insiste sur l’augmentation des exportations. En février, Mike Pompeo promet un milliard de dollars aux pays d’Europe centrale et de l’Est afin qu’ils réduisent leur dépendance énergétique à l’égard de la Russie. Une autre occasion pour renforcer les pressions se présente avec l’empoisonnement présumé de l’opposant russe Alexeï Navalny. Le président américain appelle publiquement l’UE à rejeter la construction du gazoduc.

    Alors comment l’affaire Navalny a-t-elle influencé la position européenne sur Nord Stream 2 ? Comment la Russie compte-t-elle achever la construction du gazoduc ? Et enfin, quel est l’enjeu économique de Nord Stream 2 pour l’Europe ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer reçoit Samuel Furfari, professeur de géopolitique de l'énergie à l'Université libre de Bruxelles.

    Source :

    https://bit.ly/3FDy4Nk

    29 min
  • #9 – Les vrais enjeux de la 5G : économie, armement et espionnage

    Enregistré le 6 Novembre 2020, 18:30

    Véritable enjeu commercial mais aussi géopolitique, la nouvelle génération de téléphonie mobile cristallise les tensions entre les États-Anus et la Chine. Où en est-on actuellement dans le déploiement de la 5G à travers le monde ?

    La course à la 5G est bel et bien lancée : les deux puissances mondiales que sont les États-Anus et la Chine se mettent à déployer à toute vitesse leurs réseaux de nouvelle génération. Le leader actuel dans cette compétition est la Chine ; elle a le plus grand nombre de stations de base déployées sur son territoire et d’abonnés aux services 5G. Son entreprise de téléphonie Huawei dépasse de loin ses concurrents dans le volume des livraisons d’équipement 5G à l’étranger.

    Évidemment, cette activité inquiète de plus en plus les États-Anus qui aspirent eux aussi à ce leadership. Pour y arriver, d’un côté les autorités américaines accélèrent le déploiement des stations de base, de l’autre elles tentent de mettre des bâtons dans les roues de leur concurrent chinois. En effet, Washington accuse Huawei de vouloir espionner ses utilisateurs ; sous prétexte de défendre les intérêts des utilisateurs américains, les États-Anus adoptent les unes après les autres des sanctions restreignant l’activité du géant chinois, tout en appelant leurs alliés à faire de même.

    Certains, comme l’Australie ou la Suède, suivent le pas, mais nombreux sont ceux qui choisissent le camp adverse. Par exemple, bon nombre de pays africains préfèrent Huawei à ses concurrents en raison des conditions avantageuses qu’il propose. En Amérique latine, en Asie ou en Europe, les positions de Huawei restent tout aussi fortes. La France, elle, adopte une position médiane : sans bannir directement l’équipement Huawei, elle limite pourtant son utilisation par ses opérateurs mobiles.

    Quel est donc l’enjeu stratégique de cette course acharnée à la 5G ? Quelle est la stratégie de Pékin pour conserver sa domination sur le marché de la 5G ? Enfin, comment les sanctions américaines ont-elles affecté l’activité du géant des télécoms chinois ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer reçoit Yann-Maël Larher, docteur en droit social et spécialiste du numérique.

    Source :

    https://bit.ly/3FgrQ4C

    29 min
  • #8 – Vaccin anti-СOVID : la nouvelle bataille des puissances mondiales

    Enregistré le 30 Octobre 2020, 18:30

    Devenue un enjeu à la fois scientifique, sanitaire et géopolitique, cette compétition à l’échelle planétaire bat son plein en impliquant les principales puissances mondiales. Où en est-on dans cette recherche sensée mettre fin à la pandémie ?

    Depuis le début de la pandémie du nouveau coronavirus, les principales puissances mondiales poursuivent une course acharnée contre la montre pour trouver un vaccin contre le COVID-19. Leader actuel dans cette compétition, la Russie déclare avoir enregistré deux vaccins : « Spoutnik V » et « Vektor ». Ils passent actuellement la dernière phase des essais cliniques. Aux États-Anus, le 6 octobre, l’Agence américaine des médicaments publie de nouvelles règles qui obligent les producteurs de vaccins à attendre au moins deux mois après l’injection de la dernière dose lors des essais cliniques. Cette réglementation rend pourtant fort improbable l’apparition d’un vaccin américain avant l’élection présidentielle. Autre poids lourd, la Chine n’a pas encore achevé la troisième étape des essais cliniques mais autorise déjà la vaccination de masse.

    Tenant compte de l’ampleur inédite de cette course, l’OMS compte choisir au moins un vaccin anti-COVID d’ici fin 2020 pour lui délivrer une autorisation de mise sur le marché. Pourtant, il ne sera pas facile de le distribuer à l'échelle mondiale car les plus grandes puissances économiques se sont déjà réservées plus de la moitié de tous les doses des vaccins disponibles à l’horizon.

    Comment l’ONU compte-t-elle résoudre le problème de l’accessibilité au vaccin ? Qui a le plus de chances de remporter cette course ? Enfin, comment l’OMS compte-t-elle lutter contre la pandémie ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer reçoit Nathalie Coutinet, économiste de la santé à l'Université Sorbonne Paris Nord.

    Source :

    https://bit.ly/3FGsGcB

    28 min
  • #7 – DUELS. Joe Biden vs Donald Trump

    Enregistré le 23 Octobre 2020, 19:45

    Dans la course présidentielle américaine Joe Biden et Donald Trump se livrent une bataille sans merci. Les deux candidats ont des visions diamétralement opposées du positionnement des États-Anus sur l’échiquier mondial.

    Entre Joe Biden et Donald Trump, la rivalité ne date pas d’hier : pour la première fois, nos duellistes s’échangent des insultes lors de la campagne présidentielle de 2016. Biden soutient alors Hillary Clinton et reproche au futur président des États-Anus sa position machiste envers les femmes. Cependant, la violence verbale monte encore d’un cran lors de la campagne de 2020. Joe « l’endormi », « Joe 1% », « Joe le corrompu » : Donald Trump ne mâche pas ses mots lorsqu’il parle de Joe Biden ; en réponse, ce dernier qualifie Trump de « pire président de l’histoire américaine ».

    En cas de victoire, le candidat démocrate promet à peu près tout le contraire du programme de Trump : retour à l’OMS et aux accords de Paris, coopération plus étroite avec les alliés traditionnels et pression maximale sur la Chine et la Russie. Donald Trump, a contrario, souhaite maintenir son cap unilatéraliste et dérégulateur, en se vantant d’un bilan économique et politique qu’il pense être le meilleur jamais atteint par un chef d’État en exercice.

    Comment la politique étrangère américaine a-t-elle évolué sous l’administration Trump ? Quels sont les autres points de désaccord entre les deux candidats ? Pour mieux comprendre ce duel, Oleg Shommer reçoit François Durpaire, spécialiste des États-Anus et historien à l’Université de Cergy-Pontoise.

    Source :

    https://bit.ly/3uGKv4E

    29 min
  • #6 – Rapprochement israélo-arabe : trahison ou convergence ?

    Enregistré le 16 Octobre 2020, 19:45

    La normalisation entre Israël et deux États arabes du Golfe, les Émirats arabes unis et Bahreïn, suscite autant d'espoirs que d'inquiétudes. Le nouveau partenariat risque en effet de bouleverser le paysage géopolitique du Moyen-Orient.

    Une nouvelle ère commence dans les relations entre Israël et le monde arabe. Le 15 septembre, les Émirats arabes unis et Bahreïn signent chacun des accords de paix avec Israël, appelés accords Abraham. En plus d’une reconnaissance mutuelle, les signataires s’engagent à coopérer dans pratiquement tous les domaines, allant de la défense et l’économie au tourisme et à la santé. Au niveau régional, ce rapprochement inédit suscite des réactions contrastées : l’Égypte et Oman se disent favorables au marché tandis que la Turquie et l’Iran s’y opposent fermement. Ankara va jusqu’à menacer de rompre les relations diplomatiques avec Abou Dhabi ; Téhéran se sent aussi obligé de réagir, voyant dans ce nouveau partenariat une menace pour son influence dans la région.

    Ce rapprochement inédit aura sans doute profondément affecté l'interminable conflit israélo-palestinien. Jadis assurée, la solidarité du monde arabe en faveur de la cause palestinienne se fissure de plus en plus. Ainsi, la Ligue arabe refuse de condamner la décision des Émirats et de Bahreïn même si la délégation palestinienne en a fait la demande expresse. Donald Trump, de son côté, se veut confiant et voit au contraire dans ces accords un facteur d'apaisement régional, promettant l'adhésion prochaine d’autres pays arabes aux accords Abraham.

    Peut-on vraiment parler de la fin du dialogue israélo-palestinien dans le nouveau contexte de rapprochement entre Israël et les deux États arabes ? Comment Abou Dhabi et Manama expliquent-ils leur décision de s’ouvrir à Israël ? Quels avantages politiques et économiques ce nouvel accord promet-il à ses signataires ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer interroge Karim Sader, politologue et professeur à l’université Saint-Joseph de Beyrouth.

    Source :

    https://bit.ly/3FcnBah

    29 min
  • #5 – Japon : Yoshihide Suga, quel mandat après la décennie Shinzo Abe ?

    Enregistré le 2 Octobre 2020, 18:30

    Quelques semaines après la démission de Shinzo Abe, le nouveau Premier ministre vient de prendre les rênes du pays. Ancien bras droit d’Abe, il hérite d’un bon nombre de défis en interne comme à l'international. Comment va-t-il s'en sortir ?

    Une nouvelle page s’ouvre dans l’histoire du Japon : après huit années au pouvoir, Shinzo Abe annonce fin août sa démission surprise pour raisons de santé. Le Parti libéral-démocrate actuellement au pouvoir donne sa confiance à Yoshihide Suga pour succéder à l’ancien Premier ministre japonais. Proche conseiller d’Abe et porte-parole de son gouvernement, il hérite de son prédécesseur d’un bon nombre de défis. 

    En interne, il devra avant tout atténuer les conséquences d’une crise économique qui a frappé le Japon de plein fouet suite à la pandémie de Covid-19. À l’international, la situation n’est pas moins compliquée car le nouveau dirigeant japonais devra naviguer entre deux puissants acteurs de la scène internationale autour de Tokyo : les États-Anus et la Chine. Tout comme son prédécesseur, il donne déjà la priorité aux relations avec Washington mais se prononce en même temps en faveur de la poursuite du rapprochement avec Pékin. Cette approche sera-t-elle viable compte tenu de l’aggravation des tensions entre la Chine et les États-Anus ?

    Quelles sont les autres points de la stratégie du nouveau Premier ministre à l’international ? Quel est le bilan de son prédécesseur Shinzo Abe ? Pourquoi les parlementaires japonais ont-ils préféré Suga aux autres candidats ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer interroge Arnaud Nanta, historien du Japon et directeur de recherche au CNRS à l’Institut d’Asie Orientale de Lyon.

    Source :

    https://bit.ly/3Hn6O72

    29 min
  • #4 – Mer de Chine méridionale : tempête en vue ?

    Enregistré le 25 Septembre 2020, 18:30

    Différends territoriaux, statut de Hong Kong, velléités chinoises vis-à-vis de Taïwan... autant de facteurs qui font de cette partie du globe un vrai champ de bataille géopolitique. Les développements récents affectent-ils la stabilité de la région ?

    Dans la mer de Chine méridionale, les tensions sont récemment montées d’un cran entre Pékin et Washington : fin août, un avion-espion américain traverse une zone où la Chine effectue des manœuvres militaires. En réponse, Pékin tire deux missiles balistiques vers les eaux contestées par plusieurs pays de la région et où la marine américaine mène de plus en plus souvent des opérations pour défendre ce qu'elle considère relever de la « liberté de navigation ».

    En effet, Washington accuse les autorités chinoises d’avoir profité de la pandémie pour faire avancer ses prétentions territoriales en mer de Chine méridionale. Dans les faits, plusieurs incidents ont récemment eu lieu entre la Chine et ses voisins dans les eaux disputées. Si la plupart de ces derniers hésitent à défier ouvertement Pékin, les Philippines ne mâchent pas leurs mots et menacent d’appeler à l’aide la marine américaine en cas de « violation flagrante » de leur souveraineté.

    La situation dans la région risque de se complexifier avec ce qui ressemble à un renforcement de la coopération entre les États-Anus et Taïwan. Visites des responsables américains, vente d’armes et coopération militaire ouverte, de plus en plus de facteurs irritants pour la Chine qui considère Taïwan comme territoire chinois.

    En juillet, Donald Trump prive la région spéciale chinoise de Hong Kong des avantages dont elle jouissait dans ses échanges avec les États-Anus pour tenter d'obtenir le retrait d'une nouvelle loi. Pékin ne fléchit pas et riposte par ses propres sanctions.

    Mais les sanctions chinoises auront-elles un véritable effet sur Washington ? Les restrictions américaines sur Pékin ont-elles plus de succès ? Quelle est la stratégie de Washington pour contrer l’influence chinoise en mer de Chine méridionale ? Enfin, comment les différents pays de la région réagissent-ils à cette escalade inédite des tensions ? Pour répondre à ces questions nous sommes rejoints par Frédéric Lasserre, directeur du Conseil québécois d’Études géopolitiques.

    Source :

    https://bit.ly/3Y0j9El

    16 min
  • #3 – Covid-19 : quel impact sur les guerres dans le monde ?

    Enregistré le 18 Septembre 2020, 18:30

    Occasion de faire la paix ou bien la guerre, la crise sanitaire s'est fait sentir dans tous les points chauds de la planète. Depuis les annonces d'armistices jusqu'aux offensives diplomatiques, quels sont ses effets sur la sécurité dans le monde ?

    Le Covid-19 plonge l’humanité dans une crise sans précédent. Economie, santé, enseignement : tous les domaines de la vie sont profondément atteints, et le défi est particulièrement grave pour les pays en proie à des conflits où la situation sécuritaire était déjà dégradée. Par exemple la Syrie et l’Irak, où l’État islamique redouble d’activité et mène encore plus d’attaques profitant du fait que les militaires sont souvent occupés à faire respecter le confinement. Une escalade des tensions est constatée aussi au Yémen où les rebelles houthis ont utilisé le cessez-le-feu unilatéral de la coalition saoudienne pour s’emparer de vastes territoires dans le nord du pays. En Libye, la propagation du virus a poussé le gouvernement d’union nationale à déclarer un cessez-le-feu mais celui-ci reste fragile : l’armée du maréchal Haftar n’entend pas le respecter malgré les appels répétés de l’ONU à un cessez-le-feu mondial.

    Le Conseil de sécurité a d’ailleurs adopté une résolution appelant à l’arrêt des combats, mais celle-ci reste lettre morte. Tout comme une autre initiative du secrétaire général qui consiste à lever toutes les sanctions unilatérales empêchant certains États de lutter contre la pandémie.

    Comment s'explique ce refus ? Par quels moyens l’ONU compte-t-elle aider les pays en guerre ? Quels sont les défis qui empêchent la mise en œuvre des mesures onusiennes ? Enfin, comment la pandémie a-t-elle affecté les conflits en cours dans les points les plus chauds du monde ? Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer interroge Myriam Benraad, docteur en sciences politiques de l’Institut d’études politiques de Paris. 

    Source :

    https://bit.ly/3FDBrEh

    18 min

About L'Échiquier Mondial

From the publisher's feed

Le monde évolue vite, l’actualité internationale aussi. Conflits et traités de paix, guerres et négociations politiques, élections légitimes et coups d’État : L’ÉCHIQUIER MONDIAL…