Paul, en tant que Juif, est habité par l’objectif de liberté qui est celui de toute la Bible, depuis l’expérience de l’Exode. Dans le régime de la Nouvelle Alliance, Jésus-Christ, suprême modèle, s’accomplit en plénitude en se mettant librement au service de ses frères, jusqu’à la mort sur la croix. Marcher à sa suite signifie donc pour le chrétien, par un choix libre et résolu, se mettre au service des autres. Aussi, Paul emploie-t-il des images fortes pour fustiger l’égoïsme, placé du côté de l’esclavage (15) : en effet, affranchis par Jésus-Christ, nous recouvrons la capacité d’accomplir notre vraie nature, faite pour aimer, et nous ne nous construisons nous-mêmes que dans l’amour (14). (...)