Les 4 Vérités

Les 4 Vérités

By France TélévisionsNews
Download on the App Store

Les 4 Vérités episodes

  • Derniers préparatifs pour la cérémonie de clôture des JO - Thierry Reboul est l’invité du 10 août 2024

    J-1 avant que ne sonne le glas des Jeux Olympiques de 2024. La cérémonie de clôture se tiendra demain, dimanche 11 août. Mais elle se prépare en secret depuis plusieurs nuits dans le Stade de France lorsque les compétitions d’athlétisme sont terminées. « On est soumis à un rythme assez intense », avoue Thierry Reboul, le directeur des cérémonies. Les équipes devront notamment monter la scène cette nuit : ils ont dix heures, alors que le dispositif devrait normalement être construit en huit jours. 

    On peut dire que la cérémonie d’ouverture des Jeux à été une réussite, puisqu’elle a réuni 24 millions de téléspectateurs. « Ça détend sur le fait qu’on a réussi cette première étape », précise notre invité, qui explique qu’ils vont essayer de « dire au revoir de la plus des manières possibles » lors de la cérémonie de clôture. Thierry Reboul explique que pour cette dernière, la configuration est plus classique et permettra une « convergence des regards », avec le public assis dans les gradins autour de la scène. « On est dans un format plus classique, mais ce qu’on propose ne sera pas classique », ajoute-t-il. 

    Une cérémonie organisée en trois temps, qui commencera de manière « protocolaire », laissant la place aux athlètes pour défiler tous ensemble. Le show, intitulé « Records », commencera aux alentours de 22h10. Il s’agira d’un spectacle axé sur les valeurs de l’olympisme, tandis que la cérémonie d’ouverture était focalisée sur la mise en avant de la culture française et de ses valeurs fragiles de vivre ensemble. Pour la cérémonie de clôture, nous explique notre invité, « on parlera beaucoup du futur, il y a un univers général qui est proche de la science-fiction », dans un spectacle notamment mis en musique par les artistes électro Français Air et Phénix. 

    L’héritage de la cérémonie d’ouverture 

    Si la cérémonie d’ouverture a conquis son public, elle a aussi essuyé beaucoup de critiques, amenant plusieurs personnes impliquées dans sa confection, notamment Thierry Reboul, à porter plainte pour cyberharcèlement. « Chacun le vit d’une manière différente. Pour ce qui me concerne, j’essaye d’avoir le plus de recul possible, ce qui n’est pas simple, et de faire mon devoir de citoyen pour faire en sorte que la loi soit appliquée, c’est pourquoi je suis allé porter plainte », explique-t-il. Ce n’est pas pour autant que les artistes ont voulu changer leur cérémonie de clôture : « on est assez clairs et droits dans nos bottes sur ce qu’on a voulu dire », insiste notre invité, qui préfère regarder le positif et « l’amour qu’ils ont reçu » avec la cérémonie d’ouverture. 

    Preuve que la cérémonie d’ouverture a plu : les statues et la vasque des Tuileries risquent de rester dans les rues de la capitale de manière permanente. Le directeur de cérémonie explique qu’avec les statues, ils ont cherché à faire « émerger de l’eau et de l’histoire ces femmes qui ont marqué leur temps et dont on ne parle pas. » Un hommage à Louise Michel, Gisèle Halimi ou encore Simone Veil qui a été discuté au préalable avec la maire de Paris, Anne Hidalgo, et qui était prévu. Si les statues ont été conçues pour durer dans le temps, ce n’est pas le cas de la vasque olympique : « si on peut la garder, on sera ravis, mais elle n’a pas été faite pour ça », précise notre invité. 

    11 min
  • Bilan à J-2 de la fin des Jeux Olympiques - Philippe Bas est l’invité du 9 août 2024

    Paris 2024 touche à sa fin. Après trois semaines de bonne humeur et de cohésion nationale autour de l’événement sportif, le retour à la politique se fait de plus en plus pressant. Pour Philippe Bas, cette dernière a continué pendant les Jeux Olympiques : « il ne faut plus perdre de temps pour que la France ait un gouvernement », insiste-t-il. Il s’enorgueillit d’une France qui a « montré le meilleur d’elle-même, et au-delà de nos espérances » durant l’intégralité des Jeux. Il salue notamment l’organisation « remarquable » des transports en commun dans la région parisienne, et félicite directement la maire de Paris Anne Hidalgo, ainsi que la présidente du Conseil régional d’Île-de-France Valérie Pécresse, et « tous les Français qui ont concouru à cette réussite. »

    Le sénateur Républicain espère que la cérémonie de clôture sera aussi intéressante que la cérémonie d’ouverture des Jeux, et qu’elle saura « attirer les regards du monde avec vitalité sur notre ville », ce dont il ne doute pas. Selon lui, et malgré les controverses, « la cérémonie d’ouverture a globalement été extrêmement brillante, je crois que personne n’en doute. » À propos des critiques de certains athlètes Français à propos de la fiscalisation de leur prime de médaillés, Philippe Bas considère cette remarque injustifiée, et normal que tout salaire soit imposé. 

    Vers la construction d’un nouveau gouvernement 

    Un quotidien espagnol a parlé de « gueule de bois » pour désigner la situation politique qui attend la France au sortir des Jeux. Pour notre invité, il faut éviter cette gueule de bois, c’est-à-dire qu’il faut que la France ait un gouvernement le plus vite possible. Il reproche à Emmanuel Macron d’avoir « joué la montre » : « il faut arrêter de chercher à gagner du temps, ce n’est pas aux partis politiques de trouver une entente entre eux. C’est au président de la République de désigner une personnalité qui aura les meilleurs chances d’obtenir un accord aussi large que possible, et, à défaut d’accord, parce qu’il n’y a pas de majorité à l’Assemblée Nationale, qu’une coalition de censure ne se forme pas contre lui », explique-t-il. Il ajoute qu’il faut que ce gouvernement puisse « non seulement tenir, mais aussi agir. » 

    Il pense que le Président a été « fortement perturbé » par les résultats des législatives, mais, c’est une situation qu’il a créé lui-même, rappelle l’ancien Secrétaire général de Jacques Chirac. « La dissolution, c’est fait pour régler un problème politique, pas pour en créer un », assène-t-il, imperturbable. Pour lui, cette dissolution, a été « non seulement une erreur, mais une faute politique », et s’il salue la cohérence des votes des Français entre les européennes et le premier tour des législatives, il invective le chef de l’État à « relancer la mécanique » en prenant les mesures nécessaires pour sortir de l’impasse dans laquelle le pays se trouve actuellement. 

    « Dans la Vème République, le Président préside, mais c’est le gouvernement qui gouverne », philosophe notre invité au micro de Maya Lauqué. Il attend impatiemment la désignation d’un Premier ministre pour que le gouvernement prépare au mieux la rentrée, notamment un budget de la rentrée qui puisse permettre au pays de sortir de sa dette tout en répondant à des mesures sociales nécessaires au pouvoir d’achat des Français. Pour lui, Emmanuel Macron doit élire un Premier ministre « indépendant » pour ne pas faire comme si rien ne s’était passé ; un Premier ministre capable de coordonner les forces politiques de l’arc républicain. Exit donc Lucie Castets pour Philippe Bas, qui représente le Nouveau Front Populaire, dont la nomination amènerait automatiquement, selon ses prédictions, à une censure puisque la coalition de gauche suscite « l’hostilité générale » du reste de l’Assemblée. À l’inverse, il estime qu’il y a « de la ressource en France », et que de nombreuses personnalités qui ont été mentionnées, de Bernard Cazeneuve à

    10 min
  • Des soins gratuits pour les athlètes - Frédéric Valletoux est l’invité du 8 août 2024

    Certains athlètes étrangers, notamment Américains, se sont étonnés de recevoir des soins médicaux gratuits pendant les Jeux Olympiques. Une mesure pourtant normale qui ne devrait pas étonner les sportifs, selon Frédéric Valletoux. Il explique en effet que cela fait partie du cahier des charges des Jeux Olympiques, et que ce n’est donc pas une spécificité française. Il rassure en expliquant que c’est le Comité d’organisation des Jeux qui prend en charge tout le financement des frais hospitaliers, et que cette charité « ne coûte pas un euro à la sécurité sociale. » Il s’agit pour lui d’une solidarité qui est propre à un événement comme les Jeux Olympiques. 

    Le ministre délégué chargé de la Santé et de la Prévention se veut également rassurant à propos de la pollution de l’eau de la Seine. Il y a quelques jours, la triathlète Belge Claire Michel tombait malade, et étant notamment victime de vomissements, faisant frémir les rumeurs les plus folles quant à une potentielle contamination due à son contact avec l’eau de la Seine. Cette dernière est revenue sur son état de santé en expliquant qu’elle avait contracté un autre virus que l’E.Coli, la bactérie présente dans le fleuve et pointée du doigt par les internautes. Des propos que corrobore notre invité, rappelant que l’eau est surveillée de près par les organisateurs des Jeux, et que des entraînements ou des compétitions ont déjà été repoussés si les conditions n’étaient pas réunies pour permettre une baignade. 

    Toujours rassurant, l’ancien maire de Fontainebleau estime que « tout se passe très bien » dans les hôpitaux parisiens. Il félicite le très gros travail effectué par les soignants, qui ont notamment organisé leurs vacances de façon à être disponible pendant toute la durée des Jeux. Il n’y a selon lui « pas de saturation du service hospitalier » car très peu d’hospitalisations seraient liées à l’événement sportif. « Il y a eu 55 000 hospitalisations hier, dont une quinzaine liée aux Jeux Olympiques », explique-t-il. Même si le nombre d’hospitalisations venait à enfler dans les jours qui suivent à cause de la compétition, l’homme politique annonce qu’il y a plus de 80 services de l’Assistance Publique parisienne qui sont disponibles et n’ont pas été mobilisés jusqu’à présent pour prendre en charge plus de patients.

    Comment sauver l’hôpital public ? 

    Le weekend dernier, sur la nuit entre le samedi 3 et le dimanche 4 août, une panne informatique d’ampleur a touché quelque 38 établissements de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris. Frédéric Valletoux estime certes la panne dommageable, mais que le personnel ainsi que la direction ont « très vite réagi », permettant d’éviter des conséquences trop lourdes pour les patients, et trouver une solution au plus vite. Il explique qu’il ne s’agissait pas d’une cyberattaque, mais bien d’une simple panne technique « qui peut arriver sur n’importe quel serveur. » Un incident qui rappelle, pour notre invité, à quel point l’informatique est « partout, nécessaire et utile. » 

    Toujours optimiste, l’ancien président de la Fédération Hospitalière de France, voit de belles améliorations pour l’hôpital public dans les années à venir. Il compare ce dernier à un paquebot : « on a donné des coups de gouvernail, le paquebot a commencé à tourner et il est sur la bonne voie. » Il revient sur les investissements faits pour l’hôpital, ainsi que les formations : « on forme plus de soignants, cela va produire ses effets dans quelques années », insiste notre invité. 

    11 min
  • L’héritage des JO en Seine-Saint-Denis - Stéphane Troussel est l’invité du 7 août 2024

    La Seine-Saint-Denis, pourtant le département le plus pauvre de France métropolitaine, est désignée comme le grand bénéficiaire des Jeux Olympiques, grâce aux infrastructures qui y ont été construites. Une « réalité » pour Stéphane Troussel, le président de son Conseil Départemental, qui parle déjà d’un « héritage » des Jeux dans le territoire. D’un côté, il y a le village olympique qui va créer 4 000 logements, d’un autre, les infrastructures sportives, comme les piscines et les stades. Il précise que le bassin olympique, actuellement à Nanterre, va être déplacé à Sevran et renommé Léon Marchand. Une aubaine pour les enfants Séquano-Dyonisiens qui vont donc pouvoir bénéficier de plus d’activités sportives. 

    Paris 2024 aura aussi permis, selon notre invité, de changer l’image de son département, encore souvent associé à la violence et la délinquance. Au contraire, ces Jeux ont démontré « l’accueil et la bienveillance » des habitants locaux. Les élus politiques ont tenté d’engager au maximum les habitants d’Ile-de-France dans les festivités, en mettant notamment à disposition des billets pour qu’ils puissent assister à des épreuves. Il précise tout de même que l'événement sportif n’est pas « une baguette magique » et qu’il ne va pas régler instantanément tous les problèmes de ce territoire du nord-est de Paris. Post Jeux Olympique, il estime que « c’est à nous de cultiver ce sentiment de fierté retrouvée ». 

    Et après les Jeux Olympiques ? 

    Retour à la politique. La compétition se termine à la fin de la semaine, et, lundi prochain, le 12 août 2024, il faudra arranger la situation du pays qui s’est retrouvé sans Premier ministre pendant près de deux mois. Citant la célèbre phrase de Romain Gary, « le patriotisme, c’est l’amour des siens, et le nationalisme, la peur des autres », le président du Parti Socialiste se félicite que les résultats des législatives du 7 juillet dernier aient été favorables à la première partie de la citation et non à la deuxième. Il souhaite désormais que le pays prenne sa responsabilité individuelle et collective, à la fois dans le discours politique et la société civile, et que l’on fasse collectivement le choix du chacun pour soi ou du vivre ensemble. Les Jeux Olympiques pourront-ils apaiser les dissensions entre les Français ? 

    Gérald Darmanin a précisé que les dispositifs de sécurité mis en place en Seine-Saint-Denis pendant les Jeux pourront être pérennisés par la suite. Notre invité se dit favorable à un rétablissement d’une police de proximité, composée de forces de l’ordre « nombreuses et bienveillantes », pour aider à apaiser les tensions dans le département et favoriser le vivre ensemble. 

    S’adressant directement au président de la République, Stéphane Troussel souhaite que ce dernier « tire les conclusions des élections du mois de juin ». En d’autres termes, qu’Emmanuel Macron accepte sa défaite, et la victoire, quoique relative, de la coalition de gauche. « Il y aurait quelque chose d’incompréhensible que, sur un délai aussi long, il ne tire pas les conséquences des élections », ajoute-t-il. Sans se prononcer sur le nom d’un éventuel Premier ou Première ministre, le leader du PS veut que la gauche fasse la démonstration de sa capacité à gouverner. Réfutant l’idée de s’associer à des politiques de centre-droit, il veut prouver qu’il peut enfin y avoir de la « cohérence » dans la politique française. 

    10 min
  • Le judo, la discipline la plus médaillée des JO - David Douillet est l’invité du 6 août 2024

    Un nouveau record du monde a été battu lors de ces Jeux Olympiques 2024. Hier, lundi 5 août, le perchiste suédois Armand Duplantis, passe la barre historique des 6, 25 mètres, dépassant son propre record du monde. Il avait pourtant déjà remporté la médaille en battant ses adversaires à 6 mètres. Pas rassasié, il tente de battre le record du monde, fixé à 6,10 mètres, et réussit son pari. Même ses compétiteurs s’inclinent et saluent l’exploit du favori de la compétition. David Douillet, ancien champion de judo, revient avec Thomas Sotto sur ce moment incroyable. Pour lui, « le garçon est là pour le sport, pour la beauté du geste, et pour battre des records ». Du haut de ses 24 ans, ce jeune prodige de la perche a battu le record du monde 9 fois. 

    Pour notre invité, les Jeux Olympiques correspondent au moment le plus important de la carrière de tout athlète : « c’est plus difficile d’obtenir un titre olympique qu’un titre mondial ». Ayant vécu l’expérience, il explique qu’il faut des mois pour réaliser que l’on devient champion olympique car il est difficile de s’extraire de la bulle dans laquelle on s’était mis pour la préparation. « Quand vous êtes champion du monde, vous l’êtes dans votre communauté. Quand vous êtes champion olympique, vous l’êtes dans les foyers de tous les Français, c’est ça la différence », ajoute-t-il. Le vétéran conseille aux jeunes médaillés de « profiter » car un titre olympique change toute une vie. Il rappelle qu’il existe aussi des gens intéressés, « pas toujours très recommandables » qui vont vouloir se rapprocher des vainqueurs et dont il faut savoir se protéger. 

    Teddy Riner, nouvelle coqueluche du judo français 

    Outre l’athlétisme, la discipline de David Douillet n’est pas en reste. En effet, en judo est le sport le plus récompensé de la saison, avec 10 médailles remportées. L’ancien ministre des Sports se félicite qu’il y ait eu un enchaînement de générations parmi les athlètes de cet art martial japonais. Lui-même se souvient de Fabien Canu qui aurait « allumé cette flamme en lui » alors qu’il était encore gamin lorsqu’il était venu à son club parler de sa carrière. Il estime qu’il y a des idoles pour tous les athlètes qui les poussent à dépasser leurs limites.  

    Il encourage le nouveau champion du judo français, Teddy Riner, dans ses exploits et pense qu’il sera toujours prêt pour la compétition dans 4 ans à Los Angeles. Même à 39 ans, on peut toujours être un champion pour notre invité : « C’est une question d’envie. La seule contrainte, c’est le physique ». Il rappelle que le plus compliqué pour les sportifs, ce n’est pas la compétition, mais bien la préparation : « Les Jeux Olympiques, c’est la cerise sur le gâteau. C’est la récompense pour un athlète de haut niveau. Le plus dur, c’est le quotidien. C’est la routine, c’est le kimono qu’il faut enfiler, les kilomètres qu’il faut courir, les tonnes qu’il faut soulever, les milliers de répétitions de mouvement. »

    Son coup de cœur à Paris 2024 ? « Ce moment où on est en finale des équipes mixtes de judo, on est à égalité avec les Japonais et on a un tirage au sort de la catégorie qui va combattre. » L’instant où la balance a basculé vers une victoire de la France quand la catégorie de Riner a été tirée. Un scénario presque trop beau pour être vrai qui montre toute la beauté du sport selon David Douillet.

    10 min
  • La délégation israélienne aux Jeux Olympiques - Yaël Arad est l’invitée du 5 août 2024

     6 médailles. 1 d’or, 4 d’argent et 1 de bronze. Voilà le palmarès de la délégation israélienne, à mi-parcours des Jeux Olympiques 2024. Des victoires qui rendent « fière » Yaël Arad, présidente du comité olympique israélien, qui indique attendre avec impatience la suite des jeux. Un bonheur de la célébration troublé par l’actualité géopolitique chargée à la maison. « On ne peut pas faire abstraction », selon notre invitée, qui rappelle sur notre plateau à quel point son pays souffre depuis les attaques du 7 octobre dernier. Elle explique que la situation a affecté les préparations des athlètes israélien en vue des Jeux Olympiques. Elle les félicite dans la foulée d’avoir réussi à surmonter les épreuves pour se présenter aujourd’hui dans la compétition et remporter des trophées. 

    « Le sport, c’est la résilience mentale », pour l’Israélienne. Une résilience qui permet aux athlètes israéliens de concourir malgré la guerre territoriale qui ronge leur pays, mais aussi de passer au-dessus des attaques et critiques concernant leur présence au plus grand événement sportif mondial. Victime de cyberharcèlement et d’insultes depuis leur arrivée à Paris, menacée par une attaque terroriste, la délégation israélienne est la plus protégée de toutes. Au micro de Thomas Sotto, Yaël Arad remercie le comité d’organisation des Jeux et le gouvernement français d’avoir pris la juste mesure des risques encourus par ses athlètes, et estime qu’ils ont été « tellement bien reçus » et qu’ils se sentent « en sécurité ». 

    Le lundi 29 juillet, au début de la compétition, le judoka Algérien Messaoud Redouane Dris était disqualifié de son combat l’opposant à l’Israélien Tohar Butbul. En cause ? Un surpoids de 400 grammes. Accusé de s’être fait sciemment disqualifier pour ne pas se battre contre un représentant d’Israël, Yaël Arad juge l’incident « très difficile à comprendre ». Pour elle, les Jeux Olympiques sont au contraire l’endroit idéal pour « créer des amitiés entre les pays et les religions », pour « se serrer la main ». Un acte qu’elle-même n’aurait aucun mal à effectuer : « sur le terrain de jeu, je pourrais serrer la main à un athlète palestinien », ajoute-t-elle. 

    Israël sous bannière neutre ? 

    En France et dans le monde, des voix accusant le risque génocidaire des attaques menées par les armées de Benyamin Netanyahu contre le peuple palestinien à Gaza, ont émis l’idée que la délégation israélienne aurait dû participer à Paris 2024 sous bannière neutre. Une « honte » pour notre invitée qui refuse de subir le même traitement que les sportifs Russes, rappelant que c’est le Hamas qui a attaqué son peuple en premier. « Le monde entier sait que le Hamas est une organisation terroriste », « leur comportement est inhumain », « ils sont interdits dans de nombreux pays », continue-t-elle. 

    Porter le drapeau israélien, est-ce nécessairement soutenir la politique de Netanyahu ? « Ce n’est pas une question qu’il faut me poser à moi » réplique notre invitée qui précise ne pas être une femme politique. Et de conclure : « Je suis ici au nom du sport, de l’excellence et de l’amitié. » 

    10 min
  • Intégrer les jeunes dans les Jeux Olympiques - Salim Dabo est l’invité du 3 août 2024

    La Seine-Saint-Denis est un des départements les plus pauvres de France. Avec les Jeux Olympiques, il voit son territoire mis en valeur en accueillant plusieurs épreuves, notamment dans son tout nouveau centre aquatique construit spécialement pour l’occasion à Saint-Denis. C’est dans ce contexte qu’est née Univers Projet 93, menée par Salim Dabo, alias « le Maire des banlieusards ». Encore jeune, l’association a été fondée en 2022, dans le but d’aider les jeunes du département. Accompagnement vers l’emploi, activités sportives et associatives, et, à l’occasion de Paris 2024, « inviter les jeunes à découvrir d’autres sports que les sports phares de la banlieue comme le football, le basket, et, plus récemment, le rugby », sont autant d’initiatives mises en place par les volontaires. 

    Pour notre invité, ces Jeux Olympiques sont une « chance » inespérée pour enfin pouvoir développer des activités pour les jeunes du quartier, grâce notamment aux nouvelles infrastructures. Il insiste sur l’importance de parler à la jeunesse, de les écouter, et d’essayer de construire leurs projets avec eux. Lui-même avoue ne pas avoir eu une enfance facile, marquée par un parcours scolaire laborieux. Il veut aujourd’hui prouver qu’il est possible de s’en sortir, comme lui : « Je veux montrer qu’on est capables de réussir et de franchir toutes les portes. »

    Comment expliquer le fossé entre les politiques et les jeunes de banlieue ? Si les uns et les autres ne semblent pas se comprendre, c’est en partie parce que les jeunes sont « difficiles à aborder », selon notre invité. Il déplore un territoire qui a pris l’habitude de « se tenir à l’écart », menant à des difficultés à « sortir de sa zone de confort ». Il cherche donc à réintégrer les jeunes dans les discours politiques, à leur redonner confiance en eux et à les encourager à s’ouvrir davantage. Pour lui, les Jeux Olympiques sont le genre d’événement international qui peut motiver les jeunes à voir loin : « ils veulent être les organisateurs des JO », explique-t-il. 

    La politique dans le 93 

    Étant lui-même soutenu par la préfecture, Salim Dabo indique s’entendre « super bien » avec les élus locaux. Il souligne notamment le travail effectué par Mathieu Hanotin, le maire de Saint-Denis, dans l’organisation des Jeux. Pour les législatives, c’est la coalition de gauche qui a majoritairement remporté le département, bien que le Rassemblement national ait réussi à placer trois candidats en Seine-Saint-Denis. Un soulagement pour notre invité qui dit attendre une « nouvelle évolution » dans la politique nationale à la suite des Jeux pour pouvoir enfin reprendre confiance en l’avenir et construire durablement. Il appelle directement le président de la République à « fonder un avenir serein pour [eux] », c’est-à-dire de faire en sorte de contrer la montée en puissance de l’extrême-droite pour protéger les minorités des banlieues. 

    Du haut de ses 25 ans, ce n’est pas l’ambition qui manque à Salim Dabo. Faire de la politique ne l’effraye pas : « Je suis déterminé à faire de la politique et à essayer de casser les stéréotypes sur les banlieusards. » Bien qu’il avoue avoir encore de « l’expérience à acquérir », il voudrait faire valser les clichés sur les professions imposées aux habitants des banlieues, souvent suite à des orientations subies dès la troisième, qui mènent les jeunes à des formations CAP ou Bacs Pros qu’ils n’ont pas toujours choisies.

    10 min
  • Les Jeux Olympiques de natation - Roxana Maracineanu est l’invitée du 02 août 2024

    Hier, jeudi 1er août, le nageur Léon Marchand remportait la première place du 200 mètres, se qualifiant ainsi pour les finales. Une véritable légende de la discipline selon notre invitée, elle-même ancienne championne de natation. « Il a déjà bâti son palmarès en France et à l’international », rappelle-t-elle. Pourtant, elle prévient de la rude compétition qui attend l’athlète pour ces finales, où il devra affronter de nouveaux adversaires. Elle l’encourage vers la victoire en précisant qu’ « il doit gagner non seulement pour lui, mais pour l’équipe de France olympique. » Elle le considère « entamé physiquement et psychologiquement » à mesure que la compétition s’allonge, mais maintient sa confiance en une potentielle obtention de médaille : « il peut gagner », manifeste-t-elle. 

    Malgré la fatigue, Marchand a annoncé réfléchir à participer au relais de nage, rallongeant ainsi la liste de ses courses. Une très bonne nouvelle pour Roxana Maracineanu, qui voit le reste de l’équipe de France de natation « en demie teinte ». Elle rappelle que Florent Manaudou peut aussi créer la surprise sur la finale du 50 mètres nage libre, qui se déroulera ce soir, jeudi 2 août. Lui aussi pourrait décider de participer au relais aux côtés de Léon Marchand, et assurer peut-être une victoire de plus dans le palmarès français de ces Jeux Olympiques. « C’est difficile, c’est la première fois qu’on nage devant 15 000 personnes dans une piscine, à la maison. Ce n’est pas évident pour tout le monde, certains veulent trop bien faire, et partent un peu crispés, ce qui n’aboutit pas toujours à la fin », explique-t-elle. Mais, puisque « la compétition, ça ne s’apprend qu’en compétition », selon l’ancienne ministre des Sports, l’organisation de ces Jeux à Paris reste une bonne nouvelle. « J’espère qu’après ces Jeux, il y aura d’autres compétitions pour qu’on puisse voir Léon Marchand chez nous dans des championnats du monde ou d’Europe », avoue-t-elle. 

    Une trêve politique 

    Celle qui a remporté la médaille d’argent aux Jeux Olympiques de 2000 à Sydney explique la beauté du sport, de la « ferveur que l’on ressent », aux liens « pacifistes et pacifiques » entre tous les pays. Très engagée dans la lutte contre le dopage, notamment auprès de l’agence mondiale antidopage, elle énonce toute sa foi dans les contrôles effectués pour Paris 2024. Face aux accusations de dopage formulées à l’encontre du nageur chinois Pan Zhanle, qui a explosé son propre record du monde de 40 centièmes du haut de ses 19 ans, Roxana Maracineanu se montre pragmatique : « les tricheurs, on les attrape. » Elle rappelle l’importance de la lutte contre le dopage dans chaque pays et la coordination de cette lutte à l’international, pour maintenir l’équité en compétition, mais aussi et avant tout pour la santé des athlètes. 

    Notre invitée salue également une pause bienvenue grâce aux Jeux Olympique suite à l’actualité chargée des dernières semaines. « On a échappé au pire. Si le Rassemblement national était arrivé au pouvoir, ça aurait été grave non seulement pour notre pays et pour ce que la France représente dans le monde et dans l’Europe. On est les gardiens des valeurs démocratiques, du vivre ensemble, de la tolérance, de la lutte contre les discriminations, de l’égalité entre les hommes et les femmes », martèle-t-elle. La sportive explique que ces Jeux ont aussi été organisés pour faire transpirer les « valeurs d’inclusion et la protection des personnes défavorisées. » Selon elle, le sport est la « vitrine » de ce qu’est véritablement la France « au cœur de nos concitoyens ». 

    11 min
  • Léo Marchand, l'homme qui marche (vraiment) sur l'eau... - Amélie Oudéa-Castera est l'invitée du 1er aout 2024

     Thomas Sotto reçoit Amélie Oudéa-Castera, Ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques sur le plateau des 4 vérités ce jeudi 1er aout 2024. 

    La Ministre des Sports a assisté aux épreuves de natation hier soir à Nanterre et revient sur la victoire du nageur Léon Marchand. Les Jeux ont débuté depuis déjà une semaine, quel bilan en tirer ? 

    Pour la femme politique, ces jeux sont "une super satisfaction", "tout se passe bien sur le plan de l'organisation, on a une moisson de médailles formidables, il faut rester concentrés, humbles". Elle souligne également l'engagement des territoires, la ferveur et le lien qui se créer. 

    Comment expliquer cette pluie de médailles ? Cela fait des années que nos athlètes se préparent, portés par le public français, les staffs et des moyens exceptionnels. 

    Interrogée sur les primes que touchent les athlètes, elle rappelle que les primes ont été augmentées pour l'athlète mais aussi pour le staff qui a concouru à la médaille d'or. La volonté était de valoriser toutes les "forces vives" pour qu'elles soient au service de l'athlète. 


    Jeux Olympiques, quel héritage ? 


    Le triathlon s'est finalement déroulé, un engagement dont la Ministre n'a jamais douté. Elle souligne la prouesse et l'amélioration du cadre de vie des franciliens, évoquant un investissement pérenne. Les infrastructures resteront en place et permettront d'offrir un écrin incroyable pour la Seine et la Marne. 

    Ces jeux ont donc pour vocation de laisser un héritage, les infrastructures sportives telles que les bassins ou les tatamis bénéficieront à nos structures partout en France. 

    Quant à la vasque olympique, restera-t-elle aux tuileries ? Amélie Oudéa-Castera vante dans un premier temps la prouesse technologique que représente la structure, mais ne donne pas de réponse quant à la faisabilité du projet. 

    Une chose est sure, ces jeux suscitent l'engouement des français "on a explosé les records de vente de billets" et nous donnons "un bonheur fou". Elle souhaite que cette dynamique s'ancre au cœur de la vie des français, les jeux d'hiver permettront d'ailleurs de prolonger cette magie. 

    11 min
  • Paris 2024, les politiques sur le terrain - Bruno Le Maire est l'invité des 4 vérités du 31 juillet 2024

     Thomas Sotto reçoit Bruno Le Maire, Ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, sur le plateau des 4 vérités ce mercredi 31 juillet.

    La plus belle croissance française ces jours ci c'est celle des médailles. Pour notre invité, ces jeux sont "une fête" "avec un esprit sportif remarquable, des athlètes qui accumulent les performances et des histoires qui sont parfois bouleversantes". "La France donne la plus belle image d'elle même, nos athlètes également". 

    Le Ministre soutient les douaniers qui participent à la compétition et les félicitent pour leur travail à l'occasion de ces jeux avec une grosse saisie de contrefaçon.  

    Quel sera l'impact de ces jeux sur l'économie française ? L'INSEE prévoit une croissance de 0,3 points de croissance en plus pour 2024. Tout cela montre "que l'économie française est bien repartie, qu'elle enregistre des performances exceptionnelles". Les chiffres sont excellents en comparaison avec d'autres pays affirme Bruno Le Maire, l'objectif pour 2024 est déjà atteint en juillet. 

    La politique économique donne des résultats stables sur le long terme, mais il concède que l'incertitude n'est pas bonne pour les investisseurs. Plus vite nous sortirons de l'incertitude politique, mieux ce sera pour les investisseurs, les entreprises et les salariés. 

    Au lendemain des jeux olympiques avoir un nouveau gouvernement en ordre de marche parait nécessaire sinon on prend le risque d'affaiblir notre économie. Quant à la composition de ce nouveau gouvernement pour lui, il ne faut pas se livrer à un "exercice de casting" mais construire une coalition claire. La première qualité du prochain Premier ministre devra être de constituer une coalition et définir une politique pour nos compatriotes. 


    Budget 2025, sommes nous dans les temps ? 


    Interrogé au sujet du budget 2025, il affirme "on est pas en retard". Il propose de respecter les délais pour que le budget soit validé en temps et en heure. Des propositions de crédits seront envoyées à Gabriel Attal pour qu'il puisse signifier aux différents ministères le montant de crédits dont ils disposeront en 2025. Ces crédits seront inférieurs à 2024 pour aller dans le sens des économies et du retour à l'assainissement des comptes publics. Pour lui il faut s'engager dans la réduction des déficits et que son successeur puisse avoir les moyens de protéger en cas de crise comme celle qu'il y a connu avec le covid. Ce budget sera donc adaptable pour rentrer dans les "clous européens". 

    Que deviendra Bruno Le Maire à son départ du gouvernement ? Hors de question de quitter la France mais ce dernier concède qu'il ira enseigner sans préciser la destination alors que des rumeurs planent sur un départ en Suisse. 

    12 min

About Les 4 Vérités

From the publisher's feed

Tous les matins, le journaliste Thomas Sotto, du lundi au jeudi, et ses confrères, Jeff Wittenberg ou Guillaume Daret, le vendredi, interviewent en direct pendant dix minutes une personnalité de la…

More shows like Les 4 Vérités

C dans l'air by France Télévisions

C dans l'air

129 Listeners

Un si grand soleil : le podcast by France Télévisions

Un si grand soleil : le podcast

0 Listeners

Plus belle la vie by France Télévisions

Plus belle la vie

0 Listeners

La Grande Librairie by France Télévisions

La Grande Librairie

44 Listeners

Au comptoir de l'info by France Télévisions

Au comptoir de l'info

5 Listeners

Méta-Media france tv by France Télévisions

Méta-Media france tv

1 Listeners