Les 4 Vérités

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Les 4 Vérités episodes

  • Budget : l'ultimatum de E.Coquerel et C.de Courson - Éric Coquerel est l'invité des 4V du 16 septembre 2024

    L’installation de Michel Barnier à Matignon n’est pas une mince affaire. En effet, le nouveau Premier ministre doit faire preuve d’une extrême prudence et de beaucoup de diplomatie pour parvenir à réconcilier les forces politiques du pays. Affilié au ministère des Affaires étrangères sous Jacques Chirac, ancien négociateur en chef du Brexit… C’est un tout autre défi qui attend désormais le favori d’Emmanuel Macron. Ce dernier se heurte à la résistance de la gauche, qui voit sa nomination comme un affront supplémentaire, une rupture définitive avec le gouvernement. La pression est montée d’un cran sur le nouveau Premier ministre, sous le coup d’un ultimatum lancé par Éric Coquerel. Le président de la commission des Finances a bien l'intention d’aller toquer à la porte de Matignon pour se procurer les lettres plafonds, des documents extrêmement sensibles pour constituer le budget. Et le député LFI ne ménage pas ses efforts pour mettre le gouvernement devant ses responsabilités : « Il faut qu’on ait ses lettres de plafond, il faut qu’il nous dise aujourd’hui le budget. C’est aujourd’hui qu’on lui demande sa réponse sinon, avec Charles de Courson, nous irons demain à Matignon » alerte notre invité. Une décision sans appel suivie de part et d’autre de l’échiquier politique : « Il y a une loi organique constitutionnelle qui fixe le fait que nous ayons le document budgétaire fin juillet. Rendez-vous compte du nombre de semaines de retard. Je sais qu’Emmanuel Macron a tendance à s’essuyer sur la représentation nationale » assène le député LFI. Pour le président de la commission des Finances qui a le nez dans les comptes, la situation présentée est alarmante pour la Cour des comptes. Avant la dissolution, l’ancien ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, demandait 15 voire 20 millions d’euros de ratification sur le budget. Une chasse aux économies drastiques sur laquelle ne s’aligne pas Éric Coquerel qui refuse de tailler dans le budget pour redresser la situation. « Quand vous avez une période de reflux de l’activité économique comme c’est le cas aujourd’hui […] quand vous baissez les dépenses publiques, ça a un effet récessif. C’est une question d’équilibre. Les dépenses publiques c’est aussi des recettes » explique notre invité. Ce dernier déplore la politique macroniste qui « profite aux plus riches » : « Les 500 plus grandes fortunes de France ont vu, sous Emmanuel Macron, leur patrimoine passer de 20 à 45% du PIB ». Et si la solution se trouvait dans les recettes des super-profits comme le scande depuis des années La France Insoumise ? C’est en tout cas le parti d’Éric Coquerel : « Si on reprend cet argent, on peut réduire à terme le déficit mais en plus on pourra investir en matière de bifurcation écologique, d’éducation, de santé. Beaucoup de domaines où l’on sait que la France pâtit aujourd’hui » poursuit notre invité.

    Impôt, retraite… Quid de la reprise de Michel Barnier ?

    La nomination de Michel Barnier à Matignon divise. Pas un jour ne s’écoule sans que la gauche n’étrille le nouveau Premier ministre, pourtant rodé à l’exercice, dont les débuts semblent plus difficiles qu’il y a quelques années. Après s’être attiré la foudre des Écologistes en faisant campagne pour la chasse, Michel Barnier continue de faire l’objet de toutes les crispations. Capable de rassembler pour les uns, stricte prolongement de la politique macroniste pour les autres… Le programme de cet ancien négociateur en chef est loin de faire l’unanimité. Pourtant, ce dernier tente de se rapprocher de la gauche en faisant quelques appels du pied à certaines personnalités à l’instar du maire de Saint-Ouen ou Olivier Le Foll. Tous sans exception  sont restés sourds à ses avances. « C’est un grand gouvernement de perdants […] ce qui m’intéresse c’est le programme et c’est la continuité du macronisme qui a été battu aux élections législatives. Il y a un vrai déni démocratique » martèle Éric Coquerel.

    Lors de sa première allocution en t

    10 min
  • L’après JO en Seine-Saint-Denis : Stéphane Troussel est l’invité du 14 septembre 2024

    Y aura-t-il un avant et un après JO dans le 93 ? tout au long de l’été, la Seine-Saint-Denis a été le territoire hôtes de jeux, accueillant de nombreuses épreuves olympiques et paralympiques. Membre du parti socialiste, dont il est porte-parole, président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis depuis 2012, et invité des 4 vérités, Stéphane Troussel se réjouit que le département limitrophe de Paris ait pu se montrer « tel qu’il est, loin des caricatures habituellement déversées sur ce territoire et ses habitants. » À la suite de cette période intense, la Seine-Saint-Denis gardera en héritage nombre de souvenirs, mais aussi d’infrastructures installées pendant les Jeux, comme le village Olympique. Existe aussi une volonté de rééemploi de certains matériaux. Le sable des épreuves de beach volley sera par exemple récupéré afin de contribuer à la construction d’un parc des sports à la Courneuve, les ballons du cécifoot sera réutilisé dans les équipements du parasports, etc.

    Début septembre, Anne Hidalgo, maire de Paris, a annoncé le maintien des anneaux olympiques sur la tour Eiffel. Malgré la polémique engendrée, Emmanuel Macron lui a donné raison, félicitant sa décision dans une interview accordée au Parisien le 13 septembre. De son côté, la Seine-Saint-Denis est également candidate à la récupération de ces anneaux. Sur France 2, Stéphane Troussel a ainsi révélé être « en discussion » pour récupérer ces anneaux. Réponse bientôt !

     

    La Seine-Saint-Denis s’apprête-t-elle à de grandes transformations ?

     

    Malgré cette vitrine extraordinaire dont la Seine-Saint-Denis a bénéficié pendant deux mois, la région ne soufrerait-elle pas encore de certains maux non résolus : transports difficiles, délinquance plus élevée que dans d’autres départements ? L’invité des 4 vérités indique en effet que les Jeux n’ont pas non plus fait de miracle et que persistent en effet certains problèmes. « Pour nous, les Jeux sont un moment de bascule, pas un aboutissement », souligne Stéphane Troussel. Le but ? Aller vers un nouveau rôle de la Seine-Saint-Denis dans l’Ile de France, aussi bien au niveau du sport, que des transports, que des établissements scolaires. « On est devant une décennie de transformations ! » se réjouit l’élu. Pour lui, les Jeux Olympiques ont aussi pu être l’illustration que la présence d’une forme de police de proximité qui « renseigne, rassure, prévient » est efficace. À l’heure actuelle, les milliers de policiers mobilisés pour les JO ne sont pas restés mais sont la preuve que « ça peut fonctionner quand on y met les moyens. »

    Après des mois d’atermoiements, Emmanuel Macron a nominé Michel Barnier comme premier Ministre de la France. Si un temps, le nom de Bernard Cazeneuve avait été évoqué, Stéphane Troussel n’est pas surpris que l’homme de gauche n’ait finalement pas accédé à Matignon. « Il n’était pas dans la continuation de la politique économique d’Emmanuel Macron », résume-t-il. Comme élu local, le membre du Parti socialiste a l’habitude de « travailler avec tous les gouvernements. » Mais ça ne m’empêche de contester la politique si je pense qu’elle est inefficace et injuste, et je crains malheureusement, compte tenu des orientations de Michel Barnier, que ce ne soit le cas », déclare-t-il.  

    9 min
  • Gouvernement Michel Barnier, cap à droite, Bernard Cazeneuve... Roland Lescure est l'invité du 13 septembre 2024

    Une semaine après sa nomination à Matignon, le Premier ministre Michel Barnier s’est rendu jeudi 12 septembre à la rentrée des Républicains, à Annecy (Haute-Savoie). « Vous êtes maintenant les bienvenus à Matignon » et « Matignon sera votre maison », a-t-il confié aux parlementaires LR. « Si on veut appeler à une majorité républicaine avec la gauche et de droite, il va falloir parler à tout le monde », souligne Roland Lescure, ministre démissionnaire de l’Industrie et de l’Energie, invité des 4 Vérités ce vendredi 13 septembre 2024, sur France 2. Celui qui est également vice-président de l’Assemblée nationale a déjà annoncé qu’il ne souhaitait pas participer au prochain gouvernement et que sa confiance ne serait pas automatique. Michel Barnier prendra-t-il un virage à droite ? La ligne rouge selon lui, la création d’un ministère de l’immigration, comme il se murmure depuis quelques jours. « Ce qui est important d’avoir un gouvernement équilibré. (…) Je me suis engagé il y a plus de huit ans, pour une France ouverte à l’autre, ouverte sur le monde, une France pour laquelle l’efficacité économique est un gage de prospérité qui permette de financer notre modèle social et la transition écologique, je serai extrêmement vigilant », affirme le ministre démissionnaire. « Je sais pourquoi je me suis engagé, ce n’est pas pour aller faire des emplettes dans le programme du Rassemblement national. Nous ne sommes pas majoritaires, mais je souhaite que cette ligne politique soit intégrée ». Quant aux cadres de la droite, ils ne cachent pas leur ambition d’intégrer les ministères régaliens. Parmi eux ? Bruno Retailleau ou Laurent Wauquiez seraient pressentis à l’Intérieur. « Il faut qu’on ait des personnalités de tout bord », souligne Roland Lescure.

    Un gouvernement sans la gauche ?

    De son côté, Emmanuel Macron a estimé mercredi 10 septembre devant le Conseil d’Etat qu’il fallait prendre en compte le « suffrage du peuple », entraînant une nouvelle fois les foudres de la gauche qui y voit une provocation. Pour l’heure aucune personnalité de gauche n’a souhaité vouloir participer au gouvernement de Michel Barnier, excepté l'ancienne ministre Ségolène Royal. « Je comprends l'amertume des électeurs, je comprends beaucoup moins l’amertume des dirigeants qui sont en partie responsables de cette situation », affirme l’élu, pointant du doigt notamment le refus d’Olivier Faure et Boris Vallaud de soutenir l’ancien Premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve, pressenti à Matignon, avant Michel Barnier. « Balayez devant votre porte, on aurait peut être pu faire les choses autrement », fustige-t-il. Il regrette un « rendez-vous manqué » avec Bernard Cazeneuve. « Michel Barnier est capable de rassembler, il faut qu’il montre qu’il peut le faire », conclut-il. 

    10 min
  • Prix de l’électricité, budget, candidats problématiques… Jean-Philippe Tanguy est l’invité du 12 septembre

    C’est une bonne nouvelle pour le porte-monnaie des Français : le prix de l’électricité va diminuer d’au moins 10% en février, a annoncé la Commission de régulation de l'énergie. Depuis deux ans, les prix de l’électricité avaient augmenté de plus de  43% malgré le bouclier tarifaire mis en place par l'État. Une baisse saluée par Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme invité des 4V ce jeudi 12 septembre. Toutefois, celui-ci remet en cause le marché et les règles de l’Union européenne. “La baisse pourrait être d’au moins 25% avec les règles que Jordan Bardella avait proposées”, affirme-t-il. L’élu du nord espère que Michel Barnier prendre en compte la proposition du Rassemblement nationale qui consiste à baisser la TVA sur les énergies de 20% à 5,5%. 

    Car le nouveau premier ministre, toujours en train de composer son gouvernement, doit rapidement présenter le budget, qui doit être voté le 1ᵉʳ octobre. Une question urgente sur laquelle le RN se positionne clairement contre une augmentation d’impôts. Dans ce cas-là, le parti d’extrême droit votera une motion de censure. Ce matin, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie depuis 2017, a fait ses adieux puisqu’il ne souhaite pas être reconduit. À l’heure du bilan, le député de la Somme ne mâche pas ses mots : “Sincèrement, je ne vois pas de bonnes mesures prises par Bruno Le Maire en sept ans”. Néanmoins, Bercy signale que la France dénombre 500 usines de plus en 2023 qu’en 2016 et que le chômage est descendu à 7,5%. Des chiffres “très critiquables” pour Jean-Philippe Tanguy. “Ça ne sert à rien de compter en nombre d’usines”, pointe l’élu RN, qui rappelle que selon la taille de l’usine, le nombre d’emplois proposé peut varier considérablement.

    Le grand ménage au sein du Rassemble national

    Le député du parti crée par Jean-Marie Le Pen s’est exprimé quant au grand ménage des candidats qui ont posé problème pendant la campagne au sein du Rassemblement national. La priorité du groupe ? “Être à la hauteur des Français”. Jordan Bardella a reconnu avoir fait des erreurs “et nous le reconnaissons tous collectivement”, avoue Jean-Philippe Tanguy. “Nous aurions dû être plus attentifs aux candidats que nous présentions, nous allons faire plus attention”, ajoute-t-il. Des fautes qui ont valu au Rassemblement national des critiques induisant que le parti n’était pas prêt à gouverner. Un avis que ne partage pas l’élu de la Somme “Ce qui compte pour les Françaises et les Français, ce sont les propositions qu’on fait et la réalité de notre diagnostic”

    Un nouveau cas a été dévoilé par Médiapart : Christine Engrand, députée RN depuis 2022, a utilisé son enveloppe parlementaire pour des dépenses personnelles comme : les frais de garde de ses deux chiens, un abonnement mensuel à un site de rencontre et des frais d’obsèques. Plus de 10 000 euros d’argent public déboursé. Des dépenses qu’elle affirme avoir remboursées. Pour Jean-Philippe Tanguy, c’est “une nouvelle députée qui n’avait pas compris certaines règles et qui a amendé son erreur”. Une nouvelle bévue allant dans le sens des critiques opposées au parti de Marine Le Pen.

    11 min
  • Gouvernement Michel Barnier, Bernard Cazeneuve, congrès du PS... Carole Delga est l'invitée du 11 septembre 2024

    Toujours pas de nouveau gouvernement. Depuis sa nomination, Michel Barnier poursuit les discussions avec la classe politique. « Ça ne sera pas seulement un gouvernement de droite », a-t-il déclaré lors de sa première interview à TF1. Il a également évoqué la possibilité de compter dans son gouvernement des personnalités issues de la gauche. « Je souhaitais que ce soit un Premier ministre de gauche, conformément au vote des Français, donc je ne participerai pas à un gouvernement qui ne respecte pas le vote des Français et qui ne va pas répondre à l’urgence sociale et à la nécessité d’accélérer la transition écologique », réagit Carole Delga, présidente socialiste du Conseil Régional d’Occitanie, invitée des 4 Vérités, mercredi 11 septembre 2024, sur France 2, en maintenant que ce gouvernement était « soutenu par l’extrême droite ». Parmi les sujets de discorde ? La réforme des retraites à 64 ans, que la gauche souhaite révoquer. Dans ses premières prises de parole, le nouveau locataire de Matignon a notamment déclaré qu’il était ouvert à l’idée de rediscuter de certains aspects notamment pour les plus fragiles ou encore qu’il était favorable à une plus grande justice fiscale. « Il y a eu un déni, un irrespect du vote des Français par le président de la République », affirme Carole Delga. « Je ne remets pas en cause la personnalité de Michel Barnier mais nous devons avoir une clarté. Les Français ont envoyé un message au président de la République », renchérit-elle, ajoutant qu’elle aurait voté la motion de censure si elle était députée. 

    Premier ministre de droite : la faute au PS ? 

    À gauche, les cadres socialistes comme Olivier Faure ou Boris Vallaud, refusent de se rendre à Matignon pour échanger avec le Premier ministre. « Je pense qu’il vaut mieux toujours avoir la volonté de dialogue et surtout d’apporter des solutions. Nous avons la nécessité, nous socialistes, de transformer la vie des gens. II est nécessaire d’être dans la discussion respectueuse mais surtout dans la proposition de solutions », tempère l'intéressée. Pourtant, avant la nomination de Michel Barnier, l’ancien Premier ministre socialiste, Bernard Cazeneuve, avait été consulté par le chef de l’Etat, mais cette candidature n’aurait finalement pas été soutenue par son propre camp à gauche. « Au sein du parti socialiste, je défendais qu’il y ait un affichage très clair à la candidature de Bernard Cazeneuve, un homme de gauche. Cela n’a pas été décidé par la direction du parti socialiste », regrette Carole Delga. 

    Un congrès du PS est-il nécessaire ? « On doit avoir une position claire. On ne peut pas accepter que Jean-Luc Mélenchon et d’autres soutiennent des terroristes, on doit avoir une position très claire de priorité dans la lutte contre l’antisémitisme. On doit être cette gauche qui fait des services publics une arme pour lutter contre le désespoir et cette gauche qui aime l’entreprise ». 

    10 min
  • Ministère de l'immigration, motion de censure, futur gouvernement... Manuel Bompard est l'invité du 10 septembre 2024

    Depuis sa nomination, le nouveau Premier ministre poursuit ses consultations en vue de former son futur gouvernement. Edouard Philippe, Elisabeth Borne ou encore Yaël Braun Pivet se sont entretenus avec Michel Barnier mais pour l’heure, aucun représentant du Nouveau Front Populaire n’a été convié. « La nomination de Michel Barnier est une négation du résultat des dernières élections législatives et notre volonté est de déposer une motion de censure pour renverser ce gouvernement », réagit Manuel Bompard, invité des 4 Vérités mardi 10 septembre 2024, sur France 2.  « Ça ne sera pas seulement un gouvernement de droite », a tenu à rassurer Michel Barnier lors de sa première interview à TF1, en évoquant également la possibilité de compter dans son gouvernement des personnalités issues de la gauche. « Je n’y crois pas. Toute personne qui compte rentrer dans ce gouvernement ne pourrait pas être considérée comme une personne dite de gauche, puisque ce gouvernement s’inscrit dans la continuité du macronisme et encore plus à droite sans doute », affirme le coordinateur de LFI. Selon lui : ce gouvernement a été « installé grâce à un accord entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen ». 

    Le Premier ministre réfléchirait également à un retour d’un ministère de l’Immigration, comme celui créé par Nicolas Sarkozy lors de son élection en 2007, a fait savoir lundi France info. Une annonce très vite temporisée par Matignon dans la soirée. « C’est inacceptable », déclare Manuel Bompard. « Lors des élections législatives, il y a eu un mouvement très important dans le pays pour empêcher l’extrême droite de s’emparer du pouvoir. On a l’impression qu’il y a un renversement de cette logique », affirme le député de la 4 ème circonscription des Bouches du Rhône, qui qualifie néanmoins cette mesure d’une « pure mesure de communication ». 

    Sur le budget, le Premier ministre se dit favorable à une plus grande justice fiscale. « Si on est dans la logique d’Emmanuel Macron et de distribuer des cadeaux à une minorité des plus riches et que l’on demande à tous les autres de faire des sacrifices, alors la situation sera encore plus catastrophique », assure Manuel Bompard. « Il faut augmenter la participation de plus grandes fortunes à la solidarité nationale », renchérit-il. 

    Menace de la censure 

    Il l’assure : le NFP déposera une motion de censure dès le début de la session parlementaire en octobre. Néanmoins pour obtenir une majorité, pour trouver une majorité, il faudra s’allier à d’autres députés et notamment ceux du Rassemblement national. « J’appelle tous les députés de l’Assemblée nationale à voter cette motion de censure. Concernant les députés du RN, j’ai bien compris qu’ils s’étaient engagés sur la voie de la trahison de leurs électrices et leurs électeurs », commente Manuel Bompard. 

    11 min
  • Le sommet du pouvoir décortiqué : Jean-Michel Blanquer est l’invité du 9 septembre

    Après plusieurs mois d’intensité et de cohésion autour du sport, la cérémonie de clôture des Jeux paralympiques s’est déroulée dimanche 8 septembre au Stade de France. Invité des 4 vérités, Jean-Michel Blanquer a félicité une « cérémonie magnifique » et salue « une grande réussite ». En tant qu’ex-ministre de l’Éducation nationale sous le gouvernement d’Emmanuel Macron, l’homme politique a eu, dans son périmètre, le ministère des Sports. Il parle d’une « synergie » entre les deux compétences et souligne sa perspective, déjà, à l’époque, de laisser un legs de ces Jeux Olympiques pour les élèves français. « C’est important que ces Jeux Olympiques produisent un élan positif pour la population. »

     

    Après deux longs mois d’atermoiements, Emmanuel Macron a fini par nommer, le mercredi 4 septembre, Michel Barnier en tant que premier Ministre. Le locataire de Matignon n'a, lui, en revanche, pas encore constitué son nouveau gouvernement. Après Nicole Belloubet, qui occupera le poste important de ministre de l’Éducation nationale ? Jean-Michel Blanquer accorde en tout cas toute sa confiance à Michel Barnier, un « homme aux parcours très estimable » selon lui, qui saura prétendre à gérer la « situation très difficile » dans laquelle la France se trouve actuellement, entre manifestations et pouvoir très fragilisé.

     

    Lors de la passation de pouvoir, le 6 septembre, Gabriel Attal, Premier ministre sortant, a demandé à Michel Barnier de « continuer de faire de l’école une priorité absolue. » Par la suite, son successeur a confirmé que l’école « resterait bien la priorité du Gouvernement ». Pour Jean-Michel Blanquer, la France, comme Singapour, qu’il cite en exemple, doit bel et bien faire partie de ces pays qui investissent « massivement » dans l’éducation.

     

    Jean-Michel Blanquer dénonce une trop grande concentration du pouvoir sur Emmanuel Macron

     

    Dans La citadelle, publié aux éditions Albin Michel, Jean-Michel Blanquer raconte les coulisses du pouvoir, et notamment celles de ses cinq ans passés au ministère de l’Éducation nationale. Il y dévoile aussi une certaine amertume à l’égard du président de la République. Mais il défend, dans les 4 vérités, qu’il a seulement cherché, dans cet ouvrage, à évoquer une sorte de « déclin » entre le premier et le deuxième quinquennat. Quant au cas Attal, il considère que le jeune ministre a été à son poste de façon « trop éphémère » pour qu’il soit possible de juger ses compétences.

     

    Lorsqu’il était ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer a connu une telle ascension dans le système Macron qu’il a vite été considéré comme un des hommes clefs du pouvoir, jusqu’à se faire surnommer « le vice-président » par la presse. Puis, finalement, assez rapidement, une forme de désamour est née entre le Chef de l’État et son ministre. L’invité politique l’explique par la volonté d’Emmanuel Macron qu'il se présente aux élections régionales d’Ile-de-France. Une volonté que Jean-Michel Blanquer, jugeant qu’il ne s’agissait pas là d’une priorité, n’a pas exécutée. « Je pense qu’il a vécu ça comme une forme de non-loyauté », analyse aujourd'hui notre invité politique. « Ce qui ne l’était pas », développe-t-il. Mais qui explique sans doute sa disgrâce aux yeux du président.

     

    Dans son livre, Jean-Michel Blanquer met en avant ce qui serait, selon lui, une forme de trop grande concentration et personnalisation du pouvoir autour d'Emmanuel Macron. Pour l’homme politique, la bascule vers ce pouvoir autocratique a eu lieu lors de la crise du COVID, en 2020, lorsqu’il s’agissait, pour le président de la République, de se mêler « même de sujets très personnels ». Simplement, quand la crise sanitaire était terminée, il eut été temps d'exploiter les thèmes de « l’ouverture » et de la « bienveillance »

    12 min
  • Manifestations du 7 juillet, réaction à la nomination de Michel Barnier… Manon Aubry est l’invitée du 7 septembre

    Après la nomination de Michel Barnier, jeudi 5 septembre, à Matignon, et sa première interview sur TF1, vendredi 6 septembre, où il s’est dit « prêt à ouvrir le débat sur la question des retraites », il demeure de la colère dans l’air. Côté LFI, notamment, on appelle à des rassemblements dans toutes les villes de France pour pouvoir « manifester contre ce coup de force » d’Emmanuel Macron. Invitée sur le plateau des 4 vérités, samedi 7 septembre, Manon Aubry dénonce ce même coup de force du président. Selon elle, avec cette nomination, l’intention du chef de l’État est claire : « prolonger une forme de Macronisme » plutôt que privilégier une cohabitation, comme il aurait pu le faire avec Lucie Castet, ex-candidate du Nouveau Front populaire pour Matignon.

     

    La question de la réforme des retraites est dans toutes les bouches depuis cette nomination. Michel Barnier changera-t-il la mesure d’âge spécifique actuellement fixée à 64 ans ? En 2021, lors de sa campagne pour la primaire de la droite (Les Républicains), le nouveau Premier ministre avait défendu une retraite à 65 ans. Pour Manon Aubry, qui assure avoir l’intention de « continuer de se battre », il n’existe aucun espoir que cette réforme soit abrogée par le nouvel arrivant à Matignon.

     

    « Homme de compromis », « négociateur »… Depuis sa nomination, les qualificatifs soulignant la pondération de Michel Barnier pleuvent. Eurodéputée depuis plusieurs années à Bruxelles, Manon Aubry connaît bien le nouveau Premier ministre, croisé dans les couloirs de Bruxelles alors qu’il fut commissaire européen pendant des années. Plus mitigée, elle parle d’un homme « aux multiples facettes », qui sera « sans doute bien placé pour incarner l’austérité, malheureusement ».

    Un Premier ministre sensible aux questions écologiques ? 

     

    À 73 ans, le Premier ministre le plus âgé de la Vème République a roulé sa bosse dans les couloirs du pouvoir. Il a été ministre à plusieurs reprises, notamment de l’Environnement, de 1993 à 1995, sous le gouvernement Balladur. Il a par ailleurs écrit plusieurs ouvrages sur la question écologique. Pour autant, l’invitée politique n’accorde aucune légitimité particulière au Premier ministre sur ce sujet, rappelant qu’en tant que commissaire Européen, il avait notamment défendu des accords de libre échange néfastes pour l’agriculture.

     

    Le 7 septembre, la France Insoumise appelle donc à participer à la manifestation contre le coup de force d’Emmanuel Macron. Le parti propose de se mobiliser, entre autres, pour le SMIC à 1600 euros, le blocage des prix, la retraite à 60 ans, la lutte contre le racisme, l’école gratuite et la reconnaissance de l’État de Palestine. « Cette mobilisation s’adresse à tous ceux qui ont exulté le 7 juillet, et aussi à tous les démocrates de notre pays », martèle Manon Aubry. « Parce que si les élections ne servent plus à canaliser notre société, alors à quoi servent-elles ? » Ce rassemblement servira donc avant tout à « ne pas rester les bras croisés » face à ce qui est qualifié de « hold up démocratique » par la gauche.

     

    Avec 182 députés, le NFP est arrivé en tête des élections législatives en nombre de sièges. Malgré cette majorité relative, Manon Aubry dénonce un gouvernement « Macron-Le Pen », dans lequel le Rassemblement national a obtenu le droit de censurer plusieurs ministres. « Et ce gouvernement, ce n’est pas ça qui a été présenté dans les urnes en juillet dernier », souligne la député européenne, déterminée à continuer de lutter.

     

    10 min
  • Michel Barnier à Matignon, réforme des retraites, motion de censure... Laurent Jacobelli est l'invité du 06 septembre 2024

    Après des semaines de suspense, c’est finalement Michel Barnier qui a été nommé à Matignon, jeudi 5 septembre 2024, par Emmanuel Macron. Lors de sa passation de pouvoir avec Gabriel Attal, l’ancien commissaire européen de droite a promis de « davantage agir que parler » en prônant une politique d’« apaisement ». « On jugera sur les faits », réagit Laurent Jacobelli, porte-parole du RN, invité des 4 Vérités, vendredi 06 septembre 2024, sur France 2. En cas de désaccord avec la politique du nouveau Premier ministre, le député de Moselle n’exclut pas un recours à la censure. « Nous sommes une opposition résolue, ferme, mais intelligente. Certains veulent le KO dans la rue, c'est le cas de l’extrême gauche. Ce n’est pas notre objectif. Nous voulons représenter nos électeurs, mettre en avant des sujets qui sont importants : moins d’immigration, plus de sécurité, plus de pouvoir d’achat », affirme l’élu. Néanmoins, en cas de vote de confiance, il est « peu probable que nous le votions ». « On ne veut pas ajouter du KO au KO », ajoute-t-il. 

    Il y a quelques jours, le RN avait menacé d’avoir recours à une motion de censure si le président de la République était amené à choisir Xavier Bertrand, pourtant du même camp politique. « Un tel Premier ministre n’était pas à la hauteur de la charge. Nous ne pouvions pas soutenir quelqu’un qui n’a cessé de déblatérer sur le Rassemblement national », estime Laurent Jacobelli. Pour François Hollande, « l'extrême droite a donné une forme de quitus » pour nommer Michel Barnier au poste de Premier ministre. « Nous sommes dans l’opposition et nous ne donnons quitus à personne. Nous serons extrêmement vigilants », répond l’invité, qui appelle au pragmatisme. « Il y a urgence à agir. Nous ne serons pas la force politique qui mène la France dans le mur en s’opposant systématiquement à tout ». 

    Retraites : abroger la réforme ? 

    Parmi les enjeux ? La réforme des retraites, adoptée en 2023, qui prévoit notamment le report de l’âge légal à 64 ans. Le Rassemblement national n’a cependant pas renoncé à proposer son abrogation le 31 octobre prochain, à l’Assemblée nationale. « Si l’Assemblée vote cette abrogation, il devra l’entériner », affirme Laurent Jacobelli. « Monsieur Barnier n’a pas les pleins pouvoirs. Il sera à la tête d’un gouvernement, dont on ne connaît pas encore la majorité. Tout cela est, pour l’instant, très hypothétique ». De son côté, le nouveau locataire de Matignon a assuré qu’il souhaitait « travailler avec tout le monde ». 

    9 min
  • Trouver un premier ministre : le casse-tête du chef de l'Etat. Boris Vallaud est l’invité du 05 septembre 2024

    C’est un casse-tête politique dont la solution semble toujours échapper au président Emmanuel Macron. Sept semaines après la démission du gouvernement Attal, le chef de l’État n’a toujours pas nommé son nouveau Premier ministre. L’Élysée avait pourtant annoncé qu’un nom serait donné dans la soirée de ce mercredi 4 septembre 2024, alors que le président de la République a continué de recevoir des candidats durant toute la journée. Des noms continuent de s’égrainer... Alors que le budget doit être présenté avant le 1ᵉʳ octobre, les délais paraissent impossibles à tenir. Face à ces incertitudes politiques, la décision du président est plus qu’attendue. Invité sur le plateau des 4 Vérités ce jeudi 5 septembre 2024, Boris Vallaud, député des Landes et président du groupe PS à l’Assemblée nationale, regrette que les personnalités envisagées par Emmanuel Macron soient toutes situées à droite de l’échiquier politique : « Nous sommes rentrés dans une espèce de primaire de la droite ». Son sentiment ? Que le chef de l’État n’ait pas suffisamment pris en compte le vote des électeurs après la dissolution de l’Assemblée. « Il est désiré de trouver quelqu’un qui ne remette pas en question une politique, une façon de faire de la politique que les Françaises et les Français ont sanctionné », considère Boris Vallaud.

    La coalition du Nouveau Front Populaire prévoit de censurer toute proposition qui ne sera pas de gauche

    Pour le président du Parti Socialiste, le temps presse, car « les urgences sont là ». Le député des Landes déplore que la rentrée ait eu lieu avec un gouvernement démissionnaire, mettant au ralenti de nombreux débats importants pour les Français. Alors que, depuis plusieurs jours, certains noms ont circulé, les menaces d’une motion de censure planent sur le choix du président Macron. Interrogé à propos de Michel Barnier et de Xavier Bertrand, Boris Vallaud se positionne contre sans équivoque. « Il y a une incongruité à aller chercher à droite dans, au fond, la formation politique qui a été le plus sévèrement sanctionnée. Il y a 47 députés. Au Nouveau Front populaire, nous sommes 193, nous sommes arrivés en tête. L’anomalie est dans le comportement du président de la République », déclare-t-il face à Guillaume Daret. Le député PS campe sur ses positions et demande la reconnaissance du scrutin : « Une proposition de droite fera l’objet d’une sanction puisque ce sera pour mettre en œuvre une politique de droite alors que la gauche a été placée en tête ». 

    Boris Vallaud rappelle les thèmes principaux défendus par le NFP : « le pouvoir d’achat, les salaires, le Smic, les services publics, l’hôpital, les déserts médicaux, l’école et la justice fiscale ». Pour le camp de la gauche, impossible d’accepter un Premier ministre qui ne partagerait pas cette vision politique. À propos du président Emmanuel Macron, Boris Vallaud se demande : « A-t-il compris qu’il avait perdu ces élections ? Que les Françaises et les Français demandent l’alternance ? ». Le député des Landes espère toujours être entendu par le chef de l’État : « Nous avons dit que nous sommes prêts aux compromis, que nous sommes prêts à la discussion parlementaire ». Le souhait principal du président du groupe : retrouver au plus vite ses collègues de l’Assemblée pour discuter « des questions qui intéressent les Françaises et les Français ». La France Insoumise a indiqué qu’elle avait déposé une proposition de destitution du chef de l’État ce mercredi : quatre-vingts députés l’ont déjà signée. Au Parti Socialiste, on ne signera pas. Et concernant la mobilisation contre « contre le coup de force » de Macron prévue le 7 septembre par la France Insoumise, le parti de gauche, lui, n’y participera pas.

    10 min

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