Les 4 Vérités

Les 4 Vérités

By France TélévisionsNews
Download on the App Store

Les 4 Vérités episodes

  • Une députée LFI devient présidente d’une commission - Thomas Cazenave est l’invité des 4 vérités du 10 octobre 2024

    Aurélie Trouvé, députée la France Insoumise, a été élue à la présidence de la commission des Affaires économiques ce mercredi 9 octobre 2024, sur fonds de dissensions entre la macronie et les Républicains. Pour Thomas Cazenave, député Ensemble pour la République, il s’agit d’une « trahison » de la part de leurs alliés de la droite républicaine : « l’engagement qui a été pris n’a pas été tenu », ajoute-t-il. Selon ce représentant de la majorité, Stéphane Travert était le candidat idéal, ayant déjà été à la tête de cette commission. Selon lui, l’accord initial entre Ensemble et LR était de garder cette commission, mais leurs alliés auraient « préféré laisser une députée de la France Insoumise à la tête de cette commission. » 

    L’alliance du centre-droit serait-elle déjà en train de battre de l’aîle ? Dans un hémicycle divisé où il devient de plus en plus flou de lire les allégeances au gouvernement, quel est le positionnement du clan Macron ? « On ne veut pas que les difficultés à l’Assemblée rejaillissent sur le travail de Monsieur Barnier », explique notre invité. Puis d’ajouter : « On a une responsabilité, on veut que le pays avance, on ne veut pas que le pays soit bloqué. » En un mot : la majorité soutient le gouvernement. « Nous sommes confiants sur le fait que, sur un certain nombre de sujets, on sera entendus par le gouvernement », déclare-t-il, revendiquant l’importance de « construire avec le gouvernement. »

    La question du budget  

    Face à Julien Arnaud, Thomas Cazenave développe les ambitions budgétaires de son groupe. L’ancien adjoint de cabinet d’Emmanuel Macron au ministère de l’Économie insiste sur le travail effectué en amont de la passation de pouvoir : « On avait préparé les choses cet été même en étant démissionnaires, et on a fait des propositions au gouvernement de Monsieur Barnier. » Les macronistes veulent-ils continuer de gouverner dans l’ombre alors que le Premier ministre est un élu de droite ? « On soutient Michel Barnier dans son objectif de réduction du déficit », ajoute le député, qui précise vouloir « réduire le déficit public en faisant des économies. »

    Sa ligne rouge ? « Le fait que les décisions prises ne soient pas un frein à la croissance ». Les élus Ensemble pour la République tiennent toujours à la croissance économique malgré une dette historique et un besoin d’économies. L’homme politique bordelais détaille la stratégie de son parti : faire une proposition dès qu’ils ne sont pas d’accord avec la ligne du Premier ministre. « On compense à l’euro près parce qu’on est responsable », insiste-il. Par exemple, Thomas Cazenave propose de « remettre sur la table la réforme de l’assurance chômage » débattue sous Gabriel Attal. 

    Les autres lignes rouges de l’extrême centre seraient, selon notre invité, de ne pas « voir les impôts de celles et ceux qui travaillent augmenter » et de ne pas revenir sur la taxe sur l’électricité. Malgré quelques divergences, cet ancien inspecteur des finances concède soutenir beaucoup des propositions avancées par Michel Barnier dans son discours de politique générale, notamment celles concernant les économies à faire du côté des collectivités locales. « Elles représentent 20% de la dépense collective, on estime que c’est normal qu’elles contribuent. » Selon lui, son groupe parlementaire veut « continuer à porter des réformes pour le pays » et va bientôt proposer une loi sur la lutte contre la fraude.


    9 min
  • Lutter contre l’entrisme de l’Islam politique à l’école - Sébastien Chenu est l’invité des 4 vérités du 9 octobre 2024

    Mardi 8 octobre 2024, une professeure a été agressée par son élève après lui avoir demandé de retirer son voile : cette dernière aurait giflé son enseignante en risposte. Pour Sébastien Chenu, député du Nord et vice-président du Rassemblement national, il s’agit d’un « événement grave » et d'une « atteinte à la laïcité ». Il considère que la lycéenne aurait eu la « volonté d’imposer le voile à l’école » et qu’il s’agit d’une « provocation islamiste » à ne pas prendre à la légère. Face à Julien Arnaud, l’homme politique fustige Anne Genetet, la ministre de l’Éducation nationale, qui a pourtant condamné le geste de l’étudiante, considérant qu’elle n’a pas été « à la hauteur ». 

    Pour le bras droit de Marine Le Pen, il faut mener un combat contre l’Islam politique auquel la jeune ministre aurait déjà renoncé en refusant d’imposer une minute de silence ou un dialogue suite à la commémoration des attentats contre Israël du 7 octobre 2023. De plus, son parti politique aurait demandé en vain au gouvernement d’interdire une manifestation en soutien à la lycéenne organisée ce mercredi 9 octobre 2024, qui risquerait selon eux de troubler l’ordre public. « À part dire que c’est scandaleux, il n’y a pas beaucoup de mesures prises derrière pour lutter contre l’entrisme de l’Islam politique dans l’école », conclut le député d’extrême droite. 

    Le RN, un parti d’opposition ? 

    Une motion de censure du gouvernement Barnier a été déposée par le Nouveau Front Populaire ce mardi 8 octobre. Le Rassemblement national, qui ne l’a pas voté, n’a pas permis à cette motion de censure d’être adoptée par l’Assemblée nationale. Pourtant, Sébastien Chenu l’affirme sur le plateau des 4 vérités, l’extrême droite est bien un « adversaire politique de Monsieur Barnier ». « Ce qui ne veut pas dire que, comme l’extrême gauche, nous allons tout casser », développe-t-il. Il ajoute que ses confrères et lui attendent la proposition de budget du Premier ministre qui sera annoncée ce mercredi 9 octobre 2024. « Voter une motion de censure a priori, sans savoir ce qu’il y a dans la proposition de budget très concrètement, c’est du temps de perdu, de l’agitation, et, finalement, ça ressemble à ce que fait l’extrême gauche, c’est-à-dire vouloir sans arrêt le chaos politique. »

    Si le vice-président du Rassemblement national lance des piques à la coalition de gauche, sa position par rapport au gouvernement n’en est pas plus claire. Il indique vouloir « trouver des solutions pour les Français. » Les lignes rouges de son parti seraient de « demander des efforts supplémentaires aux Français qui travaillent ou ont travaillé, ainsi qu’aux entreprises, pour réparer les dégâts menés par le gouvernement depuis des années. » Pas de proposition concrète à part une promesse de faire des économies en luttant contre la fraude sur la carte vitale et contre l’immigration. « Il y a jusqu’à 15 milliards d’euros d’économie par an à faire sur le sujet de l’immigration », assure Sébastien Chenu. Rappelons que la dette publique s’élève à 3 000 milliards d’euros. 

    « On ne votera pas le budget parce qu’on est dans l’opposition et qu’on n’est pas d’accord avec cette logique », insiste le député, qui déplore que le gouvernement Barnier soit dans la continuité de la politique menée par Emmanuel Macron depuis 7 ans. Avec un gouvernement « placé sous surveillance » par l’extrême droite et ses alliés ciottistes, il semblerait que l’exécutif ne leur « envoie pas de bons signaux » pour éviter une motion de censure de la part du premier groupe parlementaire à l’Assemblée. 


    9 min
  • Les mesures qui choquent la gauche - Olivier Faure est l'invité des 4 vérités du mardi 8 octobre 2024

    La première motion de censure de l'ère Barnier a été déposée le 4 octobre dernier, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti Socialiste et député de Seine-et-Marne s'apprête aujourd'hui à la défendre. Il est l'invité des 4 vérités ce mardi 8 octobre 2024. 

    Cette motion de censure a peu de chance d'être adoptée, « c'est vraisemblable puisque le RN a décidé de soutenir sans participer à ce gouvernement ». Le Front Populaire accepterait il les voix du Rassemblement national ? Pour Olivier Faure, « ces voix existent et font basculer ou pas un gouvernement ». Aujourd'hui il s'agit de « rappeler les conditions dans lesquelles Michel Barnier a été nommé, il n'est représentant ni du Front populaire, ni du front républicain auquel il n'a même pas participé ». Il dénonce la politique « en trompe l'œil » du Premier ministre, cette motion de censure sera l'occasion de voir « qui est dans l'opposition et qui ne l'est pas ». 

    Interrogé sur l'annonce du dépôt de cette motion intervenue avant le discours de politique générale, le premier secrétaire du Parti socialiste rétorque que les « intentions » du gouvernement étaient connues. « On sait qu'il est tenu par sa propre majorité » déclare l’homme politique. Quant aux mesures « de gauche » annoncées par le Premier ministre comme la taxation des plus grosses entreprises, pour notre invité, s'il lui arrive d'être d'accord avec certaines propositions, « cette imposition exceptionnelle va durer 1 an, 2 ans » mais ne règlera pas les problèmes. « Ce que vous ne faites pas payer aux grandes entreprises vous le faites payer à tous les autres », la justice fiscale prônée n'est selon lui qu'un « trompe l'œil ».

    Alors que la dette s'élevait à 3 228 milliards d’euros fin juin d'après Institut national de la statistique et des études économiques, il est nécessaire selon la classe politique française de faire des économies. Pour notre invité, si la dette s'est amplifiée à ce point c'est parce que le gouvernement a « multiplié les cadeaux fiscaux aux mêmes ». Pourtant le programme du Front populaire ne semblait pas aller dans le sens de l’économie, avec 100 milliards de dépenses supplémentaires pour 2025. Une situation qu'il explique car « ils n'étaient pas au pouvoir » et n'avaient pas toutes les informations tout en rappelant que son parti a toujours proposé des mesures d'économies. 


    Immigration, l'autre préoccupation du gouvernement 


    Mardi 8 octobre 2024, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau va réunir une vingtaine de préfets pour augmenter les expulsions. Il cible également les associations qui font du conseil juridique aux migrants qui sont militantes pour empêcher les expulsions grâce aux fonds publics. Olivier Faure déclare que cette position est « honteuse » pour un pays qui « défend un état de droit ». Les associations ont uniquement la possibilité d'expliquer comment se défendre « par les moyens du droit » aux personnes visées par une OQTF. Cette mesure est « idéologique » et adresse un « message à l'extrême droite ». 

    L’homme politique se dit favorable à plus d’application des OQTF, en les réservant aux cas des personnes qui sont les « plus dangereuses pour notre population ». Il fustige le grand nombre de décisions qui résultent de « difficultés dans nos préfectures ».

    La gauche est-elle responsable de l’arrivée de la droite au pouvoir ? C’est en tout cas ce qu’a déclaré Bernard Cazeneuve. « Absurde » déclare Olivier Faure qui affirme qu’Emmanuel Macron n’a « jamais eu l’intention de nommer Bernard Cazeneuve ».

    10 min
  • Un an après les attaques du 7 octobre, le regard des Français - Yonathan Arfi est l'invité du lundi 7 octobre 2024

    Il y a un an, Israël plongeait dans la terreur avec les attaques menées par le Hamas visant des bases militaires, des kibboutzs ou encore le festival Tribe of Nova. Cette journée fut la plus meurtrière sur le sol israélien depuis 1948 avec environ 1200 morts, 2400 blessés et 250 otages. Yonathan Arfi, Président du CRIF est l'invité des 4 vérités, il revient sur cette journée particulière alors que débutent les cérémonies d'hommages aux victimes. « C'est une plaie béante, c'est une journée qui ne finit jamais, qui ne cicatrise pas, nous avons le sentiment que ce qu'il s'est passé le 7 octobre constitue une forme de régression dans l'histoire ».

    La question des otages et la guerre qui se poursuit avec l'Iran en arrière-plan maintiennent les plaies ouvertes. Pour autant, le président du CRIF souhaite garder espoir « le Moyen-Orient n'est pas condamné à la guerre, il y aura à un moment donné une génération qui se lèvera pour pouvoir notamment en Iran et ailleurs enclencher une démarche de paix ».

    Ce lundi 7 octobre 2024, une cérémonie d'hommage aura lieu dans le quinzième arrondissement de Paris durant laquelle Yonathan Arfi prendra la parole pour « envoyer un message de solidarité aux Israéliens, pour leur dire qu'ils ne sont pas seuls face à leur douleur, que le combat contre le terrorisme et l'islamisme concerne l'ensemble des démocraties libérales ». Il souhaite aussi revenir sur la résurgence de l'antisémitisme qui s'est enclenché le 7 octobre par « mimétisme ». 

    Que deviennent les otages encore retenus par le Hamas ? Yonathan Arfi explique ne pas avoir de leurs nouvelles car l'organisation ne communique rien. La volonté du Hamas c'est de "tirer le plus grand bénéfice de ces otages". 

     

    Le contexte diplomatique s'est tendu entre la France et Israël à la suite de la déclaration d'Emmanuel Macron sur la nécessité d'un cessez-le feu et de ne plus fournir certaines armes à l'Etat hébreu. Notre invité explique avoir déploré cette déclaration du Président français qui « néglige une réalité au proche Orient ». Selon lui, si Israël dépose les armes « il n'y a plus d'Etat d'Israël » car le pays n'a pas pour voisins un pays européens mais des « régimes terroristes ». 

    Interrogé sur la proportionnalité de la réponse Israélienne, il rétorque qu'il est complexe de faire la guerre « moralement ». Cette question est « vivante » dans la société israélienne et « démocratique » dans un conflit difficile dont on peut « déplorer les victimes civiles ». Est-ce que cette réponse militaire de l'Etat hébreu a limité la compassion à l'égard des victimes israéliennes ? Le Président du CRIF dénonce une « concurrence victimaire ». Il faut être capable de voir « ces familles qui ont été mutilées par le Hamas ». On a besoin d'arrêter « les mises en équivalence qui n'ont pas de sens ». 

     

    La résurgence de l'antisémitisme en France

     

    Ce conflit a entraîné des répercussions en France avec une nette augmentation des actes antisémites. En effet, leur nombre a triplé au premier semestre 2024, on dénombrerait cinq actes par jour. 

    La société française a-t-elle suffisamment conscience de ce phénomène ? Yonathan Arfi l'affirme, nous n'en avons pas assez conscience et souhaite que de grandes figures culturelles de notre pays s'élèvent contre cette hausse. Il déplore le choix du silence effectué par certaines personnalités qui ne souhaitaient pas être accusées d’avoir pris le parti d’un camp. Malheureusement aujourd’hui « dénoncer l’antisémitisme » dans notre pays expose à être accusé d’être « complice d’un génocide ».

    Autre chiffre inquiétant, l’explosion des chiffres de l’antisémitisme à l’école. Selon un sondage récent publié dans la Tribune Dimanche chez les 18-24 ans, un jeune sur trois estime qu’Israël a le droit d’exister en tant que patrie

    9 min
  • Une motion de censure bientôt pour Michel Barnier ? Philippe Ballard est l'invité du samedi 5 octobre

    Le Rassemblement national trouve-t-il que Michel Barnier est plus ouvert au dialogue que les précédents premiers ministres ? Invitée des 4 vérités, Philippe Ballard, porte-parole du RN et député de l’Oise, trouve en tout cas qu’il « respecte les 11 millions de personnes qui ont voté Rassemblement national » en ne proposant par exemple pas de censure préalable à l’Assemblée nationale. Pour continuer dans cette voie, il faudrait, selon lui, ne pas dépasser les trois lignes rouges que Marine Le Pen a fixées : ne pas taxer d’impôts les classes moyennes, respecter le pouvoir d’achat des français, et proposer un texte sur l’immigration en proportionnelle.

     

    Vendredi 4 octobre, le Nouveau Front Populaire (NFP) a déposé une première motion de censure contre le gouvernement Barnier.  Si, pour l’instant, ce n’est pas l’intention du RN, le porte-parole du parti défend qu’il n’est pas impossible que soit déposée une motion dans les semaines ou mois à venir. Mais, pour l’instant, considère-t-il, cet acte ne ferait que « rajouter du chaos au chaos » dans la situation actuelle. Un chaos, qui, selon lui, vient du Front Républicain.

     

    Le RN attend le « mode d’emploi » du gouvernement après l’annonce du budget

     

    Après ces semaines d’agitation politique commencée au moment des élections européennes, de nombreux français ne souhaitent qu’une chose : l’apaisement. Philippe Ballard argue que son parti tient compte de cette volonté. Après le discours de politique générale, le RN attend « le mode d’emploi ». Un mode d’emploi qui sera sans doute décliné au moment de la discussion budgétaire.

     

    Alors qu’il y a 60 milliards d’euros à trouver pour boucler le budget 2025, le premier ministre présentera la semaine du 10 octobre son projet de finances pour essayer de combler le déficit. S’il était arrivé au pouvoir, comment le RN s’y serait pris pour écumer la dette ? Sans doute en demandant un « audit des finances publiques » a indiqué Philippe Ballard, précisant également que dans le programme de 2022 du RN figurait le projet de faire des économies sur l’immigration et sur la contribution de la France au budget européen, notamment.

     

    « Une mesure mesquine ». Vendredi 4 octobre, malgré beaucoup de retraités, qui, selon les sondages, comprennent cette mesure, Marine Le Pen a dénoncé le report de six mois de la valorisation des retraites. Sous la pression du RN et des Républicains, le Michel Barnier s’est dit « ouvert à la discussion » et dit qu’il peut envisager un retour en arrière. Si d’aventure cette mesure venait à être votée à l’Assemblée, Philippe Ballard indique en tout cas que son parti « votera contre ». « Ça je peux vous l’assurer ». Il préconise plutôt de « se serrer la ceinture » du côté de l’Europe. « L’argent qu’on ne donnera pas à Bruxelles, on le donnera aux retraités ».

     

    Avec 26 autres membres du RN, Marine Le Pen est actuellement poursuivie dans le procès des assistants parlementaires. La présidente du parti risque l’inégibilité. Mais Philippe Ballard la dit « sereine et déterminée » et n’envisage pas cette possibilité.  

    10 min
  • « Je quitte le groupe Ensemble pour la République » - Stella Dupont est l’invitée des 4V du vendredi 4/10/24

    L’ancienne députée de la majorité Stella Dupont a annoncé le jeudi 3 octobre 2024 quitter le parti mené par Gabriel Attal. Cette ancienne partisane de la politique du dépassement du clivage gauche/droite prôné qui a ouvert les portes de l’Élysée à Emmanuel Macron se dit aujourd’hui « interpellée » par l’état actuel de la politique. « Je suis une femme de centre gauche », se présente-elle face à Jeff Wittenberg, expliquant que c’est sensibilité lui tenant à coeur qui l’a amenée à poser sa démission d’Ensemble pour la République. 

    Selon elle, la nomination de Michel Barnier, incarnant une « droite dure » au poste de Premier ministre par le chef de l’État le 5 septembre dernier ne s’accorderait pas avec ses valeurs. Les membres du gouvernement sont pour cette macroniste réformée des personnalités « très à droite, voire réactionnaires », à l’instar de Bruno Retailleau, Laurence Garnier, ou encore Geneviève Darrieussecq. « Ce qui me préoccupe, c’est l’emprise et l’ambiguïté vis-à-vis du Rassemblement national », explique-t-elle, évoquant le recadrement du ministre de l’Économie Antoine Armand par le Premier ministre lorsqu’il excluait le parti de Jordan Bardella de l’arc républicain. 

    Bien qu’elle avoue avoir du respect pour Michel Barnier « compte tenu de son parcours », notre invitée de n’est pas retrouvée dans les mots exprimés par ce dernier lors de son discours de politique général de ce mardi 1er octobre 2024, qu’elle a qualifié d’« assez flou ». « Les gens que je rencontre ne me parlent pas d’immigration, ils me parlent de salaire, de justice, de santé, de logement : c’est ça, les sujets des Français », précise-t-elle, avant d’ajouter être d’accord avec le principe de justice fiscale avancée par le Premier ministre. Selon elle, il faudrait être plus précautionneux au sujet de l’immigration qui ne serait « pas la problématique majeure » au risque de « stigmatiser tous les étrangers », qui font pourtant tourner l’économie du pays. 

    Pas de censure 

    Si Stella Dupont affiche un désaccord de principe en quittant les bancs de l’Assemblée nationale, après y avoir été réélue en tant que députée aux dernières élections législatives, elle insiste sur sa volonté de ne pas censurer ce nouveau gouvernement. « Je suis animée d’un esprit de coalition, de compromis », détaille cette ancienne socialiste. Puis d’ajouter : « Je suis en retrait car les valeurs et la couleur portées par le gouvernement m’amènent à me dire que je ne peux pas le soutenir ». Dans un élan de rébellion molle, Stella Dupont rejette le gouvernement sans vouloir le censurer complètement, par « responsabilité ». « Nous sommes dans un moment de possible désordre dans le pays qui nous donne une responsabilité induisant à chercher les compromis », indique-t-elle. Dans les mois qui suivent, elle se contentera donc de voter pour ou contre les lois ainsi qu’être « force de proposition. » Puis de préciser : « Je pourrais être amenée à censurer le gouvernement si des mesures me semblaient en dehors de l’état de droit, de l’esprit français et du vivre ensemble. » 

    « Mon intention première n’est pas de voter la censure, surtout s’il n’y a pas d’alternative à gauche. » La faute à une gauche « désordonnée », qui amène notre invitée à vouloir réunir les personnes partageant sa sensibilité de centre gauche, qui seraient dispersées dans divers partis, allant des Socialistes aux Républicains, en passant par Ensemble et le Modem. « On a besoin de se regrouper, je pense qu’on a besoin de lisibilité car les Français ne comprennent pas. Il faut que nous soyons plus audibles pour contribuer au débat et à l’arbitrage », insiste celle qui admet se « projeter vers demain », ne reniant pas totalement son allégeance au mouvement du chef de l’État. 

    10 min
  • Impôts : qui va payer plus ? Laurent Saint-Martin est l'invité des 4V du 3 octobre 2024

    Pour qui seront les hausses d’impôts ? C’est à Laurent Saint-Martin, ministre chargé du Budget et des Comptes publics, d’annoncer cette nouvelle claque qui risque de froisser davantage les Français. Avec 60 milliards d’économie à réaliser pour tenter de redresser les finances publiques dans le rouge, le gouvernement Barnier s’attelle à la tâche. C’est un coup dur pour les retraités, premières victimes collatérales de cette chasse aux économies. En effet, le gouvernement a annoncé ce mercredi 2 octobre 2024, que les pensions de retraite ne seront finalement pas augmentées au 1er janvier, comme cela avait été pourtant promis. Le calendrier ministériel prend déjà du retard en repoussant de quelques mois cette mesure que de nombreux retraités attentaient avec beaucoup d’impatience. Pourquoi les mettre ainsi à contribution ? « Avec 6% de déficit en 2024, c’est grave, il faut agir. Le redressement des comptes publics va être l’affaire de tous […] c’est la conséquence de ce qui s’est passé ces dernières années avec un État qui a protégé pendant la crise Covid, pendant l’inflation avec les boucliers qui ont été mis en place » explique Laurent Saint-Martin sur le plateau des 4 vérités ce jeudi 3 octobre 2024. Ce dernier appelle à la responsabilité de tous pour résoudre la crise économique dans laquelle la France s’est enlisée, faute selon lui du « quoi qu’il en coûte » qui aurait fragilisé les comptes publics. Pour maîtriser les finances publiques, le ministre chargé du Budget vise à réaliser quatre milliards d'économies sur les pensions de retraite. Le plan prévoit notamment une désindexation partielle des pensions par rapport à l’inflation en 2025, un ajustement qui permettrait de ralentir la hausse automatique des pensions. D’autres pistes incluent le report de certaines hausses de pensions pour les retraités les mieux lotis. Le gouvernement affirme que ces réformes sont nécessaires pour assurer la pérennité du système de retraites, tout en insistant sur le fait que les pensions des retraités les plus modestes ne seront pas affectées.

    Cependant, cette proposition suscite des critiques de la part de syndicats et d'associations de retraités, qui craignent une perte de pouvoir d'achat pour les seniors. Le gouvernement défend, quant à lui, un effort "juste et nécessaire" dans un contexte budgétaire tendu. « C’est logique, c’est tout simplement un lissage par rapport à ce qui à l’augmentation qui a eu lieu en 2024 » défend notre invité. 

    Hausse des impôts : qui sont « les plus fortunés » ? 

    Dans cette grande traque aux économies, la sécurité sociale pourrait elle aussi asséner le coup de grâce aux Français. Selon une enquête des Échos, le remboursement des consultations médicales pourrait lui aussi être revu à la baisse passant de 70% à 60%. Le texte de projet de loi de financement de la sécurité sociale sera présenté la semaine prochaine et devrait contenir un certain nombre de mesures visant à réduire les dépenses dans leur globalité. « On le fera pas de façon verticale. Il y a besoin de dialogue et il reste un débat parlementaire […] si la France n’est pas au rendez-vous du redressement des finances publiques, pour tout le monde - l’État, la sécu, les collectivités et toutes les parties prenantes de ce qui font nos finances publiques - que se passera-t-il ? » alerte Laurent-Saint-Martin qui demande un effort supplémentaire aux plus fortunés. En effet, dans son discours de politique générale, Michel Barnier a sollicité ces 0,3% de privilégiés à contribution. Le nouveau Premier ministre souhaite concilier justice sociale et compétitivité économique. S’il reconnaît la nécessité d’une fiscalité juste, il plaide pour une fiscalité plus équitable, notamment en réformant l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) afin de garantir qu'il ne pénalise pas excessivement les classes moyennes et les propriétaires. Il prône une approche "pragmatique", basée sur un équilibre entre la taxation des plus aisé

    11 min
  • Sécurité, immigration : ce que Barnier veut changer - Catherine Vautrin est l'invitée des 4V du 2 octobre 2024

    C’est la numéro 3 du gouvernement… Déjà rompu à l’exercice, Catherine Vautrin, anciennement ministre du Travail, de la Santé de la Solidarité a renouvelé ses vœux, cette fois au Partenariat avec les territoires et à la Décentralisation. Cette dernière était donc aux premières loges pour écouter Michel Barnier, son nouveau patron, lors du discours de politique générale, ce mardi 1er octobre 2024. De nombreux sujets ont été évoqués à commencer par un dossier qui tient particulièrement à cœur à droite de l’échiquier politique : la sécurité et l’immigration. Cette question réapparaît sur le devant de la scène à l’heure où Philippine, une étudiante de 19 ans, agressée sexuellement puis tuée, par un récidiviste sous le coup d’une OQTF. Alors que les hommages se succèdent, Michel Barnier a dévoilé dans les grandes lignes son programme en matière de politique migratoire. Serrer la vis et agir avec plus fermeté oui, mais avec humanité ! L’ancien négociateur en chef qui avait dû redoubler de diplomatie pour les accords du Brexit ne semble pas avoir changé de cap. En effet, il revendique une approche stricte mais juste.

    Parmi ses propositions, Michel Barnier plaide pour des peines plus courtes exécutées dans des prisons spéciales. « La réponse pénale peut être améliorée avec notamment une réflexion sur les prisons […] ainsi que sur l’excuse de minorité. Tout ça nécessite des réponses et un accompagnement » défend Catherine Vautrin.  Bien déterminé à légiférer, le Premier ministre souhaite également augmenter le temps de rétention, aujourd’hui limité à 90 jours maximum, ce qui implique la mise en place de nouveaux centres de rétentions. Une proposition qui ne colle pas franchement avec la politique budgétaire, revue à la baisse ces derniers mois.  « Sur le sujet de l’immigration, il faut avoir deux idées en tête : mieux organiser l’immigration pour mieux intégrer parce que le sujet c’est l’accompagnement de ceux et celles qui s’installent dans le temps » nuance la ministre. Sur ce point, Nicolas Sarkozy ne transige pas avec la fermeté et s’aligne du côté de la politique de Bruno Retailleau qui souhaite adopter une position très stricte sur l'immigration. Depuis plusieurs années, le nouveau ministre de l’Intérieur défend des mesures radicales pour mieux contrôler les flux migratoires et limiter l'immigration en France, tout en appelant à une réforme en profondeur des politiques migratoires. « Il faut être plus clair sur l’organisation de nos frontières. Très concrètement, il faut mieux accueillir pour mieux intégrer et permettre un parcours de vie » affirme notre invitée. 

    Hausse d’impôt : Michel Barnier reste flou

    Lors de son discours de politique générale, Michel Barnier a manqué, pour certains, de précision. Ce dernier est resté dans le flou, notamment sur la question des impôts. Devant l’Assemblée, il a plaidé pour une baisse de la pression fiscale, qu'il considère trop élevée. Selon lui, la fiscalité doit être "plus juste et plus compétitive" pour relancer l'économie et renforcer l'attractivité du pays. Il a dénoncé ce qu'il appelle un "ras-le-bol fiscal" et insisté sur la nécessité de réduire les impôts pour les classes moyennes et les entreprises. « Ça passe par des économies sur le fonctionnement de notre pays […] il faut qu’on regarde les normes par leur coût. Plus de six milliards dans l’économie du pays » défend Catherine Vautrin qui rappelle l’importance de réévaluer les finances publiques afin de corriger le mille-feuilles administratif qui creuse aujourd’hui la dette. 

    9 min
  • Hausse d'impôts, immigration, guerre au Proche-Orient... Yaël Braun-Pivet est l'invité des 4V du 30 septembre 2024

    Après plus de trois mois et demi d’instabilité et d’incertitude politique, le premier ministre Michel Barnier doit prononcer son discours de politique générale devant l’Assemblée le 1er octobre. La séance, présidée par Yaël Braun-Pivet, est très attendue par les Français ainsi que par les parlementaires. Un moment qui risque d’être « tendu », déclare la présidente de l’Assemblée nationale, parce que « certains contestent jusqu’à [la] nomination même » du premier ministre. Mais la femme politique se dit « sereine » : « je suis convaincue de vivre un jour et des moments importants à l’Assemblée ».

    Après plusieurs semaines de polémique autour d’une possible hausse d’impôts qui pourrait être annoncée le 1er octobre, Yaël Braun-Pivet est « favorable pour que nous fassions un effort commun pour que le budget de notre pays soit davantage à l’équilibre”. Dans la ligne du parti présidentiel, elle pointe qu’il faut également travailler sur les dépenses. L’élue Renaissance, signale qu’il « ne faut pas toucher à notre trajectoire et surtout, ne pas casser la croissance ». Au sein du camp macroniste, les avis sont divisés. Gérald Darmanin a, lui, affirmé qu’il ne soutiendrait pas une hausse d’impôts, tandis que 27 députés du groupe Ensemble pour la République ont signé une tribune s’opposant à de telles mesures.  Parmi eux, Aurore Bergé, Marie Lebec ou l’ancien chef de groupe Sylvain Maillard. Le parti se déchire-t-il sur cette question ? « Absolument pas. », répond Yaël Braun-Pivet. Pour la présidente de l’Assemblée nationale, ces désaccords sont légitimes. « Il faut que ce débat ait lieu », indique-t-elle.

    D’autres annonces sont attendues, notamment sur les questions de sécurité et d’immigration. Le samedi 21 septembre, une jeune fille de 18 ans, Philippine, a été retrouvée morte le dans le bois de Boulogne. Le principal suspect se révèle être un Marocain de 22 ans sous obligation de quitter le territoire suite à une première condamnation pour viol. Un drame qui a remis au centre des préoccupations la problématique du suivi judiciaire. La première victime du suspect a rédigé une lettre poignante qui a été diffusée dans la presse : elle demande notamment la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur la récidive. La présidente de l’Assemblée nationale n’y est « pas opposée par principe ». 

    Alors que le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, qui s’est exprimé le dimanche 29 septembre sur LCI, remet en question l’État de droit, regrettant ne pas pouvoir faire de référendum sur l’immigration ». Des déclarations qui « inquiètent » Yaël Braun-Pivet. « L’État de droit, c’est ce qui protège nos citoyens, c’est le principe de séparation des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire. », a-t-elle énoncé. L’élue Renaissance rappelle que « le Parlement est là pour légiférer » et « contrôler l’action du gouvernement ». Celle qui a présidé la commission des lois signale qu’actuellement, les délinquants étrangers sont déjà systématiquement expulsés lorsqu’ils ont purgé leur peine. 

    Yaël Braun-Pivet soutient les opérations militaires de Benyamin Nétanyahou au Liban

    Concernant la situation au Proche-Orient, suite aux attaques d’Israël envers le Liban, une déclaration de Jean-Luc Mélenchon fait déjà polémique. Le leader de la France Insoumise estime que la France ne demanderait aucune sanction contre Israël au niveau européen car « le ministre qui a été désigné pour s'occuper de l'Europe est quelqu'un qui est acquis à la politique » du Premier ministre Benyamin Nétanyahou, sans citer toutefois de nom. Commentant les opérations militaires israéliennes à Gaza, Benjamin Haddad avait en effet affirmé : « Je ne suis pas pour un cessez-le-feu, Israël a le droit de se défendre contre le terrorisme. C’e

    10 min
  • Liban, vers une guerre totale - Bernard Guetta est l'invité des 4V du 28 septembre 2024

    Un nouvel épisode d’une rare violence frappe le Moyen-Orient. En effet, Israël a franchi un nouveau palier cette semaine avec les récentes frappes aériennes contre des positions au sud du Liban. Ces bombardements, survenus en réponse à des tirs de roquettes attribués au Hezbollah, illustrent la montée des hostilités dans une région déjà en proie à l'instabilité.
    Ces attaques surviennent dans un contexte de vives tensions liées à l'escalade des violences israélo-palestiniennes, notamment dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Israël a justifié son intervention comme une "réponse nécessaire" pour assurer la sécurité de ses citoyens après plusieurs jours de tirs de roquettes en provenance du Liban.
    De l’autre côté de la frontière, le gouvernement libanais dénonce une violation flagrante de sa souveraineté et appelle à l'intervention de la communauté internationale. Les populations civiles du sud du Liban, particulièrement touchées par les bombardements, se trouvent une nouvelle fois prises au piège dans un cycle de violences récurrentes.

    Ce vendredi 7 septembre 2024, la banlieue sud de Beyrouth, QG présumé du Hezbollah et de son leader Hassan Nasrallah, a été massivement visée. La situation suscite une inquiétude croissante au sein des instances internationales, qui redoutent une escalade incontrôlable entre Israël et le Hezbollah, avec des répercussions potentielles sur l’ensemble de la région. Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé à la retenue et à la désescalade, tandis que les appels à un cessez-le-feu se multiplient. Des avertissements qui ne semblent visiblement pas désarmer Benyamin Netanyahou. « Il veut détruire le Hezbollah. C’est très clair. Il fait tuer systématiquement tous les cadres militaires de ce mouvement » affirme Bernard Guetta, député européen du groupe Renew. Tandis que les bombardements se multiplient et gagnent petit à petit du terrain, les pays du Moyen-Orient n’ont pas tardé à réagir. Pour l’Iran, c’est une escalade qui change les règles. Pourtant, Benyamin Netanyahu n’aurait pas encore usé de toutes ses cartouches. Et ses munitions pourraient se révéler bien plus dévastatrices et puissantes : « La force et l’avantage de Benyamin Netanyahou, c’est la faiblesse de l’Iran. C’est pour ça qu’il s’attaque au Hezbollah. Il pense que l’Iran ne pourra pas intervenir directement contre lui » explique notre invité qui alerte sur le risque d’une riposte iranienne : « ça pourrait donner une raison d’aller bombarder les installations atomiques de l’Iran ». Pour Bernard, le scénario d’un embrasement général est quasi nul. Ce dernier souhaite en revanche attirer l’attention de l’opinion sur la « dégradation » de la situation, déjà très préoccupante, au Moyen-Orient. Alors, que peut faire la communauté internationale et notamment l’Europe pour stopper un Benyamin Netanyahou presque intouchable et indestructible ? Personne ne semble avoir les épaules assez larges pour contre-attaquer. Par peur des représailles, par crainte d’ajouter de l’huile sur le feu, par conflit d’intérêt ou par un simple manque de volonté, aucun pays ne s’y jusqu’ici risqué. « Personne ne peut faire quelque chose […] parce que les Occidentaux sont partagés entre deux réactions possibles : ils ne veulent pas que l’Iran et ses alliés puissent gagner cet affrontement et d’un autre côté ils veulent qu’Israël arrête son offensive » explique Bernard Guetta.

    Ukraine : un soutien américain suffisant ?

    En Ukraine, la frappe russe continue de mettre le pays à feux et à sang. Alors que les combats se poursuivent avec intensité dans l'est et le sud du pays, Washington a annoncé l'envoi de nouveaux équipements militaires, dont des systèmes de défense aérienne avancés et des munitions de précision, afin d'aider Kiev à repousser les forces russes. Cette aide, estimée à plusieurs centaines de millions de dollars, intervient alors que l'Ukraine fait face à une recrudescence des bombardements russes sur ses infrastructures c

    10 min

About Les 4 Vérités

From the publisher's feed

Tous les matins, le journaliste Thomas Sotto, du lundi au jeudi, et ses confrères, Jeff Wittenberg ou Guillaume Daret, le vendredi, interviewent en direct pendant dix minutes une personnalité de la…

More shows like Les 4 Vérités

C dans l'air by France Télévisions

C dans l'air

129 Listeners

Un si grand soleil : le podcast by France Télévisions

Un si grand soleil : le podcast

0 Listeners

Plus belle la vie by France Télévisions

Plus belle la vie

0 Listeners

La Grande Librairie by France Télévisions

La Grande Librairie

44 Listeners

Au comptoir de l'info by France Télévisions

Au comptoir de l'info

5 Listeners

Méta-Media france tv by France Télévisions

Méta-Media france tv

1 Listeners