Les 4 Vérités

Les 4 Vérités

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Les 4 Vérités episodes

  • J-3 pour la présidentielle américaine - Christine Ockrent est l’invité des 4 vérités du samedi 2 novembre 2024

    Le temps se resserre avant que ne soit scellé le sort des Américains pour les quatre prochaines années. Ce samedi 2 novembre 2024, à J-3 du vote pour la présidentielle qui déterminera qui de Donald Trump ou Kamala Harris sera élu 47 Président ou Présidente de la première puissance mondiale, Christine Ockrent, journaliste spécialiste des États-Unis, est notre invitée sur le plateau des 4 vérités. Pour elle, tout va se jouer sur la « détermination de deux groupes cristallisés comme jamais. » Elle voit d’un côté les supporters de Trump motivés comme jamais à voir le retour de leur candidat à la Maison Blanche, et les démocrates, qui, s’ils ne sont pas forcément fans de leur candidate, sont « déterminés à ne plus voir Donald Trump. » Elle ajoute également son analyse de la spécificité sociologique des deux groupes de votants : « côté démocrate, vous avez une majorité de femmes diplômées, du côté de Trump, vous avez une majorité d’hommes non diplômés [...] C’est la première fois qu’on voit une telle inégalité entre les genres. » 

    La journaliste ajoute qu’une escalade des violences en violence physique est à craindre, surtout que Trump n’a jamais admis avoir perdu les élections d’il y a quatre ans. « Il y a un risque de chaos », suggère Christine Ockrent. Elle ajoute que le Républicain est différent aujourd’hui parce qu’il a vieilli, ce qui aggraverait « un certain nombre de traits de caractères que nous avons pu déplorer. » Selon elle, l’entrepreneur serait encore plus violent verbalement que lors de sa première campagne présidentielle, et est mieux préparé et « déterminé à se venger. »


    Quel impact pour le reste du monde ? 


    Quant à Kamala Harris, Christine Ockrent avoue que le goût de sa politique est plus « flou », sachant qu’elle a été ralentie dans sa campagne par son affiliation à Joe Biden. Celle qui sera vice-présidente jusqu’à la mi-janvier 2025 « ne peut pas critiquer Biden parce que sans lui, elle n’aurait jamais été là, mais ça a été un handicap, jusqu’à la dernière gaffe de Biden quand il a parlé des électeurs de Trump en les traitant de déchets (“trash”). » De plus, notre invitée ajoute qu’il n’est pas sûre que Kamala Harris soit une grande fervente des relations avec l’Europe, contrairement à un Joe Biden « vieux de la vieille » et « atlantiste convaincu » : « ce qui préoccupe au premier chef les décideurs américains, c’est la Chine », précise-t-elle. 

    Si Harris a dit qu’elle continuerait son soutien à l’Ukraine, c’est plus délicat avec Trump qui a une « détestation particulière pour Zelensky » et pour qui les « relations personnelles sont très importantes », selon Christine Ockrent. Une position vis à vis de l’actualité internationale qui pourrait bien être déterminante dans le résultat de cette élection, puisque les sondages indiquent que c’est l’économie qui intéresse le plus les votants, juste avant les enjeux internationaux. Pour la première fois, les électeurs américains considèrent que « ce qui se passe en Ukraine, au Proche Orient, et ce qui peut se passer avec la Chine à Taïwan, ça compte. »

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  • L’urbanisation augmente les dégâts des catastrophes naturelles - Sandrine Rousseau est l’invitée des 4 vérités du 1er novembre 2024

    Le bilan humain suite aux inondations dans le nord-est de l’Espagne ne fait que s’alourdir. Le pays parle de 158 morts ce jeudi 1er novembre 2024. Députée écologiste au sein du Nouveau Front populaire, Sandrine Rousseau critique les politiques d’urbanisation qui aggravent la situation. « Ces inondations n’ont rien d’une catastrophe naturelle », annonce-t-elle face à Guillaume Daret. Selon elle, les dégâts de ces phénomènes naturels extrêmes sont exagérés par l’urbanisation. Elle cite notamment l’artificialisation des sols, qui empêche l’eau d’être absorbée par la terre. « Nous ne prenons absolument pas le tournant du changement climatique et des efforts que nous devons faire », insiste-t-elle, en précisant que la situation que nous voyons sur la péninsule ibérique aurait pu se dérouler pareillement chez nous, car nous construisons des villes de la même manière que nos voisins. Notre invitée critique directement la politique menée par le Premier ministre qui s’oppose au plan de Zéro Artificialisation Nette : « on prépare les morts de demain », dénonce Sandrine Rousseau. Puis d’ajouter : « notre absence de volonté de faire des efforts et de se priver de quelques biens de consommation et de quelques éléments de confort fait qu’on se prépare à plus de risques. »


    Une étude du Monde sortie ce mercredi 31 octobre 2024 montre qu’il y a de plus en plus de climatosceptiques en France. La députée de Paris répond à cela que ce n’est pas à son groupe de changer de discours pour convaincre les climatosceptiques : selon elle, « on a tendance à accuser le messager plutôt que le message. » Elle trouve une explication au mécanisme de défense de ceux qui refusent de croire au dérèglement climatique : « il y a cette idée que, comme ils ne peuvent rien faire, mieux vaut ne pas y croire, c’est presque un ressort psychologique. » Au risque de mener une politique parfois impopulaire, Sandrine Rousseau assume l’importance de « prendre des mesures fortes et courageuses. » Puis de conclure que c’est notre « incapacité à penser que notre système économique » qui est « la source de notre problème. »

    Une égalité sociale et une radicalité écologique 


    Ce mercredi 31 octobre, alors que le Rassemblement national était le maître des discussions à l’Assemblée dans le cadre de sa niche parlementaire, la coalition de gauche a rejeté la proposition d’abrogation de la réforme des retraites des élus d’extrême droite. Sur le plateau de Télématin, Sandrine Rousseau assume cette décision : « le Rassemblement national n’a aucune espèce de volonté d’abroger la réforme des retraites ; le Rassemblement national avait une volonté, c’était de piéger l’Assemblée nationale. » Elle ajoute : « Je ne participe pas à ce genre de jeu. C’est soit on a une conviction et on la tient, on a une ligne politique politique, on l’affirme et on la tient jusqu’au bout et c’est ce que nous faisons sur les retraites », indiquant qu’elle ne demande pas le vote du Rassemblement national sur leur proposition d’abrogation des retraites. 

    « Nous voulons l’égalité sociale et la radicalité écologique, nous voulons préserver la santé et l’avenir des personnes, et nous avons besoin de mesures fortes qui seront parfois impopulaires mais qui changeront l’avenir des gens », martèle l’écologiste. Questionnée au sujet de l’appel au boycott du match de foot France/Israël qui sera disputé le 14 novembre prochain de son confrère des Insoumis Louis Boyard, Sandrine Rousseau affirme que « ça ne se joue pas sur un match de foot. » Pour elle, l’action d’Israël ne respecte pas le droit international, au point de « virer l’ONU de son pays. » Une situation qu’elle juge inquiétante en termes de droits humains et qui pourrait faire chuter tout l’Occident.


    9 min
  • La France prête à aider l’Espagne - Nicolas Daragon est l’invité des 4 vérités du jeudi 31 octobre 2024

    Suite aux violentes inondations qui ont touché le nord-est de l’Espagne et fait plus de 100 morts ce mercredi 30 octobre 2024, notamment sur la région de Valence, le ministre délégué chargé de la Sécurité du quotidien, Nicolas Daragon affirme que « toute la sécurité civile se tient prête. » Celui qui est aussi maire de Valence, dans la Drôme, ajoute qu'environ 200 sapeurs-pompiers « sont prêts à partir » dès que le pays ibérique demande de l’aide. Il n’y aurait pour l’instant « pas de demande formalisée » par l’Espagne, mais une demande que notre invité considère « imminente ». Il en profite pour envoyer un « message de compassion et de soutien à nos voisins et amis Espagnols », ainsi qu’aux populations françaises qui ont été touchées. 

    Il rassure les sinistrés des zones françaises en promettant que les dégâts seront remboursés par l’État, avec plus de 80% des communes touchées reconnues victimes de catastrophes naturelles, ce qui va permettre de débloquer des indemnités. Il ajoute que le fonds Barnier va augmenter pour pouvoir venir en soutien aux communes, et qu’une «  grande solidarité sera mobilisée », tant « au niveau départemental qu’au niveau de l’État ». 

    Selon Nicolas Daragon, « notre modèle de sécurité est reconnu à travers l’Europe et le monde », mais devient de plus en plus obsolète. « Les choses ont beaucoup évolué. Le réchauffement climatique fait que les incendies touchent des régions beaucoup plus largement le vieillissement de la population, les missions ambulancières données aux sapeurs-pompiers… Tout cela fait que le modèle a beaucoup évolué », explique-t-il. Sur le plateau de Télématin, il annonce le lancement d’un beauvau de la sécurité civile, le 25 novembre prochain, en Normandie. « On doit tout remettre à plat, repenser le système pour qu’il reparte pour une trentaine d’années », précise le Républicain. 


    Le remaniement de la police

    Interrogé au sujet de la police, le ministre évoque une police municipale qui a changé depuis la dernière loi qui lui est consacrée, datant de 1999. « Depuis, les effectifs ont été multipliés presque par trois, juste sur les dix dernières années, il y a eu une augmentation de 40% des effectifs et 10 000 postes non pourvus », ajoute-t-il, avant de conclure : « on n’a pas affaire à la même police municipale. » Face à ce constat, Nicolas Daragon se montre favorable à ce que les policiers puissent ouvrir des coffres de voiture, ou que leurs contrôles d’identités soient facilités lorsqu’ils travaillent la nuit. 

    Il insiste sur le fait que chaque maire décide des libertés accordés aux forces de l’ordre en ce qui concerne la police municipale, tout en précisant qu’à « titre personnel, [il] n’imagine pas mettre un policier sur le terrain en uniforme sans qu’il soit armé, compte tenu de l’évolution de la délinquance. » Il tempère en disant qu’« il faut s’adapter », qu’« il y a des endroits où ce n’est sûrement pas nécessaire d’armer la police », que « c’est aux maires de décider. » 

    9 min
  • « Il faut renverser le gouvernement » - Manuel Bompard est l’invité des 4 vérité du mercredi 30 octobre 2024

    Ce mardi 29 octobre 2024, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a envoyé une circulaire aux préfets afin de reprendre le contrôle de l’immigration. Une écran de fumée pour Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise et député des Bouches-du-Rhône, invité sur le plateau des 4 vérités ce mercredi 30 octobre 2024. Selon lui, « Monsieur Retailleau est un spécialiste en termes de communication », mais « à part la communication, il n’y a pas grand chose. » Il ajoute que le Républicain n’a « rien d’autre à proposer sur le sujet. » 

    Toujours au sujet de l’immigration, le ministre voudrait rétablir le délit de séjour irrégulier, une proposition que notre invité estime « scandaleuse. » « Quand quelqu’un arrive sur le territoire national, ce n’est pas un délinquant ou un criminel, c’est une personne qui cherche refuge, qui fuit généralement une situation de misère économique, une situation de guerre, et qui demande la protection de la France », explique l’Insoumis. Avant d’ajouter : « Il faut changer de politique en matière migratoire, arrêter de pointer du doigt les gens qui fuient une situation de misère et se poser la question de savoir comment ils devraient ne pas avoir besoin de partir. »

    Mettant en avant le programme du Nouveau Front populaire, cet ingénieur affirme qu’il souhaite « régulariser l’ensemble des travailleurs et des travailleuses sans papiers, [...] c’est-à-dire toutes les personnes qui sont indispensables à la vie de la Nation, qui occupent un emploi. » Évoquant les métiers éprouvants le plus souvent accomplis par les travailleurs immigrés, il insiste : « Vous les connaissez comme moi, vous les voyez tous les matins dans les métiers les plus pénibles. Je pense que plutôt que de les stigmatiser à longueur de journée, il faut les applaudir, les remercier et les régulariser. »


    Le NFP dans l’opposition 

    Fier représentant d’un parti opposé au gouvernement, Manuel Bompard fait honneur à la réputation de sa famille politique. Sur le plateau de Télématin, il critique tour à tour les mesures proposées par le Premier ministre, à commencer par sa volonté d’instaurer 3 jours de carence pour les fonctionnaires. Selon notre invité, « ce n’est pas une mesure de bon sens, c’est une mesure qui est scandaleuse, absurde et dangereuse. » Il précise qu’il ne s’agit pas d’un alignement sur le privé, contrairement à ce que voudrait faire croire que le gouvernement, car la majorité des employés du privé n’auraient selon lui pas accès à ces jours de carences. De plus, cette mesure participerait aussi à stigmatiser les fonctionnaires : « ça pointe du doigt les fonctionnaires en disant en quelque sorte qu’il ne sont pas vraiment malades quand ils sont absents. » Puis de conclure : « il faut arrêter de vouloir faire des économies en faisant peser la responsabilité sur les fonctionnaires. » 

    Même son de cloche au sujet de la vente de la filiale de Sanofi produisant le Doliprane à une entreprise américaine : Manuel Bompard estime la participation du gouvernement de 1 à 2% dans le capital de l'entreprise « ridicule ». « Comme si ça allait donner un quelconque poids au gouvernement pour peser dans les décisions qui vont être prises par le groupe », ajoute-il. Il exprime également ses peurs quant aux suppressions d’emplois et aux pénalités financières qui ne sont pas suffisamment conséquentes pour dissuader les entreprises de fermer des postes. 

    À propos de l’épineux sujet du budget proposé par Michel Barnier qui est loin de faire consensus, le député Insoumis menace le Premier ministre d’une motion de censure s’il faisait voter son budget par 49.3. « On a profondément changé le budget pour mettre à contribution les plus riches », explique-t-il, évoquant les 10 milliards d’économies trouvées en faisant participer les 147 milliardaires français. « Si Monsieur Barnier ne veut écouter personne et faire un 49.3, il y aura évidemment u

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  • Une taxe sur le sucre efficace ? - Michel-Édouard Leclerc est l'invité des 4 vérités mardi 29 octobre 2024

    Un rapport publié fin octobre 2024 par Bloom qui a testé près de 150 boîtes de thon en Europe a mis en lumière la présence de mercure dans ces conserves. En association avec Foodwatch, les deux ONG révèlent que 57% des boîtes de thon seraient contaminées et appellent la grande distribution à prendre des mesures d'urgence.  Michel-Édouard Leclerc, président du groupe E. Leclerc est l'invité des 4 vérités mardi 29 octobre 2024. Il se dit ouvert à la discussion et au retrait de produits dangereux mais n'a reçu encore aucune alerte de la part des ONG citées. 

    La question de l'alimentation est au cœur de l'actualité et du débat budgétaire. En effet, la ministre de la Santé, Geneviève Darrieussecq s'est montrée favorable à l'instauration d'une taxe sur les produits les plus sucrés. Est-ce une bonne idée pour inciter les Français à manger plus sainement tout en trouvant de l'argent pour les finances publiques ? Pour Michel-Édouard Leclerc  , « se battre contre l'obésité, le diabète suppose qu'on développe tous les moyens nécessaires » mais la taxation n'est peut-être « pas la meilleure arme ». Les consommateurs ont été durement frappés par l'inflation pendant trois ans et ce supplément de taxe pourrait être mal perçu dans le contexte actuel. Michel-Édouard Leclerc déclare qu'il y a « trop de taxes », qu'il n'est pas pour les taxes « morales », « punitives » mais qu'il faudrait investir dans « l'éducation » et la mobilité sur la durée. 

    La suppression d'un jour férié a également été évoquée pour augmenter les recettes de l'État, en tant que chef d'un groupe de grande distribution il affirme qu'il faut « calmer le jeu ». « Ce n'est pas un bon contexte pour dire aux gens qu'il faut qu'ils travaillent plus ». Il questionne en outre l'intérêt de cette suppression et s'interroge quant à son efficacité, une telle journée de solidarité existant déjà. 

     

    Inflation, la fin de la crise ? 

     

    Selon l'INSEE l'inflation poursuit son ralentissement, comment se traduira cette baisse des prix dans son enseigne ? « Cela fait 6, 7 mois que l'on est dans une vraie désinflation » « sur deux ans aujourd'hui on est à 8% ». Le président de l'enseigne E. Leclerc explique que si l'inflation baisse, pour certains produits pour lesquels elle a été très importante comme les pâtes, le prix de ces denrées ne baissera pas. Il affirme que son enseigne va prochainement entrer dans un « round de négociation » avec pour objectif « d'aller chercher des baisses ». Pour autant, la tâche ne s'avère pas aisée car les entreprises, dans le contexte budgétaire actuel et avec la peur d'une augmentation des taxes ne sont pas favorables à une baisse de prix. 

    Le contexte social n'est pas favorable, les ONG et la banque alimentaire chiffrent à environ 1 million l'arrivée de « nouveaux pauvres » depuis 3 ans qui n'achètent que des prix bas. Cela se traduit par des consommateurs qui achètent des premiers prix, sautent des repas ou font l'impasse sur des soins. Les Français sont aujourd'hui « pris par les dépenses contraintes » et la partie arbitrable « se réduit ». 

     

    Interrogé sur une autre crise qui semble remonter, celle des agriculteurs, Michel-Édouard Leclerc rappelle qu'il n'y a pas eu de réponse politique. Pour la partie distributeur qui le concerne, il déclare être d'accord pour fonctionner selon les deux principes proposés par les agriculteurs mais il faut que les industriels soient transparents. 

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  • Budget, un 49-3 incontournable ? - Jordan Bardella est l'invité des 4 vérités du Lundi 28 octobre 2024

    Le gouvernement confirme ce lundi 28 octobre qu'il doit trouver 5 milliards d'euros supplémentaires d'économies. Parmi les pistes évoquées pour y parvenir : la suppression d'un jour férié. Jordan Bardella, président du Rassemblement national est l'invité des 4 vérités ce lundi 28 octobre 2024, il dénonce un budget "profondément injuste". Ce budget selon lui ne s'attaque pas aux "économies de bon sens qui sont attendues par les Français". Il cite pour exemple l'augmentation de la contribution au budget de l'Union européenne et des taxes sur l'électricité. 

    Lors des discussions à l'Assemblée nationale, il affirme que les députés de son groupe ont été les "seuls avocats de la France du travail". Il déplore un "simulacre de démocratie", la majorité a selon lui déserté les bancs de l'Assemblée nationale en attendant l'activation d'un 49-3 pour venir imposer "un budget qui ne correspond pas à une majorité de français". La Gauche quant à elle, fait preuve d'un "sadisme fiscal sans nom" qui "rivalise d'inventivité" pour augmenter les taxes sur "les bouteilles d'eau" ou les "chaudières à gaz". 

    En cas de 49-3 quelle serait la position du Rassemblement National ? Le groupe voterait-il une motion de censure ?  Notre invité affirme ne pas avoir tranché sur cette décision mais n'exclut pas cette possibilité. Il dénonce des choix "cyniques" de la part du gouvernement qui ne permettent pas de faire des économies comme l'augmentation de l'AME. 

    Sur la suppression d'un jour férié pour faire des économies "ce n'est pas le sujet" pour Jordan Bardella qui rappelle que l'enjeu de cette discussion budgétaire c'est de "lutter contre le gaspillage" mais surtout "relancer la croissance".  Les fonctionnaires sont également dans le viseur du gouvernement, en effet, le ministre en charge propose de passer leur jour de carence de un à trois. Une mesure à laquelle le président du Rassemblement national est favorable à condition que les potentiels 900 millions d'euros qui seraient ainsi économisés puissent être utilisés pour "financer des mesures en faveur du pouvoir d'achat". 

     

    Maroc, visite d'État d'Emmanuel Macron 

     

    Le président de la République et le ministre de l'Intérieur sont en visite d'État  au Maroc. Bruno Retailleau a exprimé vouloir contraindre le Maroc à reprendre ses ressortissants qui ont été arrêtés en situation irrégulière. Jordan Bardella s'exprime en faveur de cette mesure et du rétablissement de liens diplomatiques avec des pays du Maghreb. Des liens rompus selon lui par le président de la République depuis 7 ans. Le Maroc est "un grand pays" et dans le cadre de "la maîtrise des flux migratoires nous aurons besoin de passer des accords avec des pays du Maghreb". La difficulté aujourd'hui c'est que certaines nations ne veulent pas "récupérer leurs ressortissants". Avec ces pays il faut utiliser des "leviers diplomatiques" pour permettre de faciliter le retour de "délinquants et criminels étrangers qui n'ont rien à faire sur notre sol". 

     

    Interrogé sur la possibilité de faire payer l'entrée de la cathédrale de Notre Dame pour financer la restauration des autres églises, notre invité se dit favorable à cette mesure. Les églises sont le patrimoine de tous les Français et il est utile de mobiliser "toutes les forces vives de la nation pour permettre cette reconstruction". Si cette proposition va à l'encontre du principe de gratuité du diocèse, il ne se résous pas à voir notre "ruralité tomber en ruine" et "tout ce qui doit être entrepris pour rénover notre patrimoine doit être fait". 

    10 min
  • Budget, triste spectacle à l’Assemblée… Paul Vannier est l'invité des 4V du 26 octobre 2024

    La montée des tensions au Moyen-Orient atteint un nouveau sommet avec des frappes de précision lancées en Iran dans la nuit du vendredi 24 octobre 2024. Ces actions visent des sites stratégiques, exacerbant l’instabilité dans la région déjà marquée par des rivalités politiques et religieuses. Les États voisins et les puissances internationales s'inquiètent de possibles représailles et de l'effet d’entraînement sur la sécurité régionale. Ces tensions révèlent des alliances changeantes et rappellent combien la paix reste fragile dans cette région marquée par des décennies de conflits et de méfiance. Une escalade de plus que La France Insoumise avait anticipé : « Nous alertons depuis longtemps sur le risque de voir la guerre se généraliser à la région. Il faut arrêter le criminel Netanyahou […] il faut le contraindre à cesser d’être dans la guerre à outrance » affirme Paul Vannier, député LFI du Val d’Oise. Ce dernier appelle à un cessez- le-feu qui ne peut se conclure que par un embargo sur les armes israéliennes pour marquer « une rupture et la suspension d’accords d’association avec l’Union européenne et Israël ». 

    En parallèle, les tensions sont également palpables au sein de l’Assemblée nationale. Les débats autour des budgets 2025 cristallisent les divergences d’opinion entre les oppositions. Les coupes budgétaires proposées par le gouvernement pour réduire le déficit, notamment dans les dépenses publiques, suscitent des critiques, y compris au sein de la majorité. Certains élus dénoncent des choix trop restrictifs, craignant des impacts sur les services essentiels, tandis que d’autres réclament des réformes fiscales plus équitables. Ce bras de fer illustre les défis du gouvernement pour obtenir un consensus tout en répondant aux attentes économiques et sociales. Un véritable bras de fer avec une forte résistance du Nouveau Front Populaire. « Les députés du NFP font leur travail pour dégager des recettes au budget de l’État pour financer la transition écologique » explique Paul Vannier qui déplore le spectacle affligeant offert aux Français. 

    Budget 2025 : la fracture du NFP

    L’alliance signée entre la droite républicaine et les macronistes semble sur le point de voler en éclat tandis que le Rassemblement National semble contre toute attente faire preuve de souplesse à l’égard du gouvernement Barnier. Le projet de loi de finance a été largement amputé de banc entier, parfois même à l’initiative de la majorité du Premier ministre. Même la mesure sur la surtaxe temporaire des grandes entreprises prévue pour deux ans, censée lever huit milliards d’euros en 2025 et quatre milliards en 2026, a été supprimée, conséquence d’un amendement déposé par LFI qui levait les taux. Pourquoi avoir décidé d’alourdir cette mesure ? « Nous avons besoin de recettes. Nous avons proposé d’augmenter les taux sur les très grandes entreprises, celles dont le chiffre d’affaires est inférieur à trois milliard d’euros par an. Il ne s’agit absolument pas de taxer davantage les TPE et les PME » explique notre invité. Ce durcissement fiscal temporaire suggéré par LFI visait à financer les services publics. Ce à quoi le RN s’est érigé contre : « Ils agissent de manière systématique en soutien de la politique de Monsieur Macron », au même titre qu’ils ont voté contre le rétablissement de l’ISF ainsi que l’augmentation de la flat taxe, pourtant revendiquée dans leur programme. 

    Si l’alliance de droite se disloque, la coalition à gauche semble également vaciller. En effet, La France Insoumise a dénoncé le Parti Socialiste, responsable selon eux, du non rétablissement de l’ISF. « J’appelle tous mes collègues du NFP à être à la hauteur du mandat qui leur a été confié. Nous avons gagné l’élection législative donc nous avons les moyens d’agir » lance Paul Vannier.  

    L’Assemblée a aussi retoqué l’article autorisant le gouvernement à taxer l’électricité à un niveau supérieur à la période d’av

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  • Budget : les débats s’éternisent - Véronique Lowagie est l'invitée des 4V du 25 octobre 2024

    Le budget, toujours le budget ! Alors que l’Assemblée nationale étudie le projet de loi finance 2025, une question se pose : la rigueur est-elle encore synonyme d'efficacité ? D'un côté, des annonces en faveur de l'investissement écologique et de la modernisation des services publics, de l'autre, des restrictions budgétaires serrées pour "maîtriser la dette." Les ministres tentent de jongler entre des priorités ambitieuses et une marge de manœuvre étriquée, tout en adressant des clins d'œil discrets aux électeurs de 2027. Mais le terrain est glissant : chaque coup de rabot menace d'affecter un peu plus le quotidien des citoyens, tandis que les promesses de "croissance durable" paraissent toujours aussi floues. 

    Invitée sur le plateau des 4 vérités ce 25 octobre 2024, Véronique Lowagie, députée LR de l’Orne et vice-présidente de la commission des finances de l’Assemblée nationale, n’a pas l'intention d’expédier ce dossier, véritable clé de voûte qui devrait dessiner la ligne politique à suivre : « Le budget, c’est la déclinaison de toutes les politiques publiques du pays qui intéressent les Français. C’est très important » affirme-t-elle. Dans un pays fragilisé par la politique attentiste depuis les législatives anticipées, le gouvernement a considérablement serré la vis à l'Assemblée, retardant un peu plus l’échéance déjà bien à terme. À l’heure où la dette publique est dans le rouge, le budget 2025 doit donc être manipulé avec beaucoup de précaution. Si le budget présenté représente un déficit de 5,2% du PIB, le gouvernement se veut plus exigeant pour atteindre les 5%. Un véritable travail d’équilibriste à l’origine de nombreux amendements. Ce jeudi 24 octobre 2024, 25% des 3000 amendements ont été retirés par la gauche, tandis que la droite semble vouloir camper sur ces positions. De quoi amplifier les dissonances entre ces deux familles politiques irréconciliables, la gauche accusant la droite républicaine et le Rassemblement National de faire obstruction. « Nous avons intérêt à pousser nos propositions. Nous avons des convictions. Nous avons envie de faire avancer le gouvernement mais nous souhaitons aller plus loin » explique notre invitée qui se veut plus exigeante sur la question des dépenses publiques. « Le Nouveau Front Populaire n’a pas de leçon à nous donner parce qu’ils prennent beaucoup de temps dans la discussion sur les amendements » argue Véronique Louwagie. 

    Dans cette grande chasse aux économies, une nouvelle augmentation des impôts avait été suggérée par certains acteurs politiques. Une proposition balayée d’un revers de la main droite par Michel Barnier qui avait rejeté en première lecture cette proposition. Depuis, le Premier ministre semble avoir réévalué sa copie. Seules les grandes entreprises seront concernées par cette « mesure temporaire » qui devrait renflouer les caisses de l’État à hauteur de « deux milliards d’euros » selon les calculs de l’ancien négociateur. Toutefois, il s’est engagé à ne pas toucher aux impôts des classes moyennes et des travailleurs. Cette position suscite des tensions dans son camp, certains, comme Gérald Darmanin, rejetant toute hausse d’impôt en contradiction avec les mesures fiscales précédentes en faveur des ménages et des entreprises. De même que Véronique Louwagie qui affirme qu’une augmentation des impôts « ne peut pas être le bon chemin ». « Nous avons en France, le taux de prélèvement obligatoire le plus élevé d’Europe […] cela nous met en difficulté donc nous devons nous engager à baisser ces impôts. Aujourd’hui, la trajectoire financière ne nous le permet pas. En 2024, notre déficit sera supérieur de 52 milliards à la prévision initiale » alerte la députée LR de l’Orne. Et d’ajouter « En 2025, la France sera obligée d’emprunter 300 milliards. Qui va rembourser ? Ce sont les générations futures. Nous devons préparer la vie de nos enfants et de nos petits-enfants. Nous ne pouvons pas mettre perpétuellement des charges qu’ils devront sup

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  • Budget, coalition gouvernementale, 49.3 et crise agricole : Marc Fesneau est l’invité des 4 vérités du 24 octobre 2024

    Depuis l’arrivée de Michel Barnier à Matignon, une seule question est sur toutes les lèvres : arrivera-t-il à faire voter son budget ? Celui-ci, façonné en deux petites semaines, est actuellement en débat à l’Assemblée nationale. Au début de cette séquence budgétaire, plusieurs amendements ont été votés contre l’avis du gouvernement, avec des alliances entre la gauche et le Modem, qui fait pourtant partie de la majorité gouvernementale. Marc Fesneau, président du groupe Modem à l’Assemblée, n’y voit aucune fracture ni trahison : “On coconstruit et donc il y a des amendements qui sont portés par le groupe”. L’élu centriste rappelle : “Cela fait des années qu’on porte ces amendements.” Le but ? “Produire plus de justice fiscale et trouver des recettes”. En effet, le gouvernement Barnier vise l’objectif de 20 milliards de recettes. Le parti fondé par François Bayrou défend notamment le fait que la surtaxe sur les très hauts revenus, qui est limitée dans le temps dans le texte original, doit être allongé de manière illimitée. “La justice fiscale, c’est pas une fois, un an. La justice fiscale, c’est quelque chose qu’il faut rétablir”, affirme le président des Démocrates. “Je pense que nous avons besoin de construire entre nous une méthode.”, reconnait-il tout de même. Michel Barnier a avoué lui-même que le texte était perfectible, mentionne Marc Fesneau. 

    Le député du Loir-et-Cher doit rencontrer le ministre du Budget le jeudi 24 octobre 2024 à ce propos : “il est normal que nous n’ayons pas tous le même point de vue”. Rien d’alarmant selon l’ancien ministre de l’Agriculture :“C’est comme ça que ça se passe dans tous les pays du monde démocratique”. Cette semaine, les députés devaient élire un nouveau vice-président de l’Assemblée nationale. Alors que la coalition gouvernementale était parvenue à réélire Yaël Braun-Pivet au perchoir, c’est le député écologiste Jérémie Iordanoff qui a été élu le mardi 22 octobre 2024, en battant la députée LR Virginie Duby-Muller. “Un échec”, reconnait Marc Fesneau. Toutefois, il souhaite mettre en lumière que les membres de son alliance ont surtout réussi à s’entendre ces dernières semaines. En revanche, le député du Loir-et-Cher regrette que la gauche ne fasse pas un effort de responsabilité.

    Depuis quelques jours, Marc Fesneau se présente à l’hémicycle avec un pansement au doigt. Une blessure qui n’a pas manqué d’interroger les journalistes, demandant si lui et Laurent Wauquiez en étaient venus aux mains lundi 21 octobre 2024 alors qu’ils se rencontraient pour parler du poste de vice-président à l’Assemblée que les deux présidents de groupe voulaient récupérer. Le président du groupe Modem, en réalité blessé en faisant des travaux, s’était empressé de répondre en blaguant :  “Bien sûr !” Le jeudi 24 octobre 2024, Marc Fesneau s’explique dans les 4V : “Il faut toujours garder un peu de distance.”

    Vers l'utilisation du 49.3 pour le budget ?

    La veille, le mercredi 23 octobre, lors du Conseil des ministres, Michel Barnier a demandé l’autorisation de recourir au 49.3, rappelant l’ère Elisabeth Borne (qui l’a utilisée à 23 reprises). Une requête qui a été validée. Même si le Premier ministre n’a pas prévu de l’utiliser dès lors. L’Assemblée, elle, doit encore examiner 2937 amendements d’ici au mardi 29 octobre. Un timing très serré. Mais le président du Modem désire que ces débats aient lieu. “Qu’on puisse parler des grands sujets qui sont sur la table me paraît important. Après, on verra à quel moment le 49.3 est le plus opportun.”, déclare-t-il.

    Par ailleurs, un mouvement de contestation des agriculteurs semble se dessiner. Les syndicats d’agriculteurs ont été reçus par Michel Barnier et ont annoncé une journée de mobilisation à partir de la mi-novembre. Pour l’ex-ministre de l’Agriculture, “ils ont le droit d’être en colère, et d’être inquiets et déçus”. Celui-ci s’inquiète des conditions climatiques “très défavorables à la p

    10 min
  • Chercher 60 milliards d’économie sur le budget - Maud Bregeon est l’invitée des 4 vérités du 23 octobre 2024

    Coup dur pour la majorité. La surtaxe sur les très hauts revenus, que la macronie voulait temporaire, a été pérennisée suite à un vote de l’Assemblée ce mardi 23 octobre 2024. « Ce n’est pas notre position », déplore Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, sur le plateau des 4 vérités. « Ce qui fait qu’un budget est juste, c’est parce que les hausses d’impôts sont temporaires », ajoute-t-elle. Le budget préconisé par le Premier ministre, s’il est décrié par l’opposition, pourrait bien être adopté par 49.3 admet notre invitée, qui explique qu’il s’agit d’un « outil constitutionnel qu’on n'exclut pas par principe. » Elle insiste cependant sur l’importance du débat parlementaire : « on laissera les débats se tenir autant que nécessaire », explique-t-elle. Puis de continuer : « à la fin, il va falloir protéger les Français de l’obsession fiscale du Nouveau Front populaire. » 

    Pourtant, il semblerait que le Premier ministre ne soit pas un partisan de l’utilisation du 49.3. Au contraire, Michel Barnier semble respecter au maximum la différence d’opinions dans l’hémicycle, lui qui a essayé de composer un gouvernement aussi large que possible, avec des ministres n’appartenant pas tous à la même famille politique. « Ce n’est pas la volonté du Premier ministre », précise Maud Bregeon, qui annonce tout de même que le recours au 49.3 sera discuté ce mercredi 23 octobre 2024 en Conseil des ministres. « Le sujet est sur la table du Conseil des ministres, on aura cette discussion, c’est normal, mais ça ne préjuge pas de la décision finale », annonce cette ancienne députée des Hauts-de-Seine. 

    Un budget d’urgence 

    « C’est un budget d’urgence que l’on sait difficile, et c’est parce qu’il est difficile que le débat à l’Assemblée nationale et au Sénat doit se tenir », continue-t-elle. Pourtant, elle se montre inquiète de la tournure qu’ont pris les débats à ce sujet : « on est arrivés avec un budget, on est ressortis avec une feuille d’impôts », ironise celle qui attaque la volonté de la gauche de taxer « matin, midi et soir. » Selon elle, « taxer n’est pas un projet, ce n’est pas acceptable pour les Français. » Face à Jean-Baptiste Marteau, journaliste pour Télématin, elle éclaire la volonté budgétaire du gouvernement : « on propose une équation qui fonctionne, qui nous semble juste, qui repose massivement sur la baisse des dépenses, parce que c’est là-dessus qu’on doit concentrer nos efforts. » Elle juge que les deux tiers des économies doivent reposer sur la baisse des dépenses et qu’il est « hors de question qu’on aille chercher dans la poche des Français. » 

    Au sujet des pensions des retraites, Maud Bregeon confirme que le gouvernement souhaite épargner les petites retraites : « on a conscience que c’est une mesure difficile », admet l’ancienne sarkozyste. Sur le plateau de Télématin, elle met en avant trois engagements : d’abord « le minimum vieillesse sera revalorisé au 1er janvier comme prévu », puis « on ne désindexera pas les retraites sur l’inflation, on propose un décalage de six mois », enfin « on est ouverts à une discussion sur la mise en place d’un seuil pour les retraités qui ont les plus petits revenus. »

    9 min

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