Les 4 Vérités

Les 4 Vérités

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Les 4 Vérités episodes

  • 5 ans de prison et 5 ans d’inéligibilité requis contre Marine Le Pen - Jean-Philippe Tanguy est l’invité des 4 vérités du 14 novembre 2024

    L’accusation demande cinq ans de prison, dont deux fermes avec aménagement et cinq ans d’inéligibilité contre Marine Le Pen, dans le cadre du procès des assistants parlementaires du Front national. Jean-Philippe Tanguy, député de la Somme du Rassemblement national et invité sur le plateau des 4 vérités ce jeudi 14 novembre 2024, défend sa présidente. « Je l’ai trouvée courageuse et stoïque, affectée malgré des réquisitions complètement irrationnelles » commence celui qui reproche au dossier montée contre la leader d’extrême droite d’être « totalement vide. » Selon lui, ce procès ne vise qu’à salir la fille de Jean-Marie Le Pen et à empêcher les Français de voter pour elle aux prochaines présidentielles : « les réquisitions quasi fanatiques visent à priver les Français d’expression en prétendant salir Marine Le Pen et de l’éliminer de la vie politique parce qu’elle représente la principale force d’opposition et d’espoir de ce pays. » 


    Doutant sévèrement de la justice, notre invité continue : « c’est essentiellement du vide, la recherche d’une petite bête qui n’existe pas. » La preuve de ce vide selon lui : la procureure aurait dit à un accusé qu’elle « n’avait rien à lui reprocher mais qu’elle ne pouvait demander à la justice la relaxe car ça lui faisait trop mal. » La procureure serait donc partiale pour les élus du Rassemblement national ? Ces derniers font-ils un déni de justice ? « Nous sommes dans une démocratie, donc rien n’est joué d’avance » argumente le député en mettant en avant son espoir que l’issue de ce procès soit différente : « il y aura la sentence des juges qui peuvent encore faire le choix de la vérité et du courage, il y aura l’appel, toutes les dispositions qui vont permettre à Marine Le Pen de se battre pour son innocence. » 


    Jordan Bardella en 2027 ? 


    Il est encore trop tôt pour Jean-Philippe Tanguy pour désigner un remplaçant à Marine Le Pen, car il affirme toujours, et malgré les preuves, qu’ « il n’y pas eu d’enrichissement personnel ni d’emploi fictif. » Il tape sur Martin Schulz, le « président des socialistes au Parlement européen » qui a initié l’enquête sur les assistants parlementaires, alors que son groupe aurait été « pris en flagrant délit avec des valises de billets. » L’affaire serait donc un coup monté par des adversaires politiques selon l’homme politique qui insiste sur le soutien que la Présidente du Rassemblement national a reçu depuis l’annonce des réquisitions formulées à son encontre. C’est par exemple le cas de Gérald Darmanin, mais aussi des représentants du « MoDem et de la majorité » selon notre invité qui estime assister à des réactions « rationnelles, démocratiques, l’incompréhension face à des réquisitions qui n’ont aucun sens à part la censure politique. » Ce dernier déplore aussi un silence « qui veut tout dire » de la gauche. 


    L’ancien conseiller régional des Hauts-de-France rappelle également que le journal Le Monde a révélé que certains éléments de l’enquête ont été forgés par le Parlement européen : « Le Parlement européen a été contraint de reconnaître des faux [...] hier, ça n’intéressait pas le tribunal. » La perspective d’un Jordan Bardella en 2027 n’aurait donc « pas de sens » pour un Jean-Philippe Tanguy qui met en avance toute la combativité de la cheffe de son groupe : « La piège de ces réquisitions, c’est de faire passer dans le pays que Marine Le Pen serait empêchée psychologiquement de se battre, mais on ne va pas céder à cette tentative de salissure de procureurs qui veulent faire croire que le destin de Marine Le Pen est déjà écrit. »


    10 min
  • Revalorisation des retraites dès le 1er janvier 2025 - Laurent Saint-Martin est l’invité des 4 vérités du 12 novembre 2024

    Lundi 11 novembre 2024,  le Républicain Laurent Wauquiez a annoncé avoir obtenu la revalorisation de toutes les retraites à hauteur de la moitié de l’inflation. C’est donc le Président du groupe de droite, et non pas un membre du gouvernement, qui a fait cette annonce majeure pour les Français. Une attitude qui questionne : les ministres ont-ils été mis au courant de ce changement ? Le ministre de l’Économie, Antoine Armand, avoue par exemple qu’il n’avait pas connaissance de ces concertations au sujet des retraites. Pour Laurent Saint-Martin, ministre auprès du Premier ministre chargé du Budget et des Comptes publics et invité sur le plateau des 4 vérités ce mardi 12 novembre 2024, Michel Barnier a toujours été clair sur son envie de concertation parlementaire pour faire évoluer le budget, qui a été « construit dans des temps extrêmement courts. » 


    « Nous avons besoin de démontrer davantage que l’évolution de ce texte vient du compromis entre le gouvernement et les parlementaires du socle majoritaire », insiste cet ancien socialiste. Selon lui, peu importe d’où viennent les concertations, tant que le débat parlementaire existe dans l’arc républicain. Au micro de Julien Arnaud, le toulousain confirme les annonces de Laurent Wauquiez : « il n’y aura aucune perte de pouvoir d’achat pour toutes les retraites qui sont en-dessous de l’équivalent du SMIC, c’est ça la nouvelle importante. » Il explique qu’à partir du 1er janvier 2025, les retraites seront revalorisées à hauteur de la moitié de l’inflation, tandis qu’à partir du 1er juillet, ce sera la totalité de l’inflation. Une mesure qui devrait coûter autour de 3 milliards d’euros au gouvernement. 


    Maintenir coûte que coûte la politique de la majorité 


    De la même manière qu’un accord a été trouvé entre le gouvernement et le groupe de la droite républicaine au sujet des retraites, Laurent Saint-Martin veut que les mêmes concertations aboutissent avec Ensemble pour la République à propos de la fusion des organismes : « le travail précis que nous devons faire sur la fusion des opérateurs et le rapprochement de certains d’entre eux est un travail important et courageux à faire » insiste-t-il. Et d’ajouter : « On a multiplié de façon trop importante le nombre d’agences et d’opérateurs, c’est vrai dans l’État et les collectivités, donc il va falloir rationaliser tout ça. » 


    Autre sujet de discussion entre le gouvernement et les macronistes : les allègements généraux de charges pour les entreprises. Pour notre invité, il ne faut pas que la hausse des impôts devienne un frein à l’économie : « le maintien de la politique de l’offre, la compétitivité des entreprises françaises, l’attractivité de notre pays, qui est un record car depuis 5 ans nous sommes le pays le plus attractif d’Europe : tout cela, il faut le conserver », explique cet ancien conseiller régional d’Île-de-France. « Il faut travailler à un compromis permettant d’avoir la main moins lourde par nécessité de résorber notre déficit public, mais de ne le pas le faire en cassant ce qui marche, c’est-à-dire notre politique d’activité et d’emploi dans le pays », ajoute celui qui dit vouloir écouter à la fois les chefs d’entreprises et les parlementaires. 

     

    Cette nécessité du compromis pour Laurent Saint-Martin s’explique par les différentes modifications apportées au budget par le Nouveau Front populaire et le Rassemblement national, qui ont fait de lui un « texte Frankenstein ». Selon lui, la hausse d’impôts proposée par les parlementaires de gauche « va très vite concerner l’ensemble des Français », tandis que l’extrême droite aurait « réussi à faire adopter l’absence de la contribution française à l’Union Européenne. » Un choix entre l’« enfer fiscal » et « des dispositions contraires au droit » que le débat entre le groupe Ensemble pour la République et les Républicains tendrait à raisonner. 


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  • Trump, Ukraine, COP29, antisémitisme… Nathalie Loiseau est l’invitée du 9 novembre 2024

    Après des mois de campagnes présidentielles sous haute tension, les citoyens américains ont finalement élu Donald Trump face à la candidate Démocrate, Kamala Harris. Alors que la guerre entre l’Ukraine et la Russie s’enlise depuis plus de deux ans, le retour du milliardaire à la Maison-Blanche inquiète Volodymyr Zelensky et ses alliés. Au cours de sa campagne, le républicain se vantait de pouvoir régler ce conflit en 24 heures et critiquait la hauteur des sommes allouées au soutien des ukrainiens par Joe Biden.

    Face à cet électrochoc, l’Union européenne a-t-elle des cartes à jouer ? Oui, selon Nathalie Loiseau, députée européenne membre du parti Horizons. “C’est le moment de l’Europe”, affirme-t-elle, convaincue qu’il y a un choix à faire. “Soit, on subit (...) soit on agit”, résume l’élue centriste. Elle en est certaine : “On a absolument les capacités de nous prendre en main.” Elle ajoute : “Ce qu’il faut, c’est de la volonté politique.” De son côté, Donald Trump l’avait dit dans un meeting : si l’Europe est attaquée, elle ne doit plus compter sur les États-Unis pour venir à sa rescousse, mettant ainsi les accords de l’OTAN sur la sellette. “Le seul fait qu’il le dise fragile l’OTAN”, confirme Nathalie Loiseau qui souhaite accélérer la défense européenne. Face aux menaces de plus en plus proches, les ingénieurs et industries de l'armement doivent travailler à construire l’autonomie stratégique européenne, explique la membre du parti Horizons.

    Pour l’élue centriste, l’espoir est toujours de mise. “Donald Trump se moque de l’Ukraine et de l’Europe, il n’aime pas les guerres”, assure-t-elle. Dans l’intérêt des Européens, il est primordial que la Russie ne sorte pas gagnante de ce conflit. Mais sans l’Amérique, premier contributeur financier et militaire de l’armée Ukrainienne, comment faire ? Les contributions sont “à égalité” assure la députée européenne, qui invite l’Europe à confisquer les avoirs russes qui subsistent encore dans les banques européennes pour soutenir l’Ukraine et renverser le cours des choses.

    Avec la réélection de Trump, le paysage politique mondial se redessine 

    Alors qu’une nouvelle COP démarre le 11 novembre, la lutte contre les problématiques climatiques sont remisées au placard outre-atlantique. Le retour du milliardaire climato-sceptique à la Maison-Blanche inquiète tous les défenseurs du climat. Donald Trump a déjà promis la reprise des forages gaziers et pétroliers. “Il faut essayer de convaincre Donald Trump”, proclame Nathalie Loiseau. Selon l’eurodéputée, l’Amérique a investi dans les énergies renouvelables pendant le mandat de Joe Biden et il sera compliqué pour le nouveau président des États-Unis de faire demi-tour. “Il y a un intérêt économique à la transition écologique”, appuie l’élue Horizons. Cette COP29 qui se tient à Bakou, en Azerbaïdjan fait déjà l’objet de controverse. Le pays est très critiqué en Europe à cause de son conflit avec l’Arménie, refusant la paix après avoir perpétré un nettoyage ethnique. D’ailleurs, ni Emmanuel Macron ni les chefs d’Etats des grandes nations européennes ne se rendront pas à Bakou. En revanche, Agnès Pannier-Runacher, la ministre de la Transition énergétique, y sera du 21 au 24 novembre 2024. “Elle a tort”, affirme Nathalie Loiseau qui définit cet événement comme “une COP de la honte”.

    L’élection de Trump présage également du changement quant aux conflits menés par Israël. En effet, la future administration Trump sera plus proche de la ligne Nétanyahou que son prédécesseur Joe Biden. Des tensions qui s’exportent en Europe, jusque dans les terrains de sport, comme à Amsterdam, le jeudi 7 novembre 2024 où des supporters israéliens se sont fait pourchasser après avoir tenu des propos racistes lors d’un match de football. Une chasse aux juifs “indécente, insupportable”, pour Nathalie Loiseau qui demande une tolérance zéro au racisme.  “Je voudrais que tous les dirigeants européens, que tous

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  • Trump, guerre en Ukrain, tension avec Israël... Sébastien Lecornu est l'invité du lundi 11 novembre 2024

    Alors que la France commémore l’armistice de 1918 le lundi 11 novembre 2024, au même moment, en Ukraine, l’armée a déclenché des alertes aériennes dans presque tout le pays. La raison ? Le décollage de nombreux bombardiers russes en direction de l’Ukraine. En parallèle, Donald Trump et Vladimir Poutine ont renoué le contact. Selon The Washington Post, le président élu américain s'est entretenu, jeudi, avec le président russe, suite à un appel avec Volodymyr Zelendky. Le nouveau dirigeant des États-Unis a demandé à Vladimir Poutine d’arrêter l’escalade.

    La situation est-elle en train d’échapper à tout contrôle pour les Américains ? Sébastien Lecornu, le Ministre des Armées, fait la distinction entre “la communication d’un candidat aux élections américaine qui vient d’être élu” et “la situation tactique et stratégique sur la ligne de front”. Selon l’élu macroniste, les forces restent “relativement équilibrées sur la ligne de front”, bien qu’il reconnaisse que la Russie continue sa progression par grignotage et avec de grosses pertes humaines. Le proche du président Macron note qu’avec le changement météorologique qui arrive, la Russie risque de frapper en profondeur, sur les infrastructures énergétiques et civiles, entrainant “le besoin d’une aide importante en matière de défense sol-air pour protéger les populations civiles”. Toutefois, l’accession de Donald Trump à la présidence des États-Unis remet en cause la hauteur de cette aide. Pour Sébastien Lecornu, les choses ne sont pas si simples. “Les principes de réalité vont vite s’imposer à n’importe quelle administration américaine, y compris celle du président Trump”, affirme-t-il. Pour le ministre, il est nécessaire de prendre en compte le rapprochement de Moscou avec Téhéran ainsi qu’avec la Corée du Nord. Si le coup de téléphone de Donald Trump à Vladimir Poutine était attendu, “la discussion doit se faire selon les paramètres des ukrainiens”, explique Sébastien Lecornu qui tient à protéger la sécurité de l’Europe. “Personne ne peut prendre le risque, dans le monde occidental, d’abandonner l’Ukraine et de voir la Russie, demain, recommencer.”, assure le ministre des Armées. L’enjeu pour l’homme politique se trouve plutôt ailleurs : que le conflit armé ne redémarre pas après qu’il se soit arrêté. Des crises complexes à résoudre qui ne peuvent pas être réglées aussi facilement que la communication de Donald Trump aimerait le laisser croire.

    Alors que des inquiétudes se font entendre quant à un possible retrait américain afin de se concentrer davantage sur la situation du Pacifique, Sébastien Lecornu se veut rassurant. “Ce n’est pas un débat nouveau”, certifie-t-il. Avant de reconnaître : “On doit pouvoir se prendre en main tout seul. Évidemment, c’est cet agenda-là qui va devoir prendre le dessus.” Si certains pays proches de l’Ukraine et de la Russie ont peur, car ils n’ont pas l’arme nucléaire, qu’ils ont pu connaître l’occupation soviétique, le ministre souhaite de cette peur “se transforme en volonté de bâtir un agenda de souveraineté, d’autonomie stratégique Européenne.”

    Tension autour de l’État d’Israël : un enjeu important pour la sécurité européenne

    D’un autre côté, la tension entre la France et Israël semble continuer à monter, même si Emmanuel Macron a promis d’assister au match France-Israël jeudi 14 novembre 2024. Sébastien Lecornu tient à préciser qu’il faut différencier le fait qu’il y a des difficultés avec le dirigeant israélien mais pas avec l’État d’Israël. “Ce n’est pas faire offense à un alien que de lui dire que, parfois, nous trouvons que la manière dont il mène cette guerre ne correspond pas aux standards qui sont les nôtres, notamment sur le terrain du droit humanitaire, du respect du droit international.”, déclare l’ami d’Emmanuel Macron.

    Mais, malgré les opérations militaires menées par Israël, Sébastien Lecronu souhaite rappeler : “Une succession de victoire tactique (..)

    9 min
  • Narcotrafic, le plan du gouvernement à l'épreuve - Sébastien Chenu  est l'invité du vendredi 8 novembre 2024

    Bruno Retailleau et Didier Migaud se rendent ce vendredi 8 novembre 2024 à Marseille pour présenter un plan de lutte contre le narcotrafic. Parmi les pistes évoquées on retrouve la coordination nationale contre le crime organisé, la création d'un statut de repenti et la traque de la corruption. Sébastien Chenu, député et vice-président du RN est l'invité des 4 vérités, vendredi 8 novembre 2024 et s'exprime sur la lutte contre le trafic de drogue et l'usage de la drogue dans notre société. 

    Il déclare que dans cette lutte, le précédent ministre de l'Intérieur était « totalement en échec » malgré les opérations « place nette ». Concernant les mesures annoncées par Bruno Retailleau, il reste prudent, il est délicat de « faire confiance » à « quelqu'un qui par ailleurs accepte le pacte de relocalisation des migrants dans les campagnes ». En effet, le député du RN affirme qu'il existe un lien entre « immigration et trafic de drogue » et rappelle la « nécessité de gérer les frontières » ce qu'il ne retrouve pas dans la politique proposée par le nouveau ministre. Selon lui il est nécessaire de « traquer les narcotrafiquants comme on traque les terroristes » et tant que l'on ne « s'attaque pas à la gestion des frontières » car « la drogue arrive bien de quelque part » il est difficile de pouvoir résoudre le problème. Il faudrait également donner plus de moyens au fisc ou d'offrir la possibilité de saisir les logements sociaux des familles de trafiquants. 

    Pour le moment ce que propose le nouveau ministre ce n'est « que des mots », si certaines dispositions vont dans le bon sens, il reste dubitatif et taxe le nouveau ministre de la justice de « laxisme ». 

    Parmi les mesures de lutte contre ce trafic, il existe un débat sur la pénalisation des consommateurs. Notre invité se dit favorable à la « criminalisation du consommateur », citant pour appuyer son propos l'exemple d'un État américain ayant dépénalisé le consommateur ce qui a eu pour effet d'y faire exploser la consommation. 

     

    La victoire de Donald Trump, bonne ou mauvaise nouvelle pour la France ? 

     

    Les États-Unis viennent d'ailleurs d'élire leur nouveau président, en la personne de Donald Trump. Sébastien Chenu déclare que « les Américains sont des gens qui défendent leurs intérêts nationaux » contrairement en France où nous « sommes habitués à avoir un président de la République qui défend les intérêts de la terre entière sauf des Français ». « Donald Trump va défendre les intérêts des Américains et son élection est pour lui synonyme de « victoire de la démocratie ». 

    Que manque-t-il au RN pour obtenir le même succès ? « On est en voie pour gagner » déclare le vice-président du RN. La victoire de Donald Trump « réveille quelque chose », « lorsqu'on défend l'intérêt national, l'autonomie stratégique, l'indépendance, on gagne ». 

    En raison du procès des assistants parlementaires, Marine Le Pen a déclaré pouvoir être « empêchée » de se présenter. Une situation peu probable pour notre invité pour qui il est évident que la femme politique sera leur candidate en 2027. 

    Interrogé au sujet de « l’exportation du conflit Israélo palestinien » dans les stades à la suite de plusieurs incidents entre supporters à Amsterdam, la demande d’annulation du match France/Israël et le déploiement d’une banderole « free Palestine ». L’homme politique explique que cette banderole affichée au parc des princes est « un message politique » « un message de haine » qui s’est faite « avec des complicités ». Il déplore la position de l’UEFA qui n’a selon lui pas sanctionné cette action pour ne pas « déranger l’actionnaire qatari ». Il martèle que ces messages sont des « messages de haine » « inadmissibles » qui doivent être

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  • Trump, Europe et harcèlement scolaire... Gabriel Attal est l'invité des 4 vérités du jeudi 7 novembre

    Après des semaines de campagne sous haute tension, les citoyens des États-Unis se sont rendus aux urnes le mardi 5 septembre 2024. Pendant des heures, le suspens était à son comble : c’est finalement le très décrié Donald Trump qui s’est imposé face à la candidate démocrate, Kamala Harris. Le Républicain va donc faire son retour à la Maison blanche, quatre ans après l’assaut du Capitole qui avait causé cinq morts.

    Face au retour du milliardaire américain au pouvoir, l’ancien Premier ministre Gabriel Attal se veut d’abord compréhensif. “C’est le choix souverain des Américains, il faut le respecter”, déclare-t-il dans Les 4 vérités le jeudi 7 novembre 2024. Toutefois, celui qui n’est plus tenu par les prudences diplomatiques s’avoue préoccupé quant aux conséquences de cette élection. “Il y a des raisons d’être inquiet d’un point de vue économique”. Le président du groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée évoque des tensions commerciales, déjà présentes ces dernières années. Face au défi climatique, le député des Hauts-de-Seine l’assure : “on a besoin de l’engagement des grandes puissances, notamment des États-Unis.” Alors que les inondations continuent de frapper en France, et en Europe, et que les agriculteurs subissent le gel, la canicule ou les feux de forêts, l’ancien Premier ministre y voit un enjeu majeur de ces prochaines années. 

    D’un point de vue géopolitique, Gabriel Attal redoute l’impact de ce choix. Alors que les USA sont les premiers contributeurs pour l’Ukraine contre la Russie, Donald Trump n’est pas favorable à continuer d’envoyer de l’aide et a même assuré pouvoir régler le conflit en vingt-quatre heures. Des éléments qui alarment le président d’Ensemble. “On doit continuer à soutenir l’Ukraine”, proclame-t-il. “Une victoire de la Russie sur l’Ukraine aurait un impact pour les Français”, certifie le député macroniste. Afin de contrer une potentielle déstabilisation économique, le plus jeune Premier ministre de la Vème République compte sur l’Union européenne. “L’Europe, qui a fait des pas importants ces dernières années, va devoir faire des pas de géant pour noter indépendance, pour notre économie, pour notre souveraineté”, déclare Gabriel Attal.

    "Mais alors que l’économie des États-Unis se porte relativement bien avec le chômage à 4% et une inflation qui a ralenti, comment expliquer qu’une majorité d’Américains aient voulu renverser la table ?", se demande Jeff Wittenberg. Pour Gabriel Attal, l’inquiétude des citoyens outre-atlantique est partagé dans le monde entier. “Notre responsabilité, en tout cas mon souhait, c’est d’apporter des réponses à ces angoisses qui traversent beaucoup de pays”, exprime le bras droit d’Emmanuel Macron. Mais “rien n’est acquis”, assure le président du groupe macroniste. Face à la montée du Rassemblement national en France, l’ex-occupant de Matignon déclare : “Moi, je vais continuer à me battre et surtout à chercher des solutions pour répondre aux attentes et aux angoisses de nos concitoyens.”

    Faire face : La fondation fondée par Gabriel Attal pour lutter contre le harcèlement scolaire

    Le mercredi 6 novembre 2024, Gabriel Attal a lancé Faire face, une fondation contre le harcèlement scolaire. Il en est le coprésident avec Béatrice Le Blay, mère de Nicolas, un adolescent de 15 ans harcelé qui avait fini par se suicider le 5 septembre 2023, et Elian Potier, une ancienne victime.  En moyenne, 1 à 2 élèves par classe subissent du harcèlement. Un chiffre qui monte à 5 élèves par classes dans les écoles primaires. Ce phénomène rend l’apprentissage scolaire très difficile aux enfants, et cible souvent ceux qui travaillent, explique l’ancien Premier ministre. “Ça bousille des vies”, déplore Gabriel Attal. “Des enfants, des adolescents décident parfois d’en finir avec leur vie”, rappelle l’homme politique qui proclame : “Il faut que tout le monde fasse plus”. La visée de sa fondation ? Faire de la

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  • Trump, 47e président des États-Unis ? - Roland Lescure est l’invité des 4 vérités de ce mercredi 6 novembre 2024.

    On attend toujours les résultats des votes pour la présidentielle américaine en ce mercredi 6 novembre 2024. Si le décompte n’est pas terminé, la balance penche pour l’instant en faveur de Donald Trump, en tête des votes. Pour cette édition spéciale des 4 vérités en direct de Times Square, Roland Lescure, député EPLR des Français à l’étranger et vice-président de l’Assemblée nationale, nous éclaire sur les conséquences d’un potentiel retour du célèbre entrepreneur à la Maison Blanche. Pour lui, les Français expatriés aux États-Unis sont en première ligne des victimes de la politique stricte contre l’immigration de Donald Trump : « il a déjà indiqué que s’il était élu, il resserrerait très fortement la ceinture sur l’immigration. » Pour notre invité, « tous les Français et les Françaises qui vivent ici sont immigrés, beaucoup ont des cartes vertes et de permis de travail temporaires [...] donc il savent de manière très concrète ce que ça veut dire si Donald Trump est élu. » 


    Ce proche d’Emmanuel Macron rappelle le palmarès du 45e président de la première puissance mondiale en matière de politique anti-immigratoire. Ce dernier a ainsi fait voter un « Muslim ban », empêchant l’arrivée des ressortissants de plusieurs pays, il a durci les conditions de retour des étrangers pendant la pandémie de Covid-19, a réduit « de manière unilatérale » la durée des permis de travail à 18 mois au lieu de 5 ans pour les entrepreneurs français qui venaient s’installer aux États-Unis pour faire du business. 


    Donald Trump, lorsqu’il était Président, avait aussi augmenté les droits de douane pour les avions français et le vin français, suite à la première visite officielle de Macron au pays de l’oncle Sam en 2018. Pour Roland Lescure, qui était présent lors de cette visite, Trump avait laissé penser qu’il avait entendu les revendications de la présidence française, qui était repartie optimiste, avant de durcir les droits de douane. « Donald Trump est imprévisible, et, dans les relations internationales, c’est ce qu’il y a de plus difficile », explique notre invité. 


    Réveiller l’Europe 

    Pour Roland Lescure, la perspective d’un retour de Donald Trump à la tête du gouvernement de la première puissance mondiale devrait faire office de piqûre de rappel pour l’Europe. Selon lui, notre continent a « un devoir de réveil et de rassemblement collectif. » Ce macroniste estime que l’Europe s’est montrée unie contre Trump, contre le Brexit, pour l’Ukraine, « mais pour le reste, c’est un petit peu chacun pour soi. » Pour redresser l’économie européenne et qu’elle tienne bon face à l’économie américaine et à l’économie chinoise, notre invité préconise l’investissement dans les énergies renouvelables et la décarbonisation de nos industries. 

    La paix en Europe est aussi directement menacée si Donald Trump est réinvesti à la Maison Blanche. Pour Roland Lescure, il y aura plus de difficultés à voter l’aide économique à l’Ukraine pour le Parlement étatsunien, d’autant plus que l’Ukraine est un sujet qui ne passionne plus les électeurs américains, qui voient ce conflit comme trop lointain pour s’en préoccuper, et qui a seulement résulté en une hausse de l’inflation dans leur pays. « Je pense que si Trump l’emporte, Poutine ouvrira une bonne bouteille de vodka, voire de champagne russe », conclut-il. 

    Enfin, les conclusions à tirer de cette présidentielle américaine pour l’Europe sont aussi du côté de la lutte contre le populisme pour Roland Lescure. Il voit en la campagne de Kamala Harris un soutien d’un front républicain, « un vrai ». Il insiste sur l’importance de lutter contre les populismes en Europe : « il faut qu’on soit extrêmement fermes dans le combat contre les populistes, il faut rassembler les Républicains des deux bords, les raisonnables, pour résister contre les populistes. »


    8 min
  • Relations USA/Europe : et si Trump gagnait ? - Jean-Noël Barrot est l'invité des 4V du 05 novembre 2024

    C’est le jour J aux États-Unis. La bataille électorale aux US touche enfin à sa fin ce mardi 5 novembre 2024, laissant derrière elle des mois d’attaques cinglantes, de débats houleux, et de promesses enflammées. D'un camp à l'autre, les discours se sont durcis, les accusations se sont multipliées, et le pays entier a retenu son souffle. Désormais, l'Amérique se retrouve face à elle-même, à panser les plaies d’une division politique toujours plus marquée. Ce marathon de discours et de sondages laisse place à l’incertitude, tandis que les Américains, las et divisés, scrutent l'avenir avec autant d'espoir que d'appréhension. Reste à savoir si les vainqueurs, autant que les vaincus, sauront transformer les promesses en actes et restaurer la confiance. En Europe, le match serré entre Kamala Harris et Donald Trump déchaîne les passions. Et la possibilité de revoir l’homme d’affaires reprendre du service à la Maison Blanche est loin d’enchanter la France. Au ministère des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot s’interroge. En effet, le ministre de l’Europe souhaite pérenniser les relations diplomatiques entre ces deux nations. Quelque soit l’issue du scrutin, ce dernier affirme que le continent « survivra à la 60e élection des États-Unis […] c’est un choix souverain du peuple américain et nous prendrons le président que les Américains nous donneront ». Rompu à l’exercice de 2016 à 2020, Donald Trump avait renoncé à certains traités notamment celui de Paris sur le climat en tournant le dos à l’OTAN. Depuis sa défaite face à Joe Biden en 2020, l’ancien producteur de télévision est allé encore plus loin dans ses déclarations en affirmant en début d’année qu’il ne viendrait pas en aide aux Européens s’ils étaient attaqués. « Je crois qu’il faut que l’Europe sorte de son complexe d’infériorité, qu’elle se réveille et qu’elle se muscle sur le plan militaire, sur le plan industriel et sur le plan commercial. Cette idée simple, la France la porte avec force depuis sept ans maintenant par la voix du président de la République. Il est plus que temps de la mettre en place maintenant » affirme notre invité au micro de Jeff Wittenberg. 

    Pour l’Ukraine, la victoire de Donald Trump pourrait marquer un virage décisif et donner un avantage considérable à la Russie dans ce conflit qui perdure depuis maintenant deux ans. Jusqu’à aujourd’hui, l'aide américaine à l'Ukraine s'est imposée comme un soutien essentiel pour le pays dans sa résistance face à l'agression russe. Depuis le début de l'invasion, les États-Unis ont fourni une assistance massive en armes, équipements militaires, et aides financières, visant à renforcer les capacités de défense ukrainiennes. Ce soutien inclut des systèmes d'armement avancés, comme les missiles anti-chars et les drones, ainsi que de l'entraînement militaire pour les soldats ukrainiens. Parallèlement, une aide humanitaire importante a été déployée pour soutenir la population civile, avec des fonds destinés à l'approvisionnement alimentaire, les soins médicaux, et l'accueil des personnes déplacées. Alors, Donald Trump pourrait-il avantager Vladimir Poutine ? « Je ne crois pas que Donald Trump voudra avaliser la plus grande annexion territoriale depuis 75 ans. Ce serait oublier qu’aucune paix juste et durable ne peut être conclue dans le dos des Ukrainiens et par-dessus la tête des Européens. Mais ce serait surtout consacrer la loi du plus fort ce qui entraînerait des conséquences très lourdes pour le reste du monde » nuance le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Pourtant, Donald Trump a clairement induit l’idée qu’il réduirait, le cas échéant, l’aide américaine. « Nous venons de signer et les États-Unis y ont contribué, un prêt de 50 milliards consentis à l’Ukraine […] la Russie est au bord de l’asphyxie » déclare Jean-Noël Barrot. 

    K.Harris/D.Trump : le jour le plus long 

    En attendant le résultat, cette élection aux Etats-Unis se déroulent dans une situation d

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  • Mettre en place une écologie punitive avec les riches - Mathilde Panot est l’invitée des 4 vérités du 4 novembre 2024

    Plus de 217 morts en Espagne suite aux inondations qui ont touché le nord-est du pays, le roi Felipe VI hué lors d’un déplacement dans les zones sinistrées ce dimanche 3 novembre 2024… Alors que le pays méditerranéen pleure le lourd bilan humain et les pertes matérielles liées à la catastrophe naturelle qui l’a frappé, la colère monte. Une réaction normale pour Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne et présidente du groupe NFP à l’Assemblée nationale. Invitée sur le plateau des 4 vérités, elle met en avant sa stratégie d’écologie punitive contre les riches. Pour elle, les inondations en Espagne ne sont pas le résultats du changement climatique mais bien de choix politiques : « ce sont les riches qui détruisent la planète, le capitalisme qui est responsable de la destruction du seul écosystème compatible avec la vie humaine et toutes les espèces », assène-t-elle face à Jeff Wittenberg. Elle insiste sur l’importance de « rompre drastiquement avec le modèle de consommation et de production que nous avons aujourd’hui. »


    Selon elle, la justice sociale permettrait de rendre une société plus « résiliente en termes écologiques », en favorisant la solidarité. « Il est impératif de faire en sorte que les riches paient pour qu’il y ait une atténuation du changement climatique », confirme-t-elle, argumentant que certaines grandes fortunes se sont déjà montrées favorables à la hausse de leurs impôts, à l’instar de Luc Besson. « En janvier 2024, il y a 260 millionnaires et milliardaires qui avaient dit être prêts à payer plus d’impôts », rappelle-t-elle. Puis d’ajouter : « Un des premiers impôts qu’a supprimé Emmanuel Macron au début de son premier mandat s’appelle l’impôt de solidarité sur la fortune. C’est le fait de dire que chacun doit contribuer à l’effort national, encore plus dans un moment où il y a 9 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté dans notre pays. » Pour Mathilde Panot, il s’agit d’une preuve que tous les riches ne sont pas égoïstes et que certains sont prêts à aider à éponger la dette publique.  


    Le budget proposé par la gauche 


    Le Nouveau Front populaire a proposé plusieurs amendements au budget présenté à l’Assemblée par le Premier ministre. Les élus de gauche sont favorables à une taxation des plus grandes fortunes du pays : « on parle de 150 personnes qui seraient taxées à hauteur de 2% de leur patrimoine quand elles ont plus d’un milliard d’euros de patrimoine », explique notre invitée. Elle continue en démontrant qu’il est possible de trouver les 60 milliards d’économies cherchés par le gouvernement, « ce qui correspond peu ou prou au manque de recettes par an qu’a fait Emmanuel Macron depuis qu’il est arrivé au pouvoir, qui est surtout dû aux cadeaux faits aux plus riches et aux multinationales », dans les poches des plus riches. « Ce n’est pas au peuple de payer », martèle l’Insoumise. 


    Le bras droit de Jean-Luc Mélenchon entrevoit déjà que le budget proposé par la majorité sera rejeté par l’opposition, et qu’il sera adopté grâce au 49.3, qui représente selon elle, un « déni de démocratie. » Les jeux d’alliances et d’opposition semblent geler toute possibilité d’avancée dans l’hémicycle, à l’image de l’abrogation de la réforme des retraites proposée par le Rassemblement national ce jeudi 31 octobre 2024 à l’occasion de leur niche parlementaire, qui n’a pas été votée par les députés de gauche. Mathilde Panot se défend d’avoir mis un frein au débat parlementaire : selon elle, le texte présenté par l’extrême droite n’était pas l’abrogation de la réforme des retraites, mais seulement quelques rapports. 


    Elle rappelle que le parti de Marine Le Pen n’est pas autant dans l’opposition qu’il voudrait le faire croire : « en plus d’être une arnaque, le Rassemblement national n’a pas voté la censure contre Michel Barnier, contre la destitution d’Emmanuel Macron, et se retrouve à avoir voté 4 fois contre

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