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Or


Au moins douze migrants qui voulaient rejoindre l’Angleterre sont morts dans la Manche mardi 03 septembre à bord d’une embarcation qui s'est disloquée. Sur place, à Boulogne-sur-mer, Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur démissionnaire a dénoncé l'activité illégale des passeurs et réclame un traité migratoire entre l'Union européenne et le Royaume-Uni. « La solution est d’abord sur les côtes africaines. Il faut éviter que les migrants arrivent sur le continent européen. C’est de la fermeté. Lorsqu’ils sont dans la Manche, c’est déjà trop tard », commente Eric Ciotti, invité des 4 Vérités, mercredi 4 septembre 2024, sur France 2. Ce drame fait de 2024 l'année la plus meurtrière depuis le début des traversées de la Manche sur des bateaux de fortune. « C’est ce qu’a fait Giorgia Meloni. Mais il n’y a pas cette volonté en France. Cela caractérise la politique de Gérald Darmanin et d’Emmanuel Macron, c’est l’impuissance. Jamais la France n’a accueilli autant d’étrangers en situation légale. (…) On franchit des records », souligne le président du groupe « A droite » à l’Assemblée nationale qui dénonce une « faillite migratoire ».
Plus de deux mois après les élections législatives, le chef de l’Etat n’a toujours pas nommé de Premier ministre. Parmi les prétendants, des noms semblent se dégager, à commencer par Xavier Bertrand, venu de la droite. Si celui-ci était nommé à Matignon le Rassemblement national et Eric Ciotti ont déjà annoncé qu’ils déposeraient une motion de censure. « Xavier Bertrand c’est la fausse droite, c’est une droite qui vote à gauche, c’est une droite immobile. Nous regardons ce spectacle lamentable. Depuis le mois de juin, le pays est plongé dans une forme de KO », affirme le député des Alpes-Maritimes. « Xavier Bertrand n’a pas de conviction. C’est un homme qui n’est pas sincère, il a toujours trahit notre famille politique. Naturellement, je ne lui accorderai pas ma confiance ». Face à ce blocage, quelle solution pour sortir de l’impasse ? « Emmanuel Macron a créé le KO par la dissolution », estime Eric Ciotti, qui regrette une « alliance des contraires ». « La seule solution c’est qu’Emmanuel Macron tire les conséquences de son échec ». Emmanuel Macron doit-il démissionner ? « Je n’appelle à rien, mais on ne peut pas rester dans une situation de blocage. S’il n’arrive pas à nommer de Premier ministre, il faut qu’il en tire les conséquences ».
Edouard Philippe candidat à la prochaine élection présidentielle
Mardi 03 septembre, l’ancien premier ministre Edouard Philippe a annoncé sa candidature à la prochaine élection présidentielle dans les colonnes du journal Le Point. « Monsieur Philippe, c’est l’homme qui n’a pas écouté les Français, qui a augmenté la taxe sur les carburants qui a conduit à la crise des gilets jaunes. C’est le paragon d’une technocratie arrogante qui n’écoute pas le peuple », estime Eric Ciotti. Il l’affirme : la seule solution c’est « l’UDR, l’Union des droites ». « Nous porterons une candidature. Notre formation politique discutera. Je souhaite que notre coalition de droite gouverne le pays de façon responsable et courageuse ».
Toujours pas de nouveau Premier ministre nommé par Emmanuel Macron. Près de deux mois après les élections législatives, le président de la République maintient le suspense sur le prochain gouvernement. L’Elysée promet de dévoiler un nom cette semaine. « On est dans une situation inédite dans la Ve République. Personne n’a gagné les élections législatives, personne n’est en capacité aujourd’hui de constituer une majorité absolue », souligne Benjamin Haddad, député (Ensemble pour la République, de Paris, invité des 4 Vérités, mardi 3 septembre 2024, sur France 2. « Le président de la République prend ses responsabilités. Son rôle est de trouver le meilleur candidat pour assurer la stabilité du pays ». Parmi les prétendants à Matignon, les deux noms de Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre sous François Hollande et Xavier Bertrand semblaient se détacher. Autre pressenti : Thierry Beaudet, président du Conseil économique, social et environnemental (Cese), moins connu du grand public, apparaît désormais comme une option « très sérieuse ». « Ce sera la responsabilité du Premier ministre de construire une coalition. Moi je souhaite la stabilité pour notre pays », estime Benjamin Haddad qui ne souhaite pas revenir sur la réforme des retraites. Thierry Beaudet s’était toutefois opposé à la loi immigration il y a quelques mois. Dans ce contexte tendu, cet homme qui n’est pas issu de la classe politique peut-il assurer la stabilité du pays ? « Je ne veux pas spéculer sur un nom ou un autre. Néanmoins, nous devons changer notre culture politique. Nous entendons le message envoyé par les Français. On a nos valeurs, nos fondamentaux. Il faudra se mettre autour de la table avec les forces politiques sociales démocrates et les Républicains à droite pour assurer à long terme de nos institutions », réagit l’élu.
D’après des documents de Bercy transmis au parlementaires, le déficit risque d’atteindre les 5,6% du PIB, bien loin des 5,1% visés initialement. « La France vit au-dessus de ses moyens. Nous avons un modèle qui est accro à la dépense publique », affirme Benjamin Haddad. « On a traversé des crises historiques, comme celle du Covid, ou la guerre en Ukraine où nous avons fait le choix de protéger les Français ». Le prochain Premier ministre devra trouver environ 15 milliards d'économies ou de recettes fiscales pour atteindre cet objectif. « La croissance est la seule solution pérenne. On a le taux de chômage le plus faible depuis 40 ans mais il faut aller plus loin. Nos voisins travaillent plus et plus longtemps, c’est aussi ce qui permet de créer des recettes fiscales et de la croissance et de résorber le déficit. Une politique qui irait alourdir la fiscalité de nos ménages et entreprises irait complètement à l’encontre de cet objectif fondamental. C’est ce que propose le NFP », assure le député.
JO : faut-il garder la vasque et les anneaux olympiques ?
Alors que les Jeux Paralympiques de Paris se poursuivent, la maire de Paris, Anne Hidalgo s’est dit favorable à conserver les anneaux olympiques sur la Tour Eiffel et la vasque olympique après les Jeux. « Je n’y suis pas favorable. On a vécu beaucoup d’émotions mais la Tour Eiffel est une icône, elle appartient à tous les Français, ce n’est pas le porte-manteau individuel de madame Hidalgo », soutient Benjamin Haddad. L'élu de Paris se dit favorable à une consultation des Parisiens et des Français sur le sujet.
Bernard Cazeneuve pourrait-il renouveler ses vœux avec Matignon ? Celui qui fut Premier ministre sous le quinquennat Hollande sera reçu ce lundi 2 septembre 2024 par Emmanuel Macron à l’Élysée. En effet, son nom circule parmi les favoris pour occuper à nouveau l’hôtel Matignon. Et ce choix est loin de faire l'unanimité, à commencer par La France Insoumise qui s’y oppose avant même qu’il n’ait pu s’exprimer. Invitée sur le plateau des 4 vérités, Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale et députée du Val de Marne justifie ce parti pris radical par « loyauté pour les électeurs du Nouveau Front Populaire ». Alors que Lucie Castets, la candidate soumise par le NFP, a été définitivement exclue des soupirants pour Matignon par le chef d’État, La France Insoumise campe sur ses positions. « Bernard Cazeneuve est opposé au programme du NFP […] si Emmanuel Macron n’a pas élu Lucie Castets qui reste notre candidate, c’est parce qu’il ne voulait pas qu’elle fasse le SMIC à 1600 euros, qu’elle abroge la réforme de la retraite à 64 ans ou encore, motion spéciale pour aujourd’hui, qu’elle fasse l’école réellement gratuite. Donc c’est un problème de programme. Nous censurons tout autre gouvernement qui ne serait pas mené par Lucie Castets », explique notre invitée. De son côté, Bernard Cazeneuve aurait confié pendant l’été qu’il souhaiterait suspendre la réforme des retraites jusqu’à la prochaine élection présidentielle. Cette proposition pourrait-elle adoucir le NFP pour qu’il puisse à leur tour lui donner sa chance ? Pour Mathilde Panot, cela reste nettement insuffisant : « Nous savons ce que fait Monsieur Cazeneuve […], il a été là lorsqu’il y a eu la mort de Rémi Fraisse (manifestement tragiquement tué par un tir l’explosion d’une grenade tirée par un gendarme), lorsqu’il y a eu la répression au moment des mouvements sociaux contre la loi Travail, lorsqu’il y a eu la création du CUCE (impôt compétitivité emploi). Monsieur Cazeneuve appartient à l’ancien monde du Hollandisme dont nous voulons avec le NFP tourner la page », assène la députée. Avec un tiers des députés à l’Assemblée nationale sous la bannière NFP, Mathilde Panot exige du président de la République qu’il respecte ces portées aux urnes. Cette dernière souhaite marquer une rupture avec la politique menée par Emmanuel Macron.
Au sein de cette nouvelle coalition à gauche, certains socialistes pourraient-ils se ranger du côté Cazeneuve et ainsi planter un coup de canif dans le contrat en ne suivant pas les recommandations de La France Insoumise dans l’hypothèse où elle proposerait une motion de censure ? « Les quatre formations du NFP sont alignées pour dire que nous censurerions tout autre gouvernement que celui de Madame Lucie Castets » affirme notre invitée. Propos confirmés par Olivier Faure, patron du Parti Socialiste, qui soutiendrait uniquement la candidature de Lucie Castets.
Premier ministre : Nicolas Sarkozy et François Hollande consultés
Dans cette série de consultations interminables, Emmanuel Macron devrait également recevoir les anciens présidents de la République dans la foulée. François Hollande, Nicolas Sarkozy mais également Xavier Bertrand sont attendus au palais de l’Élysée pour tenter d’éclaircir cette brume politique. Loin de vouloir signer la trêve, Mathilde Panot pointe du doigt l’attitude attentiste d’Emmanuel Macron qui s'obstine depuis maintenant 48 jours de prolonger le gouvernement démissionnaire en refusant de reconnaître le résultat des législatives anticipées. Une situation jamais vue sous la IVe et la Ve République. « Je le dis maintenant, ça suffit. Nous sommes républicains, nous sommes démocrates et nous demandons à ce qu’on respecte le résultat des urnes », martèle notre invitée qui invite les Français descendre dans les rues pour manifester au nom de la démocratie ce samedi 7 septembre 2024.
Parmi les ripostes politiques suite à la décision d’Emmanuel Macro
Le gouvernement se fait attendre… Après les résultats définitifs des élections législatives, le 7 juillet 2024, Emmanuel Macron avait annoncé une « trêve olympique » pendant les épreuves. Une trêve qui s’est étirée jusqu’à la fin de l’été. Conséquence ? À l’aube de septembre, et alors que la démission de Gabriel Attal, le 16 juillet dernier, a été acceptée, aucun nouveau ministre n’a été annoncé. Cette fumée blanche touche-t-elle à sa fin ? Invitée des 4 vérités, Marc Ferracci, député Ensemble pour la République (ancien En marche !), et proche du président de la République, annonce une « décision imminente ». Une candidate du Nouveau Front Populaire, Lucie Castet, était prête à se rendre à l’Élysée. Mais, selon le représentant de l’ancien parti En marche !, elle présentait « toutes les caractéristiques de quelqu’un qui allait se faire censurer très vite à l’Assemblée nationale ». À cause de ce risque de clivage, le président de la République choisit donc de faire durer le suspense plus longtemps et de chercher quelqu’un qui sera, selon lui, plus fédérateur.
Emmanuel Macron est-il en train de commettre une « faute institutionnelle » ?
Mais n’outrepasse-t-il pas son rôle en censurant de manière préventive cette ministre potentielle ? L’ancien président de la République, François Hollande, a en tout cas qualifié le refus de nommer Lucie Castet de « faute institutionnelle d’Emmanuel Macron ». Le Chef de l’État n’aurait-il pas dû laisser l’Assemblée décider ? Citant l’article 5 de la Constitution, Marc Ferracci évoque le rôle du président de la République de « nommer un premier ministre afin d’assurer la continuité de l’État et des services publics ». Face à ce risque de « déstabilisation », Emmanuel Macron est, selon lui, dans son droit le plus strict.
En réponse à cette attitude autoritaire, LFI agite depuis quelques jours la menace d’une destitution du président de la République. Une destitution à laquelle adhèrent 49% des français, selon un sondage Elable pour BFMTV, mais qui, selon le vice-président Ensemble pour la République, est un simple « chiffon rouge » agité par la France Insoumise. En attendant, pour l’instant, le nom d’un premier Ministre potentiel qui circule est celui de Bernard Cazeneuve, qui a (déjà) été premier ministre sous François Hollande de 2016 à 2017. Est-il le favori de Matignon ? Marc Ferracci évoque en tout cas une figure, qui, étant issue de la gauche, incarnerait le changement. De plus, en tant qu’ancien ministre de l’Intérieur, l’homme politique avait aussi « affirmé un certain nombre de positions sur le volet régalien, sur l’ordre publique, sur l’universalisme républicain » qui parlaient à une sensibilité de droite. » Par cet aspect a priori colateur, Ferracci suppose que Cazeneuve serait après tout « peut-être la bonne personne ». Finalement, quand et qui viendront mettre fin aux rumeurs et à l’attente insoutenable ? L’invité des 4 vérités annonce une très probable prise de parole du chef de l’État dans les prochains jours, pour expliquer, d’une part, sa décision, et d’autre part, pourquoi elle a mis tant de temps à être prise.
En visite à Belgrade en Serbie, Emmanuel Macron a assuré jeudi 29 août, faire « tous les efforts » pour « aboutir à la meilleure solution pour le pays ». « Il est sur la stratégie du pourrissement », estime Marine Tondelier, invitée des 4 Vérités, ce vendredi 30 août 2024, sur France 2. « Tout l’été, il a fait le pari de l’effritement du Nouveau Front populaire, du fait que ça s’effondrerait comme un château de cartes. […] Il nous parle de la stabilité de l’État, mais lui, tout ce qu’il veut c’est la continuité de sa politique. Sauf que les Français veulent l’inverse », affirme la Secrétaire nationale Les Écologistes. Avec une Assemblée nationale sans aucune majorité, il paraît ainsi très difficile de faire émerger une personnalité pouvant rassembler une coalition plus large, au-delà des différents groupes politiques. Lucie Castets, la candidate soutenue par le NFP pour prétendre à Matignon ne dispose elle-même pas de majorité et l’ensemble des autres partis s’y sont opposés, menaçant une motion de censure si celle-ci était nommée. « Il y a des logiques institutionnelles. Emmanuel Macron doit appeler un Premier ministre du camp qui est arrivé en tête. Après c’est à nous de travailler. On a écrit cet été à tous les parlementaires pour leur dire qu’on travaillerait ensemble. Bien sûr qu’on devra trouver des majorités, on ne peut pas faire autrement », souligne Marine Tondelier.
Lucie Castets sinon rien ?
Après le rejet par Emmanuel Macron d’un gouvernement de gauche, La France insoumise a, de son côté, annoncé, lundi 26 août 2024, vouloir déposer une motion de destitution contre le chef de l’État. « Je ne l’aurais pas mis sur la table à ce moment-là, mais je constate qu’une majorité des Français commencent à être pour », assure la porte-parole écologiste, qui déclare que, de son côté, elle attendra « ce qu’il va faire ». « Il [Emmanuel Macron, NDLR] cache des pratiques assez préoccupantes ».
Au Parti socialiste, qui organisait son Université d’été, du 25 au 27 août à Blois, les voix sont divisées. En effet, une partie des cadres défendent la possibilité d’entrer dans un gouvernement qui ne soit pas formé par le NFP. Parmi eux, le nom de l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve circule depuis quelques jours. « Les quatre forces politiques ont fait savoir qu’elle ferait la motion de censure si ça n’était pas Lucie Castets. Elle incarne toute cette alliance. Bernard Cazeneuve n’est pas un Premier ministre du Nouveau Front populaire », martèle-t-elle. Ségolène Royal se dit également disponible pour diriger un gouvernement. « Il faut qu’on en finisse », préfère écourter Marine Tondelier.
Deux jours après avoir définitivement fermé les portes de Matignon au Nouveau Front Populaire, Emmanuel Macron poursuit la série de consultations. Et ce jeudi 29 août 2024, le chef d’État reçoit Renaud Muselier. Le président de la Région Sud est attendu à l’Élysée en qualité de responsable des régions de France, aux côtés de Carole Delga, présidente de la Région Occitanie. Vont-ils enfin parvenir à dégoter le futur Premier ministre ? « On veut que le territoire soit traité […] qu’on puisse avoir une décentralisation qui peut s’appliquer sur l’éducation, le logement et la santé. On va lui apporter une réponse politique », explique notre invité. Un véritable exercice d’équilibriste dans lequel cette figure de la macronie espère trouver un compromis avec la gauche. Le portrait idéologique de celui qui succédera à Gabriel Attal commence à se dessiner petit à petit, et semble ressembler davantage à un personnage fictif voire imaginaire, sorte de prototype capable de rassembler les groupes majoritaires et de mettre fin aux querelles partisanes qui paralysent le débat. Dans le déni d’une défaite lors des législatives anticipées, Renaud Muselier refuse d’admettre une majorité relative à gauche : « Il s’est dégagé trois gros groupes et c’est le groupe central qui est majoritaire. Comment fédérer ce groupe central ? Il faut éviter la censure immédiate » poursuit le président de la Région Sud.
À gauche, la décision du président de la République qui a exclu l’hypothèse d’un Premier ministre issu du NFP, a du mal à passer. Ces derniers crient à un coup d’État et préparent déjà la riposte. En effet, il dénonce une « dérive autoritaire » du gouvernement, accusant le président de marginaliser les voix dissidentes et de refuser tout dialogue constructif avec l'opposition. Selon les représentants du NFP, cette exclusion est symptomatique d'une volonté délibérée de la majorité présidentielle de museler l'opposition et de gouverner sans concertation. « Nous assistons à une fermeture progressive des espaces démocratiques en France », a déclaré un porte-parole du mouvement. « Répéter un mensonge en permanence avec force, voire violence, n’est en aucun cas la vérité », argue Renaud Muselier tandis que François Hollande invoque « une faute constitutionnelle » de la part d’Emmanuel Macron suite à l’exclusion de Lucie Castet. Quant à Carole Delga qui accompagnera Renaud Muselier en consultation, elle estime que le prochain président de Matignon doit venir de la gauche. « La réalité c’est ce pacte de gouvernance qui doit s’appuyer sur les différents présidents de groupes. Le problème c’est la non-censure et ce sont les Socialistes qui n'arrivent pas à se décramponner des Insoumis », martèle notre invité.
De son côté, l'Élysée ne semble reculer devant rien et assume parfaitement sa décision en invoquant des « propos inadmissibles » tenus par certains membres du NFP, considérés comme une menace à l'ordre républicain. Le gouvernement a affirmé rester ouvert au dialogue, mais à condition que celui-ci se déroule dans un cadre respectueux des institutions et de leurs représentants.
2030 : les Jeux de retour en France !
Aux lendemains des Jeux de Paris 2024, qui ont rencontré un franc succès et éclipsé pendant quelque temps les dissonances politiques, la ferveur olympique ne désemplit pas. La France devrait renouveler l’expérience dans les Alpes-Maritimes en 2030 sous couvert de plusieurs conditions, à commencer par l’obtention d’une lettre de garantie signée par le Premier ministre. Et l’attente interminable dans laquelle Emmanuel Macron a plongé l’Hexagone pourrait avoir de sérieuses conséquences sur l’organisation de ces Jeux. Mais ce n’est pas la seule raison qui pourrait compromettre le déroulé de l’événement sur les domaines skiables. En effet, Les Écologistes dénoncent une aberration écologique par temps de réchauffement climatique. « Nous avons voté l
C’est le jour J pour Amélie Oudéa-Castéra. En ce mercredi 28 août 2024, à 20 heures précises, la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques se tiendra sur la place de la Concorde et celle des Champs-Élysées. Invitée par Guillaume Daret dans les 4 vérités, la ministre des Sports se dit « impatiente et heureuse de retrouver ces vibrations. » Elle prévoit une cérémonie « joyeuse et élégante », qui tournera autour de la notion de discorde et portera un fort message d’inclusion.
Après plus de 9,7 billets vendus pour les Jeux Olympiques, plus de 2 millions de billets ont été écoulés pour les paralympiques. Les Français et les touristes étrangers continuent de montrer un réel engouement pour l’événement, mais il reste encore quelques possibilités pour les plus grandes jauges, notamment le basket fauteuil, à Bercy.
Au jeu de Tokyo, en 2021, l’équipe de France était parvenue à glaner 54 médailles, dont 11 en or et 28 en argent. L’ambition, pour ces Jeux paralympiques, est que le pays se hisse dans le top 8. « C’est l’objectif qu’on s’est donné », argue Amélie Oudéa-Castéra. Un objectif exigeant, puisqu’il n’a pas été atteint depuis Sydney, en 2000, mais qui demeure atteignable, grâce aux « moyens très forts » mobilisés par l’État.
Mardi 27 août, à quelques heures de la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques, Anne Hidalgo, maire de Paris, s’est à nouveau baignée dans la Seine. Après sa glissade moquée sur les réseaux sociaux, Amélie Oudéa-Castéra serait « ravie de se baigner à nouveau » mais déplore un manque de temps. Elle assure en tout cas que les « indicateurs sont au vert » pour la tenue des épreuves de paratriathlon sur la Seine, le 2 septembre.
Quel héritage les Jeux paralympiques 2024 laisseront ?
Quel héritage ces Jeux paralympiques 2024 laisseront-ils en France ? D’abord, une visibilité accrue pour une jeunesse des parasports. Il existe aussi un « enjeu majeur » d’amélioration du quotidien des personnes en situation de handicap. Si la ministre admet que des « efforts » doivent encore être faits pour améliorer l’accessibilité des transports au quotidien, elle assure que certains éléments prévoient d'être perfectionnés. « L’état a mobilisé une enveloppe de 100 millions d’euros pour l'accessibilité des commerces à proximité de tous les sites de compétition. » La ministre annonce également une décision prise par son ministère : plus aucune subvention ne sera accordée à un événement sportif si la mise en accessibilité universelle des équipements et des infrastructures n’existe pas sur son site.
Mercredi 28 août, Anne Hidalgo a expliqué dans les colonnes de l’Équipe qu’elle souhaitait garder la vasque olympique dans la capitale, tout comme elle aimerait que les anneaux olympiques restent sur la tour Eiffel. Emmanuel Macron lui, avait évoqué la volonté de « laisser une trace mémorielle » de ces compétitions historiques tenues dans le pays. Une volonté qui est à l’étude, pour que d’une manière ou d’une autre, ces grands symboles puissent faire partie du patrimoine français.
Les performances de grands sportifs pendant les JO ont suscité des vocations. À la rentrée de septembre 2024, les clubs de sports connaîtront un « effet JO ». Un investissement de 1,2 milliard d’euros de l’État dans les équipements sportifs leur permettra de s’y préparer. Grâce à des aides financières importantes accordées aux enfants les plus modestes en situation de handicap, le sport devrait pouvoir devenir plus accessible à tous.
L’Elysée l’a annoncé lundi 26 août dans un communiqué : Emmanuel Macron écarte l'option d'un gouvernement du Nouveau Front populaire, arrivé en tête au second tour des élections législatives en juillet, au nom, dit-il, de la « stabilité institutionnelle ». Selon le chef de l’État, « un gouvernement sur la base du seul programme et des seuls partis proposés par l'alliance serait immédiatement censuré par l'ensemble des autres groupes représentés à l'Assemblée nationale ». « Ce communiqué est lunaire. Comment peut-on en arriver à un tel déni démocratique ? », réagit Olivier Faure, ce mardi 27 août 2024, sur le plateau des 4 Vérités, sur France 2. « Il y a ce matin, une colère froide dans le pays. Il va falloir qu’il [le président de la République NDLR] réalise que ce qu’il est en train de faire c’est de semer le chaos », estime le Premier secrétaire du Parti Socialiste, soulignant un « vrai problème démocratique » en France. « On a un président qui se considère au-dessus de tout, y compris au-dessus du vote des Français. Cela ne peut pas être accepté ».
Des nouvelles consultations doivent être entamées ce mardi 27 août 2024, où le président de la République a convié plusieurs partis, notamment le Parti socialiste. Néanmoins, ni les responsables de La France insoumise, ni ceux du Rassemblement national et du groupe parlementaire d’Éric Ciotti n’ont été conviés. Dans ce cadre, Olivier Faure a annoncé qu’il ne se rendrait pas à l’Elysée. « Je refuse de me porter complice d’une parodie de démocratie », assure-t-il. « Il y a là, une forme de forfaiture ».
Matignon : la réponse de la gauche
Malgré leurs dissensions, le PS l’affirme : il ne se dissociera pas de la France insoumise. De son côté, Emmanuel Macron exhorte le PS, les Écologistes et le PCF à « coopérer avec les autres forces politiques ». « La France insoumise a elle-même dit qu’elle était prête à ne pas participer à un gouvernement si c’était la condition pour que le Front populaire puisse accéder au pouvoir. Cette ouverture aurait dû être entendue, puisque c’était la condition fixée par les différents partis de la droite. Mais c’est là qu’on comprend que leur problème n’est pas seulement LFI. Leur problème, c’est la gauche, les Français, le vote. Ils n’acceptent pas que le vote ne leur donne pas de responsabilité », estime le député de Seine-et-Marne qui refuse d’être un « supplétif du macronisme ». La possibilité d’un gouvernement de coalition gouvernementale avec la camp présidentiel et les Républicains ? « La réponse est claire, c’est non. Nous censurerons toute prolongation du macronisme », affirme Olivier Faure. « Les Français ont demandé du changement ».
Fabien Roussel et Jean-Luc Mélenchon ont appelé à des mobilisations populaires dans la rue. « Je participerai à ces manifestations. Je ne dis pas qu’il faut mettre le pays à feu et à sang, je ne cherche pas le chaos. […] Cette colère existe et elle s’exprimera », souligne Olivier Faure qui appelle le chef de l’Etat « à revenir à la raison ». La France insoumise a également annoncé qu’elle déposera à l’Assemblée nationale une motion pour destituer le président de la République. Sur cette question, Olivier Faure se dit encore « sceptique ». Quelle issue peut se dégager d’une telle situation ? « Respecter les urnes », affirme le porte-parole du PS. « Il ne s’agit pas de dire que nous allons faire les bulldozers et que nous allons imposer quoi que ce soit. Nous n'en avons pas la capacité ni le pouvoir. Nous chercherons texte par texte les majorités qui permettront d’avancer. Et nous commencerons par les salaires », affirme-t-il.
41 : c’est le nombre de jours sans résident à Matignon. En effet, Emmanuel Macron tarde à prendre une décision pour désigner le successeur de Gabriel Attal. Tous les Français sont suspendus aux lèvres du chef d’État, qui prend la température à droite comme à gauche et qui poursuit sa tournée de consultation avant de nommer celle ou celui qui prendra les rênes de Matignon. Ce lundi 26 août 2024, en marge des rencontres annuelles du Medef, Emmanuel Macron recevra Marine Le Pen et Jordan Bardella dans le cadre de ces consultations. Parmi les grandes figures du Rassemblement National, Sébastien Chenu, député du Nord et vice-président du RN, s’impatiente. « Le président de la République plonge notre pays dans une crise politique après l’avoir plongé dans une crise économique, sociale et sécuritaire. Il a réussi le tour de force de manœuvrer politiquement et de faire en sorte que la France soit bloquée » argue notre invité. Conséquences de cette série de consultations sans fin ? « La légitimation d’une extrême-gauche antisémite et communautarisme », relançant ainsi les tensions entre deux partis aux extrêmes sur l’échiquier politique. Il y a donc urgence, selon lui, à nommer un Premier ministre. Mais pour quel programme ? C’est toute la question qui se pose aux Français suite aux résultats morcelés des législatives qui donnent l’avantage toute relative à la gauche. Si Emmanuel Macron a définitivement fermé les portes de Matignon au Rassemblement National en déclarant clairement qu’aucun membre du parti n’était sur sa short list malgré les 126 députés élus dans l’hémicycle, quel rôle peut encore jouer le camp de Marine Le Pen ? « On ne peut pas faire de figuration lorsqu’on est le premier groupe à l’Assemblée nationale. Nous sommes la première opposition […] personne n’est majoritaire à l’Assemblée nationale […] c’est l’intérêt des Français qui va nous guider » nuance Sébastien Chenu.
Matignon : Un gouvernement NFP sans LFI ?
Durant la bataille pour accéder à Matignon, Jean-Luc Mélenchon a mis une proposition sur la table ce week-end avec un gouvernement 100% Nouveau Front Populaire sans ministre de La France Insoumise. Ce qui ne semble pas séduire davantage leurs adversaires RN à l’instar de Sébastien Chenu qui compte bien user de son droit de censure. « C’est un tour de passe-passe. On a bien dit qu’on censurera tout gouvernement issu du NFP mais surtout qui applique le programme du NFP » affirme notre invité. Totalement opposé au programme défendu par le NFP, c’est surtout les 150 milliards que veulent engager la gauche qui fait grincer des dents le député du Nord. « C’est une catastrophe pour le pays. Les propositions en matière de sécurité et d’immigration sont catastrophiques » poursuit-il.
Dans l’attente d’une décision ferme du président de la République, ce dernier insiste sur l'importance de nommer un chef de gouvernement qui reflète les préoccupations des Français et qui soit capable de répondre aux défis actuels. Il a souligné que le Rassemblement National est prêt à travailler avec un Premier ministre qui prendrait en compte les priorités de son parti, notamment en matière de sécurité, d'immigration et de pouvoir d'achat. Le vice-président du RN met également en garde contre la nomination d'une personnalité issue du "système", appelant à un renouvellement politique véritable pour répondre aux attentes des citoyens. Conséquences des consultations sans fin ? « La légitimation d’une extrême-gauche antisémite et communautarisme » qui crise davantage à droite de l’échiquier politique.
La Grande Motte : le fléau de l’antisémitisme
La station balnéaire de La Grande-Motte, située dans l'Hérault, a été le théâtre d'un attentat tragique ce week-end, plongeant la région et toute la France dans l'émoi. L'attaque, survenue en pleine saison touristique, a ciblé la synagogue. Le parquet national antiterroriste a ouvert une
À quinze jours du début des jeux paralympiques Maya Lauqué reçoit Marie-Amélie Le Fur, présidente du Comité Paralympique, ancienne championne olympique d'athlétisme sur le plateau des 4 vérités.
Lors de la cérémonie d'ouverture, la présidente du Comité Paralympique avait fait parti des derniers relayeurs de la flamme, un moment extraordinaire sur lequel elle revient. "J'ai eu la chance de faire plusieurs fois les jeux, de gagner plusieurs fois des médailles aux jeux paralympiques mais ce moment du jardin des Tuileries restera un moment hors du temps entre nous, avec un silence qui a amené un cadre très solennel". Elle évoque les souvenirs de cette soirée si particulière et riche en émotions tout en remerciant les équipes qui ont permis ce relais de la flamme et ces moments magiques.
À l'approche des jeux paralympiques désormais la pression monte, elle espère que les athlètes seront galvanisés par toute la ferveur des jeux olympiques. Elle rappelle que la flamme arrivera le 25 août à Calais et qui traversera 50 villes françaises avant la cérémonie d'ouverture à la Concorde. Ce sont pas moins de 237 athlètes qui seront présents dans cette délégation paralympiques, alignés dans les 22 sports. Une première pour la France qui a de ce fait la capacité d'aller chercher des médailles dans chaque sport.
Jeux paralympiques, quelle ambition ?
"L'ambition elle est forte, elle est de rentrer dans le top 8 des nations paralympiques", pour y arriver la France devra aller chercher deux fois plus de médailles d'or qu'a Tokyo. Pour notre invitée, les français en ont les moyens et vont se transcender pendant ces jeux.
La pause entre les jeux olympiques et les jeux paralympiques peut elle faire retomber la ferveur ? Pour Marie-Amélie Le Fur, l'objectif va être de raviver l'émotion des jeux dans le cœur des français, ce qui va être permis par le relais de la flamme et la reprise de tous les ingrédients qui ont fait des jeux un moment exceptionnel. Cet évènement, c'est également la possibilité pour les français qui n'ont pas pu assister aux épreuves de se rattraper avec une billetterie beaucoup plus accessible.
Derrière l'ambition de performance, il y a avant tout un message fort à envoyer aux personnes en situation de handicap avec une volonté d'inclusion. Ces épreuves sont l'occasion de mettre en avant des personnalités inspirantes et de changer le regard sur les personnes en situation de handicap. Les athlètes paralympiques permettent de démontrer que "dès lors qu'on est dans un environnement capacitant" on peut être capable d'offrir des performances extraordinaires. Elle souhaite que ces jeux soient un "accélérateur" de la place des personnes en situation de handicap dans la société.
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Tous les matins, le journaliste Thomas Sotto, du lundi au jeudi, et ses confrères, Jeff Wittenberg ou Guillaume Daret, le vendredi, interviewent en direct pendant dix minutes une personnalité de la…

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