Avec sa voix aussi savoureuse qu'une crème au chocolat et deux fois plus veloutée, la « divine » Sarah Vaughan a une place unique et tellement personnelle qu'il serait vain de chercher à la comparer à qui que ce soit.
Qu'elle chante le thème ou qu'elle s'écarte de la ligne mélodique originale pour une fascinante improvisation, on sait sans le moindre doute qu'elle contrôle exactement le chemin suivi et qu'elle arrivera au point précis où elle désire arriver... Jouant littéralement avec une chanson comme un chat avec un oiseau, elle ajoute un peu par-ici, retranche un peu par-là, et crée une « version Vaughan ». Et si l'on ajoute à cette sûreté musicale la qualité presque palpable d'un timbre dont on perçoit physiquement la texture, on a décrit – sans l'expliquer - l'envoûtement singulier sous lequel Sarah tient ses auditeurs.
Derrière la Zizique chez Le Livre de Poche.
(Musique : sur After Hours 1955 « summertime » « black coffee »)
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