B comme Be-Bop Aux côtés de Dizzy Gillespie, Thelonious Monk et Kenny Clarke, Charlie Parker a personnifié le be-bop, cette révolution harmonique qui s'empare de la 52e Rue au mitan des années 40. Les beboppers sont des réfractaires. Réfractaires à une certaine routine propre aux grands orchestres swing. Réfractaires, aussi, à une société blanche qui a codifié à sa manière le jazz au risque parfois de l'affadir. Les temps sont troublés. L'Amérique entre en guerre, des émeutes éclatent à Harlem, les musiciens décrètent une grève des enregistrements. Le be-bop naît ainsi presque secrètement, en-dehors de toute exploitation commerciale immédiate, revendiquant une façon d'être et un langage propre sans pour autant renier les anciens. Surtout lorsqu'ils ont pour noms Coleman Hawkins, Lester Young ou encore Roy Eldridge.
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