Pour le journaliste et historien Franck Médioni, le triomphe de Charlie Parker est aussi celui du saxophone alto. Dans sa biographie parue en début d'année, il relève que le musicien a d'abord joué avec un Selmer doré, puis un King argenté avec son nom gravé sur le pavillon de l'instrument. Charlie Parker en sortira une sonorité immédiatement identifiable: mate, incisive, tranchante... Un son ultra-puissant, surtout, en utilisant les anches les plus dures possibles. D'après un autre saxophoniste, Lee Konitz, Parker les brûlait pour qu'elles soient rigidifiées de telle sorte qu'aucun autre musicien ne pouvait sortir un son sur le sax de Bird. Autre particularité, pas de vibrato, ou alors très discret, à peine plus expressif dans les ballades.
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